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Journée inaugurale à l’extérieur du Pavillon africain à la COP 21

Les manifestations suivantes organisées en marge de la conférence ont été couvertes par ENB+ le lundi 30 novembre 2015:

Le Service information de l’IIDD, par le biais de son ENB+ Meeting Coverage, fournit une couverture Web, englobant photos et vidéos d’une sélection d’événements du Pavillon africain à la COP 21.



10 millions d’arbres, 10 millions d’âmes Présenté par: La CEA et le Gouvernement du Bénin


La manifestation « 10 millions d’arbres, 10 millions d’âmes » s’est focalisée sur un projet exécuté au Bénin, qui vise à planter 10 millions d’arbres, un pour chacun des 10 millions d’habitants du Bénin.

Théophile Chabi Worou, ministre de l’Environnement du Bénin, a modéré la réunion et présenté le projet, signalant qu’il avait été lancé durant la Conférence Rio + 20 par le président du Bénin. Il a indiqué qu’il estime que l’initiative peut servir d’exemple à d’autres pays africains.

Fatima Denton, directrice, Division des initiatives spéciales, Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a déclaré que « si tous les Africains pouvaient planter un arbre, nous pourrions sauver le continent et contribuer à la réduction de l’effet de serre à l’échelle mondiale ». Elle a souligné que, malgré le rôle important des arbres, le déboisement est en croissance en Afrique, qui est aujourd’hui le deuxième continent le plus déboisé de la planète. Elle a souligné le soutien continu de la CEA en faveur de l’initiative, précisant qu’elle continuera à travailler sans relâche pour la protection de la planète et de ses habitants.

Kakpo Théophile, directeur général, Direction des Forêts et des Ressources Naturelles, Bénin, a souligné, en outre, que le projet « 10 millions d’arbres, 10 millions d’âmes » vise à améliorer les conditions de vie dans les zones urbaines et rurales et à atténuer les effets du changement climatique, à préserver la biodiversité et à lutter contre la désertification. Il a mis en exergue l’importance du renforcement des capacités de tous les acteurs impliqués dans le projet, et que la sensibilisation et la communication sont nécessaires pour permettre à la population de comprendre les enjeux et de prendre part au projet. Il a souligné que la direction des forêts travaille avec plus de 200 pépinières et qu’elle a planté plus de 2 millions d’arbres jusque là. Il a exprimé le souhait de voir le projet être étendu au niveau régional, à travers l’Afrique de l’Ouest, pour que 60 millions d’arbres y soient plantés.

Au cours du débat qui a suivi, les participants ont abordé, entre autres: la duplication du projet ailleurs en Afrique; la question de savoir si l’initiative est un projet ou un programme; l’importation et la production de bois; et le type d’arbres plantés et si les arbres sont autochtones et cultivés dans des plantations.

Répondant à une question sur la mise en œuvre de l’initiative, le minsistre Worou, a déclaré que l’exécution commence par la plantation de semis, mais que la protection de ces plants, à mesure qu’ils grandissent, pose un défi grave qui a justifié l’établissement d’un partenariat avec des ONG. En conclusion, ministre Worou a souligné qu’à la COP21, le président du Bénin présentera un nouveau projet intitulé « lumière pour tous », qui vise à fournir à tous les ménages, au Bénin, au moins une ampoule dans les six mois qui viennent.



Fatima Denton, directrice, Division des initiatives spéciales, CEA

Théophile Chabi Worou, ministre de l’Environnement du Bénin

Des membres du public posant des questions aux conférenciers


+ Plus d’information:

http://allafrica.com/stories/201311250533.html

+ Les contacts:

Thierry Amoussougbo, UNECA- TAmoussougbo@uneca.org

Parité hommes-femmes, changement climatique et développement durable en Afrique:
Les défis posés et les opportunités offertes dans les accords pour l’après-2015 Présenté par: Le correspondant du programme ‘Changement climatique et consolidation de la paix’

De gauche à droite: Judith Kamoto, Chef du Département des forêts, Université de Lilongwe de l’Agriculture et des Ressources naturelles (LUANAR); Emma Bowa, directrice du Kenya Programme and Advocacy, CARE International; Sam Ogallah, directeur du programme au sein de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique; Winfred Lichuma, Présidente de la National Gender and Equality Commission, Kenya; et Maria Phiri, Experte de la question Parité hommes-femmes et changement climatique, le Marché commun pour l’Afrique australe (COMESA)


La manifestation intitulée ‘La parité hommes-femmes, le changement climatique et le développement durable en Afrique’ a été modérée par Sam Ogallah, directeur du programme au sein de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique. Il a ouvert l’événement en indiquant que l’effort vise à renforcer la position du groupe africain sur la question de la parité hommes-femmes et du changement climatique. Il a souligné que la question de l’égalité entre les êtres humains englobe les personnes handicapées et d’autres. Il a noté que la question de la parité hommes-femmes a été traitée sur une base ad hoc et qu’elle doit être actualisée en un ensemble de politiques.

Winfred Lichuma, Présidente de la National Gender and Equality Commission, Kenya, a déclaré que la déségrégation des genres est un chaînon manquant dans le processus de la CCNUCC et qu’il est nécessaire d’intégrer la question de la parité hommes-femmes dans les négociations. Elle a affirmé que la lutte contre le changement climatique doit être appréhendée à travers le prisme de la parité hommes-femmes.

Judith Kamoto, Chef du Département des forêts, Université de Lilongwe de l’Agriculture et des Ressources naturelles (LUANAR), a présenté un exposé sur l’intégration de la parité hommes-femmes dans les mesures inscrites dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, décrivant l’expérience du Malawi dans le secteur forestier. Elle a signalé que les disparités entre les sexes sont ancrées dans la culture, que les décisions concernant les terres sont généralement prises par des hommes et que les femmes ont des contraintes de temps qui les empêchent de participer à la gouvernance de la communauté sur les forêts. Au sujet de la gestion communautaire des forêts au titre de la REDD +, elle a recommandé d’avoir un personnel à temps plein spécialisé dans la question de la parité hommes-femmes, un programme de sensibilisation sur les implications de la parité et du partage des avantages, la garantie de l’égalité dans l’accès aux ressources forestières, et l’autonomisation des femmes permettant sa participation et sa capacité de surmonter les obstacles institutionnels et socioculturels.

Maria Phiri, Experte de la question Parité hommes-femmes et changement climatique, le Marché commun pour l’Afrique australe (COMESA), a déclaré que la lutte contre le changement climatique concerne le développement humain et qu’elle ne saurait être discutée dans son rapport avec les voies futures du développement sans aborder la question de la parité hommes-femmes. Elle a souligné la nécessité de l’inclusion et de l’autonomisation des femmes et a déclaré que l’accord de Paris doit être une « plate-forme sensible à la question de la parité hommes-femmes ». Elle a indiqué également qu’il est indispensable de prendre à bord l’ensemble des parties prenantes et a déclaré que la question de la parité est celle de la participation de tous. Elle a souligné que la croissance économique durable exige la participation de toutes les parties prenantes, en termes de contribution afin de bénéficier du produit.

Emma Bowa, directrice du Kenya Programme and Advocacy, CARE International, a déclaré que lors de l’examen des questions de parité hommes-femmes dans son rapport avec la lutte contre le changement climatique, il est important d’aborder non seulement l’exposition, la sensibilité et la capacité, mais aussi les rôles et les responsabilités. S’agissant de l’accord de Paris, elle a déclaré qu’il est important d’y reconnaître que les femmes ne sont pas juste un bloc homogène et que plus important que simplement compter le nombre de femmes représentées, il est essentiel d’institutionnaliser et d’améliorer les relations entre les hommes et les femmes.

Au cours du débat qui a suivi, les panélistes ont souligné, entre autres, que la parité doit être prise en considération dans l’ensemble du texte final de Paris, que les négociateurs devraient insister sur un texte fondé sur les droits, vu que les droits humains comprennent la parité hommes-femmes et que cette question ne doit pas être réduite à une « question uniquement féminine ».


Judith Kamoto, Chef du Département des forêts, LUANAR

Sam Ogallah, directeur du programme au sein de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique


Maria Phiri, Experte de la question
Parité hommes-femmes et
changement climatique

Winfred Lichuma, Présidente de
la National Gender and Equality
Commission, Kenya

Emma Bowa, directrice du
Kenya Programme and Advocacy,
CARE International


+ Plus d’information:

http://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Events/COP 21/Abstracts/30_Nov_2015_-_Gender_Climate_Change_and_Sustainable_
Development_in_Africa.pdf

+ Les contacts:

Mary Nyasimi (CGIAR) - mnyasini@gmail.com


Financement de la lutte contre le changement climatique en Afrique - Fonds pour le climat du NEPAD Présenté par: Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD)

De gauche à droite: Timothy Mealey, Senior Partner, Meridian Institute; Estherine Fotabong, Chef du directoire, Directorat de l’exécution et coordination des programmes, NEPAD; Mohamed Béavogui, directeur général, African Risk Capacity; Luc Gnacadja, ancien Secrétaire exécutif, Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification; et Sam Bickersteth, directeur général, Climate Development Knowledge Network (CDKN)

La réunion sur le Financement de la lutte contre le changement climatique en Afrique a été modérée par Timothy Mealey, Senior Partner, Meridian Institute, et a porté sur l’approche du NEPAD dans le financement des mesures d’adaptation au, et d’atténuation du, changement climatique ainsi que sur d’autres approches novatrices retenues pour le financement de la lutte contre le changement climatique, telles que l’African Risk Capacity.

Estherine Fotabong, Chef du directoire, Directorat de l’exécution et coordination des programmes, NEPAD, a déclaré que les pays africains n’ont pas équitablement bénéficié des mécanismes du financement international de la lutte contre le changement climatique. Elle a présenté le Fonds du NEPAD, conçu pour répondre aux défis posés aux pays africains et qui, jusque là, a mis en œuvre des projets dans 11 pays africains. Elle a appelé les partenaires du développement à contribuer au financement du NEPAD pour accroître et dynamiser l’action sur le terrain en Afrique.

Luc Gnacadja, ancien Secrétaire exécutif, Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, a parlé du Local Climate Adaptive Living Facility (LoCAL) et a souligné que le mécanisme vise à canaliser les fonds vers le niveau local en vue de transformer les systèmes de gouvernance. Il a souligné que l’Afrique ne peut pas dépendre d’autrui pour l’argent et a besoin de mobiliser, d’abord, des ressources nationales et locales, et d’exploiter ensuite les possibilités financières internationales pour catalyser l’action locale.

Mohamed Béavogui, directeur général, African Risk Capacity, a déclaré qu’il est logique d’investir dans l’économie climatique et l’assurance des catastrophes. Il a souligné que l’African Risk Capacity est un mécanisme novateur pour l’accélération du financement de la riposte aux catastrophes, permettant un retour de sept à dix dollars sur chaque dollar dépensé lorsqu’une catastrophe a lieu. Il a fait valoir que l’Afrique ne peut pas demander l’aumône indéfiniment et qu’elle devrait plutôt mettre en place des mesures et des systèmes durables permettant de traiter et de financer l’adaptation au changement climatique et la prévention des risques de catastrophe.

Sam Bickersteth, directeur général, Climate Development Knowledge Network (CDKN), a souligné qu’il y a un »écart colossal » dans le financement de la lutte contre le changement climatique en Afrique entre l’estimation des besoins et ce qui est reçu. Il a soutenu la nécessité d’utiliser un mélange de solutions impliquant le financement privé et public national, signalant qu’il est actuellement témoin d’une évolution vers un système de déboursement sur résultats dans le financement de la lutte contre le changement climatique, dans lequel 30% du financement sont accordés au démarrage du projet, 60% au fur et à mesure de l’avancement des travaux et 10% à la fin du projet.

John Kufuor, ancien président du Ghana, a souligné la nécessité de veiller à ce que l’Afrique reçoive le soutien dont elle a besoin pour être en mesure d’assumer ses responsabilités dans le domaine de la lutte contre le changement climatique. Il a précisé que l’Afrique est un continent victime, dans la mesure où c’est lui qui a contribué le moins, mais qui souffre le plus du changement climatique. Il a fait valoir que l’Afrique a besoin de combattre le doute et la méfiance dont on l’accable souvent en matière de corruption, et l’une des façons de le faire, consiste à utiliser des institutions financières africaines crédibles, telles que le NEPAD et la Banque africaine de développement (BAD).

Il a souligné la nécessité, pour l’Afrique, de négocier avec le secteur privé pour s’assurer de résultats gagnants à tous les coups à la fois pour le pays et pour le secteur privé, et que l’Afrique ne soit pas de nouveau être exploitée à ses dépens.

Le débat qui a suivi a porté, entre autres, sur: le rôle de la BAD dans le NEPAD et dans African Risk Capacity; et le rôle et la réglementation en matière de garanties et de parité dans les projets du NEPAD.


Luc Gnacadja, ancien Secrétaire exécutif, Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification

Sam Bickersteth, directeur général, CDKN

Timothy Mealey, Senior Partner,
Meridian Institute


+ Plus d’information:

http://www.nepad.org

+ Les contacts:

Vincent Oparah, Climate Development Knowledge Network (CDKN) - vincento@nepad.org



Autres manifestations

Lancement de l’Africa Climate Business Plan (ACBP) de la Banque mondiale Présenté par la Banque mondiale

Jim Yong Kim, président, Groupe de la Banque mondiale


Macky Sall, président du Sénégal

Faure Essozimna Gnassingbé, président du Togo


L’adaptation communautaire Présenté par le Centre africain pour les études technologiques (ACTS)

De gauche à droite: Jonah D. O. Osore, Directeur, Recherche et politiques, Cabinet du vice-président du Kenya;
Cosmas M. O. Ochieng, directeur exécutif, Centre africain des études technologiques; et Martin Parr,
Directeur du Programme ‘Global Open Data’ sur l’agriculture et la nutrition

Cosmas M. O. Ochieng, directeur exécutif,
Centre africain des études technologiques

Martin Parr, Directeur du Programme ‘Global Open Data’
sur l’agriculture et la nutrition




Pavillon africain @ COP 21 © <enb@iisd.org> est une publication spéciale de l’Institut international du développement durable (IIDD). Ce numéro du Bulletin a été écrit par Dina Hestad et Brett Wertz. Edition numérique: Liz Rubin. Traduction française: Mongi Gadhoum. Révision: Tomilola Akanle Eni-Ibukun, Ph.D. <tomilola@iisd.org>. Directeur du Service Information de l’IIDD: Langston James “Kimo” Goree VI <kimo@iisd.org>. Le financement de la couverture du Pavillon africain à la COP 21 est fourni par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). Les opinions exprimées dans le Bulletin sont celles de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement les vues de l’IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent être utilisés dans des publications non commerciales, moyennant une citation appropriée. Pour obtenir l’autorisation d’utiliser ce matériau dans des publications commerciales, contacter le directeur du Service Information de l’IIDD à l’adresse <kimo@iisd.org>. Les versions électroniques des numerous du Bulletin Pavillon africain @ COP 21 peuvent être consultées sur le site Web du Service Information de l’IIDD à l’adresse http://enb.iisd.org/climate/cop21/cdafrica-ap/. L’équipe de l’IIDD couvrant le Pavillon africain à la COP 21 peut être contactée par e-mail à l’adresse <brett@iisd.org>.


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