Home > UNFCCC COP21 > Pavillon Africain à la COP 21

Langue:


ENGLISH | FRANÇAIS

Recevez nos ENB+ nos comptes rendus des réunions

Recevez nos ENB + nos bulletins et comptes rendus par courriel:

Photo Usage Information
Climate Change Policy & Practice
Loading...

Receive emailed updates with the news articles above plus related information and announcements from our CLIMATE-L community mailing list:


Dialogue de haut niveau sur l'Agriculture intelligente face au climat: Les perspectives mondiales et régionalesPrésenté par: Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)

Martin Frick, directeur, Division climat, énergie et régimes fonciers, FAO; Martin Bwalya, co-président, Global Alliance for Climate-Smart Agriculture (GACSA); David Nabarro, conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU sur l'Agenda 2030 pour le développement durable; Frank Rijsberman, directeur général, GCRAI; Anette Friis, Groupe d'action sur les connaissances (KAG), GACSA

Cette session était modérée par Martin Bwalya, co-président, Alliance mondiale pour une agriculture intelligente face au climat (GACSA), qui l'a ouvert en indiquant que les moyens de subsistance sont importants, que les responsables politiques ne peuvent pas se permettre d'ignorer la terre et que "nous ne pouvons pas lutter contre la nature" quand on en vient à l'agriculture.

Martin Frick, directeur, Division climat, énergie et régimes fonciers, FAO, a déclaré que "la COP 21 est la CdP la plus concentrée sur l'adaptation, que nous ayons jamais eue". Il a souligné que pratiquement toutes les contributions prévues fixées au niveau national (INDCs) mentionnent l'agriculture ou la sécurité alimentaire, d'une manière ou l'autre, un fait qu'il a qualifié de "réconfortant". Il a ajouté que si les décideurs n'agissent pas maintenant, il pourrait y avoir une réduction des rendements des cultures de 18% en Afrique sub-saharienne, d'ici 2030.

Frank Rijsberman, directeur général, GCRAI, a souligné la nécessité de solutions gagnantes à tous les coups pour l'adaptation et l'atténuation, et a cité une initiative lancée récemment sur le carbone du sol, comme bon exemple à suivre, vu que le carbone du sol contribue à l'agriculture tout en réduisant l'effet de serre (GES). Il a déclaré qu'il est besoin périlleux de pratiques agricoles dynamiques et de plus d'innovation et de recherche pour atteindre cet objectif.

Anette Friis, Groupe d'action sur les connaissances (KAG), GACSA, a donné un aperçu sur le travail du KAG, soulignant que les parties prenantes déterminent l'orientation de ce dernier, par exemple dans la fourniture des connaissances dont les décideurs politiques ont besoin pour prendre des décisions.

David Nabarro, conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU sur le programme de développement durable pour l'horizon 2030, a déclaré que le chômage rural causé par le changement climatique est une menace massive pour la sécurité humaine mondiale. Il a affirmé que s'agissant du changement climatique, ce qui arrive aux petits agriculteurs est une "injustice flagrante", car ils y sont les plus vulnérables tout en étant les moins responsables de ce phénomène. Il a affirmé que les questions liées à l'agriculture ne sont pas prises au sérieux par les négociateurs à la COP 21, et que ce secteur est souvent étiqueté comme posant problème en raison de ses émissions, alors qu'en réalité, l'agriculture est la clé de la solution, étant donné sa capacité à capturer et à séquestrer le carbone. Il a déclaré que le changement ne se produira que lorsque les gens feront "un bruit très fort" et exigeront que l'ensemble de l'agriculture devienne compatible au climat et intégrée, de sorte qu'à la COP 22, à Marrakech, "nous n'en serons plus à frapper à la porte de l'extérieur, mais c'est au centre que nous serons".

Le débat qui a suivi a porté, entre autres, sur: le rôle de l'agriculture et de la technologie intelligente face au climat; l'établissement de priorités pour les groupes de travail techniques de la GACSA; le rôle des jeunes dans la GACSA et son caractère inclusif; le renforcement des associations locales d'agriculteurs et leur intégration au sein de la GACSA; la mise à disposition de ressources pour le soutien de l'agriculture intelligente face au climat; et le renforcement des capacités des petits exploitants agricoles pour co-créer des solutions avec les scientifiques.

Martin Bwalya, co-président, GACSA

Anette Friis, KAG, GACSA

Frank Rijsberman, directeur général, GCRAI

Martin Frick, directeur, Division climat, énergie et régimes fonciers, FAO

+ Personne à contacter:

http://www.fao.org/gacsa/en/

+ Les contacts:

Anette Friis (GCRAI) - a.friis@cgiar.org

Intensification des approches novatrices pour une agriculture intelligente face au climat en AfriquePrésenté par: Le programme de recherche du GCRAI sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) et le Centre technique de coopération agricole et rurale Union européenne-Afrique, les Caraïbes et le Pacifique (CTA)

de gauche à droite: Oladimeji Oladele, professeur de vulgarisation agricole, Université du Nord-Ouest; Isabelle Coche, vice-présidente, Strategy, Emerging Ag Inc .; Bernard Rey, directeur général de la coopération internationale pour le Développement, Commission européenne (CE)

James Kinyangi, chef du programme régional, CCAFS

Isabelle Coche, vice-présidente, Strategy, Emerging Ag Inc.

Delali Kofi Nutuskpo, représentant du Conseil pour la recherche scientifique et industrielle

Cette séance était axée sur l'innovation dans l'agriculture intelligente face au climat et a été ouverte par Michael Hailu, directeur du CTA. Il a déploré le fait que l'agriculture ne figure pas en bonne place dans les négociations de la COP 21, mais a signalé que plus de 60% des pays ont bien mentionné l'agriculture dans leurs INDCs, et que cela est prometteur. Le défi, a-t-il précisé, consiste à déterminer les types d'innovations qui contribueront à la création et à l'intensification d'une agriculture résiliente au changement climatique en Afrique.

James Kinyangi, chef de programme régional, CCAFS, a indiqué que l'agriculture en Afrique doit être entièrement transformée. Au moment de proposer une solution agricole au changement climatique, a-t-il dit, il est essentiel de se méfier de la déforestation concomitante qui vient mettre de nouvelles terres en production. En tant qu'entreprise à risque, a-t-il précisé, l'agriculture présente des défis énormes pour les centaines de millions de petits exploitants agricoles en Afrique. Il a signalé que différentes institutions préconisent des approches contradictoires, par exemple, le PNUD préfère une approche agro-écologique tandis que le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) plaide en faveur d'une approche fondée sur l'écosystème.

Aida Diongue Niang, directrice de l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie, Sénégal, a axé ses remarques sur le lien étroit entre la productivité agricole et la météorologie. Au Sénégal, a-t-elle indiqué, bien que l'agriculture emploie 60% de la population du pays, elle ne dispose que d'une très courte saison des pluies. Elle a affiché des graphiques montrant une grande variation interannuelle de la pluviométrie au Sénégal, entre 2013 à 2015, et a souligné la difficulté que cela représente pour les agriculteurs. Pour la résolution du ce problème, elle a parlé de la mise en œuvre, à l'échelle locale, de prévisions météorologiques saisonnières qui fournissent des informations sur les cultures adéquates à semer. Elle a présenté, en outre, un système "de prompt ajustement" qui informe les agriculteurs des événements météorologiques imminents par message textuel et a énuméré les précautions à prendre en ce qui concerne le bétail et les cultures.

Delali Kofi Nutuskpo, représentant, Conseil pour la recherche scientifique et industrielle, se concentrant sur le cas du Ghana, a parlé de la nécessité d'une plus grande participation des parties prenantes dans l'élaboration des politiques agricoles afin de cibler les investissements. Il a affirmé que les systèmes décentralisés sont cruciaux en ce qu'ils contribuent à l'allocation des responsabilités en fonction des priorités des niveaux local, régional ou national du système.

Achiba Gargule, directeur général, Agence de l'élevage, de l'information et du développement, a commencé par souligner l'importance de l'élevage pour les agriculteurs, signalant que la sécheresse est le risque le plus répandu pour la production de l'élevage en Afrique de l'Est. Il a parlé de l'assurance indicielle, qui est une alternative à l'assurance traditionnelle, en ce qu'elle offre une sécurité lorsque les pluies ne viennent pas. Lorsqu'une sécheresse frappe une zone pastorale, a-t-il souligné, la première chose que font les agriculteurs est de vendre leur bétail immédiatement, conduisant l'ensemble au marché. L'assurance indicielle réduit ce type de "vente en détresse" de 36%, a-t-il affirmé, et réduit également la probabilité que les familles mangeront moins pendant une sécheresse.

Oladimeji Oladele, professeur de vulgarisation agricole, Université du Nord-Ouest, a présenté un exposé sur l'importance de l'élaboration "d'outils météo-agricoles", citant le cas de projets pilotes menés en Ethiopie et au Kenya. Ces outils, a-t-il précisé, sont basés sur un système d'aide à la prise de décision, qui combine les données historiques avec des données géo-référencées pour prédire la distribution, l'intensité et la disponibilité des précipitations. Parce que le taux d'abonnement de téléphone est en hausse, a-t-il dit, l'information est livrée par SMS et est à la fois normative et de conseil, signalant aux agriculteurs les mesures à prendre sur une période de prévision météorologique de 10 jours. Il a souligné que le projet intègre naturellement les vendeurs d'intrants agricoles, car il représente pour eux un nouveau moyen de commercialiser leurs produits de manière ciblée, qui donne des résultats positifs aux agriculteurs.

Isabelle Coche, vice-présidente Stratégie, Ag. Emergente Inc., a déclaré que le secteur privé peut apporter des connaissances, des solutions, des outils et des technologies, mais qu'il est limité lorsque les gouvernements ne disposent pas de cadres réglementaires solides pour aider à assortir l'offre de solutions à la demande.

Bernard Rey, directeur général de la coopération internationale pour le développement, CE, a reconnu la nécessité d'investir davantage dans l'agriculture pour nourrir le monde et a indiqué qu'il y a nécessité de traiter la question des risques et que les biens publics doivent être protégés lors de l'accroissement des investissements. Il a souligné quatre grands objectifs à poursuivre, y compris: l'élimination de la malnutrition, la transformation de l'agriculture en un moteur de croissance des moyens de subsistance, l'autonomisation des agriculteurs à gérer leurs paysages et écosystèmes, et le renforcement de la résilience aux crises alimentaires au sein des communautés agricoles.

Anette Friis, KAG, GACSA

Achiba Gargule, chef de direction, Agence de l'élevage, de l'information et du développement

+ Personne à contacter:

http://www.fao.org/gacsa/en/

+ Les contacts:

Anette Friis (GCRAI) - a.friis@cgiar.org

Développement sobre en carbone, Agriculture intelligente face au climat et sécurité alimentairePrésenté par: le Centre-réseau régional de l'environnement de la corne de l'Afrique (HOA-REC) et l'Université d'Addis-Abeba

Samuel Ogallah Samson, gestionnaire de programme, Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA)

Haile Fisseha, directeur général, administration de la ville d'Addis-Abeba, Ethiopie

Almaz Tadesse, directrice adjointe, Programme de partenariat pour la durabilité écologique et sociale, HOA-REC

Muawia Shaddad, président, HOA-REC

Adane Kebede, coordinateur du programme sur les changements climatiques, HOA-REC

Chukwumerije Okereke, Professeur, Université de Reading

Cette session a été modérée par Muawia Shaddad, président, HOA-REC, et axée sur l'agriculture intelligente face au climat, l'utilisation intégrée des terres et le développement sobre en carbone dans les pays de la Corne de l'Afrique.
 
Samuel Ogallah Samson, gestionnaire de programme, PACJA, a souligné que l'agriculture intelligente face au climat n'est pas un concept nouveau pour la plupart des petits exploitants agricoles, et que sa prévalence "est le baptême de ce que nos ancêtres ont pratiqué pendant des décennies". Il a indiqué que l'agriculture intelligente face au climat est une notion qui touche à la pauvreté, à l'équité, à la justice, à l'économie et à l'humanitarisme. Il a souligné que la COP 21 "n'a pas les solutions à nos problèmes, et que les solutions sont avec nous en Afrique".
 
Almaz Tadesse, directrice adjointe, Programme de partenariat pour la durabilité écologique et sociale, HOA-REC, a présenté le plan du développement et de l'utilisation intégrée des terres de la région de Gambella, en Ethiopie, qui se concentre sur une zone ayant une grande diversité bio-culturelle. Elle a souligné qu'il ya deux interventions primordiales, à savoir la création du plan lui-même puis celle du programme de gestion de la biodiversité. Elle a précisé que l'approche qu'ils adopteront mettra l'accent sur une planification, élaborée par les parties prenantes, qui soit plutôt ascendante que descendante.
 
Adane Kebede, coordinateur du programme sur les changements climatiques, HOA-REC, a présenté un exposé sur l'approche fondée sur le paysage et les pratiques agricoles intelligentes face au climat dans l'Eco-pôle de la région de Gambella et de la Central Rift Valley. Il a signalé que les projets sont en cours dans six paysages dans les pays de la Corne de l'Afrique. Il a indiqué qu'ils y ont adopté une approche multi-niveaux et multisectorielle, engagé les parties prenantes et favorisé un développement intégré fondé sur le respect des écosystèmes et sur l'agriculture intelligente face au climat. Il a souligné que l'Eco-pôle de Gambella est un site d'apprentissage et de démonstration des pratiques agricoles durables et des chaînes de valeur de la production qui peuvent aller de pair avec les efforts de conservation.
 
Haile Fisseha, directeur général, administration de la ville d'Addis-Abeba, Ethiopie, a présenté un exposé sur la gestion des déchets et sur les systèmes ferroviaires légers d'Addis-Abeba. Il a parlé de plans pour la transformation d'une décharge à ciel ouvert à Addis-Abeba en un parc scientifique et pour l'utilisation de l'enfouissement des déchets pour l'alimentation d'une centrale électrique qui va ouvrir fin 2015, et qui peut générer 50 gigawatts d'énergie permettant de répondre à un tiers de la demande de la ville en la matière. Il a également parlé du système de transport ferroviaire léger de la ville qui est déjà opérationnel et des plans pour l'amélioration du réseau routier.
 
Chukwumerije Okereke, professeur, Université de Reading, a souligné la nécessité pour l'Afrique de "rééquiper sa compréhension de ce qui doit arriver" pour ce qui est du développement, et de développer le secteur agricole, qui est l'un des avantages comparatifs de l'Afrique, par la mobilisation des jeunes et des compétences disponibles. Il a souligné que l'adaptation est un thème pour le monde entier et que la perte des moyens de subsistance et la dégradation de l'environnement peuvent conduire à la migration. Il a souligné que le rôle de la dette n'est pas mentionné dans les négociations à la COP 21, affirmant qu'en raison des obligations de remboursement de la dette "l'Afrique ne reçoit pas, mais donne de l'aide à l'occident". Il a fait valoir que l'absence d'un mécanisme mondial permettant de traiter la question du renforcement des capacités, dans la CCNUCC, est un "point aveugle majeur". Il a également souligné que si la question des droits de propriété internationaux n'est pas traitée de manière claire, alors la mise en œuvre de l'agriculture intelligente face au climat pourrait perpétuer le colonialisme et livrer les pays africains à des compagnies multinationales basées dans le Nord.

 Fitsumbrhan Tsegaye, Programme de l'énergie durable, HOA-REC, a souligné que le programme de gestion des déchets à Addis-Abeba est un programme phare qui contribue à conduire l'Ethiopie vers le développement vert, et a signalé qu'Addis-Abeba a demandé à prendre part au challenge des 100 villes résilientes au changement climatique.
 
Le débat qui a suivi a porté sur: le point de savoir si l'Ethiopie, avec son plan de réduction de 20% des émissions, d'ici 2030, en utilisant principalement son propre financement, constitue un bon exemple pour l'Afrique; et la manière dont les pays africains peuvent tirer parti des connaissances des uns et des autres.

+ Personne à contacter:

http://www.hoarec.org/index.php/en/

+ Les contacts:

Araya Asfaw (HoA-REC) - arayaa@hoarec.org


Pilotage de solutions innovantes pour les services d'information climatologique en Afrique: les enseignements, les bonnes pratiques et l'intensification des résultats de la phase 1 de ClimDev-Afrique Présenté par: la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA)

Pa Ousman Jarju, ministre chargé de l'environnement, du changement climatique, de la foresterie, de l'eau et de la faune, Gambie

Ato Teshome, directeur de l'Agence nationale de météorologie, Ethiopie

Tom Owiyo, Fonds spécial ClimDev-Afrique, BAD

de gauche à droite: André Kamga Foamouhoue, gestionnaire de projet, ACMAD; Alpha Jallow, ministère des Ressources en eau, Gambie; Pa Ousman Jarju, ministre chargé de l'environnement, du changement climatique, de la foresterie, de l'eau et de la faune, Gambie; Ato Teshome, directeur de l'Agence nationale de météorologie, Ethiopie; Tom Owiyo, Fonds spécial ClimDev-Afrique, BAD

Cette session a présenté les détails de trois programmes menés en Éthiopie, au Rwanda et en Gambie, qui visent à renforcer la capacité des services météorologiques, des réseaux d'observation, des systèmes d'alerte précoce et de gestion des données et informations.

Tom Owiyo, Fonds spécial pour le ClimDev-Afrique, Banque africaine de développement (BAD), a ouvert la session en soulignant que les trois programmes sont innovants car ils ont été élaborés en étroite consultation avec les pays eux-mêmes. Les services d'information sur le climat, a-t-il dit, sont un domaine auquel les gouvernements n'accordent pas, en général, la priorité dans leurs budgets. Il a affirmé que les programmes ont été en mesure d'améliorer, de façon significative, la modélisation traditionnelle qui fournit des données à une résolution de seulement 50 km et qui peut, maintenant, atteindre des résolutions de détails à une distance allant jusqu'à 1 km. Il est important, a-t-il précisé, de convaincre les gouvernements d'investir dans les réseaux d'informations climatiques qui vont au-delà du fait de servir le secteur de l'aviation et qui touchent aux petits agriculteurs et au secteur de l'énergie.

Pa Ousman Jarju, ministre chargé de l'environnement, du changement climatique, de la foresterie, de l'eau et de la faune, Gambie, a indiqué que les données au niveau mondial, telles que celles émises par le GIEC, sont importantes, mais qu'il est nécessaire d'affiner le processus et de passer à des données de niveau régional et local. Traditionnellement, les données météorologiques sont collectées toutes les trois heures, mais maintenant, a-t-il indiqué, le gouvernement peut fournir des données actualisées et précises aux utilisateurs finaux, à la demande. Il a souligné que l'Afrique est un continent qui dépend à presque 80% de l'agriculture pour les moyens de subsistance. Ainsi, a-t-il dit, des informations sur, à la fois, les conditions climatiques et le marché sont cruciales. Les agriculteurs, a-t-il conclu, doivent être en mesure de savoir quand cultiver, quoi cultiver et où cultiver.

Ato Teshome, directeur, Agence météorologique nationale, Ethiopie, a souligné le rôle des partenariats consistant à aller au-delà des budgets nationaux pour améliorer: la capacité humaine, les systèmes de bases de données et la technologie utilisée dans les réseaux de données météorologiques. Il a signalé que l'Ethiopie ne dispose actuellement que de 147 stations météorologiques automatiques et que le pays doit, d'une manière ou d'une autre, passer à 700 stations. Il a fait état des défis du scannage et de la numérisation des données météorologiques historiques et de l'amélioration des centres météorologiques régionaux. Il a mis en exergue les réussites accomplies en partenariat avec ClimDev-Afrique, y compris l'accès à de nouveaux ensembles de données, l'amélioration des capacités en matière de numérisation des données et l'amélioration des capacités des offices météorologiques.

Alpha Jallow, ministère des Ressources en eau, Gambie, a parlé d'un projet d'alerte précoce dans son pays qui utilise 10 stations météorologiques automatiques, en combinaison avec des réseaux d'observation humaine, fournissant des données à une variété d'utilisateurs finaux. Il a souligné que le fait de pouvoir disposer de données précises est important, mais inutile si elles ne sont pas accessibles.

Faustin Munyazikwiye, correspondant de la CCNUCC, Rwanda, a présenté le Programme d'appui technique au Rwanda sur le climat et l'hydrologie, un programme mené en collaboration avec la CUA. L'objectif ultime du programme est de fournir des investissements et un soutien technique visant à améliorer les systèmes d'observation et de gestion des données hydrologiques au Rwanda. Le programme a aidé à l'élaboration d'un indice de vulnérabilité climatique de base, a-t-il souligné.

André Kamga Foamouhoue, gestionnaire de projet, Centre africain des applications de la météorologie au développement (ACMAD), a déclaré que l'ACMAD vise à assurer l'information climatique permettant une adaptation de haute qualité. L'ACMAD organise des forums régionaux sur les perspectives climatiques dans les sous-régions de l'Afrique, pour soutenir les discussions sur les investissements futurs dans les services climatiques en Afrique. Au cours du bref débat qui a suivi, les participants ont salué Clim-Dev Afrique en tant que fil conducteur de l'ensemble des trois programmes présentés.

+ Personne à contacter:

http://www.uneca.org/

+ Les contacts:

Joseph Intsiful (CEA) - JIntsiful@uneca.org



Autres manifestations

Renforcement de la résilience face aux changement climatique et aux catastrophes en Afrique sub-sahariennePrésenté par: la Banque mondiale

de gauche à droite: Jeremiah Lengoasa, secrétaire général adjoint de l'Organisation météorologique mondiale (OMM); Annick Girardin, ministre d'État chargée du développement et de la Francophonie, France; Laura Tuck, vice-présidente, Banque mondiale; Aly Abou-Sabaa, vice-président des opérations du secteur, BAD; Fatimata Dia Sow, commissaire, Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO); Aida Diongue Niang, directrice de l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie, Sénégal; Richard Jones, Science Fellow, UK Met Office, Royaume-Uni; Tawonga Mbale, département des affaires environnementales, Malawi.

Annick Girardin, ministre d'État chargée du développement et de la Francophonie, France

Jeremiah Lengoasa, secrétaire général adjoint de l'OMM

Laura Tuck, vice-présidente, Banque mondiale

Fatimata Dia Sow, commissaire, Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)

Richard Jones, Science Fellow, UK Met Office, Royaume-Uni

+ Personne à contacter:

http://www.worldbank.org/

+ Les contacts:

Raffaello Cervigni (la Banque mondiale)- rcervigni@worldbank.org

Intégration des systèmes d'information des services climatologiques et Elaboration de politiques pour le développement de secteurs énergétique et agricole africains intelligents face au climatPrésenté par: le Centre africain des applications de la météorologie au développement (ACMAD)

vue de la tribune des conférenciers

Daouda Kante, directeur général adjoint, Centre d'Observation, de Surveillance et d'Information environnementales, Guinée

Joseph Justus Kabyemera, coordonnateur, BAD

+ Personne à contacter:

http://www.acmad.net/

+ Les contacts:

André Kamga- akamgaf@yahoo.com


Autour du site

Dina Hestad, Service d'information de l'Institut international du développement durable (IIDD-RS) parlant à Chukwumerije Okereke, Professeur, Université de Reading

Brett Wertz, IIISD-RS, parlant avec Aida Diongue Niang, directrice de l'Agence Nationale de l'Aviation Civile et de la Météorologie, Sénégal


The Africa Pavilion @ COP 21 Bulletin © <enb@iisd.org> is a special publication of the International Institute for Sustainable Development (IISD). This issue has been written by Dina Hestad and Brett Wertz. The Digital Editor is Liz Rubin. The Editor is Tomilola Akanle Eni-ibukun, Ph.D. <tomilola@iisd.org>. The Director of IISD Reporting Services is Langston James “Kimo” Goree VI <kimo@iisd.org>. Funding for coverage of the Africa Pavilion at COP 21 has been provided by the UN Economic Commission for Africa (UNECA). The opinions expressed in the Bulletin are those of the authors and do not necessarily reflect the views of IISD and funders. Excerpts from the Bulletin may be used in non-commercial publications only with appropriate academic citation. For permission to use this material in commercial publications, contact the Director of IISD Reporting Services at <kimo@iisd.org>. Electronic versions of issues of the Africa Pavilion @ COP 21 Bulletin can be found on the IISD Reporting Services website at http://enb.iisd.org/climate/cop21/cdafrica-ap/. The IISD team at the Africa Pavilion at COP 21 can be contacted by e-mail at <brett@iisd.org>.

Le financement de la couverture du Pavillon Africain à la COP 21, est fourni par CEA
CEA