Share on Facebook Share on Twitter Share on Google Plus

Bulletin d’Habitat

Volume 231 Number 1 - Lundi 2 mai 2016


Réunions consultatives officieuses à composition non limitée d’Habitat III

25-29 avril 2016 | Siège de l'ONU, à New York


Langues: EN (HTML/PDF) FR (HTML/PDF) SP (HTML/PDF)
Visitez notre couverture ENB+/IISD depuis le Siège de l'ONU, à New York:
http://enb.iisd.org/habitat/3/oeicm/

Les réunions consultatives informelles à composition non limitée d’Habitat III ont eu lieu du 25 au 29 avril 2016, au Siège de l’ONU à New York. L’événement a rassemblé plus de 500 participants de la société civile, du milieu universitaire, des organisations internationales et des gouvernements. La réunion était organisée autour de thèmes quotidiens portant sur: les perspectives régionales; les engagements transformatifs pour le développement urbain durable; la mise en œuvre efficace; et, la façon d’améliorer les moyens de mise en œuvre (MMŒ).

Des groupes de discussion ont eu lieu pour examiner les recommandations et les résultats des dix Unités de politiques générales d’Habitat III sur: le droit à la ville et des villes pour tous; le cadre socioculturel urbain; les politiques urbaines nationales; la gouvernance urbaine, les capacités et le développement institutionnel; les finances municipales et les systèmes fiscaux locaux; les stratégies spatiales urbaines – le marché foncier et laségrégation; les stratégies urbaines de développement économique; l’écologie et la résilience urbaine; les services et technologies du milieu urbain; et les politiques de logement.

Des groupes de discussion étaient également organisés autour des résultats des sept réunions thématiques d’Habitat III consacrées aux thèmes: de l’engagement civique; des zones métropolitaines; des villes intermédiaires; de l’énergie et villes durables; du financement du développement urbain; des espaces publics; et des établissements informels. Une session devait également être consacréeàl’examen desrésultats des réunions régionales d’Habitat III, à savoir, celles de l’Asie-Pacifique, de l’Afrique, de l’Europe et de l’Amérique latine et Caraïbes.

BREF HISTORIQUE

Comme suite à la première Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat I), qui a eu lieu à Vancouver, au Canada, du 31 mai au 11 juin 1976, la Déclaration de Vancouver sur les établissements humains a officiellement créé le Centre des Nations Unies pour les établissements humains en tant que principal organisme des Nations Unies mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) de promouvoir des villes durables aux plans écologique et social, dans le but de fournir un logement convenable pour tous. Par la résolution de l’AGNU 32/162 du 19 décembre 1977, la Commission desétablissements humains aégalementétécrééen tant qu’organe directeur du Centre des Nations Unies pour lesétablissements humains.

Avec six personnes sur dix dans le monde devant résider dans des zones urbaines, d’ici 2030, ONU-Habitat a souligné que les villes sont confrontées àdes défisd’ordre démographique, environnemental, économique, social et spatial, sans précédent. Selon ONU-Habitat, plus de 90% de cette croissance auront lieu en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Par conséquent, les zones urbaines y sont au cœur des efforts de développement durable. Habitat III se fondera sur le travail accompli par Habitat I et par la deuxième Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat II), ainsi que sur les cadres de travail mondiaux approuvés récemment, y compris: le Programme dedéveloppement durable d’ici à 2030; le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes (RRC) pour 2015-2030; l’Accord de Paris sur le climat; et le Programme d’action d’Addis-Abeba relatif à la troisième Conférence internationale sur le financement du développement.

HABITAT II: Habitat II s’est tenue à Istanbul, en Turquie, du 3 au 14 juin 1996, au 20e anniversaire d’Habitat I. Le Programme d’Habitat et la Déclaration d’Istanbul sur les établissements humains, adoptés par la Conférence, y ont comporté plus de 100 engagements et stratégies traitant de la question du logement et d’établissements humains durables. Avec l’adoption du Programmed’Habitat, la communauté internationale s’est fixé le double objectif d’assurer un logement convenable pour tous et d’assurer un développement durable des établissements humains. Habitat II a également réaffirmé l’engagement à une réalisation pleine et progressive du droit à un logement convenable.

56e SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU: Dans sa résolution 56/206 du 21 décembre 2001, l’AGNU a décidé de transformer le Centre des Nations Unies pour les établissements humains en ONU-Habitat. Dans la même résolution  l’Assembléegénérale aégalement décidé de transformer la Commission des établissements humains en Conseil d’administration d’ONU-Habitat. Le Conseil d’administration, devenu également organe subsidiaire de l’Assembléegénérale, présente ses rapports à l’Assemblée générale par l’intermédiaire du Conseil économique et social (ECOSOC) et fournit àONU-Habitatdes orientations, directives et autres supervisions de politique générale.

SOMMET MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE: Le Sommet mondial sur le développement durable s’est déroulé àJohannesburg, Afrique du Sud, du 26 août au 4 septembre 2002. Le Plan d’application de Johannesburg (PMAJ), adopté par le Sommet, appelle à la réalisation d’une amélioration significative de la vie d’au moins 100 millions d’habitants de taudis, d’ici à 2020, comme proposé dans l’initiative ‘Villes sans bidonvilles’.

Le PMAJ appelle à des mesures àtous les niveaux pour: améliorer l’accèsàla terre etàla propriété, àun logement convenable et àdes services de base, pour les pauvres des milieux urbain et rural; utiliser des matériaux durables àfaible coûtetdes technologies appropriées pour la construction de logements adéquats et sûrs pour les pauvres; accroître l’emploi décent, le crédit et le revenu; éliminer les réglementations qui ne servent à rien et les divers obstacles qui entravent les micro-entreprises et le secteur informel; et soutenir l’insertion de programmes de mise àniveau des taudis dans les plans de développement urbain.

22e SESSION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION D’ONU-HABITAT: Cette session a eu lieu à Nairobi, au Kenya, du 30 mars au 3 avril 2009, sur le thème: « Promouvoir les systèmes de financement du logement abordable dans un monde en voie d’urbanisation face à la crise financière mondiale et au changement climatique ». La session a examiné les activités d’ONU-Habitat et a adopté son programme de travail et son budget pour l’exercice biennal 2010-2011. Elle a également adopté 11 résolutions portant, notamment, sur: le financement du logement abordable; les villes et le changement climatique; le renforcement du développement des jeunes des milieux urbains; des directives régissant l’accès aux services de base pour tous; la coopération Sud-Sud dans les établissements humains; et le développement des établissements humains dans les territoires palestiniens occupés.

5e FORUM URBAIN MONDIAL:Désigné en tant qu’organe consultatif, par l’Assemblée générale de l’ONU, le Forum urbain mondial (FUM) est un atelier de réflexion ouvert, conçu pour encourager le débat et l’échange sur les défis de l’urbanisation, et pour renforcer la coordination du soutien international àla mise en œuvre du Programme d’Habitat. La cinquième session a eu lieu du 22 au 26 mars 2010 à Rio de Janeiro, au Brésil, sur le thème « Le droit à la ville: réduire la fracture urbaine » . La session a englobé six dialogues qui ont porté sur les aspects suivants de l’urbanisation durable: Le droit à la ville; Pour des villes inclusives; L’égalité en matière d’accès au logement et aux services urbains de base; La diversité culturelle dans les villes; La gouvernance et la participation; et le changement climatique. La Campagne urbaine mondiale a également été lancée lors du Forum, dans l’objectif d’élever àun niveau supérieurla conduite par ONU-Habitat et ses partenaires du Programme d’Habitat pour des villes meilleures, plus intelligentes, plus écologiques et plus équitables.

23e SESSION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ONU-HABITAT: Cette session a eu lieu du 11 au 15 avril 2011, sur le thème « Développement urbain durable àtravers un accès équitable à la terre et au logement, aux services de base et àl’infrastructure ». La session a examiné les activités d’ONU -HABITAT et a adopté son programme de travail et son budget pour l’exercice biennal 2012-2013. La session a également adopté 18 résolutions portant, entre autres, sur: l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans le développement urbain durable; le soutien au programme de logement en faveur des pauvres; l’accès àdesespaces publics urbains de qualité; le développement de la jeunesse urbaine; des stratégies et des cadres pour améliorer la vie des habitants des bidonvilles, par delà la cible retenue dans les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD); la gouvernance d’ONU-Habitat; l’édification de villes plus sûres et la prévention de la criminalité urbaine; les activités menées par ONU-Habitat dans les pays; la formulation d’une stratégie globale de logement; l’élargissement de l’accèséquitableàla terre, au logement, aux services de base et aux infrastructures; et la réduction, la préparation aux, la prévention et l’atténuation des, risques de catastrophes.

RIO+20: La troisième et dernière réunion du Comité préparatoire de RIO+20, les Consultations non officielles pré-conférence et la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD) ont été tenues l’une à la suite de l’autre, àRio de Janeiro, au Brésil, du 13 au 22 juin 2012. Au cours de ces dix jours, les délégations gouvernementales ont conclu leurs négociations sur le document final de Rio, «  L’Avenir que nous voulons », et ont tenu, entre autres événements, un Sommet urbain qui a comporté des tables rondes consacrées aux thèmes de la gouvernance multi-niveaux et àla façon dontles villes, à travers le monde, peuvent apprendre les unes des autres. La réunion devait également lancer le processus d’élaboration et d’adoption des Objectifs de développement durable (ODD) et l’élaboration d’un programme de développement pour l’après-2015.

7e FORUM URBAIN MONDIAL: Le septième Forum urbain mondial (WUF7) a eu lieu du 7 au 11 avril 2014 àMedellín, en Colombie, sur le thème « Equité Urbaine dans le développement – des villes pour la vie ». La réunion a émisune déclaration reconnaissant le pouvoir transformateur des villes et que l’équité est la base du développement urbain durable. Appelant les villes à devenir plus inclusives et plus prospères pour tous, la Déclaration identifie en tant que questions importantes, entre autres, la nécessité: d’un modèle d’urbanisation qui place les êtres humains au premier plan et qui favorise la cohésion sociale, en particulier parmi les groupes socialement marginalisés, comme les femmes, les jeunes et les autochtones; d’une planification globale et participative; de politiques urbaines nationales; de l’égalité entre les sexes et d’un développement territorial équilibré; d’une meilleure résilience urbaine au changement climatique et autres catastrophes; et d’un transport sûret abordable. La Déclaration reconnaît le Programme de développement pour l’après-2015, les ODD et le processus d’Habitat III comme autant d’occasions d’affirmer l’importance d’avoir des villes bien planifiées et du potentiel de l’urbanisation d’être une force positive pour les générations actuelles et futures.

SOMMET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE: Ce sommet a eu lieu du 25 au 27 septembre 2015, au Siège de l’ONU, à New York. Le Sommet a adopté le Programme de de développement durable d’ici à 2030, qui comprend 17 ODD et 169 cibles associées. L’ODD11 traite de la question du milieu urbain et vise à « Rendre les villes et les établissements humains àla foissûrs, résistants et durables », L’Objectif contient, en particulier, des cibles à atteindre d’ici 2030 consistant: àassurer l’accès de tous à un logement convenable, sûret abordable et aux services de base et une amélioration des bidonvilles; àfournir l’accès à des systèmes de transport sûrs, abordables, accessibles et durables, pour tous, assorti d’une amélioration de la sécurité routière et l’expansion des transports en commun, avec une attention particulière aux besoins des personnes en situation vulnérable, les femmes, les enfants, les personnes handicapées et les personnes âgées; àpromouvoir une urbanisation inclusive et durable et à améliorer les capacités en matière de planification et de gestion participative, intégrée et durable des établissements humains dans tous les pays; àréduire l’impact environnemental négatif per capita des agglomérations, notamment en accordant une attention particulière à la qualité de l’air et la gestion municipale et le traitement des divers déchets; et à fournir un accès universel à des espaces publics verts sûrs, inclusifs et accessibles (en particulier pour les femmes et les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées). L’objectif vise également: àsoutenir les liens économiques, sociaux et environnementaux positifs entre les zones urbaines, périurbaines et rurales, àtravers lerenforcement de la planification nationale et dudéveloppement régional; àaugmenter sensiblement, d’ici 2020, le nombre de villes et des établissements humains adoptant et mettant en œuvre des politiques et des plans intégrés visant l’inclusion, l’efficacité des ressources, l’atténuation du, et l’adaptation au, changement climatique, la résilience aux catastrophes, et élaborant et appliquant, en ligne avec le cadre de Sendai pour la RRC, un DRR holistique à tous les niveaux; et à soutenir les pays les moins avancés (PMA), notamment par le biais d’une assistance financière et technique, dans la construction de bâtiments durables et résistants, utilisant des matériaux locaux. L’ODD pour des villes et des établissements humains durables est étroitement liée à d’autres ODD portant sur: la fin de la pauvreté; l’élimination de la faim; la garantie d’une vie saine; la garantie d’opportunités d’éducation; l’égalité des sexes; la garantie de la disponibilité et de la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous; la promotion d’une croissance économique soutenue, inclusive et durable et d’un travail décent pour tous; la construction d’infrastructures résilientes et la promotion d’une industrialisation durable; la réduction des inégalités au sein et entre les pays; la garantie de modes de consommation et de production durables; la lutte contre le changement climatique; la conservation et l’exploitation durable du milieu marin; la protection des écosystèmes terrestres; la promotion de sociétés pacifiques et inclusives; et le renforcement des moyens d’exécution (MME).

PRÉPARATIFS D’HABITAT III: PrepCom 1: La 1ère réunion du Comité préparatoire (PrepCom 1) pour Habitat III a eu lieu les 17 et 18 septembre 2014 au siège de l’ONU à New York. La PrepCom 1 a fourni un espace pour l’échange d’opinions, d’idées et des attentes liées à la mise en œuvre d’Habitat II et au processus menant à Habitat III. La réunion a lancé l’élaboration du nouveau programme urbain mettant l’accent, en particulier, sur la façon de lutter contre le changement climatique et de promouvoir le développement durable dans le contexte des environnements urbains. Les séances de travail y ont portésur: les leçons apprises dans le contexte de l’urbanisation aux États-Unis; les questions deparité hommes-femmes; le transport public; les organisations de base; les espaces publics; la société civile; le système des Nations Unies – la Commission d’Habitat III; la ville dont nous avons besoin; et, les administrations locales et régionales pour Habitat III.

PrepCom 2: La PrepCom 2 d’Habitat III a eu lieu du 14 au 16 avril 2015, à Nairobi, au Kenya. La PrepCom 2 a abordé les progrès accomplis àce jour dans la mise enœuvre d’Habitat II, a examiné l’accréditation des organisations non gouvernementales et autres grands groupes sociaux auprès d’Habitat III et de son processus préparatoire. La PrepCom 2 a également examinéle processus d’élaboration et de finalisation des documents de discussion, et a délibéré sur les modalités pour les unités des politiquesgénérales.

Unités de politique générale: Le processus préparatoire d’Habitat III a établi dix unitésde politiquesgénérales, composées, chacune, de 20 experts issus des milieux universitaires, des gouvernements, de la société civile et d’autres organismes régionaux et internationaux. Les unités de politiques générales visent à explorer la recherche et l’analyse de pointe, à identifier les bonnes pratiques et les leçons apprises et àélaborer des recommandations indépendantes sur desthèmes particuliers en matière de développement urbain durable. Elles identifieront les défis posés au Nouveau programme urbain ainsi que les priorités de politique et les questions cruciales pour la mise en œuvre du nouveau programme urbain. Elles élaboreront également des recommandations concrètes pour la mise enœuvre dunouveau programme urbain.

Réunions thématiques: Une série de réunions thématiques ont eu lieu le 7 septembre 2015, à Tel-Aviv, Israël, pour élaborerune déclaration portant, notamment, sur: l’engagement civique; les 6 et 7 octobre 2015, à Montréal, Canada, une déclaration portant sur les zonesmétropolitaines; du 9 au 11 novembre 2015, à Cuenca, en Equateur, une déclaration sur les villes intermédiaires; le 20 janvier 2016, à Abu Dhabi, Emirats Arabes Unis, une déclaration sur l’énergie durable et les villes; du 9 au 11 mars 2016, à Mexico, Mexique, une déclaration sur le financement du développement urbain; les 4 et 5 avril 2016, à Barcelone, Espagne, une déclaration sur les espaces publics; et, les 7 et 8 avril 2016, à Pretoria, Afrique du Sud, une déclaration sur les établissements humains informels.

Réunions régionales: Des réunions préparatoires régionales ont également eu lieu pour élaborer desdéclarations: l’Asie-Pacifique, les 21 et 22 octobre 2015, à Jakarta, en Indonésie; l’Afrique, du 24 au 26 février 2016, àAbuja, au Nigeria; l’Europe, du 16 au 18 mars 2016, à Prague, République tchèque; et l’Amérique latine et les Caraïbes, du 18 au 20 avril 2016, à Toluca, au Mexique.

COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION CONSULTATIVE INFORMELLE A COMPOSITION NON LIMITEE D’HABITAT III

La co-présidente d’Habitat III, Maryse Gautier, France, a ouvert les Réunions consultatives informelles àcomposition non limitée, qui dureront cinq jours, a souhaitélabienvenue aux délégués et a souligné l’importance d’avoir un processus participatif pour l’élaboration du nouveau programme urbain. Elle a précisé que ce qui est attendu principalement de la semaine de travail est la priorisation des actions et la détermination d’engagements transformateurs permettant d’avancer vers des villes durables.

Le secrétaire général d’Habitat III, Joan Clos a exprimé ses condoléances pour le séisme meurtrier survenu en Equateur, qui a frappé le pays la semaine précédant la réunion, et a souhaité la bienvenue aux participants, en soulignant l’importance des contributions multipartites à l’avant-projet du document final d’Habitat III. Il a également parlé du travail accompli par plus de 200 experts au sein des dix unités des politiquesgénérales, qui marque une avancée quant au caractère participatif d’Habitat III. Le secrétaire général d’Habitat III, Clos, a conclu en soulignant que le nouveau programme urbain devrait être complémentaire aux récents processus repères de l’ONU, àsavoir: le Cadre de Sendai pour la RRC de 2015 à 2030; la troisième Conférence internationale pour le financement du développement; le programme de développement durable d’ici à 2030; et l’Accord de Paris sur le climat.

Parlant au nom de la ministre du logement et du développementurbain de l’Equateur, , María Duarte, Helena Yáñez, représentante permanente adjointe de l’Equateur auprès de l’ONU, a exprimé sa gratitude pour la solidarité mondiale exprimée suite aux événements tragiques récents survenus en Équateur et a soulignél’importance de la résilience humaine pourla promotion de la durabilité.

APERU DES PRINCIPALES RECOMMANDATIONS ET INFORMATIONS SUR L’ELABORATION DE L’AVANT-PROJET: Lundi, cette session a été introduite par la co-présidente d’Habitat III, Gautier.

Francesco Bandarin, sous-directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a fait état des principales recommandations de l’Unité de politique 1 sur le droit à la ville et les villes pour tous, et de l’Unité de politique 2 sur le cadre socioculturel urbain. Signalant une augmentation des inégalités, notamment àl’égard desémigrés, comme étantun grand défi, il a identifié la nécessité d’en examiner les élémentsclés d’une manière intégrée: la société et la nécessité d’approches axées sur l’être humain; l’environnement bâti et son lien avec la réduction de la pauvreté; et une gouvernance urbaine axée sur la promotion de l’équité, de l’inclusion, de la participation et de la citoyenneté.

Le-Yin Zhang, University College London, a parlé des principales recommandations de l’unité: le développement économique des villes est extrêmement important pour la réalisation des ODD; le développement économique urbain dépend de l’élaboration de cadres réglementaires inclusifs, transparents, efficaces et équitables et de la participation active de l’État; et les autorités locales doivent être habilitées à exercer leurs fonctions et leurs responsabilités dans le développement du capital économique et social.

Rüdiger Ahrend, Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), a déclaré que les politiques urbaines nationales peuvent être un outil puissant pour la mise en application des accords mondiaux. Il a souligné que ces politiques doivent se référer à des questions prioritaires, précisant qu’elles ne remplacent pas les politiques sectorielles, mais qu’elles assurent la coordination entre les différents niveaux politiques. Le défi pour les politiques, a-t-il souligné, consiste en ce qu’elles soient exploitables et utilisables, et qu’elles fournissent des actions concrètes et mesurables.

Abel Walendom, secrétaire général, ministère de la gestion des terres, de l’urbanisme et de l’habitat, Tchad, a souligné que les consultations locales sont consolidées dans les différents rapports régionaux, signalant qu’elles énoncentégalement les questions devant être abordées dans les années à venir. Mettant en exergue les différents degrés d’avancement entre les pays, il a souhaité voir les préoccupations « fondamentales » être abordées, comme celles de l’accès à l’eau, àl’électricité, àl’assainissement et aux divers services de base.

Nelson Saule Jr., Institut Pólis, Brésil, a déclaré que le nouveau programme urbain devrait proposer la façon d’intégrer davantage les droits de l’homme, l’inclusion sociale, la démocratie participative et les questions relatives à l’utilisation des terres et aux droits fonciers.

Au cours des discussions, la Thaïlande, parlant au nom du G-77/Chine, a partagé les points de vue préliminaires exprimés sur les exposés, soulignant: l’importance de l’ODD 11 (villes et collectivités durables) pour le renforcement de la résilience urbaine et la réduction des inégalités; le besoin crucial de mobiliser des fonds suffisants pour le renforcement des capacités et le transfert de technologie; et la nécessité d’aborder les évolutionsrapides de l’urbanisation et de la croissance démographique dans les pays en développement.

Le Japon a souligné que le nouveau programme urbain doit être centré sur les personnes et aligné sur les objectifs de la sécurité humaine. Le délégué a parlé de l’importance du Cadre de Sendai pour la RRC et a affirmé que le développement urbain durable inclusif ne saurait être atteint sans coordination entre les niveaux national et local.

Le Brésil a suggéré de renforcer les synergies entre le débat urbain et l’agenda des droits de l’homme. La représentante a souligné l’importance de la participation sociale et a mis en garde contre les risques que poserait une approche « unique pour tous ». Le Brésil a également souligné la nécessité de garantir une infrastructure adéquate dans les villes, principalement pour assurer un bon accès à l’assainissement, aux transports et àl’eau propre.

La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a souligné l’importance de la gouvernance et de la planification de la ville, qui permet de réagir aux crises et d’en sortir par le biais, entre autres, des cadres juridiques appropriés, des capacités financières et techniques et des partenariats multipartites.

Le Sénégal a souligné l’importance de la propriété foncière, de l’accès à la terre et d’un logement adéquat, de l’utilisation de matériaux locaux dans l’industrie du bâtiment pour réduire les coûts de logement, et de politiques d’efficacité énergétique.

La représentante des États-Unis a parlé de l’importance de faire face au changement climatique; de la résistance aux chocs; de la bonne gouvernance; de l’inclusion; de données fiables et comparables pour les villes dans le monde entier; et de l’accès au financement. Elle a souligné que, sans la participation de toutes les parties prenantes, le nouveau programme urbain manquera de légitimité.

La Norvège a déclaré que le secteur de la santé a un rôle majeur à jouer dans l’amélioration du bien-être et que les besoins en matière de qualité de l’air doivent être au cœur du Nouveau programme urbain.

Le Kenya a mentionné l’importance de traiter les questions soulevées à Habitat II et restées en suspens, comme celles de la fourniture de l’assainissement et du logement, qui doivent encore être réalisées dans bon nombre de pays, ainsi que celles de l’exclusion sociale, de la pauvreté, du chômage, de ladégradation de l’environnement et de l’augmentation des activités criminelles dans les villes.

La représentante des Enfants et des Jeunes a salué le nouveau programme urbain pour son caractère inclusif et son fondement sur les droits. Elle a souligné que les inégalités ne doivent pas être négligées, expliquant que ce message doit se traduire par des indicateurs mesurables. Elle a également salué l’approche axée sur l’être humain, mais a appelé à ce que cette dernière soit « centrée sur l’ensemble de la planète ».

En réponse aux diverses interventions du parterre, Bandarin a souligné la relation entre le Nouveau programme urbain et les ODD. Il a également indiqué que les espaces publics sont des zones où les gouvernements locaux ont le plus de possibilités « d’exercer leurs pouvoirs » etd’y consacrer des ressources.

Le-Yin a souligné que, bien que la notion d’éviter l’approche descendante et de taille unique pour tous ait trouvé écho dans toute la salle, la mise en application reste la chose essentielle à réaliser, notamment, àtravers lerenforcement des capacités institutionnelles au niveau local.

Ahrend a souligné le besoin de villes en matière de capacités qui leur permettent d’être en mesure  de « réagir en cas de catastrophe » . Il a mis en garde contre la densification à tout prix, précisant que la croissance démographique doit être traitée d’une manière organisée.

Walendon a souligné que le financement et la gouvernance sont des thèmes communs liés à la résilience urbaine, tout comme celui du changement climatique. Il a affirmé qu’il est important pour Habitat III de trouver des solutions pratiques qui devraient inclure le secteur privé et le partenariat public-privé.

Saule Jr. a évoqué trois points: le besoin de MMŒ, ainsi que des outils politiques; la nécessité de traiter les zones périphériques; et, l’importance de créer des liens entre les ODD et le programme climatique, en mettant l’accent sur les catastrophes naturelles et sur les franges vulnérables.

Le secrétaire général d’Habitat III, Clos, a clos la séance du matin en soulignant que les questions urbaines nécessitent également une action au niveau national.

LES PERSPECTIVES RÉGIONALES

Lundi, La coprésidente d’Habitat III, Gautier, a souhaité aux participants la bienvenue àla session etle secrétaire général d’Habitat III, Clos, a présenté les conférenciers.

Karla Šlechtová, ministre du développement régional, République tchèque, a présentéles principauxrésultats de la réunion régionale européenne, Habitat européenne, qui a eu lieuàPrague, en République tchèque, enmars 2016. Elle a indiqué que la Déclaration de Prague identifie les principes permettant d’avoir des villes innovantes et productives, tels que la résilience, l’inclusion, la sécurité et la bonne gouvernance urbaine.

Lana Winayanti, Experte principale auprès du ministre, ministère des travaux publics et du logement, Indonésie, a souligné les principales conclusions de la réunion régionale de l’Asie-Pacifique, tenue à Jakarta, Indonésie, en octobre 2015 et l’Appel à l’action lancé par le Forum d’Asie-Pacifique, qui demande, entre autres, des processus centrés sur l’être-humain, des partenariats, une connectivité rurale-urbaine, des finances, l’édification de la résilience et des technologies d’information et de communication (TIC). Elle a précisé que l’appel souligne la nécessité de l’intégration, de l’emploi, de la bonne gouvernance, de politiques d’utilisation des terres, d’une société civile forte et du suivi.

Anthony Bosah, mission permanente du Nigeria auprès de l’ONU, a présenté un aperçu de la réunion régionale africaine, tenue à Abuja, au Nigeria en février 2016 et a déclaréque les principales recommandations de la Déclaration d’Abuja pour Habitat III, « Priorités de l’Afrique pour le Nouveau programme urbain », vise à encourager l’édification d’agglomérations urbaines et d’établissements humains centrés sur les populations; d’institutions et de systèmes pour la promotion du changement transformateur dans les établissements humains; d’une durabilité environnementale, d’une résilience et de ripostes efficaces au changement climatique dans les villes et les établissements humains; et d’efforts visant à faire avancer un partenariat mondial permettant de faciliter la mise en œuvre du Nouveau programme urbain.

Eruviel Ávila Villegas, Gouverneur de l’État de Mexico, Mexique, a résuméla réunion régionalede l’Amérique latine et des Caraïbes, tenue à Toluca, au Mexique, en avril 2016. Il a parlé du rythme rapide de l’urbanisation dans sa région, signalant que la future prospérité nationale sera en rapport avec ledéveloppement des villes. Les principales recommandations de la Déclaration de Toluca pour Habitat III, devait-il indiquer, sont, notamment: la conception de modèles novateurs de gouvernance urbaine; la garantie de la participation de l’ensemble des parties prenantes à tous les niveaux; la réduction de l’impact des villes sur le changement climatique; et le renforcement d’ONU-Habitat.

Au cours du débat qui a suivi, l’UE a souligné le succès des consultations régionales européennes qui ont abouti à la Déclaration de Prague. La représentante a fait état de la diversité des villes européennes et des défis liés à la cohésion territoriale, et a rappelé l’importance de la résilience urbaine pour combattre les inégalités. La promotion du patrimoine culturel, a-t-elle indiqué, est une condition fondamentale pour s’assurer de l’appropriation et un processus participatif.

La Colombie a parlé de la nécessité d’un cadre axé sur l’action, pour le développement durable. La représentante a souligné l’importance d’intégrer les zones rurales et urbaines dans les stratégies discutées.

Le représentant de l’Assemblée générale des partenaires (AGP) d’Habitat III, parlant au nom d’un certain nombre de groupes de parties prenantes, a énuméréles facteurs favorables, comme l’intervention financière, la technologie, la nécessité de réformer les institutions, et l’intégration des préoccupations des secteurs informels, pour la réussite du Nouveau programme urbain.

La porte-parole des Femmes adéclaréqu’Habitat III est l’occasion de construire un programme d’action local, qui suppose des stratégies visant à éleverle niveau de vie des femmes, et a conclu en déclarant que les Femmes sont des agents de transformation.

Soulignant l’importance des réunions régionales pour la détermination des grandes priorités, le Sénégal a déclaré que le Nouveau programme urbain devrait inclure des aspects de la Déclaration d’Abuja et a parlé du besoin de trouver des solutions sans prescrire « le même remède à tous ».

Le Brésil a souligné que la Déclaration de Toluca pour Habitat III met en exergue: les établissements informels, les politiques foncières et l’expansion territoriale urbaine; l’eau potable et l’assainissement; et l’intégration de la mobilité dans la planification urbaine, la mobilité durable et la sécurité routière.

La Chine a souligné que les Etats membres devraient formuler leurs propres stratégies urbaines et que le Nouveau programme urbain devrait se concentrer sur le rôle de la planification urbaine dans le développement économique et dans la RRC.

L’Équateur a souligné un processus inclusif menant à Quito et a souligné l’importance de traiter les questions de la réduction de la pauvreté, de la déségrégation des populations, de la spéculation foncière, des établissements informels et de l’exclusion urbaine. La représentante a souligné que le nouveau programme urbain doit se fonder sur les droits humains et sur l’égalité des sexes.

Le Tchad a apporté son appui à la Déclaration d’Abuja, mettant en relief: les mesures appropriées pour la gestion urbaine, l’urbanisation et l’aménagement du territoire; la résilience et le logement; et les MMŒ pour les gouvernements locaux. Il a souligné également l’importance desprocessus de décentralisation et de la gestion transparente et équitable des terres.

La Zambie a décrit un certain nombre de sujets àexaminer dans leNouveau programme urbain, dont, entre autres: l’investissement dans la recherche et la mise au point; des approches formelles pour le partage des enseignements tirés; et la nécessité cruciale du financement.

La Fédération de Russie a appelé à l’utilisation de la formulation convenue figurant dans les différents instruments internationaux, soulignant que le terme « communautés vulnérables ou marginalisées » utilisé dans les déclarations régionales n’est pas le terme convenu au niveau international. Le délégué a indiqué que les communautés peuvent se trouver dans des « conditions qui les empêchent d’exercer pleinement leurs droits », plutôt que d’être « vulnérables ou marginalisés ».

Le représentant des Enfants et des Jeunes a souligné que le suivi devrait: être mené dans le cadre d’autres processus, tels que le Cadre de Sendai pour la RRC et le Forum politique de haut niveau pour le développement durable (HLPF); être coordonné au moyen d’un groupe de travail interinstitutionnel; et le recours à la formulation déjà convenue pour les modalités du groupe de travail.

L’Afrique du Sud a indiqué que la Déclaration d’Abuja est soutenue par le Programme d’ici 2063 de l’Union africaine, soulignant la mention de questions portant sur la croissance économique, le changement transformateur dans les établissements humains et la durabilité environnementale.

La Palestine a déclaré que le développement et l’habitat sont inséparables et a fait état des problèmes rencontrés par les réfugiés et les personnes déplacées.

Réagissant au débat, Šlechtová a souligné que les problèmes posés au niveau urbain peuvent être différents, maisque les objectifs restent communs, et a mis en exergue l’importance du partage des leçons apprises.

Winayanti a souligné que l’Asie-Pacifique a besoin d’un meilleur plan pour la RRC, afin d’assurer d’une évolution vers des villes plus sûres. Au sujet du caractère non contraignant du nouveau programme urbain, elle a dit que toutes les parties prenantes doivent être responsables de sa mise en œuvre.

Bosah a souligné que, bien que chaque région ait ses propres défis, le financement reste une préoccupation majeure pour tous.

Villegas a souligné que les autorités locales sont essentielles à la mise en œuvre du programme d’Habitat III et a affirmé que les incitations créées par le Nouveau programme urbain à la réforme des législations permettront d’aboutir à des villes plus résilientes.

ENGAGEMENTS TRANSFORMATEURS POUR UN DEVELOPPEMENT URBAIN DURABLE

NE LAISSER PERSONNE DERRIÈRE, ÉQUITÉ URBAINE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ: Mardi, la co-présidente d’Habitat III, Gautier, a ouvert la séancedu matin, qui a porté sur les « engagements transformateurs pour un développement urbain durable » et a été composé de deux groupes de discussions sur: « le Droit à la Ville et des Villes pour tous » et « le cadre socioculturel urbain ».

Le Droit à la Ville et des Villes pour Tous: Mardi, Sandeep Chachra, Directeur exécutif, ActionAid, Inde, a modéré la première partie du débat de la séance du matin.

José Carrera, vice-président, Banque de développement de l’Amérique latine, a souligné que l’un des principaux défis à relever pour avoir une ville inclusive consiste à surmonter les inégalités et l’exclusion sociale. Il a également souligné que « le droit à la Ville et des villes pour tous » repose sur trois piliers principaux: la distribution des ressources spatiales (à savoir les établissements de logement, les moyens de subsistance, les emplois décents, la biodiversité et la protection contre le changements climatiques); l’institution politique (à savoir la structure, la responsabilité et l’accès aux données); et la diversité socio-économique et culturelle (en termes de sexe, d’identité, d’appartenance ethnique, de religion et de pratique économique).

Ilaria Boniburini, Université de Witwatersrand, Afrique du Sud, a souligné la nécessité d’inclure le droit à la ville dans le nouveau programme urbain. Elle a indiquéque le droitàlaville: fournit une manière exhaustive d’interpréter les questions politiques, sociales et environnementales; englobe tous nos droits, les valeurs, les meilleures connaissances et aspirations; est universel, tout en respectant tous les contextes; et concerne le droit à un abri, àdes espaces publics, àl’eau, àun environnement sain, àl’alimentation et àla participation.

Se concentrant sur la structure de l’emploi, Sally Roever, Femmes dans l’emploi informel: Mondialisation et Organisation, a appelé à une nouvelle façon de penser pour le traitement des questions du travail et de la protection sociale et des travailleurs sans statut juridique qui ne peuvent pas surmonter la pauvreté.

Evoquant l’interdépendance entre droits et responsabilités, Martin Bryant, Université Victoria de Wellington, Nouvelle-Zélande, a déclaré que « notre capacité d’adaptation est un pilier fondamental de la résilience ». Il a souligné la nécessité de processus ascendant dans la conception des villes, et de créer et de cultiver des interdépendances entre toutes les parties prenantes et les divers niveaux de l’Etat.

Dina Shehayeb, Centre national de recherche sur le logement et lebâtiment, Egypte, a déclaré que les politiques urbaines devraient intégrer des mesures permettant de reconnaître les franges marginalisées et leurs activités, miser sur les activités positives et éliminer les activités indésirables. Elle a souligné l’importance du partage des connaissances et de la participation, signalant que la construction de la confiance se fait  « par la pratique et pas par le verbiage ».

Nelson Saule Jr., Institut Pólis, Brésil, a déclaré que le nouveau programme urbain pourrait contribuer à garantir le droit à la ville à travers la systématisation, l’harmonisation et la clarification des différents concepts, définitions et composantes du droit à la ville.

Le Brésil a déclaré que le droit à la ville devrait être au cœur du Nouveau programme urbain et que les citadins doivent participer pleinement à la formulation et à l’application des politiques urbaines.

L’Afrique du Sud a déclaré que son pays promeut le droit une approche de développement qui place l’être humainau centre et comme principal bénéficiaire des processus de développement.

Le Canada a souligné la promotion du logement et de l’élimination de la discrimination en tant que questions pertinentes, tout en mettant en garde contre le « flou conceptuel » du « droit à la ville », qui n’est pas encore l’objet d’un accord dans les formulations de l’ONU. La Colombie a déclaré que « le narratif de ce droit » mérite la poursuite du débat et que des malentendus conceptuels pourraient émerger de cette expression.

Le Liban a appelé au traitement de la question des réfugiés dans les villes. Le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a souligné que les droits de l’homme sont un noyau essentiel d’un nouveau programme urbainvéritablement transformateur, s’ils sont respectés dans les politiques et dans les pratiques.

En réponse aux questions de la salle, les conférenciers ont souligné: que le « défi de notre époque » ne concerne pas seulement l’aspect urbain ou rural, mais l’édification de passerelles entre toutes les disciplines et la diversité; la nécessité de traiter le problème de la surconcentration des ressources et du pouvoir, et de trouver des voies et  moyens de réaliser les droits, la qualité de vie et l’accès aux ressources des villes pour tous, y compris ceux qui vivent en dehors des villes; et que le droit à la ville concerne les interconnexions entre les zones urbaines et les zones rurales.

Le cadre socioculturel urbain: Mardi, Francesco Bandarin, sous-directeur général chargé de la culture, UNESCO, a présenté la tribune, donnant un aperçu du travail de l’Unité des politiques. Il a indiqué que les principaux défis identifiés par l’Unité des politiques comprennent: les inégalités urbaines persistantes; la globalisation et l’homogénéisation du développement urbain; l’exclusion sociale; la question sécuritaire; les préoccupations environnementales; et la migration forcée.

Jyoti Hosagrahar, présidente de Culture, habitat et développement durable, UNESCO, et de la Columbia University, New York, a déclaré que le patrimoine socioculturel contribue à rendre les villes durables en favorisant l’habitabilité dans les zones urbaines. Elle a indiqué que des mesures devraient être prises pour rendre les actifs socioculturels disponibles à tous et être intégrées dans les plans d’urbanisation, et a appelé à des indicateurs plus complets liés au patrimoine socioculturel.

Arun Jain, Université technique de Berlin, Allemagne, a déclaré que la transparence, l’équité sont les principes de base àadoptersi l’on veut que les objectifs Habitat III soient atteints. Il a également mentionné que l’éducation, les opportunités et la liberté collective sont autant de façons de faire face à la violence individuelle et réduire les inégalités en milieu urbain.

Gülden Erkut, Université technique d’Istanbul, Turquie, a signalé que dans la plupart des pays en développement, le développement économique urbain est en grande partie en rapport avec des implantations informelles. Elle a indiqué que, pour sécuriser les moyens de subsistance des travailleurs pauvres, l’amélioration de la diversité sociale et culturelle, ainsi que des politiques inclusives, sont nécessaires.

Magdalena Garcia, Réseau ibéro-américain pour l’égalité budgétaire entre les femmes et hommes, Mexique, a souligné le besoin de se concentrer sur les modèles culturels et leurs évolutions, et d’élaborer des politiquesen rapport, afin de: promouvoir l’équité; d’éradiquer la violence; de réduire la discrimination; d’accroître l’accès à une vie exempte de violence dans tous les espaces et, notamment dans les lieux de travail, les écoles, la maison, les espaces publics, les transports, tant dans les zones rurales que dans les zones urbaines.

Marling Haydee Rodriguez, Commission Huairou, a fait état des interconnexions entre les zones urbaines et rurales et la résilience et la sécurité alimentaire, qui soulignent l’impératif d’édifier des sociétés inclusives qui améliorent la vie et l’infrastructure dans les zones rurales, favorisent la participation des femmes à la vie urbaine, et veillent à l’accès des femmes à la propriété foncière.

Philippe Madec, architecte, urbaniste et professeur universitaire, a déclaré que l’expérience culturelle est toujours en cours et que les idées et les solutions d’ordre global doivent être adaptées pour répondre aux spécificités d’un monde complexe.

Le Brésil a souhaité voir la culture jouer un rôle central dans l’urbanisation, car elle augmente la cohésion sociale et réduit la violence. La Chine a souligné l’importance de la culture dans la société, mettant en exergue ses systèmes de protection du patrimoine socioculturel.

La Fédération de Russie a mis en garde contre toute référence explicite à l’orientation sexuelle et aux lesbiennes, aux homosexuels, bisexuels et autres groupes transsexuels, car ceux-ci ne sont pas explicitement mentionnés dans les accords internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Ledéléguédespeuples autochtones a salué la vision centrée sur l’être humain, du Nouveau programme urbain, et a demandé de travailler à la prospérité économique, mais pas au détriment des ressources naturelles.

L’AGP a souligné que la sureté et la sécurité urbaine pourraient être établies en améliorant la planification et le renforcement de la gouvernance urbaine.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné la nécessité d’inclure les systèmes de santé dans le Nouveau programme urbain. Le Comité international de la Croix-Rouge a invité une plus grande reconnaissance, par les urbanistes, des risques que les conflits posent au bien-être général des populations urbaines et à la fourniture de services publics.

Le Modérateur Bandarin a clos la session en rappelant l’importance de bien saisir la diversité des aspects du débat sur la question de la culture et de la résilience.

Les politiques de logement: Mardi, la co-présidente d’Habitat III, Gautier, a présenté les conférenciers du groupe de discussion sur les politiques de logement. Le modérateur Steven Weir, vice-président, Habitat for Humanity, a présenté le thème du groupe de discussion.

Michael Donovan, Banque interaméricaine de développement, a fait état de principales dimensions identifiées dans l’Unité de politique 10, àsavoir: la création de cadres de logement intégrés; l’adoption d’approches inclusives; l’expansion des logements abordables; l’amélioration des conditions de logement; et la mise à niveau des établissements informels, àtravers l’amélioration des services de base et l’accès à des matériaux de construction abordables.

Elena Szolgayova, ministère des transports, du bâtiment et du développement régional, Slovaquie, a souligné l’importance de l’intégration d’approches et de politiques multisectorielles, et la nécessité de politiques centrées sur l’être humain qui soient différenciéesàtravers le monde.

Au sujet du logement abordable, Abel Walendom, secrétaire général, ministère de la gestion des terres, de l’urbanisme et de l’habitat, Tchad, a souligné que les familles doivent disposer d’un toit et que des politiques centrées sur l’être humain sont indispensables.

Alison Brown, Université de Cardiff, Royaume-Uni, a appelé à considérer en même temps continuums desrégimes fonciers et des politiques de logement. Elle a souligné que le logement est « beaucoup plus qu’un toit », car il fournit un moyen d’insertion dans la vie de la ville.

Au sujet dudéveloppement urbain inclusif, Sandeep Chachra, directeur exécutif, ActionAid, Inde, a demandé de revoir le concept de logements sociaux publics, et a mis en garde contre la spéculation immobilière qui risque de mener à des bulles immobilières. Il a en outre appelé à un moratoire sur les expulsions et les déplacements forcés.

Au sujet de l’augmentant du caractère inclusif des villes, Brown a décrit un certain nombre de défis à relever, dont, notamment: la création de villes pour les personnes et non pour le profit; la reconnaissance des bidonvilles et des quartiers informels dans le cadre du continuum de logements; la reconnaissance durôle du logement dans la lutte contre les catastrophes urbaines; et l’arrêtde l’érosion constante des logements abordables.

Chachra a cité les besoins de financement comme étant importants et a souligné, entre autres, de regarder au-delà des mégalopoles vers les petites villes et les villes satellites.

Walendom a souligné que la planification doit êtreàl’avant-garde du design urbain. Le modérateur Weir a encouragé la conduite d’une réflexion sur le rôle du secteur privé.

La porte-parole des femmes a plaidé pour une plus grande attention sur le thème du caractère abordable et a cité, par exemple, les veuves qui sont souvent dans des situations préjudiciables.

Le Brésil a souligné que les droits humains doivent être pleinement intégrés dans le Nouveau programme urbain. Elle a indiqué que, lorsqu’on aborde le problème du logement, la question de l’échelle doit être traitéeet que le traitement desdéficits doit être une priorité. Les bidonvilles, a-t-elle précisé, devraientêtre considérées commerelevant de mesures àprendre par le gouvernement, telles que la promotion des services de base.

Singapour a rappelé la façon dont le pays a réussi à offrir de meilleurs logements àsa population qui dans le passé, vivait en grande partie dans des taudis, et a insisté sur l’importance d’une planification financière à long terme.

La Zambie a reconnu l’importance de politiques de logement efficaces qui améliorent l’accessibilité financière, et a appelé à la protection des espaces publics pour aider à la cohésion sociale.

L’Espagne a rappelé la crise économique et la pression que cette dernière a exercée sur le secteur du logement, suggérant que de meilleures politiques d’implantation pourraient résoudre ce problème.

Le Canada a souligné l’importance de l’amélioration du caractère abordable des logements dans le Nouveau programme urbain et celle également de la modernisation des infrastructures disponibles.

Le Mexique a souligné la nécessité d’assurer un logement abordable pour tous, ajoutant que des stratégies visant à aider les personnes les plus vulnérables doivent être prioritaires et que le logement àlui seul ne résout pas tout.

ONU-Habitat a souligné que l’établissement de  liens entre le logement et l’urbanisme doit être encouragé et que la question du logement doit être placée au centre du Nouveau programme urbain.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a soulignéque le secteur du logement représente un défi pour l’environnement, étant donné que 12% de l’utilisation mondiale de l’eau sont destinés au secteur de la construction, et a indiquéque des actions ciblées seront essentielles pour assurer une approche holistique. La représentante a suggéré de mettre l’accent sur la rénovation des bâtiments dans les pays en développement, comme une occasion de « bien faire les choses  » .

Chachra a réitéré le rôle du logement mixte pour faire avancer le débat. Walendom a rappelé les principes de l’Accord de Paris et a souligné qu’il est essentiel de surmonter la pénurie financière pour financer le logement durable.

Groupe thématique sur les espaces publics, les établissements informels et l’engagement civique: Mardi, le modérateur Robert Lewis-Lettington, ONU-Habitat, a ouvert la session et a présenté les conférenciers.

Lluís Brau, principal, Nova Gestió SLP, Bureau de la planification urbaine et régionale, Barcelone, Espagne, a présenté la Déclaration de Barcelone sur les espaces publics. Signalant que la part des espaces publics n’atteint que 5 à 10% dans les zones urbaines précaires, il a souligné la nécessité de gérer l’étalement urbain et d’assurer des espaces publics suffisants dans ces zones.

William Jiyana, département desétablissements humains, Afrique du Sud, a présentéla Déclaration de Pretoria sur lesétablissements informels, soulignant la nécessitéde renforcer les partenariats multipartites et les approches participatives en veillant à ce que « les habitants des taudis ne soient pas l’objet des discussions, mais partie prenante des discussions ».

Eytan Schwartz, directeur général de Tel Aviv Global, a souligné les principaux aspects de la Déclaration de Tel-Aviv sur l’engagement civique, précisant qu’elle appelle: àdesstratégies d’engagement civique intelligentes; àdes municipalitéscentrées sur les citoyens; et àde multiples plates-formes pour la perpétuation de l’engagement civique.

Lucy Earle, département du développement international, Royaume-Uni, a mis en exergue les liens entre le Nouveau programme urbain et les questions humanitaires posées, notamment dans les établissements informels établis par les réfugiés et les populations déplacées. Pour y faire face, elle a encouragé, entre autres: le soutien aux municipalités touchées; l’inclusion des déplacements dans les plans d’urbanisation; et la détermination de sites de réinstallation pour les établissements informels, dans le cadre des plans de préparation aux catastrophes.

Veronica Katalushi, Commission Huairou, a souligné que ceux qui vivent dans des établissements informels sont vulnérables aux inégalités spatiales, économiques et sociales, précisant que celles-ci ne peuvent être traitées efficacement que par des politiques d’urbanisation durable. Elle a appelé au renforcement des partenariats multipartites et de s’assurer de la solidité des mécanismes d’imputabilité.

Les autorités locales ont souligné que le « droit à la ville » doit être au cœur du programme mondial et que les pratiques réussies doivent bénéficier d’une priorité durant Habitat III.

Le PNUE a souligné l’importance de promouvoir des espaces verts publics et leur rôle en tant que fournisseurs de services écosystémiques.

ONU-Habitat a indiqué que la question du logement doit être ramenée au centre du Nouveau programme urbain. L’Afrique du Sud a souligné l’importance de l’approche de partenariat pour la formulation et la mise en œuvre des politiques, et a déclaré que le Nouveau programme urbain doit mettre l’accent sur le rôle de tous les acteurs et de toutes les parties prenantes concernées. La République dominicaine a encouragé l’établissement explicite d’un le lien entre le programme d’Habitat III et le programme humanitaire.

La représentante des Enfants et des Jeunes a souligné la nécessité d’intégrer des politiques concernant les établissements informels aux fins d’améliorer l’engagement civique. Au sujet de l’efficacité du suivi, elle a affirmé que l’ambition politique est un élément plus critique.

L’Équateur a souligné que les espaces publics et les établissements informels devraient être évalués en termes « plutôt de qualité plutôt que de quantité », étant donné que ces zones doivent être sans danger, notamment pour les femmes.

La porte-parole des Femmes a appelé à l’intégration des vues des femmes dans les processus politiques urbains et: àlalutte contre la violence fondée sur le sexe dans les espaces publics; àl’accroissement de l’inclusion et de l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’accès aux services d’infrastructure et aux services de la ville; et àl’accroissement dela participation des femmes dans les espaces et processus publics.

CROISSANCE URBAINE DURABLE ET INCLUSIVE, PROSPÉRITÉ ET OPPORTUNITE POUR TOUS: Mercredi, la co-présidente d’Habitat III, Gautier, a ouvert la session du matin consacrée au thème de « la croissance urbaine durable et inclusive, la prospérité et des opportunités pour tous », qui comprenait deux parties: « les stratégies de développement économique urbain » et « les services et technologie urbains ».

Le développementéconomiqueurbain: Mercredi, Le-Yin Zhang, University College London, Royaume-Uni, a modéré la séance.

Miguel Luiz Bucalem, Université de São Paulo, Brésil, a souligné la nécessité d’intégrer les aspects économiques et spatiaux àtous les niveaux de la ville. Il aindiqué que la structure d’une ville affecte sa capacité à soutenir le développement économique et l’inter-connectivité pour les travailleurs. Il a parlé de l’importance d’avoir une stratégie à long terme, partagée par toutes les parties prenantes, en guise d’instrument puissant pour l’articulation des politiques et de la croissance sectorielle.

Michael Cohen, New School, États-Unis, a déclaré que les villes génèrent une part importante du produit intérieur brut (PIB) national, et que l’avenir économique des pays dépend de la productivité générée dans les villes. Il a précisé que les conditions permettant d’accroître la productivité économique urbaine comprennent la taille des entreprises, la connectivité, la formation et l’infrastructure.

Se Hoon Park, Institut coréen de recherche sur les établissements humains, République de Corée, a déclaré que le développement économique rapide de la Corée du Sud et de la Chine illustre le rôle vital de l’emploi et du secteur de l’industrie dans l’intégration des travailleurs peu qualifiés dans l’économie. Il a souligné l’importance des industries créatives dans le développement du Nouveau programme urbain.

Margaret Lombe, Boston College School of Social Work, États-Unis, a parlé des défis de l’exclusion sociale, soulignant qu’un engagement significatif dans la production de revenus est essentiel pour le bien-être des populations urbaines. Elle a mis en exergue les contributions du secteur informel à la croissance économique urbaine et a souligné l’importance de données inscrites dans leurs contextes.

Bernhard Müller, directeur exécutif, Leibniz Institute of Ecological Urban and Regional Development, Allemagne, a appelé à des références plus claires sur la façon de développer des villes compactes dans le Nouveau programme urbain, y compris la façon dont elles sont en rapport avec l’utilisation des terres, avec les aspects politiques et avec la culture.

Shipra Suri, vice-présidente, International Society of City and Regional Planners, a mis en relief l’intégration de stratégies de développement économique et spatial. Elle a indiqué que les stratégies de développement territorial sont particulièrement cruciales en cette période de stagnation économique et de récession. Elle a appelé à des politiques visant à prendre en considération les franges les plus éloignées de l’économie informelle et à autonomiser et dé-stigmatiser celles évoluantàlapériphérie.

Le Japon a déclaré que des politiques urbaines à tous les niveaux sont nécessaires pour faire face à l’urbanisation rapide. Le Canada a appelé àrésoudrela question de la sous-représentation et du manque d’inclusion, de sorte que tous les citoyens puissent être intégrés et disposer d’un travail décent et que personne ne soit laissé derrière. Elle a également affirmé que le renforcement de la gouvernance urbaine conduira à des économies urbaines renforcées. L’Indonésie a parlé d’options politiques permettant de soutenir l’économie informelle.

Le porte-parole des Organisations communautaires de base de l’AGP a déclaré que les villes doivent adopter des politiques permettant: de soutenir les travailleurs pauvres dans l’économie informelle; d’officialiser l’engagement et le partenariat avec les gouvernements locaux et nationaux; d’autonomiser les organisations de base; et de formuler des lois pour la promotion de ces groupes de personnes.

Le Brésil a appelé à souligner le rôle du secteur privé dans l’économie urbaine, rappelant que le travail, à lui seul, ne conduit pas à l’autonomisation, et a appelé à une augmentation de « travail décent ». L’OMS a suggéré l’inclusion du secteur de la santé dans les politiques et les activités visant à atténuer les risques, àdiminuer les problèmes de santé et àaccroître la productivité.

La Colombie a suggéré des domaines prioritaires, notamment: la viabilité à long terme de la croissance économique; l’éducation; et, l’efficacité des systèmes d’imposition et de taxation.

Le représentant de la communauté scientifique et technologique a plaidé pour l’amélioration de l’interface science-politique, àtravers l’utilisation et l’intégration de nouvelles sources de données et l’application de méthodes de conception urbaine. La Zambie a parlé du besoin de données sur les activités dans le secteur informel, de processus de planification pour les zones économiques de développement, de la participation des jeunes et du renforcement des capacités des autorités urbaines locales.

Mettant en exergue les droits des travailleurs et le dialogue social, l’Organisation internationale du Travail (OIT) a souligné qu’Habitat III devrait englober les thèmes du travail décent, de la sécurité, de la santé et de la protection sociale.

Singapour a insisté sur la nécessité d’une planification intégrée pour les questions de logement et de qualité de vie convenable, ainsi que de l’établissement d’un équilibre entre le développement économique urbain et la protection de l’environnement.

En réponse aux observations des participants, les conférenciers ont souligné: le défi de l’intégration des domaines thématiques pour assurer l’évolution vers des villes inclusives et pour surmonter les inégalités; la nécessité de promouvoir des emplois productifs et décents, et des investissements en faveur du développement économique urbain; la nécessité de politiques inclusives et d’une planification globale; l’importance d’intégrer les coûts externes; et la nécessité d’identifier et de lever les obstacles structurels posés àl’évolution de la productivité au niveau national et au niveau de la ville. Ils ont également mis en garde que la recherche de plus de données peut signifier le report de l’action et qu’une focalisation trop importante sur la technologie risque de rendre les villes plus enclines à l’exclusion.

Les services urbains et la technologie: Mercredi, Jérôme Pourbaix, Association internationale des transports publics (UITP), a modéréla séance. Il a décrit les principaux résultats du document produit par l’Unité de politique 9 sur les Services urbains et la Technologie, affirmant que les gouvernements locaux sont les mieux placés pour mener à bien la planification urbaine.

Ton Dassen, Agence d’évaluation environnementale, Pays-Bas, a souligné que les villes sont d’excellents milieux pour de nouvelles expériences et pour la promotion de réseaux d’apprentissage au niveau local. Il a également proposé de mettre l’accent sur le rôle transformateur de la périphérie de zones urbaines à travers, par exemple, une focalisation sur le transport collectif, soulignant que la technologie est toujours un moyen et non une fin en elle-même.

Caroline Kihato, Université de Witwatersrand, Afrique du Sud, a parlé du manque « habituel » , au sein des gouvernements locaux, de capacités à faire face aux demandes sociales, notamment dans les pays du Sud. Elle a souligné que les communautés sont en attente de changements plus robustes, comme une réforme législative ou réglementaire. Elle a soutenu que la décriminalisation du secteur informel pourrait être une solution « facile » pour stimuler l’économie urbaine.

Bernard Abeiku Arthur, Cities Alliance, a souligné la nécessité de procéder: àunedécentralisation effective et au transfert des ressources, qui s’y rapporte; àune répartition de mandats spécifiques aux niveaux local et municipal; et àun renforcement des capacités en matière de gestion ou de réglementation des services publics. Il a souligné l’importance des médias de masse en tant qu’outil de diffusion des données sur les services de base aux groupes marginalisés.

Maroš Finka, Université slovaque de technologie, a énuméréles éléments à prendre en compte dans le Nouveau programme urbain: la sauvegarde de l’accessibilité des ressources et la promotion de la solidarité intra- et intercommunautaire; le focalisation sur le rôle des communautés locales dans l’utilisation des ressources; l’utilisation d’éco-services urbains comme substitutaux solutions technologiques; la promotion de la sécurité et de la sûretédes technologies; l’accroissement de l’efficacité des systèmes de transport urbain; et l’intégration des besoins des groupes sociaux particuliers et des minorités.

Mettant en relief les liens avec l’Unité de politique 3, sur la politique urbaine nationale, Toshiyasu Noda, Seinan Gakuin University, Japon, a expliqué la façon dont les politiques nationales urbaines pourraient guider les autorités locales dans la fourniture des services urbains, dans l’utilisation de la technologie, dans la promotion de la réduction de la consommation des ressources et dans une forte évolution vers des systèmes énergétiques à faibles émissions de carbone.

L’Afrique du Sud a déclaré que la fourniture de services urbains devrait aller au-delà de l’énergie, de l’assainissement et de l’eau, et permettre une interaction complète dans l’économie. La représentante a ajouté que vivre dans les villes doit être abordable et cela ne doit pas se limiter uniquement à la fourniture de logements abordables, et a appelé à une focalisation sur la transformation spatiale à toutes les échelles géographiques.

La Norvège a parlé de l’importance de la prestation de transport public, soulignant que cela devrait être souligné dans le Nouveau programme urbain. Le Mexique a déclaré que le Nouveau programme urbain a mis en exergue la fourniture d’un transport durable, soulignant que cela doit être une priorité et rendu dans les décisions concernant l’investissement et l’infrastructure.

Ledéléguédes autorités locales a déclaré que l’objectif consistant à « ne laisser personne derrière » et l’accès universel aux services ne peuvent être atteints que par: la ré-conception des modèles de gouvernance locale, la révision du système financier et l’harmonisation des politiques avec le programme d’ici 2030.

La Fédération de Russie a déclaré qu’une référence devrait être faite au transport et àla sécurité routière à travers la création d’itinéraires sûrs pour les enfants, l’application de normes de sécurité plus strictes et l’amélioration des routes et des infrastructures de transport.

La Colombie a mis en exergue la coordination entre les autorités nationales et locales, une approche systémique des politiques urbaines, et l’établissement de politiques urbaines nationales. Le Canada a fait état de lacunes dans le dialogue d’Habitat III, appelant à reconnaître l’importance des services de santé. La porte-parole des Femmes a appelé à la reconnaissance du rôle des femmes et à son intégration dans les politiques et plans sensibles à cette cause.

Singapour a rappelé son expérience dans le dépassement du stress hydrique, soulignant l’importance du financement, de la tarification et de la technologie innovante, ainsi que de l’engagement des citoyens, pour offrir des services d’eau de qualité.

L’Indonésie a souligné que les technologies innovantes devraient aider les collectivités à améliorer, en particulier, la qualité des services et des logements dans les villes.

L’OIT a souligné que la génération du travail décent dépend du dialogue social, des multiples parties prenantes, d’une formation efficace et de politiques réglementaires d’appui.

L‘AGP a souligné que les nouvelles technologies ont peu d’utilité si les orientations politiques sont incorrectes, soulignant les effets négatifs des subventions et les déficits de financement à long terme, pour la promotion de la durabilité.

VILLES ET ETABLISSEMENTS HUMAINS ECOLOGIQUES ET RESILIENTS: Mercredi, la co-présidente d’Habitat III, Gautier, a introduit la séancede l’après-midi consacrée à la question des « Villes et établissements humains écologiques et résilients », qui a englobé deux groupes de discussion portant sur: « L’écologie urbaine et la résilience » et « l’Énergie durable ».

Ecologie et Résilience Urbaines: Mercredi, la modératrice Martina Otto, PNUE, a présenté le thème, soulignant que les villes sont aujourd’hui plus exposées àdes chocs, tels que ceux provoqués par le changement climatique, et que la façon dont nous produisons et consommons a changé.

Sundaa Bridgett-Jones, Fondation Rockefeller, et Sharon Gil, PNUE, ont présenté les travaux de l’Unité de politique 8 sur l’écologie et la résilience urbaines, signalant que les menaces environnementales sont reliées entre elles et que la durabilité et la résilience doivent être traitées à travers une planification à long terme.

Signalant que les émissions de GES par habitant de New York sont seulement un tiers des émissions par habitant américain moyen, David Dodman, Institut international pour l’environnement et le développement, Royaume-Uni, a noté que les villes, plutôt que n’êtrequ’une cause de menaces environnementales, peuvent créer la résilience, fournir des solutions et engendrer l’égalité pour tous.

Alessandra Fidanza, Architecte et Urbaniste agréée, Italie, a souligné qu’après Paris, il est temps d’entreprendre des actions qui ont également des valeurs d’atténuation des, et d’adaptation aux effets du changement climatique. Elle a souligné la nécessité de régénérer les villes, de regarder vers les zones abandonnées et sous-exploitées dans les villes, de régénérer la communauté économique etsociale urbaine, et de promouvoir la durabilité du « tissu urbain ».

Sylvanus Kofi Adzornu, ministère des gouvernements locaux et du développement rural et de l’environnement, Ghana, a souligné l’importance: de promouvoir la densification àtravers des villes verticales; de stimuler l’énergie verte; et d’introduire des espaces verts dans les espaces publics. Il a conclu en soulignant la vitalité de la planification à long terme et de la finance durable.

Taufique Hossain, ministère du logement et des travaux publics, Bangladesh, a rappelé les défis posés par les inondations au Bangladesh, soulignant l’importance de la gestion des risques et l’amélioration des outils de communication avec les communautés. Il a souligné aussi les défis posés à la mise en œuvre des cadres internationaux au niveau local, comme le Cadre de Sendai sur la RRC, et la nécessité de processus décisionnels participatifs pour promouvoir des villes durables.

Maryam Hariri, Ogilvy Earth et Université de New York, a déclaré qu’en raison de la complexité croissante des risques liés au changement climatique, les villes doivent se préparer à des effets secondaires, tels que dévastation économique, perturbations politiques, et exclusion sociale, qui ne sont généralement pas prévues par les modèles scientifiques.

Marta Aguilar, ministère de la planification, de l’Investissement et des services publics, Argentine, a appelé à la prise en considération de la façon dont les villes sont construites et régies, par rapport à la consommation et à la répartition des ressources. Elle a suggéré que pour relever les défis de manière efficace, il est nécessaire de comprendre les conditions et les caractéristiques de la région.

Avec l’Indonésie, le Japon a déclaré que l’intégration de la RRC est indispensable et doit être encouragée, et que des approches de RRC centrées sur l’être humainsont cruciales. Ledéléguédes Pays-Bas a souligné l’importance de placer l’eau au centre de la résilience urbaine, en utilisant une approche préventive dans la planification, et de prendre connaissance des deltas en urbanisation. L’Indonésie a également encouragé une collaboration plus étroite, dans le cadre du Nouveau programme urbain, entre les Etats archipels et les petits États insulaires en développement (PEID), compte tenu des risques similaires auxquels ils sont confrontés.

La porte-parole des Femmes adéploréla faible participation des groupes les plus vulnérables dans les processus de planification et de politique, soulignant que toutes les villes devraient avoir des politiques quiimpliquent ces populations marginalisées.

Le porte-parole des autorités locales adéclaréque leNouveau programme urbain devrait être le cadre de conduite universel de l’ODD 11. La France a déclaré que le moment est opportun pour examiner la manière dont l’environnement et le développement durable peuvent contribuer Nouveau programme urbain, soulignant que le programme de développement durable peut être un pilote pour les résultats souhaités du Nouveau programme urbain.

La Colombie a déclaré qu’Habitat III porte sur la façon dont nous habitons notre planète et que l’environnement devrait être au cœur de la conférence, précisant que laisser l’environnement à la périphérie des politiques a conduit aux catastrophes auxquelles nous sommes actuellement confrontés. La Norvège a déclaré que la composante environnementale du nouveau programme urbain doit être solide et fournir des recommandations et des conseils clairs sur les mesures qui pourraient être nécessaires.

La Chine a noté l’importance de la technologie pour assurer la résilience urbaine durable, et a proposé d’établir un système d’auto-évaluation permettant de s’assurer de la suffisance de la capacité de faire face aux catastrophes. La Suisse a souligné que le Nouveau programme urbain devrait refléter adéquatement l’importance de l’adaptation au, et de l’atténuation des effets du changement climatique, et d’un traitement concret des ODD et des objectifs intermédiaires pertinents dans chacun des chapitres du Nouveau programme urbain.

En conclusion, les conférenciers ont souligné l’importance d’un environnement favorable et de l’accès au financement, pour assurer une action adéquate permettant de traiter les questions de la résilience urbaine et du changement climatique.

Energie durable: Mercredi, Marcus Mayr, ONU-Habitat, a modéré la session.

Hana AlHashimi, mission permanente auprès de l’ONU, EAU, a fait valoir que la révolution de l’énergie renouvelable est maintenant possible que l’analyse de rentabilisation de l’énergie durable est maintenant claire, notamment en raison des baisses de prix drastiques.

Elizabeth Press, Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), a souligné qu’au-delà du changement climatique, la raison d’une augmentation significative de l’utilisation des énergies renouvelables concerne une amélioration dans le plaidoyer en faveur de l’énergie propre. Rappelant que 80% de la consommation mondiale d’énergie se produit dans les villes, elle a souligné le potentiel de démocratisation des sociétés et l’élévation des normes sociales dans les zones urbaines àtravers l’investissement dans les énergies renouvelables, en particulier celles ayant trait: aux bâtiments àbasse consommation; au chauffage et au refroidissement; àla mobilité électrique; aux combustibles de cuisine et auxdéchets; et, aux financements et au renforcement des capacités liées aux énergies renouvelables.

Au sujet de l’approvisionnement en énergie, Irina Ilina, Institut des études régionales et dela planification urbaine de Moscou, Fédération de Russie, citant le cas de la Fédération de Russie, a souligné que le pays est riche en énergie, mais qu’il a des difficultés pour réduire la consommation d’énergie dans les zones résidentielles, qui représente près de 25% de la consommation totale d’énergie dans le pays.

Isaac Frimpong Mensa-Bonsu, Commission nationale de planification du développement et membre de la Commission de l’énergie, Ghana, a souligné le lien étroit entre la consommation d’énergie et le développement, en particulier dans les pays en développement, et la nécessité cruciale de se tourner vers des sources d’énergie renouvelables ou durables.

Frances Birungi-Odong, Commission Huairou, a déclaré que le secteur de l’énergien’est pas un secteur neutre quant à la question de parité, et que les questions d’inégalité, d’isolement, de sécurité et d’autonomisation doivent être abordées dans le cadre de l’urbanisation durable. Elle a souligné l’importance de fournir aux pauvres une énergie fiable, abordable et durable.

S’agissant de la transition vers l’utilisation de l’énergie durable et renouvelable, Mensa-Bonsu a déclaréque « les gens doivent comprendre d’abord pour investir ensuite », précisant qu’une législation sera également nécessaire pour s’assurer que la transition devienne obligatoire.

Ilina a souligné que chaque pays devrait avoir des politiques énergétiques stratégiques et des stratégies à long terme pour la consommation d’énergie, en tenant compte de ses conditions économiques et climatiques.

Birungi-Odong a souligné la nécessité de stratégies et de mécanismes financiers permettant d’accéder aux ressources financières pour promouvoir des entreprises énergétiquesefficaces. Press a soulignéque l’introduction de mesures d’efficacitéénergétique exige simplement des décisions politiques et quedes réformes réglementaires sont nécessaires.

AlHashimi a donné un aperçu des activités menées dans les EAU pour encourager la participation des femmes dans le domaine de l’énergie renouvelable. Press a encouragé une perception globale de la question énergétiqueet de sa considération àtravers les lentilles dela santé, de la parité et de l’autonomisation, entre autres.

Mensa-Bonsu a déclaré que les politiques devraient traiter les questions d’accès à assurer que personne ne soit laissé derrière. Il a également déclaré que l’efficacité est la clé, citant le secteur des transports comme secteur à traiter.

Au sujet du rôle des énergies renouvelables dans le soutien de l’urbanisation durable, la porte-parole des Enfants et des Jeunes a déclaré que l’énergie renouvelable, verte, accessible et appartenant à la communauté est la pierre angulaire d’un tel programme.

L’OIT a souligné la nécessité d’une formation pour équiper les acteurs, à savoir, les travailleurs, qui seront chargés d’apporter ces changements. ONU-Habitat a noté que des impacts transformateurs pourraient être réalisés si les villes parvenaient à jouer un rôle de premier plan dans la dé-carbonisation, se félicitant des efforts fournis pour la localisation de la production d’énergie.

La représentante des Femmes adéclaréque l’énergie durable est une condition sine qua non pour atteindre de nombreux objectifs de développement, signalant qu’il y a maintenant un ODD autonome consacré à la question, et a demandé la formation des femmes dans les secteurs de l’énergie durable et renouvelable.

WRAP UP: Mercredi, la co-présidente Gautier a modéré cette session.

Robert Lewis-Lettington, ONU-Habitat, a retracé les grandes lignes des discussions sur la nécessité d’adopter une approche inclusive en matière de logement, d’élargir l’accessibilité, de mettre àniveaules établissements informels et de promouvoir des matériaux de construction accessibles. Au sujet de l’engagement civique, il a noté que les espaces publics représentent des opportunités pour le changement social et environnemental. Il a ajouté que la technologie et la planification à long terme sont des alliés d’une planification efficace du logement et a conclu que les autorités locales et le principe de subsidiarité sont fondamentaux.

Au sujet de l’économie urbaine, Edmundo Werna, OIT, a rappelé la nécessité de se concentrer sur l’évolution vers des villes compactes, sur l’amélioration des infrastructures, sur le financement, la gouvernance et la création d’emplois, y compris une plus grande attention au secteur informel. Comme voie à suivre, il a mentionné la promotion, par exemple, de l’entreprenariat mondial et l’établissement de liens plus étroits entre l’environnement et la santé. Au sujet de l’Unité de politique 9, sur les services urbains et de la technologie, il a souligné l’importance d’une gouvernance multi-niveaux et d’un leadership local fort, soutenus par les entreprises et les citoyens locaux; et que les institutions internationales devraient fournir des fonds et assurer le renforcement des capacités.

Marcus Mayr, ONU-Habitat, a souligné les facteurs clés permettant une évolution vers des villes résilientes, àsavoir: les villes sont des opportunités de catalyser le développement durable; l’infrastructure doit être interconnectée pour augmenter la capacité d’adaptation; l’efficacité est l’épine dorsale pour atteindre les objectifs énergétiques; et une vision globale de l’énergie renouvelable devrait être encouragée. Il a mis en exergue la nécessité d’intégrer l’écologie dans les politiques et la réglementation, ainsi que l’importance de changer les modes de vie pour faire « plus avec moins ».

MISE EN ŒUVRE EFFICACE

Jeudi, la co-présidente Gautier a ouvert les discussions du matin, annonçant le thème de la « Mise enœuvre efficace », comme principalpoint focal de la journée. Evoquant l’intitulé « Etablissement d’un cadre de soutien national, régional et local », elle a annoncé deux groupes de discussions sur: « les politiques nationales urbaines » et sur « la gouvernance urbaine ».

ÉTABLIR UN CADRE NATIONAL,REGIONAL ET LOCAL FAVORABLE: Les politiques urbaines nationales: Jeudi, Rafael Tuts, ONU-Habitat, a modéré la session. Rüdiger Ahrend, OCDE, a présenté les recommandations de l’Unité de politique 3 sur les politiques urbaines nationales. Il a souligné que des politiques urbaines nationales réussies peuvent aider à la mise en œuvre des ODD, audéverrouillage du financement international pour le développement, et àl’adaptation deslégislations et cadres institutionnels locaux.

Jago Dodson, Royal Melbourne Institute of Technology University, Australie, a souligné la reconnaissance du besoin de plans urbains nationaux renouvelés au niveau national. Il a ajouté que les plans urbains nationaux devraient être élaborésconformément aux spécificités culturelles, sociales et économiques, suggérantla nécessité de respecter la diversité et d’encourager les partenariats.

Olenka Ochoa, Federation of Municipal Women d’Amérique latine et des Caraïbes, Pérou, a souligné qu’il est impératif pour le Nouveau programme urbain d’être alimenté dans les cadres institutionnels et juridiques, et, faisant état de l’expérience latino-américaine, d’assurer la participation des citoyens dans l’administration des villes. Elle a également souligné la nécessité d’assurer la légitimité du Nouveau programme urbain à travers l’information et la communication.

Thomas Coggin, Université de Witwatersrand, Afrique du Sud, a souligné que la participation devrait impliquer les parties prenantes dans l’élaboration de la politique urbaine dès le départ. Il a mis en exergue la protection des droits des citoyens, notamment par le biais de lois régissant les droits fonciers, de moratoires sur l’expulsion et de la facilitation du règlement des différends.

Eugénie Birch, Université de Pennsylvanie, États-Unis, a souligné que le nouveau programme urbain doit reconnaître que chaque nation est composéede nombreuses régions avec différentes formes et tailles d’établissements humains. Elle a appelé à prévoir, dans le nouveau programme urbain, des normes minimales encadrant la qualité de l’environnement, àdes investissementstransformateurs tenant compte des différences régionales, àdes protections pour les transactions et à des règlements régissant l’utilisation des biens publics.

Ishtiaque Zahir, architecte, Union des architectes internationaux, Bangladesh, a déclaré que, pour une mise en œuvre efficace, les autorités locales doivent reconnaître la législation nationale, soulignant que la politique locale doit être formulée et fondée sur la législation nationale. Il a parlé aussi de l’importance de l’autonomisation des autorités locales en lui assurant capacités, autorité et finance.

Taibat Lawanson, Université de Lagos, Nigeria, a déclaré que les politiques urbaines nationales qui reconnaissent le continuum rural-urbain fournissent des cadres solides pour une urbanisation durable. Elle a souligné le renforcement des capacités des autorités locales à participer à l’élaboration des politiques urbaines nationales.

Le Mexique a préconisé le renforcement des politiques urbaines nationales par le biais d’une gestion holistique et durable des villes et de l’établissement de liens entre les zones rurales, périurbaines et urbaines. Le Japon a déclaré qu’une croissance urbaine inclusive, durable et résiliente ne peut pas être atteinte sans des politiques urbaines nationales.

La Zambie a déclaré que les politiques urbaines nationales devraient: fournir un cadre et une vision commune de l’urbanisation; répondre à l’urbanisation rapide; inclure des approches ascendantes; et lier les cadres spatiaux avec des instruments économiques nationaux. La Norvège a souligné que des politiques urbaines nationales sont essentielles pour l’autonomisation des villes et pour assurer le renforcement du financement et une capacité suffisante pour les autorités locales.

La porte-parole des Femmes adéclaréque lenouveau programme urbain devrait adopter un aménagement territorial doté d’une perspective sexospécifique et a demandé la formation de partenariats pour renforcer la capacité des groupes de femmes àmieux mettre en œuvre la politique et assurer le suivi des réalisations.

L’Indonésie a déclaré que le Nouveau programme urbain ne sera efficace que s’il est intégré dans la politique urbaine nationale. Le Maroc a souligné que le renforcement de la gouvernance locale nécessite l’engagement de toutes les parties prenantes aux niveaux national et local.

La Colombie a souligné le renforcement des capacités en tant qu’outil essentiel pour la création de l’appropriation. La Chine a parlé de l’importance de développer pleinement les ressources humaines et la protection de l’environnement des villes comme moyens pertinents pour atteindre les objectifs de développement.

L’OMS a souligné que, dans la mise en œuvre des politiques urbaines, la cohérence à tous les niveaux est essentielle, mais qu’elle manque encore.

ONU-Habitat a rappelé que la bonne conception urbaine nécessite: des outils réglementaires fonctionnels; des instruments financiers qui favorisent l’inclusion et le développement durable à long terme; et l’octroi d’une priorité de l’accès adéquat à la terre et aux espaces publics.

Le porte-parole des ONG a souligné l’importance d’avoir des objectifs plus durables dans les marchés publics, notamment ceux liés à l’eau, àla mobilité urbaine et àla gestiondes déchets.

Le Brésil a souligné que les politiques nationales doivent soutenir les gouvernements locaux, notamment par le financement complémentaire.

L’Afrique du Sud a mis en garde contre la duplication des travaux, encourageant une plus grande attention au rôle des secteurs informels dans la planification urbaine.

Répondant aux participants, les conférenciers ont souligné la nécessité: de politiques urbaines nationales fortes; d’une bonne répartition des responsabilités, prérogatives et rôles entre les différents niveaux de gouvernement; de prélèvements du stock des capacités nationales et sous-nationales en matière de planification urbaine; de l’utilisation des directives d’ONU-Habitat encadrant la planification urbaine et territoriale; de politiques urbaines nationales axées sur l’être humain et tenant compte des groupes particuliers, tels que les Femmes et les Jeunes dans les lois de protection; et de la démocratie, de l’imputabilité et d’une gestion financière transparente.

Renforcement de la gouvernance et des capacités humaines et institutionnelles: La modératrice Emilia Saiz, Secrétaire général adjoint, United Cities and Local Governments, a introduit la session. Philipp Rode, London School of Economics and Political Science, a présenté le travail de l’Unité de politique 4 sur le renforcement de la gouvernance urbaine et des capacités humaines et institutionnelles, signalant qu’outre le pouvoir et les ressources, les villes manquent actuellement de politiques participatives efficaces, qui leur permettraient de fournir bon nombre de fonctions attendues d’elles.

Fatimetou Mint Abdel Malick, présidente, Network of Local Elected Women of Africa, a souligné que la gouvernance urbaine doit être inclusive, démocratique, transparente et participative. Mettant en relief la décentralisation et l’importance de la proximité, elle a souligné le rôle des élus locaux dans la promotion de la participation des citoyens et la dimension locale du développement.

Martin Grisel, European Urban Knowledge Network, a déclaré que les ODD ne sauront être atteints sans disposer d’un ensemble d’instruments de gouvernance solides. Il a indiqué que pour avoir une gouvernance multi-niveaux solide dans le nouveau programme urbain, la pensée doit aller au-delà de l’idée d’une gouvernance en tant que système, et comprendre qu’elle est aussi un état d’esprit et une culture, souple et ouverte aux expériences, àl’apprentissage, au renforcement des capacités et àl’innovation.

Anacláudia Rossbach, Cities Alliance, a déclaré que la gouvernance multi-niveaux efficace est un processus à long terme, prouvant la fondation de villes durables. Elle a souligné l’importance d’utiliser une approche àla fois ascendante et descendante, afin de s’assurer de la participation effective de toutes les parties prenantes, dans tous les rôles et tous les aspects de la gouvernance.

Zione Ntaba, juge à la Haute Cour, Malawi, a souligné qu’il est important de contextualiser les cadres juridiques nationaux pour la mise en œuvre des accords, traités et autres cadres internationaux. Elle a déploré que le nouveau programme urbain n’ait pas souligné le rôle des tribunaux, affirmant que ces derniers sont fondamentaux pour la mise en œuvre.

Rod Regier, Ville de Kitchener, Canada, a déclaré qu’un vrai dialogue avec les communautés pour produire une « vision » collective, est essentiel à la mise en œuvre du Nouveau programme urbain. Il a, toutefois, rappelé que des mandats plus clairs pour les autorités locales, comme ceux portant sur l’autorité fiscale, restentnécessaires.

Wicaksono Sarosa, directeur exécutif, Kemitraan-Habitat, Indonésie, a mentionné que la technologie numérique est un espoir pour les villes, mais qu’elle représente également une source de tensions, citant l’exemple d’Uber. Il a conclu en soulignant qu’il est pertinent pour les gouvernements de traiter la mobilité dynamique avec souplesse.

Au cours du débat qui a suivi, plusieurs points ont été soulevés, notamment la nécessité: de renforcer les cadres juridiques dans le cadre du document final d’Habitat III; de lier clairement les zones urbaines et les programmes de développement durable; et d’aller au-delà des zones urbaines afin d’inclure, entre autres, les zones rurales et les PEID.

Le Ghana a déclaré que dans le contexte de la croissance urbaine, les principaux défis sont la décentralisation et la coopération intergouvernementale. Ledéléguédes Pays-Bas a souligné le besoin de trouver de nouveaux modèles de leadership et de participation et de nouvelles politiques urbaines favorisant l’innovation. Le Brésil a mis en exergue la participation du public aux processus décisionnels et a déclaré qu’en dépit de l’amélioration technique, de nombreux pays ne disposent pas encore de données sur cette question.

La porte-parole des Enfants et des Jeunes a souligné la nécessité d’adopter des approches fondées sur des données probantes, sur les facteurs écologiques et sociaux externes, sur le développement territorial intégré, sur la cohérence entre les différents cadres politiques et sur la levée des obstacles tels que le manque de volonté politique de partager le pouvoir et la non-acceptation des concepts scientifiques solides.

L’Afrique du Sud a souligné: l’impact de la réinstallation sur l’environnement; l’intégration sociale, économique et écologique; et le transfert de responsabilités aux municipalités. Avec la Colombie et de la Zambie, la représentante a appelé à une forte coordination entre les différents niveaux gouvernementaux pour combler le fossé territorial.

L’AGP a souligné que des ressources doivent être investies dans les collectivités locales, qui ont un rôle crucial àjouerdans la promotion de la résilience.

La Colombie a réitéré l’importance de l’intégration, d’une planification territoriale équilibrée, de la coordination horizontale et des partenariats entre les municipalités urbaines et rurales.

Singapour a déclaréqu’en matière de planification urbaine, une gouvernance efficace:mèneles travaux avec vision et pragmatisme; a une culture de l’intégrité, une politique d’institutionnalisation qui augmente la transparence; cultive des institutions saines; implique les communautés et les parties prenantes; et travaille avec le marché, avec des objectifs socialement bénéfiques.

La Zambie a soulignéle renforcement des capacités et la participation inclusive et transparente des citoyens dans les processus de planification.

Mettant en exergue le lien entre la migration et l’urbanisation, l’Organisation internationale des migrations, a déclaré que la migration est un facteur clé de la croissance de la ville et de la diversité dans les villes. Le représentant a souligné que la politique migratoire relève du domaine du gouvernement national, mais qu’elle est mise en application au niveau local et que, par conséquent, les gouvernements locaux doivent être impliqués.

PLANIFICATION STRATÉGIQUE ET INTÉGRÉE ET GESTION DU DÉVELOPPEMENT SPATIAL URBAIN: Jeudi, la co-présidente d’Habitat III, Gautier,a présentéles deux tables rondesprévues sur « les Strategies spatiales urbaines » et « les zones métropolitaines et les villes intermédiaires. » 

Stratégies Spatiales UrbainesSégrégation du marché foncier: Alice Siragusa, Institut national de la planification urbaine, Italie, a souligné que les stratégies spatiales urbaines doivent faire en sorte que les avantages de la ville et de l’urbanisme soient étendus à tous, quels que soient le statut, le revenu et la classe.

Le co-modérateur Shi Nan, Planning Urban Society, Chine, a souligné que les enseignements tirés des diverses expériences doivent être adaptés et intégrés dans le contexte local. Il a souligné que, lorsqu’il est bien organisé et bien intégré, le système de planification, contribuera à la promotion dudéveloppement durable.

Le co-modérateur Pietro Garau, Institut national de la planification urbaine, Italie, a déclaré que « si nous mettons en œuvre aveuglément, il n’y aura pas de progrès ».

Relinda Sosa Pérez, GROOTSPérou, a déclaréque l’utilisation des terres conduit à des inégalités et àla ségrégation lorsque des politiques visant à atténuer cela sont absentes. A titre d’exemple, elle a cité le marché du logement comme domaine où l’exclusion est générée, menant à une augmentation de la pauvreté. Elle a encouragé le rattachement du Nouveau programme urbain au Cadre de Sendai sur la RRC, àl’accord climatique de Paris et aux ODD, a appelé à une planification inclusive et a préconisé que les gens soient habilités à faire avancer le nouveau programme urbain.

Susan Parnell, African Centre for Cities, a rappelé comment les planificateurs urbains manquent souvent de pouvoir et sont confrontés àde multiples stratégiesvisant à relever desdéfis allant de la conservation de la biodiversitéet l’accèsàl’assainissement, à l’atténuation du et l’adaptation au, changement climatique. Ainsi, elle a appeléàl’autonomisation des urbanisteset leur pouvoir d’assurer l’application des lois et des bonnes pratiques dans les zones urbaines.

Karel Maier, Université tchèque des sciences de la vie, a rappelé que les stratégies urbaines et la planification spatiale doivent fournir de bons espaces publics pour tous, soulignant que la planification efficace est un investissement et non un coût.

Myounggu Kang, Université de Séoul, République de Corée, a souligné que l’efficacité de la ville et la productivité des terres sont des éléments essentiels d’une bonne planification de l’espace, et a appelé à la mise en œuvre de stratégies de densification, ainsi qu’à un soutien de la productivité des terres par la modernisation des moyens.

Han Verschure, Katholieke Universiteit Leuven, Belgique, a soutenu que la planification « est et sera toujours nécessaire », mais qu’elle doit devenir plus souple et plus dynamique, ainsi que moins descendante. Il a préciséque la planification est toujours contextuelle et a soulignél’impératif de lutter contre la spéculation foncière.

Signalant que les stratégies de planification de l’espace urbain peuvent favoriser le développement durable, Thomas Dallessio, président directeur-général, Next City, Etats-Unis, a déclaré qu’une planification urbaine efficace requiert le nouveau programme urbain, une politique urbaine nationale dans chaque pays, des stratégies de communication sophistiquées, des exemples phares à suivre, un ensemble d’outils, des mesures incitatives, des capacités de planification élargies à tous les niveaux et un leadership.

Le Brésil a souligné la nécessité d’un accès équitable aux services et a indiqué qu’undéficit de logementsàgrandeéchelle doitêtretraité àtous les niveaux, àtravers, entre autres, une stratégie spatiale et une planification urbaine englobant les zones périphériques.

L’Italie a déclaré que le nouveau programme urbain devrait se concentrer sur: l’adoption d’approches axées sur le lieu et permettant derépondreaux besoins particuliers; l’application des mécanismes participatifs; des villes vertes et résilientes, la régénérance des villes et des périphéries; l’agriculture urbaine; la migration; et une bonne gouvernance collaborative multi-niveaux.

La Chine a souligné que le développement urbain durable exige de la planification urbaine de: prendre en considération les demandes des citadins; rendre compte de l’égalité sociale, de la justice et la responsabilité environnementale; défendre la protection de l’environnement; mettre en exergue le patrimoine culturel; et être intégrée.

Le porte-parole des autorités locales a mis l’accent sur les approches et la cohésion territoriales. La Colombie a souligné que le nouveau programme urbain doit aborder les interdépendances territoriales, les territoires fonctionnels, la répartition équitable des ressources, l’étalement urbain, les économies d’échelle, la pollution, l’accès au financement par les gouvernements locaux et nationaux et le renforcement des capacités.

Les zones métropolitaines et les villes intermédiaires: Le modérateur Remy Sietchiping, ONU-Habitat, a introduit la session, signalant qu’elle se penchera sur la gouvernance, le financement et la planification des régions métropolitaines et des villes intermédiaires.

Chantal Deschamps, membre du comité exécutif de la Communautémétropolitaine de Montréal, Canada, a donné un aperçu de la Déclaration de Montréal sur les zones métropolitaines, signalant que la population des zones territoriales urbaines est en constante augmentation et qu’elle joue un rôle central dans la vie sociale, culturelle, environnementale et dans le développement économique des nations.

Raija Hynynen, ministère de l’environnement, Finlande, a déclaré que le Nouveau programme urbain doit reconnaître la gouvernance de la région métropolitaine, précisant que les zones métropolitaines comprennent souvent un certain nombre de gouvernements locaux. Elle a encouragé l’adoption d’approches intégrées dans la formulation et la mise en œuvre des politiques.

Christine Felicity Platt, Association des urbanistes du Commonwealth, a souligné l’évolution vers une planification participative et adaptée aux objectifs et a donné un aperçu des directives internationales encadrant la planification urbaine et territoriale, qui pourraient être adaptées aux situations locales. Elle a indiqué que la Déclaration de Cuenca sur les villes intermédiaires a reconnu le rôle des zones intermédiaires, soulignant la fonction que les zones intermédiaires remplissent pour contribuer à garantir la sécurité alimentaire.

Quazi Baby, directeur exécutif, Programme d’action pour un développement participatif, Bangladesh, a axé son intervention sur les questions sexospécifiques et leur relation avec la durabilité urbaine. Elle a indiqué que la Déclaration de Montréal illustre l’importance de la participation démocratique et de l’inclusion des franges marginalisées de la population comme autant d’éléments d’une planification urbaine réussie.

Alphonce Kyessi, Université d’Ardhi, Tanzanie, a souligné que, pour les pays du Sud, l’urbanisation rapide peut s’avérer un revers. Il a également soutenu que l’intégration d’une planification stratégique et cohérente pour guider le développement est essentielle pour surmonter ce défi, et a appelé à accorder plus d’attention aux zones périphériques.

Au cours des discussions, Singapour a affirmé qu’une ville durable est inclusive par définition et a déclaré que « les plans doivent quitter le papier ».

ONU-Habitat a rappelé le rythme rapide de l’urbanisation, connu dans le passé, appelant à une focalisation claire sur le lien entre les zones métropolitaines, la gouvernance et le financement.

L’OIT a mis l’accent sur le lien entre les politiques de logement et les politiques de l’emploi, signalant que les espaces publics jouent un rôle important dans l’économie, car ils sont des lieux de travail.

Le porte-parole des ONG a suggéré que l’aide aux familles dans les zones rurales est un moyen fiable de promouvoir la résilience et la durabilité dans les villes.

La porte-parole des Enfants et les Jeunes a souligné que la focalisation sur les villes àelles seulesne saurait résoudre les problèmes urbains actuels et a suggéré d’accorder une plus grande attention au financement de projets qui favorisent les synergies du secteur.

WRAP UP: Jeudi après-midi, la co-présidente Gautier a modéré cette session.

Minerva Novero-Belec, Programme des Nations Unies pour le développement, a rappelé que les villes ne se développent pas de manière isolée et que la résilience nécessite des approches holistiques et intégrées. Soulignant la nécessité d’une base sociale pour le Nouveau programme urbain, elle a mis en exergue l’inclusion, l’autonomisation et la participation universelle, ainsi que la reddition de comptes, des cadres juridiques et des processus justes et équitables, et a souligné l’appel au renforcement des capacités des groupes de toutes les parties prenantes, en particulier, tous les niveaux du gouvernement, principalement dans les pays en développement. Elle a mis également l’accent sur les recommandations pour des cadres de gouvernance multi-niveaux solides, la décentralisation, des approches territoriales et une gouvernance démocratique.

Au sujet de la désignation des espaces urbains comme des biens publics, Remy Sietchiping, ONU-Habitat, a souligné, entre autres, la nécessité: d’une utilisation des terres et des régimes fonciers efficaces; d’un équilibre entre les approches descendante et ascendante; d’approches axées sur l’être humain ; de stratégies de communication; de stratégies spatiales qui combinent les zones urbaines avec de nouvelles zones; de voies et moyens de traiter les flux migratoires; et de plans pour l’équité au lieu de la ségrégation. Au sujet des zones métropolitaines et des villes intermédiaires, il a mis en relief: la coopération multi-niveaux; les partenariats àla foisentre les municipalités et entre les différents niveaux gouvernementaux; des modèles de collaboration novateurs; des approches holistiques; une planification adaptée; et la subsidiarité, la démocratie, l’ascendance, l’intégration et les principes de la participation.

RENFORCEMENT DES MOYENS DE MISE EN ŒUVRE

Le financement municipal et les systèmes fiscaux locaux: La co-présidente d’Habitat III, Gautier, a ouvert la session du matin présentant les thèmes comme « Renforcement des moyens de mise en œuvre: suivi et évaluation » et « Amélioration du financement et autres moyens de mise en œuvre », comme étant des conducteurs desdébats. Elle a ensuite précisél’intitulé des deux groupes de discussions: « le financement municipal et les systèmes fiscaux locaux » et « le financement du développement urbain ».

AMELIORATION DU FINANCEMENT ET D’AUTRES MMŒ: Samuel Moody, Lincoln Institute of Land Policy, a modéré la session, avec Lourdes Germán, Lincoln Institute of Land Policy.

Le co-modératrice Germána présentéle travail de l’Unitéde politique 5, sur le renforcement du financement et autres MMŒ, mettant l’accent sur les défis liés à l’infrastructure et à la finance, auxquels font face les municipalités. Elle a mis en exergue un certain nombre de domaines prioritaires pour la réforme politique, tels que: la dévolution appropriée du pouvoir de perception des impôts locaux, de fixation des taux et du contrôle des assiettes d’imposition, et la souplesse pour les gouvernements locaux d’adopter la combinaison adéquate de sources de revenus permettant de générer la stabilité budgétaire, àterme.

Raquel Cecilia Kismer de Olmos, Université nationale du trois féverier, Argentine, a déclaré que le financement municipal est un outil essentiel pour faire face à la croissance de l’urbanisation galopante, mais a souligné le défi des contraintes nationales en matière de capacités. Elle a fait valoir que le financement municipal est non seulement un problème technique, mais qu’il rend compte de la force de l’influence politique, appelant à une plus grande cohérence entre les dépenses et la planification des échelles nationale et locale.

Slaven Razmilic, Centro de Estudios Públicos, Chili, a déclaré que l’établissement et la perception des redevances et des charges, même s’ils sont faibles, restent essentiels, et a souligné que relier ce mécanisme à des services spécifiques peut aider à progresser sur la voie d’un développement plus durable. Il a également mis en exergue les sources de revenus locales, comme les systèmes d’imposition et la capture de la valeur des terres, en tant que source de flux de revenus stables, soulignant que les gouvernements nationaux doivent permettre aux gouvernements locaux de les exploiter.

Au sujet des points de vue communautaires, Jane Anyango, directrice exécutive, Projet de développement Polycom, Kenya, a souligné la nécessité d’éviter les chevauchements résultant de projets de financement appliqués à des besoins déjà couverts dans le cadre d’autres projets, àtravers: une participation communautaire favorisant, en particulier, les femmes, dès les premières étapes; l’intégration de la planification et du financement; et l’habilitation des gens àdéterminer etàétablirce dont ils ont besoin et ce qu’ils peuvent réaliser.

Peter Tyler, Université de Cambridge, Royaume-Uni, a déclaré que les gouvernements nationaux doivent accorder aux gestionnaires de la ville une autonomie financière suffisante et l’accès à l’impôt et d’autres revenus, pour qu’ils puissent gérer efficacement leurs ressources et leurs plans d’infrastructure. Il a également mis l’accent sur la gestion des risques, la capacité financière, la capacité des villes à générer leurs propres revenus, et les partenariats.

Tadashi Matsumoto, OCDE, a mis en relief la coordination horizontale des politiques budgétaires, en particulier dans les zones métropolitaines. Il a souligné les avantages de la coopération entre les gouvernements locaux et nationaux sur la question des finances municipales.

De nombreux pays ont donné un aperçu des activités nationales touchant au financement municipal. L’UE a encouragé le Nouveau programme urbain àrépondre à toutes les options de financement, et a encouragé aussi l’établissement d’un lien explicite entre les cadres politiques et des moyens financiers. L’Afrique du Sud a déclaré que des cadres budgétaires intégrés pour les établissements humains sont cruciaux, et a encouragé la mise àla disposition du publicune ventilation du budget et des données concernant les dépenses effectuées, pour une plus grande transparence et une plus grande responsabilité.

La République centrafricaine a souhaité voir les recommandations être tranduites en des mesures ciblées et pragmatiques pour donner lieu à des résultats tangibles. La porte-parole des Enfants et les Jeunes a appelé à des cadres fiscaux centrés sur les populations et sensibles à la planète. La Zambie a préconisé la promotion des finances municipales à travers unedécentralisation fiscale complète.

La porte-parole des Femmes a soulignéle rôle de la planification et de la politique budgétairedans la satisfaction des besoins différenciés des femmes et des hommes. L’OIT a souligné l’importance d’un financement permettant d’assurer le travail décent, signalant que ce dernier aurait des répercussions fiscales positives.

ONU-Habitat a déclaré qu’un financement municipal adéquat doit faire partie des politiques urbaines nationales. Ledéléguédesautorités locales a soutenu que davantage d’efforts doivent être consentis pour renforcer la décentralisation fiscale et impulser des mécanismes de financement innovants.

FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT URBAIN: David Jackson, Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU), a modéréla session.

Luis Zamorano Ruiz, Secretaría de Desarrollo Urbano y Vivienda, Mexico, Mexique, a présenté les principaux éléments de la Déclaration de la ville de Mexico pour Habitat III au sujet de la « Localisation du financement pour un changement inclusif » . Il a souligné que ce document appelle àl’autonomisation desgouvernements locaux et à leur habilitation à financer le développement urbain, et appuie l’idée que les villes sont des alliés clés pour l’investissement. Au sujet des points permettant de concrétiser le changement inclusif, il a cité: la décentralisation fiscale et financière; les ressources endogènes et le financement foncier; la promotion des investissements du secteur privé; l’économie informelle et de nouveaux modes de consommation et de production; le financement de la lutte contre le changement climatique et de la résilience; et les gouvernements locaux et régionaux en tant qu’acteurs mondiaux.

Hilmar von Lojewski, Association des villes allemandes, a mis en relief les questions relatives au secteur privé et aux questions foncières comme étant despoints clés dans le traitement dudéveloppement urbain etdes questions de durabilité. Il a précisé que le secteur privé ne peut pas être déconnecté du secteur gouvernemental lors des prises de décisions sur les investissements fonciers, et a soutenu que les services publics de base doivent être fournis par les canaux publics.

Soulignant que de nombreux pays en développement ont des options financières limitées en termes de développement urbain, Agnes Kalibbala, ministère de l’aménagement du territoire, du logement et du développement urbain, Ouganda, a déploré que la finance urbaine soit souvent plutôt l’objet d’une compétition que d’une solution gagnante à tous les coups. Elle a souligné, entre autres: l’augmentation et la diversification des sources de financement, telles que la capture de la valeur des terres; la bonne gestion financière; compter plutôt l’élaboration de projets locaux que sur le financement du gouvernement central; l’établissement de partenariats public-privé; le partage équitable des revenus; et le renforcement des capacités des autorités locales dans ces domaines.

Oleg Golubchikov, Université de Cardiff, Royaume-Uni, a souligné la Déclaration de Mexico pour Habitat III au sujet du traitement des décalages entre le Nouveau programme urbain et la mobilisation des fonds pour sa mise en œuvre, appelant à faire en sorte qu’elle ne se transforme pas en une liste de « vœux pieux ». Mentionnant le financement et le capital comme faisant partie du problème, et pas uniquement de la solution, il a souligné que la finance urbaine est un concept qui n’est pas neutre et qui est chargé sur le plan éthique, et a encouragé l’idée de développer « les villes pour l’être humain et non pour des visées lucratives ».

L’Indonésie a souligné la dimension politique et éthique de la finance urbaine. Soulignant le rôle des communautés dans la finance urbaine, le délégué a parlé du mécanisme financier avancé par l’Institut de développement des organisations communautaires, de la Thaïlande, où les organisations communautaires obtiennent des prêts bancaires basés sur l’approbation du gouvernement.

La porte-parole des Enfants et les Jeunes a exhorté le Nouveau programme urbain àrésoudre le problème desapports financiers illicites.

La Zambie a recommandé que le développement du secteur du logement soit spécifiquement budgétisé, soulignant l’importance de la volonté politique et de la transparence dans le développemet du logement social.

Répondant aux observations faites au cours du débat qui a suivi, Ruiz a souligné l’importance du maintien des revenus, et a précisé que les autorités locales ont besoin de mécanismes de transparence et de reddition de comptes. Von Lojewski a encouragé la conduite d’autres discussions sur la façon d’inclure le secteur privé de manière constructive. Kalibbala a souligné l’importance de l’engagement politique en faveur du Nouveau programme urbain, et a encouragé la création d’incitations à la participation du secteur privé dans les petits pays.

SUIVI ET EVALUATION DU NOUVEAU PROGRAMME URBAIN

La co-présidente d’Habitat III, Gautier, a ouvert et modéré la session de l’après-midi. David Jackson, FENU, a rendu compte des discussions du matin soulignant qu’Habitat III pourrait être un catalyseur pour le programme de développement pour l’horizon 2030.

Le Secrétaire général d’Habitat III, Joan Clos, a exprimé sa satisfaction de l’engagement des participants durant la réunion et de la volonté du système des Nations Unies de soutenir le processus Habitat III. Il a souligné l’importance de l’urbanisation pour le développement durable, notant les évolutions survenuesdans la façon dont le développement est conçu, ainsi que dans la compréhension du rôle de l’urbanisation. Au cours des 20 dernières années, il a ététemoin de grands changements survenus dans les approches de développement, suggérant que l’urbanisation n’est pas un facteur de développement neutre. Il a conclu que la nature de l’urbanisation affecte considérablement la façon dont les villes et les pays se développent.

La co-présidente d’Habitat III, Gautier, a remercié les parties prenantes pour leur vif engagement et a résumé les principaux messages de la semaine qui disent, notamment: que des systèmes de gestion des ressources sont nécessaires; que le développement urbain doit prendre en compte la protection et l’entretien du patrimoine culturel pour assurer des villes inclusives; que les secteurs informels doivent être pris en considération dans l’aménagement du territoire; que les villes sont des forums de politiques transversales et qu’elles ne peuvent pas être perçues de manière isolée; et que le financement doit être davantage mobilisé pour favoriser les partenariats public-privé.

La Thaïlande, intervenant au nom du G-77/Chine, a souligné la nécessité, entre autres: demécanismes de coopération entre les gouvernements et entre les gouvernements nationaux et les autoritéslocales; d’un développement territorial équilibré; de stratégies visant à renforcer l’appui du développement économique urbain; d’une feuille de route pour la mise en œuvre du resultat d’Habitat III; d’une participation effective et opportune des Etats membres. La représentante a également souligné les défis àrelever, tels que le probléme des inégalités. Elle a insisté sur le traitement des mécanismes de RRC, y compris l’impact du changement climatique sur la planification urbaine, la résilience, et la mise àprofitde l’opportunité de passer à une trajectoire faible en carbone.

Soulignant les spécificités et les défis des PEID, le délégué des Maldives, parlant au nom de l’Alliance des petits États insulaires, a signalé que les PEID ont des structures de gouvernance, et que des solutions « uniformes pour tous » ne fonctionneront pas.

Singapour a plaidé pour une gouvernance efficace mettant l’accent sur: l’intégrité; une planification intégrée à long terme; des objectifs àlong terme approuvéspar lescommunautaires; le professionnalisme dans les services publics; et la nécessité d’un échange d’informations entre les pairs.

L’Allemagne, avec le Kenya et le Sénégal, a souligné la nécessité d’un mécanisme efficace de suivi et d’évaluation, et avec la Suisse et le Brésil, a précisé qu’il doit être cohérent et aligné sur l’Agenda 2030. L’Allemagne a indiqué aussi que le processus devrait avoir lieu aux niveaux mondial, national, départemental et local, engager des institutions multilatérales et fournir une analyse qualitative régulière des progrès accomplis dans la mise en œuvre à la fois du Nouveau programme urbain et des ODD.

La Suisse a soulignéqu’Habitat III constitue une étape importante qui ouvre la voie à l’intégration de la dimension urbaine dans l’Agenda 2030.

Kenya a rappelé l’appel de la Déclaration d’Abuja au renforcement d’ONU-Habitat, y compris l’adhésion universelle. Le délégué a également mentionnéles difficultés financières rencontrées par l’ONU, et la nécessité d’une nouvelle institution pour la conduite du programme d’une urbanisation durable.

UNCDF FENU a souligné, entre autres: la nécessité de revoir les principaux éléments de l’architecture financière internationale et nationale; le besoin de données ventilées au niveaude la ville, en tant que complément des données au niveau national; et que la mise àdisposition du financement exige un examen de la manière dont la « tarte fiscale » estrépartie.

Le représentant de l’AGP a déclaré qu’ils transmettront au Bureau d’Habitat III, leur document final qui, entre autres, appelle à la création d’un mécanisme multipartite de coordination pour l’après Habitat III pour le suivi et l’évaluation.

Le Partner Group Research and Academia de l’AGP a souligné l’importance d’une base de données probantes pour le suivi et l’évaluation, assurant une interface solide entre la science et la politique et d’une plate-forme de connaissances actualisées comme héritage pour Habitat III.

Le porte-parole des organisations de la société civile du Groupe partenaire de l’AGP a souligné le droit à un logement convenable, affirmant que l’accès àce droitest essentiel au développement urbain durable. La porte-parole des Enfants et des Jeunes a appelé à la coordination au sein du système des Nations Unies afin d’assurer une action cohérente pour le développement urbain durable. La porte-parole des personnes âgées du Groupe partenaire de l’AGP a encouragé le Nouveau programme urbain àdéterminer les zones urbaines qui sont sûres et accessibles à tous les habitants. Elle a également plaidé en faveur de la création d’une décennie pour l’urbanisation durable.

ONU-Femmes a déclaré que les points de vue des femmes devraient être intégrés dans l’ensemble du Nouveau programme urbain et être guidés par des principes de base tirés des cadres des droits humains convenus. La porte-parole des Femmes a préconisé de s’assurer que le renforcement des capacités soit mené avec une lentille féminine et qu’il soit inclusif et équitable.

Eugénie Birch, présidente de l’AGP, a déclaré que l’AGP transmettra au Bureau, pour prise en considération, son document final intitulé Partenariats pour un nouveau programme urbain. Elle a précisé qu’il comprend trois grands chapitres: Principes et valeurs pour la formation des partenariats, encourageant l’adoption d’approches fondées sur les droits, axées sur l’être humain, contextualisées, justes, participatives, bien fondées, sexospécifiques et sensibles à la protection de la planète; des cadres juridiques et politiques; et des détails concernant les domaines possibles pour les contributions des membres de l’AGP, y compris pour le plaidoyer, le pilotage et l’évaluation des programmes, et le suivi de la mise en application.

Dans ses remarques de clôture, Joan Clos, Secrétaire général d’Habitat III, a remercié tous les participants, assurant que toutes les contributions alimenteront le « cheminement vers Quito ».

Il a clos la session à 17h03.

REUNIONS A VENIR

Audiences non officielles des Autorités locales: Ces audiences réuniront maires et autres responsables locaux pour un échange des vues avec lesEtats membres sur l’avant-projet du document final d’Habitat III.  dates: 16-17 mai 2016  lieu: New York, Etat-Unis  contact: Habitat III Secretariat  courriel: Habitat3Secretariat@un.org www: www.habitat3.org

Négociations intergouvernementales non officielles: Il s’agit de la première de trois négociations intergouvernementales non officielles pour délibérer sur l’avant-projet du document final Habitat III.  dates: 18-20 mai 2016  lieu: New York, Etat-Unis  contact: Habitat III Secretariat  courriel: Habitat3Secretariat@un.org www: www.habitat3.org

Forum sur la conception de villes intelligentes et plus durables: Pour des objectifs de développement durable: Ce Forum vise à: analyser et discuter du concept de villes intelligentes et durables; cartographier les initiatives nationales et internationales en cours sur ce thème; déterminer les principaux défis posées et opportunités offertes; examiner diverses normes, indicateurs et méthodologies permettant d’évaluer la performance des villes; etdiscuter du potentiel des villes intelligentes et durables àrenforcer le programme de 2030 pour le développement durable d’ici 2030.  dates: 18-19 mai 2016  lieu: Rome, Italie  contact: Domenica Carriero, UNECE Housing and Land Management Unit  phone: +4122 917 16 72  courriel: Domenica.Carriero@unece.org www: http://www.unece.org/index.php?id=42355#/

Audiences non officielles de la société civile: Ces audiences réuniront les membres de la société civile pour un échange de vues avec les Etats membres sur l’avant-projet du document final d’Habitat III.  dates: 6-7 juin 2016  lieu: New York, Etat-Unis  contact: Habitat III Secretariat  courriel: Habitat3Secretariat@un.org www: http://www.habitat3.org

Négociations intergouvernementales non officielles: Il s’agit de la deuxième de trois négociations intergouvernementales non officielles pour délibérer sur l’avant-projet du document final Habitat III.  dates: 8-10 juin 2016  lieu: New York, Etat-Unis  contact: Habitat III Secretariat  lieu: Habitat3Secretariat@un.org www: http://www.habitat3.org

Négociations intergouvernementales non officielles: Il s’agit de la dernière des trois négociations intergouvernementales non officielles consacrées à l’examen de l’avant-projet du document final Habitat III.  dates: 29 juin – 1er juillet 2016  lieu: New York, Etat-Unis  contact: Habitat III Secretariat  courriel: Habitat3Secretariat@un.org www: http://www.habitat3.org

Edition 2016 de Villes Résilientes: 7eme Forum mondial annuel sur la résilience urbaine et l’adaptation: Resilient Cities 2016 mettra l’accent sur l’avancement de la mise en œuvre et sur le financement de la résilience urbaine dans l’objectif d’un développement urbain plus durable, plus inclusif et plus résilient. Le forum abordera une série de sujets, y compris les stratégies de résilience, le financement des villes résilientes, la mesure et le suivi des progrès accomplis, la planification de la résilience et de l’adaptation, la gouvernance et la collaboration, la gestion des ressources et l’infrastructure résiliente. Il sera également l’occasion d’examiner les progrès locaux dans l’application des accords-cadres internationaux, y compris le cadre de Sendai pour la RRC ainsi que les cibles en matière de résilience de l’ODD 11.  dates: 6-8 juillet 2016  lieu: Bonn, Allemagne  contact: ICLEI – Local Governments for Sustainability World Secretariat  phone: 49–228/976 299-28  fax: +49-228/976 299-01  courriel: resilient.cities@iclei.org www: http://resilientcities2016.iclei.org

Forum politique de haut niveau sur le développement durable (Edition 2016 du FPHN): Le quatrième Forum politique de haut niveau sur le développement durable, organisé sous les auspices du Conseil économique et social des Nations Unies, aura lieu du 11au 15 juillet 2016, sera suivi d’une réunion ministérielle de trois -jour du 18 au 20 juillet 2016. Le thème de la session de 2016 sera « Faire en sorte que personne ne soit laissé derrière », comme décidé lors d’une session plénière de l’ECOSOC tenue le 14 mars 2016. dates: 11-20 juillet 2016  lieu: siège de l’ONU  lieu: New York, Etat-Unis  contact: Marion Barthelemy  téléphone: +1 (212) 963-4005  courriel: barthelemy1@un.org www: https://sustainabledevelopment.un.org/hlpf

PrepCom 3 d’Habitat III: Le PrepCom tiendra sa troisième de ses trois réunions avant la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) à Surabaya, en Indonésie. Les participants discuteront de l’avant-projet du nouveau programme urbain qui mettra l’accent sur les politiques et stratégies visant à maitriser l’urbanisation.  dates: 25-27 juillet 2016  lieu: Surabaya, Indonesie  contact: Habitat III Secretariat  courriel: Habitat3Secretariat@un.org www: https://www.habitat3.org/the-new-urban-agenda/preparatory-committee

Habitat III: La Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) vise à obtenir un engagement politique renouvelé en faveur du développement urbain durable, àévaluer les réalisationset les progrès accomplis àce jour, àlutter contre la pauvreté et àidentifier et relever de nouveaux défis. La conférence devrait aboutir à un document final orienté vers l’action et l’établissement du « Nouveau programme urbain ».  dates: 17-20 octobre 2016  lieu: Quito, Equateur  contact: Habitat III Secretariat  courriel: Habitat3Secretariat@un.org www: http://www.habitat3.org