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Bulletin des CGLU

Volume 231 Numéro 16 | Mardi 12 novembre 2019


Congrès de CGLU - Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux

Lundi 11 novembre 2019 | Durban, Afrique du Sud


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Visitez notre couverture ENB+/IISD depuis la réunion de Durban, Sudáfrica: http://enb.iisd.org/uclg/2019/

Le Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) s’est réuni lundi pour la première des deux journées de sessions préparatoires précédant l’ouverture officielle du Sommet mercredi. Une vingtaine de séances ont été organisées tout au long de la journée, autour de quatre « pistes », ainsi que du Local4Action Hub, un lieu de réunion informel, et d’événements connexes organisés par thème et par groupe constitutif.

Local4ActionHub

Inauguration du Local4ActionHub: Lundi matin, une brève session a eu lieu pour le lancement du Local4Action Hub, dans la zone « Agora » du centre de conférence. Dans ses remarques liminaires, Mpho Parks Tau, président de CGLU, a parlé de la piste de l’Assemblée comme étant le « cœur » du Congrès et a expliqué que des discussions thématiques seraient facilitées par les réseaux régionaux de CGLU, en vue d’élaborer un programme politique commun autour de cinq thèmes: la finance; la gouvernance multi-niveaux et multi-acteurs; des villes résilientes et durables; la croissance démographique et les défis connexes des villes; et la migration.

Emilia Sáiz, secrétaire générale de CGLU, a souligné le rôle du Hub en tant qu’espace permettant de co-créer un mécanisme d’élaboration de politiques « qui définira l’avenir de notre mouvement », et a noté que tous les réseaux affiliés à CGLU joueraient un rôle actif dans les discussions.

Maires pour l’avenir: Cette session était présidée par Emilia Sáiz Garrancedo, Secrétaire générale de CGLU.

Marvin Rees, maire de Bristol, Royaume-Uni, a déclaré que les villes font face aux conséquences des systèmes internationaux défaillants, notamment le changement climatique et l’effondrement financier. Parlant en tant que maire d’ascendance africaine, il a souligné l’importance de la notion de leadership sur le continent africain pour les Noirs du monde entier.

Mxolisi Kaunda, maire de Durban-Ethekwini, a souligné la nécessité pour les villes de partager leurs expériences.

Rohey Malick Lowe, maire de Banjul, Gambie, a parlé du défi consistant à entendre les femmes dirigeantes, et a évoqué le rôle de la corruption au niveau national et la nécessité de diriger les flux de financement internationaux au profit des communautés locales.

Mpho Parks Tau a reconnu les progrès accomplis par les gouvernements locaux et régionaux en vue de faire entendre leurs voix à la table des politiques mondiales et a appelé à une institutionnalisation accrue de ce rôle, en particulier à l’ONU.

Local4ActionTrack

Les villes au centre: Comment les rapports sur l’état des villes influencent les politiques urbaines et la gouvernance: Cette session, organisée avec le Réseau des villes sud-africaines, a examiné le rôle des villes africaines en tant que moteurs de la croissance dans le contexte de l’investissement mondial. Ronald Wall, de l’Université de Witwatersrand, Afrique du Sud, a présenté les résultats du Rapport sur l’état des villes africaines. Il a souligné le rôle du développement des compétences en matière de réduction des inégalités de revenus et a souligné le problème de la répartition asymétrique des investissements étrangers, qui a profité aux grandes villes. Il a souligné la nécessité de mieux comprendre et de réagir de manière collaborative au nouveau statut de l’Afrique en tant qu’attrait de premier ordre des investissements étrangers.

Mzwandile Masina, maire d’Ekurhuleni, Afrique du Sud, a parlé des priorités urbaines et la répartition équitable des ressources, notant que la réalité en Afrique du Sud est que les électeurs recherchent un changement. Sithole Mbanga, Réseau de villes sud-africaines, a décrit la contribution du Rapport sur l’état des villes en tant qu’instrument politique et source d’idées permettant de s’attaquer à l’héritage politique de l’Afrique du Sud après l’apartheid.

Beryl Mphakathi, directrice municipale adjointe de la municipalité d’eThekwini, en Afrique du Sud, a déclaré que les villes luttaient pour la résilience et a appelé à mettre davantage l’accent sur le leadership local et le capital social.

Façonner des villes résilientes: Cette session de l’après-midi a été organisée conjointement par l’Académie des gouvernements locaux africains (ALGA), ONU-Habitat et l’Union africaine des architectes (UAA). Elle a été modérée par Vinesh Chintaram, Secrétaire générale de l’UAA. Les discussions y ont porté sur les progrès accomplis et les défis liés à la localisation de l’ODD 11 (villes durables et résilientes) et du nouvel agenda urbain, ainsi qu’à l’ancrage des villes résilientes, mettant l’accent sur l’Afrique.

Fatimatou Abdel Malick, présidente du Conseil régional de Nouakchott en Mauritanie et championne de la résilience, a parlé des initiatives entreprises en matière de résilience par la municipalité de Tevragh Zeina, l’une des signataires de la campagne des villes pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), « My City is getting ready », du Bureau des Nations Unies.

René Peter Hohmann, Secrétariat de l’Alliance des villes, Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), a présenté un aperçu de l’outil de profilage de la résilience des villes.

Mzwandile Masina, maire exécutif de la ville d’Ekurhuleni, Afrique du Sud, a parlé des difficultés rencontrées dans la mise en place d’infrastructures résilientes dans une zone où les sols à dolomie sont prédominants et susceptibles de créer des gouffres. Il a expliqué en quoi l’intérêt des solutions d’ingénierie innovantes a permis de générer des investissements, notamment pour la phase de planification à forte intensité de capital.

Craig Laird, ONU-Habitat, a parlé des défis liés à l’urbanisation accélérée en Afrique, citant des projections selon lesquelles un milliard de jeunes entrerait sur le marché du travail d’ici 2040. Il a souligné trois principales lacunes en matière d’accès – les données, les réseaux et les finances - il a évoqué les enseignements tirés sur, entre autres: l’importance de la création de liens aux niveaux national et régional; le renforcement du soutien au développement urbain durable des villes secondaires et des petites villes; et l’expansion de la planification des infrastructures au-delà des limites municipales pour améliorer la connectivité.

Najat Zarrouk, directrice d’ALGA, a présenté quelques expériences nationales et régionales dans le domaine de l’édification du capital humain au niveau local en Afrique, notamment la Vague d’actions de CGLU-Afrique.

Sikhumbuzo Mtembu, vice-président de l’Institut sud-africain des architectes, a souligné que, pour répondre aux besoins de toutes les catégories d’utilisateurs dans les villes africaines, les initiatives de transport durable en Afrique devaient aller au-delà de l’infrastructure ferroviaire et prévoir des passerelles qui constituent également un espace de marché et un espace social.

Jeunes élus locaux africains confrontés aux défis de la gouvernance territoriale: Cette session de laboratoire animée par CGLU dans l’après-midi a été co-modérée par Jean-Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général de CGLU Afrique, et Emile-Gros Raymond Nakombo, Président Maires d’Afrique Centrale.

Dans ses remarques introductives, Mbassi a souligné l’importance du leadership de la jeunesse, soulignant que « ce sang neuf devrait construire l’Afrique que nous souhaitons ».

Christopher Kang’ombe, président de l’Association des collectivités locales de Zambie et maire de Kitwe, a attribué sa première élection à un poste de conseiller local en 2006, âgé de 21 ans, au succès de sa mobilisation de milliers de jeunes électeurs.

Ibticem Atitallah Regaieg, maire adjointe de la ville de Sfax, Tunisie, a expliqué comment la révolution de 2011 avait ouvert des espaces démocratiques et a parlé des modifications à apporter au cadre juridique, notamment l’abaissement de l’âge légal du vote à 18 ans pour les élections locales.

Thérèse Faye Diouf, maire de Diarrère, Sénégal, a décrit le « poids démographique » des jeunes comme une opportunité, notant qu’il y a plus de 30 jeunes maires dans le pays. Elle a mis en exergue le plaidoyer en faveur de la formation professionnelle et de l’éducation afin d’exploiter les talents des jeunes et d’apporter leurs points de vue sur le changement climatique, la culture numérique, la migration et la sécurité.

Au cours du débat qui a suivi, les orateurs ont notamment souligné: la nécessité de mettre en place un processus inclusif et transparent pour le développement du réseau régional; et des opportunités de création des compétences de leadership des jeunes par le biais du volontariat et d’autres activités au niveau local.

La session s’est terminée par une discussion sur les modalités du processus préparatoire en vue de la proposition d’une assemblée générale des jeunes dirigeants élus en 2021.

Conscientisation des Jeunes: Cette session s’est concentrée sur les idées et les leçons apprises des jeunes. Sofia Moskin, déléguée à la jeunesse du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, a présenté le Conseil de l’Europe en tant que plate-forme européenne de la diplomatie, de la communication et de l’ouverture. Elle a souligné que les villes doivent créer des contacts avec les franges qui ne sont pas engagées et a souligné l’importance de la citoyenneté active en tant que devoir moral. Elle a souligné que les populations et les jeunes en particulier doivent contribuer à créer et à maintenir de bonnes sociétés et démocraties. Elle a également mis en garde contre la manipulation croissante des faits et les risques d’une « crise de crédulité » qui pourraient être évités en améliorant la maîtrise des données.

Évaluations locales volontaires (ELV) - Éléments constitutifs d’une communauté de pratiques: Cette session de « laboratoire » était organisée par le Secrétariat mondial de CGLU et présidée par Edgardo Bilsky, CGLU.

Miquel Rodriguez Planas, Commissaire de l’Agenda 2030, Barcelone, Espagne, a déclaré que les ELV permettent aux villes de reconnaître les lacunes, d’améliorer la transparence et de favoriser l’innovation. Il a présenté ses réflexions sur une méthodologie commune d’ELV et a souligné la nécessité de cibles locales.

Marvin Rees, maire de Bristol, a partagé l’expérience de sa ville dans la mise en place d’un plan à long terme avec des objectifs annuels à l’horizon 2050 pour assurer la continuité. Il a souligné que tandis que les gouvernements nationaux parlent d’objectifs de développement durable d’ordre mondial, l’action reste locale.

Claudia Baranzelli, du Centre commun de recherche de la Commission européenne, a présenté un manuel destiné à aider les collectivités locales et régionales à mesurer les objectifs de développement durable. Elle a souligné que les évaluations doivent être reproductibles.

Akhona Tinta, directrice exécutive de la stratégie, municipalité du district d’Amathole, Afrique du Sud, a partagé ses réflexions sur l’analyse comparative et l’apprentissage, sur une communauté de pratique de la planification intégrée et sur l’importance de la planification intégrée.

Maria Julia Reyna, secrétaire aux relations internationales et à l’intégration de la collectivité de la province de Santa Fe, Argentine, a souligné l’importance de la territorialisation des objectifs de développement durable, ainsi que des approches fondées sur des données probantes et des droits.

Puvendra Akkiah, responsable des PDI de la municipalité d’eThekwini, en Afrique du Sud, a fait valoir que les villes sont à la pointe de l’innovation et sont essentielles au succès des programmes mondiaux. Il a également souligné que les villes avaient besoin d’un cadre national correspondant et d’un alignement des dépenses du secteur public sur les ODD.

Les discussions ont mis l’accent sur le monde universitaire en tant que partenaire de l’ELV, sur l’importance des organes de coordination locaux et des approches urbaines globales, sur les tensions entre localisation et mondialisation, et sur l’importance de la culture.

Localiser le programme de transformation: Augmenter et développer l’économie et la finance sociales et solidaires: Carlos de Freitas, conseiller exécutif du FMDV - Fonds mondial pour le développement des villes - a animé la session. Il a souligné la reconnaissance accrue des solutions d’économie sociale et financière solidaire (ESFS) pour faire face à la transformation sociétale attendue avec l’action pour le climat, le financement du développement et les programmes à l’horizon 2030.

Judith Hitchman, présidente du Réseau international pour l’agriculture soutenue par la communauté (URGENCI), a mis en exergue les réussites en matière de plaidoyer, ainsi que la législation-cadre sur l’ESFS dans 35 pays.

Laurence Kwark, secrétaire générale du Forum mondial sur l’économie sociale, a expliqué que les efforts du forum sont guidés par des valeurs et des principes alignés sur les ODD, une approche ascendante, ainsi que des structures de gouvernance participatives, et que l’accent est mis sur la création d’emplois et de bonnes conditions d’emplois.

Nonhle Memela, Cheffe de programme à la ville de Durban, a mis en avant une vision visant à créer un environnement favorable aux entreprises sociales autonomes. Elle a souligné les défis rencontrés, notamment la nécessité d’un soutien gouvernemental en matière d’aide financière, des taux d’intérêt élevés et la nécessité d’élaborer des modèles de financement appropriés.

Djilla Assitan, Diallo, adjointe au maire de Bamako (Mali), a évoqué les initiatives et stratégies nationales, notamment un réseau de représentantes politiques femmes.

Mohamed Boudra, maire d’Al Hoceima et président de l’Association des maires marocains, a souligné la nécessité d’un nouveau modèle d’ESFS adopté par les gouvernements nationaux et locaux.

Chang Hee Lee, de la région métropolitaine de Séoul, Corée du Sud, a parlé de la manière de résoudre les problèmes sociaux avec la coopération des citoyens.

André Marie, Afouba, Organisation internationale de la francophonie (OIF), a présenté un programme visant à soutenir le développement économique local par le biais de solutions fondées sur l’ESFS, ces éléments étant essentiels pour la production et le partage de la richesse locale.

Sessions spéciales

L’avenir des finances locales: Judy Nkosi, directrice, Trésor national, Afrique du Sud, a présidé la session. Issac Musumba, ministre du Développement urbain de l’Ouganda, a fait observer que tous les revenus perçus dans la municipalité devaient être versés au gouvernement central par le biais d’un fonds consolidé, signalant un écart dans le montant retourné par le centre pour l’investissement dans le gouvernement local. Il a mis en exergue diverses approches de génération de revenus, notamment: le financement basé sur la terre et les redevances d’usage: la capture de la valeur de la terre; et des taxes de congestion.

Sameh Wahba, Banque mondiale, a souligné la nécessité d’un recueil de solutions pour combler les déficits de financement. S’agissant de la valeur foncière, il a souligné deux aspects: ex ante, vente des droits de développement; et ex post, la fiscalité immobilière, soulignant la nécessité d’un environnement réglementaire approprié et de droits de propriété définitifs.

Mohamed Boudra, maire d’Al Hoceima, Maroc, a partagé une vision territoriale de solutions dans laquelle la richesse est créée à proximité des gens familiarisés avec les défis au niveau local.

Michel-Andre Volle, Meridiam, a déclaré que de nombreux investisseurs avaient du mal à trouver des opportunités bancables, soulignant la nécessité d’équilibrer des rendements stables avec un risque acceptable.

Christel Alvergne, Coordinatrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Fonds de développement des Nations Unies, a souligné la nécessité de générer des données permettant de faciliter le développement local, ajoutant qu’une discussion était nécessaire sur l’efficacité et la responsabilité des ressources financières et le renforcement des capacités. Ahmed Aziz Diallo, maire de Dori, Burkina Faso, a souligné les défis liés à la décentralisation, notant que les gouvernements collectent rapidement des fonds mais tardent à les transférer aux municipalités. Il a souligné la nécessité de mécanismes pour renforcer la confiance entre les gouvernements centraux et locaux.

Rodica Rossu, maire de Telita, Moldavie, a partagé son point de vue sur l’importance de la construction d’un monde innovant basé sur le développement local durable; l’efficacité énergétique et les villes écologiques. Elle a déclaré qu’il était temps d’adopter une nouvelle approche du développement local qui favorise les politiques sociales telles que la sécurité pour les familles, les emplois et le développement personnel.

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