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Bulletin des CGLU

Volume 231 Numéro 19 | Vendredi 15 novembre 2019


Congrès de CGLU - Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux

Jeudi 14 novembre 2019 | Durban, Afrique du Sud


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Visitez notre couverture ENB+/IISD depuis la réunion de Durban, Sudáfrica: http://enb.iisd.org/uclg/2019/

L’ordre du jour du Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) comprenait une réunion de l’Assemblée générale de l’organisation et le lancement des élections à la présidence. Les délégués se sont également réunis dans une deuxième séance plénière et d’une série de réunions, comprenant des sessions de l’Assemblée et des séances de discussion ouverte, pour élaborer des recommandations à l’intention de l’Assemblée mondiale, qui se réunira vendredi.

Le processus d’élection du nouveau président de CGLU a commencé dans la soirée. Quatre candidats ont manifesté leur intérêt pour le poste qui fera l’objet d’un vote final vendredi après-midi.

Sessions plénières

Localiser le développement durable: A la veille de la décennie de mise en œuvre: Modérée par Edgar Pieterse, Université de Cape Town, Groupe consultatif de CGLU sur Ubuntu, a marqué le lancement de la cinquième édition du Rapport mondial de CGLU sur la démocratie locale et la décentralisation, Comment l’action locale est en train de transformer les territoires et les communautés (GOLD V).

Pieterse a félicité les auteurs de CGLU et a fait remarquer que le monde est en flammes avec des feux de brousse et des manifestations. Il a souligné la reconnaissance croissante d’une convergence de multiples crises d’inégalité, d’environnement, de chômage et de légitimité politique.

Núria Marín Martínez, présidente du Conseil provincial de Barcelone, Espagne, s’est félicitée de la publication que son conseil provincial soutient depuis 2017. Elle a appelé à un nouveau programme urbain face à de multiples adversités et a mis en exergue la conclusion du rapport selon laquelle les municipalités ont été des leaders dans la mise en œuvre des engagements mondiaux, et a souligné la nécessité de collaborer au sein de réseaux, d’alliances et de partenariats dans le cadre d’une gouvernance multi-niveaux.

Berry Vrbanovic, maire de Kitchener, Canada, a salué du rôle joué par CGLU pour aider les municipalités à localiser les objectifs de développement durable par le biais d’associations nationales de gouvernements locaux, notamment par le biais de sa section apprentissage.

Babacar Mbengue, maire de la commune de Hann, Sénégal, s’est félicité des possibilités offertes par CGLU Afrique de renforcer ses liens avec d’autres villes, soulignant le travail accompli sur le Plan urbain de Dakar pour l’Horizon 35.

Carla Montesi, directrice de Planète et Prospérité, direction générale de la coopération internationale et du développement (DEVCO), Commission européenne, a félicité CGLU pour la publication du rapport GOLD. Elle a souligné le rôle de CGLU dans la facilitation des partenariats au sein de l’UE et au-delà et l’engagement de la nouvelle Commission auprès des gouvernements locaux dans le cadre de la mise en application de politiques dans des domaines tels que celui de la lutte contre le changement climatique.

Ilsur Metshin, maire de Kazan, Fédération de Russie, a appelé à une utilisation optimale de la plate-forme de CGLU. Clare Short, présidente de Cities Alliance, a souligné la nature transformationnelle des ODD, affirmant que les gouvernements nationaux allaient dans la mauvaise direction en ne s’attaquant pas aux inégalités. Elle a suggéré que les ODD soient une force radicalisante entre les mains des pauvres.

Marina Ponti, directrice mondiale, Campagne d’action des Nations Unies pour les ODD, a déclaré que l’ordre du jour du Congrès faisait ressortir quatre valeurs: l’intégration et la réduction des cloisonnements, utilisant l’approche territoriale; l’universalité; la confiance entre les personnes et les institutions; et un espoir qui sous-tend l’urgence du travail.

Pieterse a résumé les questions soulevées par le groupe de discussion comme suit: la valeur des exemples pratiques, y compris l’utilisation de plates-formes numériques pour permettre la diffusion de bonnes pratiques; l’observation que les ODD représentent un vaste cadre normatif et une révolution culturelle, renouant du bas vers le haut pour reconstruire les institutions; la nécessité de refondre le système financier mondial afin de recadrer les incitations, conformément aux ODD; et la nécessité d’une réforme institutionnelle, avec un siège à la table de prise des décisions mondiales pour les gouvernements locaux dédiés à s’engager avec un mouvement de citoyens.

La voie des assemblées

Assemblée sur la gouvernance multi-niveaux et le plaidoyer national / continental, présidée par les Amériques: Cette séance a été modérée par Paola Andrea, directrice adjointe, Intendencia de Montevideo, Uruguay. Plusieurs intervenants se sont déclarés préoccupés par la crise de la gouvernance en Amérique latine, la décrivant comme une mine terrestre qui a déjà explosé, mettant en péril la capacité des citoyens de vivre ensemble.

Johnny Araya Monge, maire de San José, Costa Rica, a parlé des facteurs à l’origine de la crise de la gouvernance dans des pays comme le Chili, mettant en exergue la pauvreté et les protestations contre les inégalités croissantes.

Bev Esslinger, conseillère d’Edmonton, Canada, a évoqué la méfiance des hommes politiques et la colère qui s’est manifestée entre les régions canadiennes. Letícia Mazzini, maire adjointe de Canelones, Uruguay, a souligné la capacité des gouvernements locaux à dialoguer directement avec les citoyens, mettant l’accent sur le genre et l’impact de la pauvreté sur les femmes et les enfants. Berry Vrbanovic, maire de Kitchener, Canada, a parlé de la réaction de sa municipalité au déclin de la fabrication automobile locale, impliquant des délégations collaboratrices dans la Silicon Valley.

Andrea a résumé les principaux messages du groupe de discussion, y compris les possibilités de: réorganiser la gouvernance multi-niveaux en mobilisant des alliés des secteurs privé et public; embrasser l’innovation sociale et technologique; et renforcer le rôle du gouvernement local aux côtés du gouvernement central, en utilisant des plates-formes internationales telles que CGLU.

Assemblée sur la gestion des migrations et la consolidation de la paix, présidée par le Moyen-Orient et l’Asie occidentale (MEWA): Mehmet Duman, Secrétaire général de CGLU-MEWA, a présidé l’Assemblée. Les défis communs ont été identifiés comme étant la migration, l’inclusion sociale, le développement local et la gouvernance, et le changement climatique.

Musa Hadid, maire de Ramallah (Palestine) et co-président de CGLU-MEWA, a souligné que sa région partageait les mêmes défis mondiaux en matière de changement climatique, de pauvreté et de problèmes financiers, mais qu’elle avait des défis spécifiques en matière de migration et de paix.

Mohammed Saadie, maire de Deir Nbouh, Liban, et président de CGLU-MEWA, a souligné que la migration et les réfugiés requièrent des approches différentes. Il a appelé à un soutien accru de l’ONU pour donner aux gouvernements locaux les moyens d’agir dans le sens des ODD.

Mustafa Tunç Soyer, maire d’Izmir, Turquie, a souligné l’importance de la participation des gouvernements locaux, car les solutions doivent venir du niveau local, et a recommandé aux villes d’orienter leurs stratégies en fonction des objectifs de développement durable. Une discussion interactive s’en est suivie qui a souligné la nécessité, entre autres, de la solidarité régionale autour de défis communs; la sensibilisation du personnel des gouvernements locaux à l’importance des ODD.

Assemblée sur les défis de l’espace public et de la démographie, présidée par Metropolis: Cette session a été modérée par Xavier Tiana, Région métropolitaine de Barcelone, Espagne.

Frank Nägele, Secrétaire permanent à la gestion administrative et des infrastructures, Berlin, Allemagne, a noté que la croissance économique et la compétitivité étaient les inconvénients des attractions de la principale agglomération, car elles ne vont pas de pair avec le développement durable.

Liu Baochun, Directeur des affaires étrangères, Gouvernement populaire de la municipalité de Guangzhou, Chine, a décrit les évolutions rapides en matière d’urbanisation et a exprimé l’espoir de voir l’Assemblée marquer une étape importante pour les membres de CGLU et de Metropolis, en permettant une nouvelle collaboration. Liu Mei, présidente de la Fédération des femmes de Guangzhou, a présenté une initiative visant à fournir aux mères des espaces pour l’allaitement en dehors du domicile, évoquant les retombées en termes économiques et en termes de santé publique.

David Makhura, Premier ministre de la province du Gauteng, Afrique du Sud, a parlé des problèmes de gouvernance à une époque où l’urbanisation est caractérisée par l’exclusion et où la pauvreté urbaine est vécue aux côtés de ceux qui jouissent d’une grande prospérité.

Nelson Fernandez, directeur des relations internationales à la municipalité de Montevideo,Uruguay, a décrit le rôle de Metropolis dans la facilitation de la coopération par l’internationalisation. Elisenda Alamany, conseillère métropolitaine de Barcelone, Espagne, s’est interrogée sur le mécontentement des citoyens à l’égard des institutions politiques et des problèmes liés à la participation démocratique, soulignant que la population catalane traversait une période de crise économique, sociale et institutionnelle. Elle a déploré que les institutions n’aient pas réussi à suivre les progrès de la société et a salué le rôle joué par l’Assemblée pour échanger des idées.

Voie des mairies

Mairie sur le droit à la ville: La séance a été modérée par Eduard Cabré Romans, Habitat International Coalition.

Leilani Farha, rapporteure spéciale des Nations Unies sur le droit à un logement convenable, a plaidé en faveur de la construction d’un mouvement alternatif, qu’elle a appelé « The Shift », affirmant qu’il est rendu nécessaire par « l’ensemble des violations » des droits de l’homme, qui sont venues de manière intensive avec l’urbanisation. Elle a ajouté qu’un objectif clé est de lutter contre la « financiarisation du logement » aux dépens des citadins pauvres et de plaider pour que les gouvernements soient tenus pour responsables de fournir un logement adéquat, abordable et sûr.

Nelson Saule, Plate-forme mondiale pour le droit à la ville, mettant en exergue les conclusions et les messages clés contenus dans le document de synthèse thématique, a déclaré que le concept sous-jacent en est le bien-être de tous les habitants, soulignant que cela impliquait également que tous les citoyens promouvoir ces droits. Il a évoqué un certain nombre de solutions, notamment la nécessité de renforcer la formation de coalitions afin de co-créer les villes du futur et de promouvoir des cadres juridiques et politiques favorables.

Les représentants des autorités locales et de la société civile ont ensuite discuté des questions soulevées dans le document de synthèse. Parmi les intervenants: Josef Mayoral, maire de Granollers,Espagne; Gyyongu Shin, conseiller spécial du maire en matière de droits de l’homme, Gwanju, République de Corée; Rohey Malick Lowe, maire de Banjul, Gambie; Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, France; Imen Ouardani, maire adjoint de Sousse, Tunisie; Anaclaudia Rossbach, responsable régionale de l’Alliance des villes pour l’Amérique latine et les Caraïbes; Ana Falú, directrice exécutive du Centre d’interaction et de services, Cono Sur, Argentine (CISCSA); Catherine Djila, Caritas, Cameroun; Frederick Kusambiza, PlanAct; et Christine Makenzie, Fédération internationale des associations de bibliothèques.

L’échange a mis en évidence la nécessité de remettre en question les idées reçues quant à ce qui constitue une ville attrayante ou compétitive, en observant que considérer les villes sous l’angle des droits de l’homme appelle des approches plus polycentriques et à taille humaine. La ville de Gwangju, République de Corée, a été citée comme un exemple de la manière de concilier droits et responsabilités sociales, en mettant l’accent sur l’éducation civique pour faire évoluer les mentalités. Parmi les mesures que les villes peuvent prendre pour lutter contre l’exclusion et la pauvreté grandissantes, les orateurs ont appelé à: valoriser la fonction sociale, et pas seulement économique, de la terre pour réduire les spéculations; et fournir aux groupes exclus des espaces qui leur permettent d’accéder aux services et participer aux processus de gouvernance.

Mairie sur le développement urbain durable: La séance a été ouverte par la modératrice, Eugenie Birch, Université de Pennsylvanie (États-Unis), a déclaré que les discussions examineraient la manière d’établir des partenariats multipartites efficaces, transformateurs et performants.

Marina Ponti, Directrice mondiale, Campagne d’action pour les ODD, a déclaré que le Programme 2030 offrait un cadre global pour la création de partenariats multipartites.

Ralphe Horne, Pacte mondial des villes des Nations Unies, a invité les représentants des huit groupes constitutifs de l’Assemblée générale des partenaires (AGP) à souligner les principaux messages figurant dans le document de synthèse thématique, soulignant, entre autres principes, l’importance d’avoir une vision commune, d’être inclusif et respectueux, d’établir la confiance, d’avoir une compréhension claire des rôles et des responsabilités et d’assurer le suivi des progrès.

Laia Bonet, adjointe au maire de Barcelone pour l’Agenda 2030, Espagne, et Mohamed Sefiani, maire de Chefchaouen, Maroc, ont cité des exemples montrant comment leurs villes intègrent la voix des citoyens dans la planification de la durabilité. Noarini Roslan, maire de Subang Jaya, Malaisie, a déclaré que favoriser le changement nécessite une focalisation sur les partenariats.

Une série « d’exposés éclairs » a ensuite eu lieu, soulignant les bonnes pratiques en matière de partenariat dans le monde entier. Lana Finikin, vice-présidente de la Commission Huairou, a évoqué un projet mené par des femmes en Jamaïque, qui préconise des améliorations des espaces publics pour améliorer la sécurité des femmes, soulignant qu’il a contribué à institutionnaliser les processus de consultation au-delà des cycles électoraux.

Katherine Kline, coprésidente de l’AGP pour les personnes âgées, a décrit le processus de création de partenariat utilisé pour présenter l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les villes amies des aînés à Santiago du Chili, soulignant que le pays se classait actuellement au premier rang des villes affiliées.

Hannes Lagrelius, Union mondiale des non voyants, a souligné que se focaliser sur les villes intelligentes ne mène pas automatiquement à l’inclusion numérique. Il a expliqué comment Chicago a utilisé la recherche-action participative pour déterminer les groupes exclus et créer une ville plus habitable pour tous.

Jane Katz, Habitat pour l’humanité internationale, a mis en exergue un projet de collaboration mené en Zambie qui collabore avec les autorités locales pour mettre en place des politiques foncières favorables aux pauvres. Larry O’Brien, coprésident de l’AGP pour les organisations de la société civile, a évoqué un projet australien réunissant une association de logement et d’autres parties prenantes pour construire des « maisons pour la vie », destinées aux personnes âgées et aux personnes handicapées.

Lors d’une dernière séance de travail en groupe, les participants ont élaboré des messages pour l’Assemblée mondiale. Ils ont notamment proposé des mécanismes pour améliorer la transparence dans les partenariats, tels que: exiger de toute partie participant à une AGP qu’elle adhère à un code d’éthique; s’accorder sur la valeur ajoutée d’un projet avant sa mise en œuvre; et renforcer les capacités pour réduire les asymétries d’information et de pouvoir au sein des partenariats.

Mairie sur le traitement de l’informalité dans les villes: La séance a été modérée par Clare Short, présidente de Cities Alliance.

Les représentants de trois partenaires de l’AGP ont présenté les recommandations du document de synthèse thématique. Beth Chitekwe, Slum Dwellers International, a décrit le document comme un appel clair aux dirigeants locaux, soulignant les recommandations suivantes: renforcer l’accès aux terres, aux services et aux moyens de subsistance; donner des garanties nationales de non nuisance des projets de développement dans les villes; reconnaître les habitants des zones informelles comme des citoyens à part entière et à égalité; et promouvoir la planification fondée sur des preuves.

Steve Weir, Habitat pour l’humanité internationale, a souligné que la modification des systèmes passe également par la modification des discours, notant que les maires qui transforment les villes ont pour dénominateur commun de transformer les perceptions du secteur informel. Caroline Skinner, Université du Cap, a déclaré que diverses études révèlent que les quartiers informels sont des lieux de travail qui contribuent au développement économique des villes.

Yvonne Aki-Sawyerr, maire de Freetown, Sierra Leone, a expliqué comment l’intégration de la voix des habitants des quartiers informels, qui constituent le tiers de ses électeurs, a contribué à la mise en place d’un programme de transformation visant à améliorer les taudis. Rodrigo Corradi, directeur des relations internationales à la municipalité de Porto Alegre, Brésil, a décrit la manière dont ils utilisent la budgétisation participative comme point de départ pour la fourniture de services intégrant des implantations irrégulières.

Mousa Hadi, maire de Ramallah, Palestine, et Mpho Moruakgomo, président de l’Association des autorités locales du Botswana, ont également présenté des perspectives sur la manière dont ils abordent la question de l’informalité dans leurs contextes respectifs.

Au cours du débat qui a suivi, plusieurs intervenants ont souligné que la Journée internationale des vendeurs de rue, célébrée le 14 novembre, déclarait que cela offrait une occasion de ne plus criminaliser les vendeurs de rue et de reconnaître leur contribution économique. Aki-Sawyerr a expliqué comment sa municipalité collabore avec les associations de commerçants informels pour négocier les espaces publics pouvant être utilisés pour les échanges et les endroits où ils sont interdits. La session s’est terminée par un rappel qu’un nouveau récit n’est pas suffisant en soi, car des cadres politiques favorables et un engagement structuré des citoyens sont également nécessaires.

La voie Local4Action

Mobilités créatives: Cette séance était modérée par Valeria Marcolin, cofondatrice de Mobilités créatives. Roland Ries, maire de Strasbourg (France) et co-président de CGLU, a partagé son expérience de la mobilité créative sur l’intégration des arts, de la culture et de la mobilité en tant que « programme visionnaire » sur la régénération urbaine. Cecilio Cerdán Carbonero, Direction générale, Coopération globale et Citoyenneté, Madrid, Espagne, a expliqué comment des artistes locaux avaient été invités à repeindre d’anciennes zones industrielles visibles depuis les trains.

Marc Villarubias, directeur de la Mission pour la coopération culturelle à Lyon, France, a décrit comment les problèmes de mobilité peuvent aider les citadins et les migrants à mieux s’intégrer dans la ville. Jordi Pascal, Commission de la culture de CGLU, a présenté son travail sur un manuel de développement local basé sur la culture et sur l’approche « culture 21 » qui aide les communautés à réinventer leurs approches de transport. Dionisio González, Association internationale des transports publics, a souligné que nous avons la possibilité de transmettre des messages importants dans les transports publics, car les gens y passent beaucoup de temps.

Villes confrontées à des crises: Cette session était modérée par Geneviève Sevrin, directrice générale, Cités Unies, France. La session s’est ouverte avec un court film de CGLU sur la manière dont les autorités locales réagissent aux crises.

Basel Al Houjairy, maire d’Arsal, Liban, a souligné l’impact de la crise des réfugiés syriens, avec 100 000 personnes déplacées vivant dans la ville. Il a expliqué comment la municipalité avait créé un cadre de coexistence pour gérer la fourniture de services et les relations entre les réfugiés et les citoyens.

Fatimatou Abdel Malick, présidente du Conseil régional de Nouakchott, Mauritanie, a souligné la nécessité de prendre en compte les multiples rôles des autorités locales dans la gestion des crises, appelant à ce qu’elles soient au cœur des efforts de reconstruction.

Rob Metz, maire de Soest, Pays-Bas, a présenté aux autorités locales des orientations sur la collaboration avec les acteurs humanitaires, insistant sur le rôle de la coordination en période de crise. Rolland Ries, maire de Strasbourg et président de Cités Unies, France, a discuté de la préparation, de la prévention et de la gestion de crise dans le contexte de l’attaque terroriste perpétrée sur le marché de Noël 2018.

Sessions spéciales

L’avenir de la transparence et du gouvernement ouvert: co-créer des territoires ouverts, inclusifs, transparents, durables et inclusifs: La modératrice Juana López Pagán, coordinatrice de la Communauté de pratiques de CGLU sur la transparence et le gouvernement ouvert, a partagé un projet de manifeste sur le gouvernement ouvert et la transparence et l’encouragement des contributions.

Malika Ghefrane Giorgi, Conseillère spéciale du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), a présenté ses travaux sur la promotion d’une administration locale soucieuse de l’égalité des genres et le renforcement des capacités de leadership des femmes.

Carlos Martínez Mínguez, maire de Soria, Espagne, et vice-président pour l’Europe au sein de CGLU, a souligné que la qualité de la vie et la coexistence pacifique sont au cœur de la démocratie. Mukelani Dimba, ancien président et envoyé du Partenariat pour un gouvernement ouvert, a souligné que l’utilisation d’un langage exclusif constituait un défi pour les ODD et le gouvernement ouvert.

Mohamed Saadieh, président de l’Union des municipalités de Dannieh, Liban, président de CGLU-MEWA, a souligné qu’il n’y a pas de développement sans démocratie. María Julia Reyna, secrétaire aux relations internationales et à l’intégration de la province de Santa Fe (Argentine), a mis en garde contre une régression de la démocratie.

Sofia Moschin, jeune déléguée italienne du Congrès des autorités locales et régionales du Conseil de l’Europe, a souligné l’importance des données et des statistiques; et Hubert Julien-Lafferière, membre du Parlement (France) et président de l’Alliance française des territoires, ont déclaré que la gouvernance impliquait de trouver un équilibre entre démocratie représentative et démocratie participative.

Migration: Mohamed Boussraoui, CGLU, a animé la session. Yvonne Aky-Sawyerr, maire de Freetown, Sierra Leone, a souligné la nécessité de s’attaquer aux facteurs structurels qui sous-tendent la migration, tels que les conflits, le changement climatique et le manque de débouchés économiques.

Jill Helke, Organisation internationale pour les migrations, a déclaré que le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières reconnaissait le rôle des autorités locales. Souad Abderrahim, maire de Tunis, Tunisie, a déclaré que les autorités locales avaient une expérience limitée de la gestion des migrations, soulignant la nécessité d’un meilleur engagement et du renforcement des capacités des responsables locaux.

Omar Hejira, maire d’Oujda, Maroc, a présenté le cadre juridique national relatif aux migrations, soulignant qu’il mettait l’accent sur les droits de l’homme et la démocratie participative. Michael Spindelegger, Centre international pour le développement de politiques en matière de migration, a souligné que les autorités locales étaient concernées par le processus décisionnel en matière de migration mais qu’elles n’étaient pas associées à ce processus, soulignant la nécessité d’une discussion sur les stratégies futures.

Pablo Jurado, Consortium des gouvernements provinciaux de l’Équateur, a présenté les stratégies de lutte contre la xénophobie à la suite d’un afflux de migrants en provenance de pays voisins, soulignant que la migration peut également être considérée comme une opportunité. Hüseyin Keskin, maire du district de Sultanbeyli, Turquie, a indiqué que son district accueillait 20 000 des trois millions de réfugiés environ, provenant de 21 pays vivant actuellement en Turquie. Il a présenté des stratégies visant notamment à créer des conditions de vie humaines, à lutter contre la xénophobie et à s’enregistrer afin de faciliter l’analyse des besoins et de rationaliser l’appui.

Nkulwa Kabila, déléguée des Jeunes, a raconté son expérience de réfugiée issue de la République démocratique du Congo, qui a vécu et étudié en Afrique du Sud pendant huit ans.

L’avenir de la résilience: Debra Roberts, coprésidente du Groupe de travail II du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a modéré la session. Juan Mari Aburto, maire de Bilbao, Espagne, a exposé les stratégies de réhabilitation de la ville auparavant endommagée par l’industrie lourde, en donnant la priorité aux valeurs essentielles au développement d’une ville résiliente et transformatrice.

Madelaine Yorobe, maire d’Iriga, Philippines, a décrit une approche de prise de décision fondée sur la science pour restaurer la biodiversité, promouvoir des pratiques durables telles que la réduction des déchets plastiques et renforcer le leadership local dans l’élaboration de plans d’urgence et d’action.

Zhasur Azimov, maire adjoint d’Osh, Kirghizistan, a évoqué la fréquence des catastrophes naturelles, telles que les glissements de terrain et leur impact sur la dynamique de la migration. Olcay Ünver, vice-président d’ONU-Eau, a abordé les aspects liés à la résilience du rapport de synthèse 2018 sur l’eau et l’assainissement, soulignant les actions requises concernant: l’amélioration de la gestion de l’eau; la mise en place d’une économie circulaire; la minimisation du gaspillage de nourriture et d’eau; l’adaptation à des régimes alimentaires durables; et l’adoption d’une perspective holistique par les dirigeants.

Pablo Jurado, Consortium des gouvernements provinciaux, Équateur, a appelé à une concentration sur la jeunesse, l’éducation et les nouvelles technologies, soulignant le rôle des gouvernements municipaux dans le contexte de la résilience.

Sara Kupka, Regions4, a plaidé pour une perspective régionale visant à améliorer la résilience des villes petites et intermédiaires, soulignant la relation multidimensionnelle entre les établissements ruraux et urbains et les défis transfrontaliers causés par les impacts environnementaux. Corinne Lepage, présidente des Amis de la Déclaration universelle des droits de l’homme, a appelé à la créativité dans l’élaboration de cadres juridiques fondés sur des valeurs et des principes communs.

Sanjaya Bhatia, Bureau de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophe, a évoqué les liens avec le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, soulignant les facteurs de risque sous-jacents tels que la pauvreté, la santé et l’assainissement.

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