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Bulletin des CGLU

Volume 231 Numéro 20 | Lundi 18 novembre 2019


Congrès Mondial de CGLU - Sommet Mondial des Dirigeants Locaux et Régionaux

11-15 novembre 2019 | Durban, Afrique du Sud


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Visitez notre couverture ENB+/IISD depuis la réunion de Durban, Sudáfrica: http://enb.iisd.org/uclg/2019/

Le Sommet mondial de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) est le plus grand rassemblement de maires, conseillers, présidents d’associations locales et de praticiens locaux et régionaux du monde entier. La réunion triennale est conçue pour rassembler les membres de l’organisation mondiale afin de passer en revue les engagements pris et de faire progresser le rôle de CGLU dans la définition de l’agenda multilatéral, dans une perspective locale et régionale.

Les principaux résultats du Sommet de 2019 ont été la Déclaration politique de Durban intitulée « Envisager l’avenir de notre mouvement municipal international renouvelé » et, pour la première fois lors d’un congrès de CGLU, un recueil de recommandations politiques intégrées résultant d’un processus de consultations de six mois avec diverses parties prenantes. Intitulé « Document final de l’Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux », le compendium propose également des priorités ascendantes continentales spécifiques aux régions. Lors de sa séance plénière du vendredi, le Conseil mondial de CGLU a également désigné une nouvelle présidence.

Parmi d’autres réalisations de la semaine, il y a lieu de mentionner le lancement de trois initiatives visant à soutenir la localisation des Objectifs de développement durable (ODD), à savoir:

  • Le Fonds international d’investissement municipal (FIMI) - une initiative de CGLU et du Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU) en collaboration avec le Fonds mondial pour le développement des villes (FMDV). Le fonds sera géré par Meridiam, une société d’investissement indépendante possédant une vaste expérience du financement de projets d’infrastructure publique et gérant actuellement un actif de 7 milliards d’euros.
  • La campagne « Plantez des Arbres pas des Bombes », qui s’est déroulée en présence de hauts responsables de la municipalité de Durban, dans le but de démontrer que les politiques locales en faveur de la paix sont au centre des préoccupations des membres adhérents et du Sommet mondial.
  • Le cinquième rapport de l’Observatoire mondial sur la décentralisation et la démocratie locale (GOLD V), qui évaluait les stratégies nationales pour la mise en œuvre des agendas mondiaux dans chaque région du monde.

L’engagement pris par CGLU d’intégrer le programme pour l’égalité des genres dans le Sommet a été considérablement renforcé, avec l’annonce que 15% du budget de CGLU seront consacrés à ces activités, avec le soutien d’un partenariat récemment annoncé avec l’Agence suédoise de coopération pour le développement international (ASDI).

Les résultats politiques du Sommet reflètent également le rôle évolutif de CGLU et de son Groupe de travail mondial (GTM) en tant qu’interlocuteur faisant autorité pour les groupes constitutifs des gouvernements locaux et régionaux avec l’ONU et d’autres parties du système multilatéral, alors qu’ils cherchent à articuler de nouvelles visions de la gouvernance et de la transformation planétaires qui donnent priorité à l’être humain et à la planète.

De nombreux orateurs ont souligné que le Sommet représentait un moment important dans la reconstitution et la reconfiguration du système multilatéral dans son ensemble, afin de faire progresser un nouveau paradigme d’égalité, de subsidiarité et d’écologie. D’autres ont mis en exergue le caractère opportun du Sommet en donnant la parole à de jeunes leaders émergents, qui parlent avec autorité et qui apportent des réponses énergiques à l’urgence du dérèglement climatique. Le Sommet a également offert des réflexions sobres sur la crise de légitimité dans certaines parties du système international, bien rendue dans l’observation d’un monde enflammé  de protestations et de défis écologiques.

Les délibérations du Sommet aideront à tracer le parcours de CGLU au cours des trois prochaines années et à orienter sa contribution à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et au premier examen du Nouvel agenda urbain en 2020. À l’horizon immédiat de la « décennie de Mise en œuvre des ODD » est la contribution de CGLU à la 64e session de la Commission de la condition de la femme / Beijing+25 et l’invitation du bureau du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à contribuer à façonner l’agenda multilatéral mondial du point de vue des Gouvernements Locaux et Régionaux (GLR), lors d’une audition en 2020 pour marquer le 75e anniversaire de la fondation de l’ONU.

Plus de 3 000 délégués et autres parties prenantes ont pris part au Congrès mondial et au Sommet mondial de CGLU, au Centre international de conférences de Durban, municipalité de eThekwini, en Afrique du Sud.

Bref historique de CGLU et des processus connexes

Le Sommet mondial s’appuie sur l’héritage séculaire du mouvement international des municipalités. CGLU a été fondée en 2004 dans le but de faire en sorte que les gouvernements infranationaux et régionaux et les autres autorités locales participent aux processus internationaux qui définissent les agendas du développement durable et du changement climatique et traitent d’autres domaines d’intérêt au niveau local. Depuis sa création, CGLU a convoqué des représentants des villes et des gouvernements locaux autour de questions communes concernant les juridictions infranationales et a défendu les intérêts des gouvernements locaux sur la scène mondiale.

Habitat I: La Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat I) s’est tenue à Vancouver (Canada) du 31 mai au 11 juin 1976. La Déclaration de Vancouver sur les établissements humains, adoptée par la Conférence, a officiellement établi le Centre des Nations Unies pour les établissements humains, en tant qu’institution des Nations Unies, mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) afin de promouvoir des villes et des villes durables sur le plan social et environnemental dans le but de garantir un logement convenable à tous.

Première Assemblée mondiale des villes et des régions locales: La première Assemblée mondiale des villes et des autorités locales s’est réunie à Istanbul (Turquie) du 30 au 31 mai 1996, juste avant Habitat II. La déclaration finale sur Habitat II publiée par l’Assemblée mondiale représentait la contribution officielle des adhérents à la Conférence.

Habitat II: Habitat II réunie à Istanbul, en Turquie, du 3 au 14 juin 1996, à l’occasion du vingtième anniversaire d’Habitat I. Le Programme pour l’habitat et la Déclaration d’Istanbul sur les établissements humains adoptés par la Conférence affichent plus de 100 engagements et stratégies en matière de logement et établissements humains durables. Avec l’adoption du Programme pour l’habitat, la communauté internationale a défini un double objectif: créer un logement décent pour tous et assurer le développement durable des établissements humains. La Déclaration d’Istanbul reconnaît les autorités locales comme les « partenaires les plus proches » d’ONU-Habitat et « essentielles » à la mise en œuvre du Programme pour l’habitat. L’article 102 du Programme pour l’habitat reconnaît que les gouvernements municipaux « peuvent être un partenaire efficace pour rendre les établissements humains viables, équitables et durables », étant donné que leur niveau d’administration est « plus proche de la population ».

Congrès fondateur de CGLU: En mai 2004, les maires, les conseillers et les élus municipaux, locaux et régionaux, se sont réunis à Paris, en France, pour organiser le Congrès de CGLU. La déclaration finale du Congrès portait sur le développement durable et la mondialisation, la décentralisation, la démocratie locale, la coopération et la diplomatie, ainsi que sur la santé dans le monde.

Deuxième Congrès mondial de CGLU: Au deuxième Congrès mondial de CGLU, tenu en octobre 2007 à Jeju, en République de Corée, l’organisation et d’autres parties prenantes ont discuté des conséquences de l’urbanisation, de la coopération avec les régions et des défis de la ville de demain. La déclaration finale énonce des engagements concernant le réchauffement de la planète et la protection de l’environnement, les droits de l’homme, la paix et le développement, ainsi que les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). En outre, un document d’orientation sur la gestion des finances locales a été approuvé.

Premier Sommet Mondial des Dirigeants Locaux et Régionaux et Troisième Congrès Mondial de CGLU: En novembre 2010, le premier Sommet Mondial organisé à Mexico, en marge du Congrès de CGLU, a adopté un document intitulé « La ville de 2030, notre manifeste ». Le manifeste expose les objectifs communs des dirigeants locaux et leur détermination à améliorer le monde urbain.

Deuxième Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux et Quatrième Congrès mondial de CGLU: Tenu du 1er au 4 octobre 2013 à Rabat, au Maroc, le deuxième Sommet mondial a célébré le centenaire du mouvement municipal international et a permis aux participants de débattre et d’échanger des points de vue sur les questions intéressant les autorités sous-nationales et les partenaires. Le document final du Sommet, la Déclaration de Rabat, reconnaît la nécessité de s’attaquer au changement, à l’innovation et à la question des sociétés justes en renforçant la gouvernance ascendante sous la direction de GLR inclusifs.

Groupe de travail mondial (GTM): Créé en 2013 à l’initiative du président de CGLU et maire d’Istanbul, Kadir Topbaş, le GTM est un mécanisme de coordination des efforts de plaidoyer des grands réseaux internationaux de gouvernements locaux dans les processus internationaux du changement climatique et de processus de politiques de développement durable et urbain. Le GTM a organisé la deuxième Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux sous la forme d’un processus en trois parties visant à fournir une contribution formelle à Habitat III.

FdD3: La troisième Conférence internationale sur le Financement du développement (FdD3), qui s’est tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie, du 13 au 16 juillet 2015, a adopté le Programme d’action d’Addis-Abeba, qui comprend un cadre mondial pour le financement du développement après 2015, ainsi que des spécifications des domaines d’action, des données, de la surveillance et du suivi. L’agenda comprend une focalisation sur les villes.

Sommet des Nations Unies sur le développement durable: Le Sommet des Nations Unies sur le développement durable s’est tenu au siège des Nations Unies à New York, États-Unis, du 25 au 27 septembre 2015. Le Sommet a adopté le Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui comprend 17 Objectifs de développement durable et 169 cibles connexes. L’ODD 11 s’applique aux zones urbaines et vise à « rendre les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, résilients et durables ». Il comprend sept cibles connexes, notamment en matière de logement, de transport, d’urbanisation et de gestion des déchets, ainsi que trois cibles intéressant les moyens de mise en œuvre.

Conférence de Paris sur les changements climatiques: La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques s’est tenue à Paris en novembre-décembre 2015 et a abouti à l’Accord de Paris. L’Accord définit les objectifs suivants: maintenir la hausse de la température moyenne mondiale en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre les efforts visant à limiter l’augmentation des températures à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels; et renforcer la capacité d’adaptation mondiale, renforcer la résilience et réduire la vulnérabilité au changement climatique. Dans la période qui a précédé la Conférence, les GLR ont présenté la manière dont ils mènent, de bas en haut, la lutte contre le changement climatique en renforçant les ambitions pour l’avant 2020.

Deuxième Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux: La première session de la deuxième Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux (AMGLR) s’est tenue à New York, aux États-Unis, le 15 mai 2016, juste avant les séances non officielles d’Habitat III avec les associations de pouvoirs locaux, au cours desquelles les représentants des GRL ont échangé des points de vue avec les États membres et des observateurs sur l’avant-projet du document final Habitat III.

Première session de l’Assemblée d’ONU-Habitat: La session inaugurale de l’Assemblée d’ONU-Habitat s’est tenue du 27 au 31 mai 2019, suite à la résolution 73/239 de l’Assemblée générale des Nations unies, qui a dissous le Conseil d’administration d’ONU-Habitat en tant qu’organe subsidiaire de l’Assemblée générale et l’a remplacé par l’Assemblée d’ONU-Habitat, dans le but de renforcer l’organisation. L’Assemblée a réuni plus de 3 000 délégués des gouvernements nationaux et locaux, dont plus de 60 maires, ainsi que des représentants d’organisations non gouvernementales, du milieu universitaire et du secteur privé. Dans son résultat final, l’Assemblée a cherché à établir des liens directs avec d’autres réunions et processus de développement multilatéraux, notamment le Sommet sur l’action pour le climat du Secrétaire général des Nations Unies en septembre 2019, le Programme 2030 et les ODD, dont plus d’un tiers des cibles ont une composante urbaine.

Troisième Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux et Cinquième Congrès mondial de CGLU: Le troisième Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux s’est réuni du 12 au 15 octobre 2016 à Bogotá, en Colombie, sur le thème « Voix locales pour un monde meilleur ». La réunion, qui comprenait des plénières, deux plates-formes de travail permanentes, des ateliers, des dialogues sur les politiques, des forums communautaires, des forums d’apprentissage et d’autres sessions interactives, s’est tenue juste avant la troisième Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) qui s’est déroulée du 17 au 20 octobre 2016 à Quito, en Équateur. Le 14 octobre, le GTM a convoqué la deuxième session du AMGLR. La Deuxième Assemblée mondiale a adopté une déclaration contenant les principales recommandations des gouvernements locaux et régionaux relatives au principal résultat d’Habitat III, le Nouvel agenda urbain, destiné à orienter la politique de développement urbain dans le monde au cours des deux prochaines décennies. En outre, CGLU a lancé le rapport GOLD IV, proposant des analyses, des exemples d’novations et des études de cas du monde entier, à l’appui des recommandations du Programme mondial pour les gouvernements locaux et régionaux pour le 21e siècle.

Compte rendu de la réunion

L’organisation du Sommet mondial de 2019 reflète le pouvoir de mobilisation de CGLU au cœur d’un « réseau de réseaux », qui s’appuie en profondeur sur de multiples circonscriptions pour faciliter un acte de co-création de politiques.

L’ordre du jour du Congrès comportait ainsi plusieurs circuits pour faciliter les dialogues structurés, notamment:

  • Circuit Assemblée - dirigée par des représentants des gouvernements locaux et régionaux;
  • Circuit Townhall  - dirigée par la société civile;
  • Circuit Local4Action - Un espace inclusif et collaboratif réunissant différentes sphères des réseaux;
  • Circuit Local4ActionHub - Un espace informel de réseautage et un lieu de lancement d’initiatives phares réunissant des représentants des différents circuits;
  • Circuit statutaire - Réunions pour les organes officiels de CGLU.
  • Sessions spéciales - Réunions thématiques axées sur certains des domaines politiques prioritaires de CGLU;
  • Forum d’apprentissage de CGLU - Opportunités d’interaction d’apprentissage en mettant l’accent sur les éléments clés de la Stratégie d’apprentissage de CGLU 2019-2021.

Au cours de ces cinq jours, les délégués et les participants ont eu accès à la plupart des réunions, à l’exception des sessions réservées aux membres de CGLU, principalement dans le Circuit statutaire. Les deux premiers jours ont été consacrés aux séances préparatoires et de réseautage. Mercredi, le Congrès a convoqué sa première session plénière et s’est officiellement ouvert. Jeudi, une deuxième séance plénière et une réunion de l’Assemblée générale de CGLU - l’organe responsable de la politique des membres - ont eu lieu. Une troisième séance plénière s’est tenue le dernier jour du Sommet sur le thème du dialogue intergénérationnel. Le dernier jour, le AMGLR, une réunion du Conseil mondial de CGLU et la cérémonie de clôture officielle ont également été au programme.

Le présent compte rendu couvre un échantillon des sessions formelles, ainsi que les résultats du Sommet mondial ayant une incidence sur les politiques. Pour plus de détails, veuillez consulter les numéros quotidiens de l’IIDD à l’adresse suivante: http://enb.iisd.org/uclg/2019/about.html

Ouverture officielle

Au son de la chorale des jeunes de Ndlovu, la poète et conteuse sud-africaine Gcina Mhlophe a ouvert le Sommet mercredi soir. Mxolisi Kaunda, maire exécutif de la municipalité d’eThekwini, Afrique du Sud, a invoqué l’esprit des fondateurs de l’ANC, John Langalibalele Dube et Pixley Ka Isaka Seme. Il a déclaré que le sommet s’appuierait sur l’excellent travail des GLR.

Graça Machel,Présidente du conseil d’administration du Centre africain pour la résolution constructive des conflits (ACCORD), a annoncé son intention de commémorer le 75e anniversaire de l’ONU en 2020, en prévoyant des dialogues entre les jeunes et les dirigeants politiques et de planter 75 millions d’arbres.

Fabrizio Hochschild Drummond, Secrétaire général adjoint de l’ONU, a déclaré que les dirigeants locaux et régionaux sont à l’avant-garde des solutions pionnières et de la gestion des risques globaux dans un monde de plus en plus complexe. Il a invité CGLU à soutenir et à contribuer à l’initiative UN75 (www.un.org/UN75) qui comprend la tenue, partout dans le monde, de dialogues sur l’avenir envisagé par les Objectifs de développement durable, et sur des outils de coopération mondiale, qui aboutiront à une réunion des dirigeants en 2020.

Mpho Parks Tau, Président de CGLU, a mis l’accent sur la participation, les droits des femmes, la mobilité et le financement. Il a mis en avant le dévoilement de l’IMIF, basé sur un partenariat entre CGLU, UNCDF et FMDV.

Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente par intérim de l’Afrique du Sud, a évoqué les difficultés que rencontrent les villes pour offrir des opportunités de développement concrètes face à la réduction des ressources et à l’inégalité des richesses, soulignant la nécessité de redonner la parole à la population.

Dans ses remarques de clôture, Thembi Nkadimeng, Présidente de l’Association des collectivités locales sud-africaines (SALGA), a remercié les participants de leur contribution, a exprimé sa reconnaissance à CGLU Afrique et a fait part de ses attentes pour la suite de la réunion.

Sessions plénières

Réinventer la démocratie locale: Cette séance plénière a eu lieu mercredi et était animée par Sanjay Pradhan, PDG de Open Government Partnership. Il a évoqué quatre dimensions: la participation du public à la budgétisation municipale; la supervision et la communication des données, par les citoyens, de la mise en œuvre des politiques publiques; la tenue d’un registre de lobbying pour freiner le trafic d’intérêts; et les voies et moyens d’autonomiser les exclus. Parmi d’autres sujets abordés figuraient: la décentralisation en tant que principe fondamental de la démocratie mais exigeant l’engagement et la participation des citoyens; les effets de corruption du populisme; la baisse de la qualité de la démocratie; et le fait que la démocratie ne concerne pas seulement les droits civils et politiques, mais implique également des droits sociaux et économiques.

Localiser le développement durable: préparation à la décennie de mise en œuvre: Cette séance plénière a eu lieu jeudi et était modérée par Edgar Pieterse, Université du Cap, Groupe consultatif CGLU-Ubuntu. Elle a marqué le lancement du rapport GOLD V, qui évalue la contribution des GLR à la localisation des ODD et des contextes institutionnels nationaux et régionaux dans lesquels les GLR opèrent. Les participants ont salué le rôle de CGLU consistant à aider les municipalités à localiser les Objectifs de développement durable par le biais d’associations de gouvernements locaux organisées au niveau national, notamment à travers sa section consacrée à l’apprentissage, ainsi que les possibilités de renforcer leurs liens avec d’autres villes et villages. D’autres questions soulevées ont porté sur : la valeur des exemples concrets, tels que l’utilisation des plateformes numériques pour permettre la diffusion des bonnes pratiques; l’observation que les ODD représentent un vaste cadre normatif et une révolution culturelle, réengageant du bas vers le haut pour reconstruire les institutions; la nécessité de réorganiser le système financier mondial afin de recadrer les incitations financières, dans le respect des Objectifs de développement durable; et la nécessité d’une réforme institutionnelle, avec un siège à la table de prise des décisions mondiales pour les GRL dédiés à s’engager avec un mouvement de citoyens.

Dialogue intergénérationnel pour la paix et la solidarité: Cette session a eu lieu vendredi et était modérée par Vasu Gounden, Directeur exécutif d’ACCORD.

Tamires Gomes Sampaio, Directeur de l’Institut Lula de Sao Paulo, Brésil, a souligné que la paix mondiale ne consiste pas seulement en l’absence de guerre, mais également en l’absence d’inégalité, de pauvreté et de chômage. Johnny Araya Monge, maire de San José, Costa Rica, a exposé les avancées réalisées par son pays en matière de protection de l’environnement et de développement social, insistant sur le fait que pour atteindre l’équilibre écologique, il fallait atteindre l’équilibre social.  

Raghav Ranganathan, Développement organisationnel et Engagement contre les conflits, a souligné la nécessité de créer des espaces solides pour le dialogue entre les parties adverses au niveau local afin que la voix de chacun soit incluse. Jan van Zanen, maire d’Utrecht, président de l’Association des municipalités néerlandaises, a déclaré que les inégalités persisteraient en l’absence de chances égales pour tous.

Prisca Amponsah, Université du Ghana, a parlé de la manière dont les jeunes peuvent s’engager et faire entendre leurs idées. En réponse à cela, Aisen Nikolaev, Chef de la République de Sakha, Fédération de Russie, a appelé les jeunes à se battre pour leurs droits et à élire à la fonction publique des personnes déterminées à améliorer leur vie.

Sofia Moschin, Déléguée italienne pour la Jeunesse, a plaidé pour l’utilisation des connaissances de manière créative et compétente et a mis en exergue le rapport 2018 de l’ONU sur les Objectifs de développement durable, la jeunesse, l’éducation et le chômage, publié par l’ONU. Aníbal Gavíria Correa, Président de l’Assemblée Cities Alliance, a souligné l’impact de la violence urbaine sur les jeunes et a expliqué en quoi l’éducation peut y remédier. Citant l’exemple de Medellin, en Colombie, il a expliqué comment la ville s’était transformée en un laboratoire d’innovation urbaine, avec une baisse de 95% du taux de meurtres.

Imen Ouardani, Ville de Sousse, en Tunisie, a souligné le besoin de confiance entre les jeunes et l’État, ainsi que de stratégies permettant d’engager les jeunes par le biais des conseils des gouvernements locaux. Mariam Iddrisu, maire de la municipalité de Sagnarigu au Ghana et Vice-présidente du Réseau des femmes élues localement en Afrique (REFELA) Afrique de l’Ouest, a présenté des exemples d’engagement des jeunes au Ghana, attirant l’attention sur la sous-représentation des femmes et les stéréotypes sexistes en tant que problèmes majeurs, et a appelé au soutien d’organisations telles que REFELA.

Circuit Assemblée

Le Circuit Assemblée a été présentée comme étant un espace dédié aux priorités continentales, sectorielles et thématiques contribuant aux politiques globales de CGLU. Structurées lors de tables rondes de haut niveau, tenues mercredi et jeudi, les sessions y ont été convoquées par région ou par secteur de CGLU, sur la base de notes de synthèse élaborées dans la perspective du Sommet. Chaque session a réuni des représentants des GLR et d’autres organisations affiliées à CGLU et a transmis des recommandations à l’Assemblée mondiale, qui s’est réunie vendredi.

Décentralisation et finances locales: Cette assemblée était dirigée par CGLU-Afrique et a examiné la manière de soutenir la décentralisation et le financement des GLR afin de renforcer leur capacité à agir dans le cadre de l’Agenda mondial. Présidée par Léandre Nzue, Président de CGLU-Afrique, la session a abordé: la croissance rapide de la population urbaine en Afrique; la conception de villes durables; le ciblage du financement; l’accès à des classements de crédit crédibles; les relations entre les autorités infranationales et nationales; les instruments financiers innovants, y compris les obligations vertes; et l’utilisation de la technologie numérique pour permettre une collecte transparente des revenus.

Alignement des priorités locales sur l’agenda 2030 et le droit à la ville: « Tournées éclair: actions européennes en faveur des ODD »: Cette assemblée était dirigée par l’Europe. La session a examiné les moyens mis en œuvre par les municipalités et les régions européennes pour la concrétisation des ODD, avec la participation du Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE), de maires et de représentants de la Commission européenne et de CGLU-Afrique. Présidée par Marlène Siméon, Directrice de la Plateforme européenne des pouvoirs locaux et régionaux pour le développement, la séance a porté sur les obstacles entravant la réalisation des Objectifs de développement durable, à savoir la politique de migration; l’égalité d’accès aux services de santé, à la parité des genres et à la démocratie participative; l’alignement des politiques de l’UE sur les ODD; et l’importance de renforcer les réseaux mondiaux des autorités locales.

Résilience, Urbanisation et Patrimoine: Cette assemblée était dirigée par les sections Eurasie et Asie-Pacifique (ASPAC). La session a examiné la résilience et la réduction des risques de catastrophe, notamment la stratégie de localisation du cadre de Sendai, avec la participation des maires et d’autres représentants de CGLU-ASPAC, contre les menaces présentées par une augmentation des catastrophes naturelles ou d’origine humaine. Modérée par Dave Cull, coprésident de CGLU-ASPAC, la session a abordé: la croissance rapide de la population dans les villes eurasiennes; un appel à CGLU à jouer un rôle pour attirer les financements des institutions financières internationales pour les investissements dans les villes; la conciliation entre développement industriel et protection de l’environnement; les travaux de CGLU sur le patrimoine et la conservation; les avantages connexes de l’atténuation du changement climatique; la localisation des ODD; et le plaidoyer régional de CGLU.

Gouvernance à plusieurs niveaux et plaidoyer national / continental: Cette assemblée était dirigée par les Amériques. La session a porté sur les prochaines étapes pour assurer une gouvernance et des stratégies multi-niveaux et multipartites pour le plaidoyer national et continental. Modérée par Paola Andrea, Directrice adjointe, Intendencia de Montevideo, la séance a abordé les thèmes suivants: la crise de la gouvernance en Amérique latine et l’impact de la pauvreté et des inégalités sur la capacité des gens à vivre ensemble; la méfiance à l’égard des institutions politiques et le rôle particulier des gouvernements locaux dans leurs relations directes avec les citoyens et, la concentration sur le genre et sur l’impact de la pauvreté sur les femmes et les enfants. La session a convenu des principaux messages: la réingénierie de la gouvernance multi-niveaux; l’innovation sociale; et le rôle de CGLU dans le renforcement du rôle des gouvernements locaux au niveau mondial.

Gestion des migrations et consolidation de la paix: Cette assemblée était dirigée par le Moyen-Orient et l’Asie occidentale (CGLU-MEWA). La session, modérée par Mehmet Duman, Secrétaire général de CGLU-MEWA, a examiné la relation entre les mouvements migratoires, la consolidation de la paix au niveau local et la nécessité de politiques de cohésion sociale. Les questions soulevées au cours des discussions comprenaient la nécessité de traiter: l’inclusion sociale; les différents besoins des réfugiés et des migrants; l’habilitation des gouvernements locaux à agir en faveur des ODD; et la solidarité régionale.

Espace public et défis démographiques: Cette assemblée était dirigée par Metropolis, la section métropolitaine de CGLU. La session a examiné la croissance démographique dans les zones urbaines et le rôle des GLR dans la résolution des problèmes liés à l’espace public. Modérée par Xavier Tiana, Metropolis, la séance a abordé les thèmes suivants: la conciliation entre croissance économique et compétitivité des zones urbaines avec développement durable; le rôle de CGLU dans la mobilisation de la collaboration; et l’expérience de l’exclusion dans le cadre de l’urbanisation. Des discussions ont également eu lieu sur le mécontentement des citoyens vis-à-vis des institutions politiques qui ne correspondent plus aux exigences de la société du XXIe siècle.

Circuit Townhall

Réunie pour la première fois lors d’un congrès de CGLU, le Circuit Townhall visait à offrir aux parties prenantes de la société civile un espace leur permettant de co-créer l’avenir du mouvement municipal, par le biais d’échanges interactifs avec les dirigeants des GLR. Diverses parties prenantes ont présenté des documents de politique élaborés dans le cadre de processus de consultation tenus en vue du Sommet, dans le but d’intégrer les programmes d’action, de plaidoyer, de recherche et d’apprentissage au cours des années à venir. Vendredi, les représentants des réseaux de coordination ont présenté les principaux résultats assortis des recommandations politiques adressées à l’Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux.

Ouvrant la série de cinq séances de discussion sur le Circuit Townhall qui ont eu lieu mercredi et jeudi, Fernando Casado Caneque, Centre des partenariats pour le développement, a souligné que l’adoption réussie de l’ODD 11 (Villes et communautés durables) marquait la transition du slogan d’Habitat III, « écouter les villes », vers une focalisation sur le développement urbain inclusif.

Villes accessibles et inclusives: Dirigé par World Enabled, cette séance du Circuit Townhall a exploré la façon dont le leadership local peut promouvoir des principes de conception universels conformes aux six piliers du Pacte mondial pour des villes accessibles et inclusives. Les discussions ont débuté par un exposé de María Soledad Cisternas Reyes, Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les personnes handicapées et l’accessibilité, qui a souligné que l’accessibilité constituait une passerelle vers l’inclusion et la protection des divers droits. Les modérateurs de la session ont mis en exergue les recommandations formulées dans le document de politiques relatives à ce thème, qui englobait un appel à l’organisation mondiale à créer une communauté de pratiques sur les villes accessibles afin de favoriser l’apprentissage entre pairs sur les politiques de conception universelle. Au cours de leurs discussions, les participants ont souligné qu’investir dans l’accessibilité constituait une opportunité d’optimiser le potentiel de tous les citoyens, y compris les personnes handicapées et les personnes âgées. Signalant que la plupart des pays adoptaient des réglementations en matière d’accessibilité mais rencontraient des difficultés dans leur application, les participants ont proposé des solutions telles que: impliquer la société civile pour maintenir les bonnes pratiques au-delà des cycles électoraux; former des architectes et des urbanistes au design universel; et sensibiliser à la dignité et aux droits inhérents de tous les peuples.

Égalité des genres et autonomisation des femmes: La Commission Huairou et ses partenaires ont dirigé la séance plénière. Ils ont présenté un document d’orientation indiquant que l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes sont indispensables à la création et au développement de communautés justes et prospères, tout en favorisant l’efficacité et la responsabilisation des communautés, ainsi que la mise en place d’une gouvernance locale efficace et responsable. Les femmes maires du Brésil, de la Gambie, de l’Italie et de la Suède ont parlé des réalisations et des défis auxquels les femmes dirigeantes sont confrontées. Entre autres problèmes mentionnés, elles ont déploré les réactions négatives grandissantes contre les femmes politiques, en particulier sur les médias sociaux, et ont souligné la nécessité de tendre la main aux femmes des zones urbaines et rurales. Au cours du débat qui a suivi, les participants ont souligné notamment l’importance de renforcer les réseaux de partage d’informations et de bonnes pratiques, et de veiller à la poursuite de l’institutionnalisation des processus consultatifs locaux pour intégrer la problématique hommes-femmes dans les structures gouvernementales locales.

Droit à la ville: Cette séance du Circuit Townhall était dirigée par la Coalition Internationale de Habitat et s’appuyait sur un document de politique thématique qui préconisait de considérer les établissements humains sous un angle fondé sur les droits, en mettant l’accent sur six thèmes: « la financiarisation » des villes et du logement; le clivage rural-urbain; les inégalités territoriales et sociales; le recul démocratique et la réduction des droits de l’homme; les mouvements migratoires; et la résilience. Leilani Farha, Rapporteure spéciale des Nations Unies sur le droit à un logement convenable, a plaidé en faveur de la construction d’un mouvement alternatif, qu’elle a appelé « The Shift », affirmant qu’il est rendu nécessaire par « l’ensemble des violations » des droits de l’homme qui ont été subies avec l’urbanisation intensive. Le débat qui a suivi a mis en lumière la nécessité de remettre en question les idées reçues sur ce qui constitue une ville attrayante ou compétitive, en faisant observer que considérer les villes sous l’angle des droits de l’homme appelle des approches plus polycentriques et à taille humaine. Parmi les mesures que les villes peuvent prendre pour lutter contre l’exclusion et la pauvreté grandissantes, les orateurs ont appelé: à valoriser la fonction sociale, et pas seulement économique, de la terre pour réduire les spéculations; et à fournir des espaces aux groupes exclus pour accéder aux services et participer aux processus de gouvernance.

Développement urbain durable: Ce forum était présidé par l’Assemblée générale des partenaires (AGP) et a été ouvert par des représentants des huit groupes constitutifs, qui ont mis en exergue les principaux messages du document de synthèse thématique. Ils ont souligné, entre autres principes, l’importance: d’avoir une vision commune; d’être inclusif et respectueux; de construire la confiance; d’avoir une compréhension claire des rôles et des responsabilités; et d’assurer le suivi des progrès. Une série « d’exposés éclairs » a ensuite eu lieu, soulignant les bonnes pratiques de partenariats du monde entier. En conclusion, les participants ont élaboré des messages pour l’Assemblée mondiale. Ils ont notamment proposé des mécanismes visant à améliorer la transparence dans les partenariats, tels que: exiger de toute partie participant à l’AGP qu’elle adhère à un code d’éthique; s’accorder sur la valeur ajoutée d’un projet avant sa mise en œuvre; et renforcer les capacités pour réduire les asymétries d’information et de pouvoir au sein des partenariats.

Aborder le problème de l’informalité dans les villes: Cette séance du Circuit Townhall était dirigée par l’Alliance des villes, Slum Dwellers International et Habitat for humanity International, qui ont décrit le document de travail thématique comme étant un appel aux dirigeants locaux, assorti de recommandations visant: à renforcer l’accès à la terre et aux opportunités de moyens d’existence; à prévoir des garanties nationales pour les projets de développement dans les villes assurant qu’ils ne nuiront pas; à reconnaître les habitants des zones informelles comme des citoyens à part entière et à égalité; et à promouvoir la planification fondée sur des preuves. La session a mis en exergue des exemples de villes telles que Freetown, Porto Alegre et Ramallah, qui luttent contre l’exclusion dans les villes en modifiant le discours sur les quartiers informels en tant que lieux peu sûrs et dangereux, pour devenir des lieux d’innovation sociale et d’économies dynamiques. Les discussions ont notamment porté sur les moyens de protéger les droits fonciers des groupes exclus dans les projets d’amélioration des taudis; sur le besoin de solutions innovantes pour élargir l’inclusion financière sur les marchés du logement; et sur le besoin de négocier avec les résidents plus nantis pour reconnaître la nécessité d’une intégration dans les villes, notamment par le biais d’espaces publics partagés. La session s’est terminée par un rappel qu’un nouveau récit n’est pas suffisant en soi, car des cadres politiques favorables et un engagement structuré des citoyens sont nécessaires.

Circuit Local4Action

Le Circuit Local4Action a organisé plus de 50 sessions au cours du sommet. Les séances ont porté sur une variété de thèmes sous les rubriques Conversations globales, Politiques et voix locales, LAB, Voix inspirantes et forums sur les régions et les villes périphériques.

Les séances de lundi ont couvert de nombreux thèmes portant sur les défis de la gouvernance locale et notamment sur une communauté de pratiques de la planification intégrée; l’importance de la planification intégrée; l’importance de territorialiser le programme des ODD; des approches fondées sur les preuves et les droits; le besoin de faire en sorte que les villes soient à la pointe de l’innovation et au cœur du succès des agendas mondiaux; et le devoir des jeunes de lutter progressivement pour le maintien des démocraties locales.

Les autres sessions ont porté sur l’Assemblée des femmes africaines du Forum africain pour la sécurité urbaine (AFUS); 2019 AFUS Learning Exchange; sur le Façonnement de villes résilientes; la mise en place de villes inclusives et durables, de théories et de pratiques utilisant des outils multicritères et géo-spatiaux; la localisation du programme de transformation: développer l’économie et la finance sociales et solidaires; les VLR - Eléments constitutifs d’une communauté de pratique; la sensibilisation des jeunes et d’autres.

Au cours de la séance de mardi, les participants ont discuté des expériences et des bonnes pratiques en matière d’options de transport public multimodal; du rééquilibrage de la part des options de transport publics et privés au moyen de différentes interventions politiques; de réformes constitutionnelles et législatives visant à promouvoir la démocratie locale; d’approches différenciées pour tenir compte des capacités et des origines diverses des personnes; de l’importance des liens entre zones rurales et urbaines et de la nécessité de reconnaître et de promouvoir les approches sociales et solidaires.

Des séances ont également été tenues sur les politiques publiques axées sur la culture; les espaces publics sûrs; le Forum des régions; la formation en matière de mobilité durable; la thématique « La politique urbaine fonctionne-t-elle pour vous ? »; le déblocage des voies menant à des villes résilientes et intelligentes face au climat; les droits de l’homme et le droit à la ville: quelles priorités pour les gouvernements locaux?; les Partenariats pour l’égalité urbaine; les Villes intermédiaires; Vers un partenariat mondial pour les villes intermédiaires; et d’autres sujets.

Les séances de mercredi ont porté sur la tension entre les profondes inégalités vécues par les femmes et le droit à la ville; l’inadéquation entre le transfert des responsabilités aux gouvernements locaux et de ressources suffisantes pour la mise en œuvre du programme urbain; les efforts déployés pour inciter les sans-abri à cartographier les espaces publics; les inégalités croissantes entre les zones métropolitaines et les petites villes rurales; la façon dont les partenariats pourraient aider à créer des circuits pour l’égalité urbaine; et la mise en œuvre des agendas mondiaux.

Les séances de cette journée ont également été consacrées à la recherche de solutions basées sur la nature, pour des villes résilientes et socialement inclusives: les potentialités de l’espace public; les ODD et la coopération décentralisée: le travail sur l’Agenda 2030 au niveau local et mondial; l’Observatoire mondial des finances et investissements des administrations infranationales: la mise en œuvre de la décentralisation fiscale; le cheminement vers une accessibilité universelle à l’horizon 2030 – l’Action locale et les partenariats; le lancement des partenariats de villes de la Commission européenne; l’autonomie économique des femmes et leur autonomisation à travers le développement économique et social.

Des séances de jeudi ont couvert des questions pertinentes telles que la manière dont les villes ont lancé les Hubs Locaux à l’horizon 2030; le travail et l’emploi décent et de qualité dans le cadre du développement local durable; la façon d’exploiter le potentiel des gouvernements locaux dans la promotion et la défense des droits numériques.

Des séances supplémentaires de la journée ont été consacrées aux thèmes des enfants déracinés: de Que peuvent faire les gouvernements locaux?; de l’état global des métropoles; du renforcement des capacités en matière de prestation de services locaux inclusifs; des droits numériques et agendas mondiaux: d’une feuille de route pour la Coalition des villes concernant les droits numériques; des villes en transformation; des Hubs locaux à l’horizon 2030 - Un réseau mondial pour la localisation de l’Agenda 2030; de l’écoute des citoyens, la démocratie locale au centre de la gouvernance.

La séance de vendredi a porté sur les défis de la pérennité des associations de gouvernements locaux en ce qui concerne l’efficacité organisationnelle, la composition, la politique des partis et la stabilité financière; les approches intégrales de l’espace public qui mettent l’accent sur la collaboration multipartite; les initiatives des gouvernements locaux pour la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la reconstruction après un conflit et plusieurs autres thèmes.

Des sessions ont également été consacrées aux Associations de gouvernements locaux 2.0 - prêtes pour l’avenir; la Gouvernance des espaces publics: les défis et difficultés posés à l’inclusion, à la diversité et à l’égalité; les initiatives de paix: inspiration des finalistes du Prix de la paix de CGLU; le Projet de villes éthiques; les Stratégies régionales vers les ODD.

Local4Action Hub

Les séances consacrées au Hub Local4Action se sont tenues pendant cinq jours et ont été axées sur l’apprentissage et la discussion des bonnes pratiques émergentes. L’espace informel et interactif a fourni une plateforme de réflexion sur nombre de questions qui n’ont pas encore trouvé leur place dans l’agenda officiel.

Lundi, Mpho Parks Tau, Président de CGLU, a inauguré le Hub en tant que « cœur » du Congrès et a expliqué que les discussions thématiques seraient facilitées par les réseaux régionaux de CGLU, qui visaient à élaborer un programme politique commun autour de cinq thèmes: la finance; la gouvernance multi-niveaux et multipartites; des villes résilientes et durables; la croissance démographique et les défis connexes posés aux villes; et la migration. Emilia Sáiz, Secrétaire générale de CGLU, a souligné le rôle de la plaque tournante en tant qu’espace permettant de co-créer un mécanisme d’élaboration de politiques, « qui déterminera l’avenir de notre mouvement ». Au cours du débat qui a suivi, les participants ont souligné que: les villes sont confrontées à des systèmes internationaux défaillants, y compris le changement climatique et l’effondrement financier; que le défi pour les femmes dirigeantes est de se faire entendre; que le rôle de la corruption au niveau national doit être remis en question; et qu’il y a nécessité d’orienter les sources de financement internationales au profit des communautés locales. Des séances ont également été consacrées à la création d’un environnement favorable aux droits de l’homme au niveau local en Afrique; et au lancement d’un appel à l’action après la déclaration du maire de Marrakech.

Mardi a inclus une session sur le thème du « Rôle de l’Agenda 2030 dans la création de la citoyenneté: Comment les gouvernements locaux peuvent-ils utiliser les ODD pour créer des liens avec leurs citoyens? ». La session a donné lieu à un échange franc et informel sur l’importance de la participation active des citoyens, des mécanismes de citoyenneté inclusive, et des exemples de co-création locale d’ODD.

Jeudi a vu se tenir un Café mondial sur les « mobilités créatives », avec présentation d’exposés sur la régénération urbaine, un manuel de développement local basé sur la culture et une approche fondée sur la culture qui a aidé les communautés à réinventer leurs approches en matière de transport. Une autre session, portant sur les villes en crise, a débuté par un court-métrage de CGLU sur la riposte des autorités locales à la crise. Les participants ont mis en lumière l’impact sur la cohésion sociale, les services de base et l’infrastructure résultant de l’afflux de réfugiés syriens dans une ville libanaise, avec 100 000 personnes déplacées. Un représentant municipal a décrit la création d’un cadre de coexistence pour gérer la prestation de services et les relations entre les réfugiés et les citoyens locaux.

Vendredi, le Hub a organisé une session sur « la mise en réseau numérique pour un développement urbain durable », axée sur l’apprentissage des pratiques en matière de politiques à l’ère numérique. Metropolis a présenté la plateforme USE avec plus de 300 études de cas sur les utilisations de la technologie et une communauté en ligne permettant de relier des villes confrontées à des défis similaires.

D’autres sessions du Hub ont abordé: la diplomatie urbaine; la résilience de l’eau; le leadership transformationnel; l’évolution des mentalités dans le secteur public; le nouvel agenda urbain; les partenariats ville à ville; l’accès aux marchés des capitaux; la réduction locale des risques de catastrophe et la localisation du Cadre de Sendai; le logement; et la culture et la gouvernance.

Circuit statutaire

Dans le cadre de ce Circuit, une réunion des secrétaires régionaux des caucus des sections de CGLU pour le CCRE, l’Eurasie, MEWA, l’Afrique, l’Amérique latine et les Amériques, ainsi que Metropolis, s’est tenue. Il y a également eu une réunion du Comité de gestion financière et de la Commission des affaires statutaires. Le Bureau exécutif s’est également réuni, et c’était là le dernier Bureau exécutif pour le mandat actuel. Il a reçu des mises à jour sur les principaux domaines d’activité et les propositions des membres. Un nouveau bureau exécutif a également été nommé pour le mandat 2019-2022 à Durban, lors du Conseil mondial. L’Assemblée générale, qui se réunit tous les trois ans, a réuni tous les membres de CGLU. Elle a reçu les rapports de la présidence et des diverses sections et a nommé les membres du Conseil mondial sur la base des processus électoraux. Le Sommet s’est achevé vendredi avec le Conseil mondial de CGLU.

Sessions spéciales

Un certain nombre de sessions thématiques spéciales, consistant en des discussions de groupe modérées sur d’importantes questions clés émergentes, ont eu lieu du lundi au jeudi.

L’avenir de la transparence et du gouvernement ouvert: Co-créer des territoires ouverts, inclusifs, transparents, durables et inclusifs: Juana López Pagán, Coordinatrice de la Communauté de pratique de CGLU sur la transparence et la transparence gouvernementale, a modéré la session en partageant un projet de manifeste sur le gouvernement ouvert et la transparence. La session a examiné le rôle de la démocratie dans le développement, la qualité de la vie et la coexistence pacifique. D’autres questions abordées ont concerné la gouvernance en termes de recherche d’un équilibre entre démocratie représentative et participative et la promotion de gouvernements locaux sensibles à la problématique de l’égalité des genres.

L’avenir de la migration: Mohamed Boussraoui, CGLU, a modéré cette session, qui a mis en exergue la migration rurale-urbaine comme principal défi, et les facteurs structurels à l’origine de la migration tels que les conflits, le changement climatique et le manque d’opportunités économiques. L’expérience limitée des autorités locales dans la gestion de la migration et le fait qu’elles ne sont pas impliquées dans le processus décisionnel en matière de migration ont été soulignés, tout comme le besoin de stratégies de lutte contre la xénophobie et la nécessité de considérer la migration comme une opportunité et non pas comme un problème.

L’avenir de la résilience: Debra Roberts, coprésidente du Groupe de travail II, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), a modéré la session. Plusieurs conférenciers ont partagé leurs expériences et leurs approches de la régénération de la ville. Cette session a également abordé le renforcement du leadership local dans l’élaboration de plans d’urgence et d’action. La nécessité d’une perspective régionale pour améliorer la résilience des villes petites et intermédiaires, ainsi que des liens avec le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, ont également été soulignés.

L’avenir de la culture: Jordi Pascual, CGLU, a modéré cette session qui a exploré la culture en tant qu’expression de la justice sociale et de l’identité dans le contexte du colonialisme. Les efforts visant à élargir les expériences artistiques et culturelles, à Rome et dans plusieurs villes portugaises, ont été mis en relief. L’accent a été également mis sur le rôle que jouent les bibliothèques, souvent en tant que seuls espaces intérieurs, libres d’accès, pour les interactions sociales.

L’avenir du logement: Ryan Macauley, ONU-Habitat, a modéré la session. Les questions examinées ont porté sur l’impératif d’une approche du logement fondée sur les droits de l’homme, comme reflété dans la Déclaration de 2018 de Villes pour un logement adéquat. La nécessité de garantir un logement convenable à tous les citoyens a été soulignée, de même que l’absence de listes à jour des implantations informelles et le manque de leur reconnaissance dans les cadres juridiques. Diverses approches du logement urbain adoptées à Subang Jaya, Malaisie, à Ekaterinburg, Fédération de Russie, à Nanterre, France et dans la ville de Taipei, Taiwan, ont été mises en exergue. Les principaux messages ont englobé la nécessité: de renforcer les stratégies pour un apprentissage entre pairs et un plaidoyer politique efficaces; d’adopter une approche à plusieurs niveaux pour les règlements non planifiés; et de défendre le droit fondamental au logement.

Écologie pour le Futur: Cette session a été modérée par Gino van Begin, Secrétaire général de l’ICLEI. Les discussions ont été axées sur: des déclarations sur l’urgence climatique comme voie de riposte aux politiques urbaines; l’adoption de systèmes conçus par l’homme, fondés sur des principes d’écologie et englobant des idées circulaires, à long terme et fondées sur des systèmes; et le rôle des communautés locales dans la plantation d’arbres. Le rôle des villes dans l’action climatique a été mis en exergue, signalant que c’est dans ces espaces que se concentrent à la fois la croissance économique et le risque économique et où une approche territoriale peut être poursuivie.

L’avenir de la biodiversité: Cette session était modérée par Gino van Begin, Secrétaire général de l’ICLEI. Les plateformes de la biodiversité urbaine, telles que « Cities With Nature », ont été soulignées, de même que l’importance de l’intégration verticale des stratégies et des plans d’action relatifs au Cadre de la biodiversité pour l’après-2020. Les efforts visant à créer des espaces pour la biodiversité et d’autres initiatives en matière de développement durable ont été examinés, et la question de la manière de rehausser le profil de la diversité biologique dans les agendas urbains, a été soulevée.

L’avenir de l’égalité - Beijing+25: Cette session consistait en deux tables rondes co-modérées par Lucy Slack, Secrétaire générale adjointe du Forum des gouvernements locaux du Commonwealth, et María Cristina Grunauer de Falú, Université nationale de Tucumán, Argentine. Le premier groupe de discussion a exploré les inégalités persistantes, 25 ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes à Beijing et la réaction brutale contre la parité des genres. Les intervenants ont examiné l’état de l’égalité des genres en Afrique du Sud, en Gambie, dans la Fédération de Russie et en Malaisie. Les questions soulevées lors de la deuxième table ronde ont englobé: un appel de CGLU à soutenir la déclaration du Comité permanent pour l’égalité du CCRE devant être présentée à la 64e session de la Commission de la condition de la femme (CSW64), Beijing+25 et l’Agenda 2030; les obstacles qui entravent le développement des femmes et les efforts centrés sur la mobilisation de la société civile; et Beijing+25 comme occasion de renouveler et de réviser la Déclaration de Beijing et de relancer son plan d’action.

L’avenir des finances locales: Judy Nkosi, Directrice du Trésor national, Afrique du Sud, a modéré la session. Les discussions ont porté sur l’écart entre les recettes versées par les municipalités au gouvernement central et le montant alloué au gouvernement local. Un recueil de solutions englobant la capture de la valeur foncière et visant à combler les déficits de financement a été mis en lumière. La nécessité de trouver un équilibre entre des rendements stables et un risque acceptable a été évoquée en vue de stimuler les investissements. Parmi d’autres questions abordées, il y avait la génération de données pour faciliter le développement local et des mécanismes pour renforcer la confiance entre le gouvernement central et les gouvernements locaux.

Forum d’apprentissage

Jeudi, la Secrétaire générale de CGLU, Emilia Sáiz, s’est adressée au quatrième forum d’apprentissage de CGLU, consacré aux opportunités d’apprentissage interactif, présentant une évaluation de l’état de l’apprentissage au sein du réseau et des recommandations visant à étendre la portée des politiques de CGLU.

La journée a consisté en un échange d’expériences sur: la localisation du Cadre de Sendai; l’évolution des modules et des méthodologies; la discussion des principaux éléments permettant d’alimenter le programme d’apprentissage; et le dialogue entre les mécanismes d’apprentissage existants sur la manière d’assurer la transférabilité.

La session a émis des recommandations concrètes pour renforcer la portée des politiques de CGLU à travers l’apprentissage, ainsi que des recommandations spécifiques sur des méthodologies et des mécanismes d’apprentissage innovants.

Assemblée générale

L’Assemblée générale de CGLU s’est réunie jeudi soir. Dans ses remarques liminaires, le Président de CGLU, Mpho Parks Tau, a relaté les activités des trois dernières années. y compris sur le logement, la migration, la localisation des ODD et l’engagement avec les parties prenantes et les municipalités partout dans le monde. Il a mis en relief le travail accompli pour apporter un visage humain à cette plateforme mondiale et l’accélération nécessaire pour répondre à un monde en mutation rapide. Il a souligné l’importance de la fonction de CGLU en tant que réseau d’apprentissage, qui est renforcé par la formation à la localisation d’agendas mondiaux tels que le Cadre de Sendai, le Nouvel agenda urbain et l’Agenda 2030.

L’Assemblée a ensuite examiné un projet de Déclaration universelle des droits de l’homme, un ensemble de droits collectifs axés sur la responsabilité, la dignité et l’égalité entre les générations, qui devait être soumis à l’approbation du Conseil mondial. Les sections de CGLU ont rendu compte des principaux impacts, défis et recommandations, qui seront supervisés par le nouvel organe directeur de CGLU. Cela a été suivi par les élections du nouveau Président de CGLU - une approche consensuelle qui s’est terminée par la nomination de la nouvelle présidence vendredi.

Conseil Mondial         

Jeudi, le Conseil mondial s’est réuni à la suite de l’Assemblée générale et a tenu le premier tour des élections à la présidence. Un processus de consensus a été adopté, qui a abouti à la nomination du nouveau Président de CGLU vendredi.

Vendredi, Mpho Parks Tau, Président sortant de CGLU, a convoqué de nouveau le Conseil Mondial. Le Conseil a adopté l’ordre du jour et le Rapport de la réunion du Conseil de 2018 à Madrid, et a pris note du rapport du Président.

Adoption du plan de travail: Parks Tau a indiqué qu’en 2019, l’accent avait été mis sur les préparatifs du Sommet mondial de Durban et sur l’amélioration du travail politique pour le compte des GLR, notamment la localisation de l’Agenda 2030, et son transfert à l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a expliqué que les travaux de 2020 s’appuieraient sur la mobilisation internationale, la poursuite des travaux sur les Objectifs de développement durable et la révision du nouvel Agenda urbain.

La Secrétaire générale Sáiz a indiqué que le plan de travail visait à accélérer la mise en œuvre du Programme 2030 et la transformation de la gouvernance locale, à travers, notamment: le plaidoyer et l’élaboration de politiques; l’apprentissage, la recherche et le suivi; et le renforcement du réseau. Sáiz a rappelé que CGLU avait été invité par le Secrétaire général des Nations Unies à participer à une audition spéciale avec les autorités locales afin de contribuer à la détermination du programme multilatéral, dans le cadre des activités marquant le 75e anniversaire de l’ONU en 2020.

Sáiz a en outre fait état de la prochaine conférence des Nations Unies marquant Beijing+25 et a annoncé que CGLU a consacré 15% de son budget à des activités basées sur la question de l’égalité des genres. Elle a conclu avec des observations sur les préparatifs du Sommet de la culture de CGLU en 2021.

Carola Gunnarsson, Association suédoise des pouvoirs locaux et des régions, a invité le Conseil mondial à adopter une déclaration élaborée lors du Sommet, qui sera transmise à la 64ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies / Beijing+25, et s’est félicitée de l’engagement de CGLU à apporter de la stabilité à son programme de travail sur l’égalité des genres et à l’élaboration d’une stratégie pour guider ses travaux.

Mxolisi Kaunda, maire exécutif de la municipalité d’eThekwini, Afrique du Sud, a rendu compte des activités du Comité de la planification stratégique urbaine de CGLU. Geneviève Sevrin, Directrice, Cités Unies, France, a présenté un rapport concernant la Commission politique de CGLU sur les crises, la durabilité et la résilience, ainsi que sur le Groupe de travail spécial.

Se félicitant de la déclaration sur le genre, Christopher Kang’ombe, maire de Kitwe, Zambie, a attiré l’attention sur la nécessité d’écouter aussi la voix des jeunes et a rendu compte d’une initiative de CGLU-Afrique visant à convoquer une assemblée générale des jeunes dirigeants en marge du prochain Sommet Afri-cités 2021 à Kisumu, au Kenya.

Adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme: Le modérateur Roland Ries, maire de Strasbourg, a présenté un aperçu de la déclaration dévoilée lors du sommet de jeudi. Le Conseil a adopté la déclaration par acclamation.

Rapport du Comité de gestion financière: Berry Vrbanovic, Trésorier de CGLU, a annoncé que lors de sa réunion du 12 novembre 2019, le comité financier avait approuvé les comptes financiers et accepté d’inviter le Conseil mondial à prendre note du rapport du commissaire et à approuver les décisions présentées.

En ce qui concerne les nouvelles sources de financement, Vrbanovic a souligné une subvention de 3,7 millions d’euros de l’ASDI, affirmant que cela permettrait à CGLU de lancer pour la première fois une ligne budgétaire sur l’égalité des genres, ainsi que la confirmation du financement de la Commission européenne pour soutenir le plan de travail.

Signalant que le budget de CGLU a dépassé les 5 millions d’euros pour la première fois, il a souligné que le paiement des cotisations est essentiel pour le financement des travaux du Congrès. Vrbanovic a également remercié la ville de Barcelone pour avoir continué à héberger le secrétariat de CGLU.

Les membres ont approuvé le rapport financier sans observation.

Réunions statutaires 2020-2022: la Secrétaire générale Sáiz a présenté un aperçu des principales réunions prévues pour le prochain exercice biennal, demandant au Conseil de laisser au Secrétariat le temps d’élaborer un calendrier détaillé, en consultation avec la prochaine présidence. Elle a attiré l’attention sur une prochaine réunion du Congrès mondial de CGLU conjointement avec le Congrès mondial de Metropolis, qui se tiendront à Guangzhou (Chine) en octobre 2020, soulignant que cela sera rentable et renforcera les synergies entre les différentes composantes.

Heo Tae-jeong, maire de Daejeon, République de Corée, a remercié les membres pour avoir choisi la ville comme hôte du Congrès mondial de CGLU 2022, soulignant le profil de la ville en tant que plaque tournante de la science et de la technologie. Il a exprimé l’espoir que le Congrès symboliserait également un nouveau vent de réconciliation dans la péninsule coréenne.

Johnny Araya Monge, maire de San José, Costa Rica, a invité le Bureau de CGLU à se réunir au Costa Rica, en 2021, à l’occasion du 200e anniversaire de l’indépendance.

Questions diverses: Claudio Sule Fernández, Association municipale du Chili, a appelé à la dénonciation des crimes commis contre la démocratie dans le monde, qui étouffent illégalement les voix des dissidents. Il a cité le préfet de la province équatorienne de Pichincha Paola Pabón, en détention depuis octobre, et la démission forcée du maire Iván Arciénega de Sucre, en Bolivie. Le Président a pris acte d’une demande de l’Association des municipalités du Chili demandant à CGLU de nommer les représentants des gouvernements locaux incarcérés au cours des périodes de troubles.

Élection du Président et du Bureau Exécutif de CGLU: Le Conseil a procédé à l’élection de la Présidence. Parks Tau a indiqué qu’un consensus avait été atteint à l’issue de discussions et de consultations approfondies avec deux candidats à la présidence. Il a invité le Président élu, Mohamed Boudra, maire d’Al Hoceima (Maroc) et Président de l’Association marocaine du Conseil communal des présidents (AMPCC), à la tribune où il a annoncé un accord sur une « présidence collégiale », dans laquelle le second candidat Ilsur Metshin, maire de Kazan, a été confirmé à la Présidence du Comité consultatif des Nations Unies pour les autorités locales et a rejoint Boudra à la tribune. Metshin a remercié les habitants de sa municipalité et tous ceux qui avaient soutenu sa candidature.

Le Conseil a également confirmé l’élection par acclamation des sièges suivants de la présidence:

  • Président du Comité consultatif des Nations Unies pour les autorités locales: Ilsur Metshin, maire de Kazan;
  • Coprésidents: Johnny Araya Monge, maire de San José; Uğur İbrahim Altay, maire de Konya; Jan van Zanen, maire d’Utrecht; Li Mingyuan, maire de Xi’an; Thembisile Nkadimeng, maire de Polokwane.
  • Trésoriers: Madelaine Alfelor-Gazman, maire d’Iriga; Berry Vrbanovic, maire de Kitchener.
  • Envoyés spéciaux: Ada Colau, maire de Barcelone, Envoyée spéciale auprès de l’ONU; Fernando Medina, maire de Lisbonne, Envoyé spécial pour le développement local.

Boudra a remercié tous ceux qui ont soutenu son élection, en particulier la section CGLU-Afrique. Il a déclaré que CGLU se tenait aux côtés de ses partenaires et interlocuteurs sur l’agenda du développement durable.

Colau a déclaré que c’était pour elle un honneur et une fierté que de représenter CGLU à l’ONU en tant qu’Envoyée pour les droits de l’homme. Elle a adressé un message aux femmes membres, leur assurant qu’elle serait une alliée et une militante pour leurs progrès au sein de l’organisation mondiale.

Parks Tau a clos le Conseil mondial en invitant les délégués à approuver la désignation du nouveau Bureau exécutif de CGLU et à ratifier les nominations du nouveau Président pour les Envoyés spéciaux et à la Présidence du Comité consultatif des Nations Unies sur les Autorités locales.

Cérémonie de clôture

Le Sommet mondial s’est achevé par un dîner avec discours et animations. Thembisile Nkadimeng, SALGA, a exprimé sa sincère gratitude aux quelques 2 000 délégués qui se sont rendus au Sommet, venant de près et de loin, et a reconnu les nombreux mois consacrés aux préparatifs. Mxolisi Kaunda, maire exécutif de la municipalité d’eThekwini, Afrique du Sud, a exprimé sa profonde gratitude pour les contributions au succès du Sommet « Villes à l’écoute ». Il a souligné que la participation active et les débats ouverts ont dépassé les attentes et que le Sommet a été le théâtre d’une convergence de vues sans précédent. Il a ajouté que le nouveau Président avait maintenant la responsabilité de traduire l’urgence en actes et de construire un mouvement mondial plus fort pour les gouvernements locaux et régionaux.

Sáiz a invité Tamires Gomes Sampaio et Sofia Moschin, Ambassadrices de la jeunesse pour la paix dans le monde, à partager les conclusions de la Déclaration politique de Durban. Moschin a parlé d’une approche de la migration fondée sur les droits à travers des dialogues interculturels. Gomes Sampaio a parlé de la quatrième révolution industrielle et de la nécessité de progresser sur la voie de l’égalité des genres. Décrivant les jeunes femmes comme étant les « sentinelles des rêves du peuple », Sáiz a appelé CGLU: à être un mouvement axé sur l’égalité; à prendre collectivement position contre la pauvreté; et à se concentrer sur la prestation de services pour combler le fossé entre nantis et démunis.

Mpho Parks Tau, Président sortant de CGLU, a exprimé sa gratitude envers le mouvement municipal, évoquant un voyage éclairant et inspirant. Il a souligné le renforcement de l’organisation au cours des trois dernières années, qui a rendu sa mission de localisation plus visible sur la scène internationale.

Constatant qu’il est devant un acte difficile à suivre, Mohamed Boudra, Président de CGLU, a remercié le Président sortant, Parks Tau, et a présenté à Sáiz un gage d’appréciation. Il a décrit les résultats du Sommet comme un flambeau à porter vers l’avant et a clos le Sommet à 19h11.

Résultats de l’Assemblée mondiale

Déclaration politique de Durban

Vendredi 15 novembre, le Congrès de CGLU et l’Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux ont adopté la Déclaration politique de Durban intitulée « Envisager l’avenir de notre mouvement municipal international renouvelé », qui constitue l’un des principaux résultats politiques du Sommet.

Avec des chapitres portant sur la prochaine frontière du mouvement municipal international, sur une appropriation locale de l’avenir de l’humanité, sur un nouveau contrat social et sur l’universalité et la solidarité, la Déclaration énonce la conviction des GLR et de leurs associations que la transformation nécessaire du modèle de développement du monde n’est possible que si elle fournit aux communautés, qui ont une responsabilité collective suffisante, une réponse sous forme d’ajustements et de compromis politiques fondés sur l’équité, l’égalité et la durabilité.

S’agissant de la prochaine frontière du mouvement, la Déclaration aborde les points suivants: affronter les évolutions mondiales en restant fermement attaché aux origines du mouvement et à la protection et à la promotion de la démocratie locale, fidèle aux principes de décentralisation, de subsidiarité, d’égalité des genres, d’autonomie et de responsabilité; d’engagement en faveur de l’égalité, de la diversité et de l’universalité, ainsi que de la transition d’un système de gouvernements locaux international vers un système de gouvernements locaux, interdépendant, interurbain et solidaire, ayant pour objectif principal la protection des êtres vivants et des écosystèmes; la reconnaissance du fait que la pauvreté et les inégalités sont au cœur de la plupart des problèmes du monde entier; la force catalytique des villes et des régions et le continuum rural-urbain pour amplifier et intensifier l’action; le rôle critique de conduire des changements dans les modes de consommation et de production afin de fournir des services inclusifs et équitables permettant la préservation des ressources communes et des droits de l’homme; et appréhender les avancées de la quatrième révolution industrielle.

Au sujet de la propriété locale et l’avenir de l’humanité, la Déclaration aborde: la facilitation, par le mouvement, d’une plateforme locale-mondiale pour aider à la reconnaissance du fait que les problèmes locaux ne peuvent plus être résolus uniquement au niveau local; le renouvellement, partant de la base, de l’engagement du mouvement à cheminer vers des sociétés inclusives et justes, adaptées aux conditions des différents continents; la reconnaissance du fait que faire entendre la voix des GLR au niveau international n’est pas un objectif en soi; la mise en place d’un nouveau paradigme financier qui ne laissera personne ni aucun lieu à la traîne; l’établissement de partenariats avec le secteur privé et avec le monde universitaire, pour créer conjointement des villes et des territoires dédiés à la promotion des connaissances et des compétences locales, afin de mettre à profit la coproduction de données, et des villes et territoires reposant sur des données; et la reconnaissance du fait que l’Agenda 2030 représente une opportunité de renouveler le contrat social et du mouvement, visant à localiser l’Agenda mondial et faciliter son appropriation par le niveau local, comme condition préalable à la réussite de sa mise en œuvre.

Concernant l’Agenda 2030 et l’ouverture de la voie à un nouveau contrat social, la Déclaration aborde: le droit au logement en tant que priorité essentielle, et la Déclaration « Villes pour un logement convenable », dotées de pouvoirs accrus en matière de réglementation de l’immobilier; la promotion de la solidarité à travers une approche de la migration fondée sur les droits; le renouvellement de la démocratie et la citoyenneté pour rétablir la confiance entre les communautés et les institutions; l’utilisation d’approches locales et territoriales pour repenser et remodeler la gouvernance comme le demandent de plus en plus les citoyens et les mouvements sociaux; la défense des représentants du public et l’exercice du service public; et des dialogues intergénérationnels et de paix.

La Déclaration souligne également l’importance: de l’exploitation de nouvelles expériences et de nouveaux outils centrés sur l’être humain pour parvenir à un changement transformationnel et à une culture de la paix; d’une transition écologique vers une gouvernance internationale, locale et régionale fondée sur une approche territoriale intégrée, la construction de systèmes urbains basés plutôt sur la solidarité que sur la concurrence, un changement des modes de consommation et de production, une mobilité propre et le remplacement des villes axées sur les résultats par des villes créatives; l’étalement urbain; le travail décent à l’ère numérique; le besoin de repenser la complexité de la chaîne d’approvisionnement mondiale et la mise en place de circuits naturels plus courts dans les villes; l’édification de communautés résilientes d’une manière qui va au-delà de la simple riposte aux catastrophes et qui englobe la gestion des ressources naturelles; ainsi que la justice sociale globale et la culture. En ce qui concerne l’égalité des genres, la Déclaration insiste sur la nécessité de mesures concrètes permettant de faire entendre et d’intégrer les voix des femmes et des filles, en plaçant l’égalité au centre de toutes les prises de décision.

En ce qui concerne l’universalité et la solidarité, la Déclaration engage les membres et les associations du mouvement: à poursuivre les actions de collaboration et entre pairs, ainsi que l’apprentissage, pour la Décennie de la mise en œuvre des ODD; la diffusion des messages du mouvement et la réalisation de la cohésion et de la solidarité par le biais de l’apprentissage, de la coopération décentralisée et de la diplomatie urbaine, en utilisant des méthodologies innovantes et de nouveaux outils pour accroître les connaissances et la coopération.

La Déclaration réaffirme l’engagement du Sommet mondial en faveur de la participation active des réseaux de gouvernements infranationaux et du Groupe de travail mondial des gouvernements locaux et régionaux et des écosystèmes d’organisations. Elle réaffirme en outre l’Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux en tant que véritable plateforme reflétant les voix et les vues locales et régionales; et reconnaît les intentions et le contenu mis en avant dans la Déclaration en tant qu’« Agenda municipaliste ».

Document final de l’Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux, session officielle de Durban, 15 novembre 2019

Le document final de l’Assemblée mondiale des gouvernements locaux et régionaux (WALRG) indique que les mandants des gouvernements locaux et régionaux considèrent la prochaine décennie comme la plus cruciale, pour la mise en œuvre collective des Objectifs mondiaux et des Programmes de développement, l’Assemblée offrant une occasion unique de renouveler les engagements partagés et la vision consistant à « ne laisser personne ni aucun lieu à la traîne », accélérer l’action et renforcer les partenariats.

Le document souligne le rôle joué par la WALRG, organisée par le Groupe de travail mondial, en tant que mécanisme permettant d’examiner la mise en œuvre du nouveau programme urbain, offrant ainsi un espace de dialogue structuré avec la société civile et avec d’autres sphères gouvernementales, afin de créer une transformation et de célébrer les contributions des mandants à Habitat III et aux Conventions de Rio sur les changements climatiques, la biodiversité et la désertification.

La WALRG s’engage à établir et à renforcer ses dispositifs institutionnels et de gouvernance dans le but de formaliser les relations entre les GLR et la communauté internationale en vue d’élaborer et de mettre en œuvre la Décennie urbaine. Elle se félicite également du rôle joué par le membre fondateur du GTM, l’ICLEI, d’utiliser et de doter son statut de points de contact au sein des Conventions de Rio et des processus connexes, en fournissant au GTM et à la WALRG « des points d’entrée appropriés et bien coordonnés ». Les autres membres du GTM y sont invités à assumer des rôles similaires dans des domaines tels que la migration, la culture, le genre, des « villes sûres et inclusives », le logement et autres.

Le document souligne l’opportunité unique de la WALRG de consolider les voix et les actions de ses mandants et de proposer des principes de solidarité permettant la transformation urgente réclamée par les sociétés et les communautés. Concernant le renforcement de la gouvernance et des processus institutionnels du GTM et de la WALRG, le document s’engage à explorer les meilleurs mécanismes d’interaction et de coordination avec le Bureau du Secrétaire général des Nations Unies afin de s’assurer que le groupe de représentants des GLR soit le mieux placé et le mieux écouté.

Le document final indique que la société civile a appelé la WALRG à:

  • Placer les peuples et la planète au premier plan de ses actions, à travers des partenariats multipartites et une élaboration conjointe des politiques;
  • S’engager à ne laisser « personne et aucun lieu à la traîne » en promouvant des politiques accessibles et inclusives;
  • Promouvoir et généraliser l’égalité des genres; et
  • Reconnaître le droit de chacun à la ville et traiter l’informalité comme une opportunité d’innovation et de solutions.

Le document note en outre que les membres du groupe des mandants des GLR ont appelé la WALRG à soutenir les politiques de localisation en prenant des mesures permettant de résoudre les questions suivantes:

  • La décentralisation pour responsabiliser les gouvernements locaux et régionaux;
  • La garantie d’un dialogue entre les sphères gouvernementales et le renforcement des capacités et de l’accès au financement des gouvernements locaux et régionaux afin d’assurer le renouvellement du système multilatéral;
  • L’approche territoriale du développement en tant qu’élément essentiel au développement des systèmes de vie;
  • Les liens ruraux et urbains en tant que contribution à des villes résilientes;
  • Une approche des villes fondée sur les droits, pour apporter des solutions aux triples informalités du travail, du logement et des transports;
  • Les processus participatifs; et
  • Le développement de la culture en tant que filière de solidarité mondiale, vecteur de paix et composante opérationnelle de la localisation.

Enfin, le document final identifie les priorités thématiques du Groupe de travail mondial et de l’Assemblée, notamment:

  • Un développement urbain basé sur une filière à faibles émissions dans le but de parvenir à la neutralité climatique des infrastructures de GLR avant 2050;
  • La résilience, élément essentiel des stratégies de planification des GLR;
  • La priorisation des solutions basées sur la nature et l’intégration de la nature dans les villes et les régions, en reconnaissant la valeur de la nature en tant qu’élément fondamental du bien-être économique et social collectif, dans le contexte du Cadre mondial pour la diversité biologique après 2020 et des frontières planétaires de la Terre;
  • La garantie d’un accès sûr à la nourriture, à l’eau, à l’énergie, à l’assainissement et à l’éducation pour tous; et
  • la création et la durabilité de communautés centrées sur la personne, sûres et culturellement dynamiques.

Réunions à venir

Congrès mondial Smart City Expo 2019: Axée sur la stimulation des actions dynamiques permettant la mise en place d’un avenir durable et inclusif, cette exposition se concentrera sur cinq axes principaux abordant les problématiques les plus pressantes auxquelles les villes sont confrontées: la transformation numérique; environnement urbain; mobilité; gouvernance et finances; et des villes inclusives et partageuses.  dates: 19-21 novembre 2019  lieu: Barcelone, Espagne  www: http://www.smartcityexpo.com/en/the-event/about-2019-edition

Conférence de Madrid sur les changements climatiques (CdP 25 de la CCNUCC):,Après sont retrait du Chili comme pays hôte, La Conférence de Madrid sur les changements climatiques tiendra sa 25e session de la Conférence des parties (COP 25) à la CCNUCC, la 15e session de la les Parties siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CMP 15) et la 2e session de la Conférence des Parties agissant en tant que Réunion des Parties à l’Accord de Paris (CMA 2), ainsi que des réunions des organes subsidiaires de la CCNUCC. La période pré-session se déroulera du 26 novembre au 1er décembre 2019.  dates: 2-13 décembre 2019  lieu: Madrid, Espagne  www: https://unfccc.int/cop25

19e Conférence de l’Observatoire international de la démocratie participative (OIPD): La conférence de cette année traitera du thème « Villes participatives avec tous les droits. Démocratie participative et Droit à la ville ». La Conférence servira également de cadre pour l’attribution du prix annuel pour la « Bonne pratique en matière de participation des citoyens ».  dates: 7-10 décembre 2019  lieu: Iztapalapa, Mexique  www: https://www.uclg.org/en/media/news/19th-conference-international-observatory-participatory-democracy-iopd

Forum de l’OCDE sur le développement local 2019: Le forum réunira des centaines de praticiens du développement local, d’entrepreneurs et d’innovateurs sociaux pour partager leurs bonnes pratiques sur la manière dont les programmes d’emploi et de formation répondent à la demande des employeurs, l’action entreprise pour aider les personnes et les lieux de rattrapage et la façon dont l’innovation sociale peut être mise à profit pour créer une économie locale inclusive.  dates: 10-11 décembre 2019  lieu: Anvers, Belgique  www: http://www.oecd.org/local-forum/

Dixième session du Forum urbain mondial (FUM 10): Convoquée par ONU-Habitat, la FUM-10 traitera des principaux domaines d’action dont,, notamment: les mécanismes de financement novateurs pour les villes durables; les solutions urbaines innovantes en matière de logement, de mobilité, de planification et de gouvernance; la technologie et les données en tant qu’éléments facilitateurs de la création villes durables; le renforcement du capital humain et social pour un avenir urbain durable, en mettant un accent particulier sur les jeunes et les femmes; l’habilitation des villes en tant que plate-formes d’investissement ouvertes pour exploiter des environnements commerciaux et réglementaires favorables; et l’impact de la migration sur les villes.  dates: 8-13 février 2020  lieu: Abu Dhabi, Emirats Arabes Unies  www: https://unhabitat.org/wuf10/

64ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW64) / Beijing+25: En 2020, la communauté mondiale célébrera le 25e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes et adoptera la Déclaration et le Programme d’action de Beijing (1995). L’année 2020 est une année charnière pour la réalisation accélérée de l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles, partout dans le monde.  dates: 9-20 mars 2020  lieu: New York, Etats-Unies  lieu: Siège de l’ONU  www: https://www.unwomen.org/en/csw/csw64-2020

Au-delà de 2020: Cette conférence est organisée par l’Institut suédois de technologie et de recherche Chalmers, avec le soutien de Johannesburg Science Park et de Göteborg. Elle vise à partager les connaissances dans divers domaines liés à la durabilité, tout en résumant les principaux enseignements tirés des conférences régionales, afin d’éclairer la planification urbaine de l’avenir.  dates: 9-11 June 2020  lieu: Gothenburg, Suède  contact: Silvia Caggiati and Karin Weijdegård  email: silvia.caggiati@chalmers.se and karin.weijdegard@johannebergsciencepark.com  www: https://beyond2020.se/

Célébrations du 75e anniversaire de l’ONU: L’ONU célébrera son 75e anniversaire par une réunion de haut niveau d’une journée de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le thème « L’avenir que nous voulons, l’ONU dont nous avons besoin: réaffirmons notre engagement collectif en faveur du multilatéralisme ». Une plénière des Jeunes se tiendra parallèlement au Forum des Jeunes de ECOSOC 2020 et inclura un dialogue « mondial, dirigé par les jeunes » sur le thème de la commémoration. Les manifestations connexes comprendront la commémoration de la signature de la Charte des Nations Unies le 26 juin 2020 et de la Journée des Nations Unies, le 24 octobre 2020, à travers des cérémonies de célébration à New York.  date: 21 septembre 2020  lieu: New York, Etats Unies  lieu: Siège de l’ONU  www: https://sdg.iisd.org/events/75th-session-of-the-un-general-assembly-unga-75/

Neuvième conférence européenne sur les villes durables: Organisée par la ville de Mannheim et ICLEI Europe, l’édition 2020 de la conférence triennale sur le développement local durable montrera qu’il est urgent que les gouvernements locaux assument la responsabilité de la transformation urbaine et ouvrent la voie qui guidera l’Europe vers un avenir sûr et durable.  dates: 30 septembre - 2 octobre 2020  lieu: Mannheim, Allemagne- Rosengarten  www: https://esct2020.eu

13ème Congrès mondial de Metropolis: Fondée en 1985, l’Association mondiale des grandes métropoles (Metropolis) regroupe 137 villes membres et régions métropolitaines de plus d’un million d’habitants. Tenu tous les trois ans, le Congrès offre aux décideurs mondiaux une plate-forme leur permettant d’affronter les défis urbains. Le Congrès de 2020 mettra en avant l’initiative de la ceinture et des routes de la Chine, partagera ses expériences de gestion urbaine et intensifiera les efforts de mise en place d’un centre d’échange international.  dates: tbc  lieu: Guangzhou, Chine  www: www.metropolis.org

CDP 15 de la CDB: La 15e session de la Conférence des Parties (CdP 15) à la Convention sur la diversité biologique (CDB) examinera la réalisation et la mise en œuvre du Plan stratégique de la CDB pour la diversité biologique 2011-2020. Il est également prévu que la décision finale sur le cadre mondial pour la diversité biologique après 2020 y soit prise, de même que des décisions sur des sujets connexes, notamment le renforcement des capacités et la mobilisation des ressources. La réunion sera précédée par un groupe de travail intersessions à composition non limitée chargé d’élaborer le cadre pour l’après-2020. La première réunion du groupe de travail a eu lieu à Nairobi, au Kenya, du 27 au 30 août 2019. Sa deuxième réunion aura lieu à Kunming, en Chine, du 24 au 28 février 2020. La troisième réunion du groupe de travail devrait se réunir du 27 au 31 juillet 2020 en Colombie.  dates: 5-10 octobre 2020 (tbc)  lieu: Kunming, Chine  www: https://www.cbd.int/cop/

9ème Sommet AfriCities: Au moins 8 500 délégués devraient assister à la neuvième édition du Sommet, convoqué par CGLU-Afrique dans le but de créer des partenariats avec un large éventail d’acteurs étatiques et non étatiques.  dates: 16-20 novembre 2021  lieu: Kisumu, Kenya  www: https://www.uclga.org  

Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux 2022 et 7ème Congrès de CGLU: La 7ème édition du Congrès triennal de CGLU: Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux, se tiendra à Daejeon, en République de Corée, en 2022.  dates: à confirmer  lieu: Daejeon, République de Corée  www: https://www.uclg.org/

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