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Daily report for 25 February 1997

GROUPE DE TRAVAIL INTERIMAIRE: DE LA CDD: MARDI 25 FEVRIER 1997

Les dlgus participant au Groupe de Travail Intrimaire de la CDD ont poursuivi lematin, leur discussion sur les questions sectorielles et sur le rle des groupes majeurs etont entam dans l'aprs-midi, l'examen des question intersectorielles. Un groupeofficieux devait galement se runir dans le courant de la matine pour dbattre du sujetdes rapports nationaux.

QUESTIONS SECTORIELLES ET GROUPES MAJEURS

L'INDONESIE nota que l'engagement sur les questions intersectorielles n'tait pas gal celui sur les questions sectorielles. Le dlgu appela de nouveaux accords sur lamatrise de l'volution climatique et sur les forts. Il souligna par ailleurs la ncessitd'amliorer le renforcement des capacits pour favoriser la ralisation des engagementsde la CDB et voqua l'importance de la contribution des groupes majeurs. LaFEDERATION RUSSE appela la poursuite du dveloppement et de l'utilisation desprincipes de Rio et la conclusion d'accords internationaux sur les mouvementstransfrontaliers des polluants chimiques. La CDD doit continuer coordonner l'tudeintgre et la mise en oeuvre des obligations de la CNUED. L'orateur appela galement un rle plus limit et de catalyseur pour le PNUE. L'AFRIQUE DU SUD dclara quel'accs quitable aux ressources d'eau douce et aux services, en Afrique et dans les autreszones arides, doit constituer un point primordial dans le rapport de la CDD. Le dlguappela aussi des approches rgionales en matire de renforcement des capacits et derisque de gestion dans le traitement des problmes poss par la modification desorganismes vivants et des espces nouvellement introduites.

Le CANADA appuya fortement le point de vue prconisant que la Session Spciale doitentamer des ngociations sur une convention internationales sur les forts et attiral'attention sur la question de l'eau douce en tant que sujet d'importance cruciale. LaCHINE nota l'importance de l'agriculture durable et des rsultats du Sommet AlimentaireMondial. La reprsentante attira par ailleurs l'attention sur le rle capital des technologiespropres appliques l'nergie et soutint l'ide d'octroyer un rle actif aux groupesmajeurs. Le BRESIL dclara que le cadre devrait inclure le principe des responsabilitscommunes mais diffrencies et des engagements en matire de ressources financires etde transfert technologique. L'orateur se dclara dfavorable l'ide d'avoir des objectifsnumriques uniformes. Il prcisa en outre qu'il tait prmatur d'tablir un comitintergouvernemental de ngociation sur les forts.

Le VENEZUELA mit en relief les connexions intersectorielles et souligna l'importancedes efforts rgionaux. La reprsentante appela au transfert technologique, ladcentralisation et au respect du principe des responsabilits communes maisdiffrencies. L'IRAN appela la SSAGNU : se focaliser sur les questionsintersectorielles; viter les chevauchements et le duplication des efforts entre la CDD etles CdP des diverses conventions environnementales internationales; mettre l'accent surles modalits d'injection de ressources nouvelles et supplmentaires et sur la ralisationdes objectifs de l'APD; et enfin, aborder les problmes des dplacements intrieurs etdes rfugis. L'UNED-UK encouragea les pays industrialiss accrotre leurscontributions au FEM et atteindre l'objectif de 0.7% du PNB pour l'APD. L'orateurnota qu'en dpit de la progression de l'investissement priv, peu de pays endveloppement en bnficient. Il appela : l'amlioration de la qualit de l'aide; largulation de l'investissement priv; l'accroissement des fonds publics; la mise en placede nouveaux moyens d'engendrer des fonds, tels que la taxation des carburantsaronautiques; l'abolition des subventions prjudiciables l'environnement; latransparence et la responsabilit dans la gestion des fonds; et l'tablissement d'un panelintergouvernemental sur les finances.

Le Conseil International des Initiatives Environnementales Locales (ICLEI) nota que plusde 2000 collectivits locales sont, de par le monde, en train de mettre en oeuvre des Plansd'Action 21 Locaux (LA21). L'orateur appela l'approfondissement du travail sur lescadres fiscaux et sur les principaux indicateurs du dveloppement durable, et annonal'laboration de plans permettant le suivi des activits des LA21 sous l'gide de "Cities21." Le reprsentant d'une ONG appela la CDD reconnatre les personnes ges en tantque groupe majeur. Le nombre des personnes de plus de 60 ans comptera 600 millions enl'an 2001. Il rappela que l'AGNU a proclam 1999 l'Anne Internationale des PersonnesAges. L'INDE appela un accord sur les principes appropris devant rgir le partage desressources travers les pays et les gnrations et servir de base pour le transferttechnologique et financier. Le dlgu endossa les rsultats du Quatrime Panel d'Expertssur les Questions Financires et notamment celui portant sur la ncessit de collecter lesdonnes concernant l'impact des flux de l'Investissement Extrieur Direct (IED).

La BARBADE exprima l'espoir de voir le processus d'valuation renouveler l'lan etimpulser la mise en oeuvre du Programme d'Action de la Barbade pour les Petits EtatsInsulaires en Dveloppement (SIDS). Le GHANA nota l'importance de l'accs auxtechnologies et du transfert technique ainsi que celui des mcanismes de redploiementde l'information. Le dlgu apporta son soutien l'ide de voir la CDD accorder uneattention aux ressources d'eau douce, et appela l'accs aux nouvelles technologiessolaires. Le Mexique appuya l'appel redoubler les efforts dans la mise en oeuvre duPlan d'Action 21, en particulier au niveau national. L'orateur affirma que les forces dumarch ne rsoudront pas tous les problmes.

Le PNUE parla de son implication active dans les domaines de l'eau douce, des ocans,des bassins fluviaux et du tourisme, ainsi que dans l'laboration d'instrumentsjuridiquement contraignants sur le consentement clair pralable et sur les polluantsorganiques persistants. Le COMITE DES PEUPLES INDIGENES nota que les peuplesindignes vivent eux aussi dans des conditions prcaires dans les pays en dveloppement.Le reprsentant appela : l'amlioration de la divulgation de l'information auxpopulations indignes; la considration de leur proprit intellectuelle lie au commerceet aux rgles pertinentes de l'OMC; et la mise en place d'un forum permanent pour lespeuples indignes au sein des Nations Unies.

QUESTIONS INTERSECTORIELLES

Introduisant les dlibrations sur les questions intersectorielles, le Co-PrsidentAMORIN nota le fait qu'en dpit de tout ce qui est dit sur l'accroissement du flux desressources financires du secteur priv vers les pays en dveloppement, force est deconstater que les capitaux privs ont jusque l vit les projets retombesenvironnementales et sociales. Des encouragements d'ordre fiscal, entre autres, restentsans doute ncessaires dans les pays d'origine. L'orateur nota par ailleurs l'abaissementdes niveaux de l'APD et voqua enfin la proposition avance par une ONG concernant latenue d'un forum mondial sur les finances.

L'UE appela l'accroissement de l'aide en faveur des pays en dveloppement et dessecteurs qui ne bnficient pas d'un investissement priv adquat. L'orateur raffirmal'engagement vis vis de l'objectif de 0.7% du PNB pour l'APD. Il souligna par ailleursl'importance du rapprovisionnement du FEM et des mcanismes novateurs, del'accroissement de l'IED et de l'allgement de la dette, et de l'ouverture des marchs auxproduits respectant l'environnement des pays en dveloppement. La COLOMBIEsouligna la ncessit de mettre en oeuvre tous les programmes des Nations Unies etnotamment celui de l'radication de la pauvret. Le dlgu rappela que le SommetSocial avait mis en exergue la perspective humaine du dveloppement durable, et appela accorder une priorit la sant et la scurit alimentaire. C'est la richesse, et non lapauvret, comme le prouvent les modles peu raisonnables de consommation et deproduction, qui constitue la cause profonde de la dgradation environnementale.

La CNUCED informa les dlgus que lors de sa runion de Fvrier 1997, laCommission charge du Commerce des Biens de Consommation et des Services a dcidde convoquer deux runions d'experts, l'une, pour l'examen des mesures positivesinscrites dans le cadre de la promotion du dveloppement durable, l'autre, pour celui dufonctionnement des normes de la gestion environnementale. Le JAPON dclara que lesefforts des pays rcipiendaires pour la protection de l'environnement mritent le soutiende l'APD. L'orateur dclara aussi que l'auto-assistance constitue le fondement despartenariats efficaces et appela accorder une meilleure attention au rle de l'informationet des tlcommunications. La BOLIVIE voqua les rsultats du Sommet des Amriquessur le Dveloppement Durable et recommanda l'utilisation des domaines prioritaires quiy ont t adopts, savoir: la sant, l'agriculture, l'ducation, les forts, les villes, lesressources en eau, les littoraux, l'nergie et les minraux.

La NORVEGE dclara que la SSAGNU doit tablir des priorits et focaliser le futurtravail de la CDD sur les questions intersectorielles, en particulier celles de la pauvret etde la consommation et de la production non durable. La croissance conomique doit treassortie d'une redistribution de la richesse et d'un accs plus juste aux ressources. Ledlgu souligna par ailleurs la ncessit de trouver des sources de financement nouvelleset novatrices au del de l'objectif 0.7% du PNB pour l'ADP. Il souligna enfin quel'investissement dans l'ducation des fillettes restait crucial pour la durabilit dudveloppement. Le reprsentant des G-77/CHINE appela : l'tude de l'IED pour la miseen place d'un rgime international approuv; la rduction de la consommation et de laproduction non durables dans le Nord; la ngociation d'une convention pour la rgulationde l'impact environnemental des entreprises multinationales; et le transfert destechnologies cologiquement rationnelles des termes non commerciaux. La SUISSEsouligna le rle crucial des femmes dans la conservation des ressources naturelles; appelales gouvernements des pays en dveloppement rendre disponibles des lignes de crditvert et de fournir des services favorisant la cration des joint ventures; mit en relief lacertification, l'audit et la comptabilit intgrant l'cologie en vue d'encourager laproduction durable; et enfin, suggra la CDD de procder l'examen des liens entre lesrgles de l'OMC et les mesures commerciales prises dans le cadre des accordsenvironnementaux multilatraux.

Le dlgus des Etats-Unis dclara que la CDD doit se focaliser sur les questionsintersectorielles qui n'ont pas t abordes par les autres processus intergouvernementauxet proposa trois domaines cls. S'agissant des questions financires, il mit l'accent sur lamobilisation au niveau national et local. Concernant la coopration technique, il appela l'implication du secteur priv. Pour ce qui est de la consommation et de la production, ilproposa l'ducation des consommateurs. Le PNUE dclara qu'il envisageait de distribuer la CDD-5, une mise jour de l'tude des sources d'information sur les technologiescologiquement rationnelles. L'URUGUAY plaida en faveur de l'ducation et de laconscientisation et appela mettre disposition l'information sur les technologies et surleurs financements.

L'AUSTRALIE dclara que la qualit de l'assistance financire et son efficacit doiventtre amliores et que les engagements concernant les contributions au FEM et auProtocole de Montral doivent tre honors. L'orateur appela la CDD faciliter lacoopration entre les organisations travaillant sur les liens existant entre le commerce etl'environnement. Il appuya l'ide d'avoir un noyau d'indicateurs et d'laborer une basede donnes sur les instruments novateurs visant rendre la consommation et laproduction plus durables.

Le MEXIQUE dclara que l'association entre la croissance dmographique et les niveauxde consommation n'est pas claire compte tenu des tendances actuelles et appela mettredavantage l'accent sur les facteurs qualitatifs de la consommation. Le dlgu rejeta parailleurs l'utilisation des arguments de protection environnementale comme prtexte pourasseoir des mesures commerciales protectionnistes. Il appela des efforts visant dvelopper et renforcer les centres de technologies propres dans les pays endveloppement et des crdits termes prfrentiels ou titre de concession dans cedomaine.

CONSULTATIONS OFFICIEUSES

le Vice-Prsident de la CDD, Paul de JONGH (Pays-Bas) a, croit-on savoir, reu unerponse positive des dlgations participant aux consultations sur les propositions inter-agences d'aider la simplification des procdures des rapports nationaux. De nombreusespersonnalits au sein des Nations Unies et dans les cercles gouvernementaux ont fait partde leur proccupation quant l'importance du panier de travail impos par les exigencesdes rapports en raison de la multiplication des processus internationaux. Les agences del'ONU ont produit une matrice qui leur permet d'exploiter en commun l'informationexige et d'viter le double emploi. Il y a aussi des propositions d'laborer un calendrierquadriannuel, un manuel sur l'tablissent des rapports du dveloppement durable, et desmesures d'amlioration des aptitudes en la matire dans les pays en dveloppement,incluant une assistance dans le passage une plus grande utilisation des nouvellestechnologies, telles que l'Internet.

DANS LES COULOIRS

Les tentatives du Co-Prsident AMORIM de pousser les dlgations aller plus loin queles simples dclarations d'engagement dans le financement du Plan d'Action 21 ont tbien accueillies par certaines ONG. Les observateurs notent que la mondialisation, lalibralisation du commerce et la tendance "peu prometteuse" qui caractrisel'accroissement enregistr au niveau de l'IED dans un nombre limit de pays endveloppement montre bien que de srieux efforts restent ncessaires pour l'innovationdes mesures financires. Certains se sont dclars proccups par l'chec enregistr cejour sur la question financire dans les dbats de la CDD. Le Co-Prsident AMORIM afait part de l'intrt qu'il porte la proposition des ONG, d'autres placent leurs espoirsdans l'aboutissement positif des ngociations de cette anne sur le rapprovisionnementdu FEM et dans les engagements plus concrets vis vis de l'objectif de 0.7% du PNB consacrer l'APD.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

PLENIERE: Le Groupe de Travail Intrimaire se runira ce matin et cet aprs-midi dans la Salle de Confrence 4 pour poursuivre l'examen des questionsintersectorielles.

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