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Daily report for 26 February 1997

GROUPE DE TRAVAIL INTERIMAIRE: DE LA CDDMERCREDI 26 FEVRIER 1997

Les dlgus participant au Groupe de Travail Intrimaire de la CDD devaient prsenterdurant la matine, des dclarations sur les questions intersectorielles et, guids par lesquestions poses par le Co-Prsident AMORIM, ont engag, l'aprs-midi, un dialoguesur la mise en oeuvre des ces mmes questions.

QUESTIONS INTERSECTORIELLES

Un certain nombre d'orateurs, dont les reprsentants du PEROU, de la REPUBLIQUE deCOREE et du PAKISTAN soulignrent la ncessit d'une volont politique. CUBAappela des engagements concrets et l'action. La CHINE affirma que les pays endveloppement sont soumis des obligations dpassant leur aptitude y rpondre. Ledlgu ajouta que sans la participation des pays en dveloppement, le Plan d'Action 21ne sera jamais qu'un document onusien de plus. Le PEROU dclara que la CDD doitamliorer la coordination des politiques et fournir des propositions imaginatives auniveau de la mise en oeuvre. La MALAISIE appuya la proposition de l'EGYPTE quiprconise de fixer des objectifs pour mieux s'assurer de la progression. Le PAKISTANdclara que la paix constitue un pralable pour le dveloppement durable.

QUESTIONS FINANCIERES: Le BRESIL, appuy par la PAPOUASIENOUVELLE GUINEE, souligna la ncessit d'instaurer un climat financier favorable.Les PHILIPPINES et la GUYANE mirent l'accent sur le besoin d'inverser la tendance dudclin de l'APD. Le dlgu des Etats-Unis dclara que les perspectives d'accroissementde l'APD ne sont pas brillantes. L'INDONESIE affirma que sans l'APD, les perspectivesde mise en oeuvre seront rduites dans la plupart des pays en dveloppement. Le BRESILsuggra d'utiliser l'APD pour la promotion de l'investissement extrieur direct (IED)dans les pays les moins avancs. Le dlgu de l'EGYPTE, appuy par celui de laNORVEGE, mit en relief le besoin de mieux apprhender la manire d'utiliser l'aide audveloppement pour la mobilisation l'IED. La NORVEGE souligna l'importanced'assortir l'APD d'un transfert technologique et d'une mobilisation de l'IED. L'UEaffirma que l'APD pourrait permettre aux pays les moins avancs de se doter d'unecapacit institutionnelle et individuelle, de mettre en place des politiquesenvironnementales et de financer l'infrastructure qui ne prsente pas d'intrt pour lesecteur priv. Le CANADA dclara que l'APD doit servir de complment lamobilisation des ressources intrieures. La REPUBLIQUE DE COREE recommanda lerenforcement des mesures d'encouragement pour l'APD, en incluant par exemple, desencouragements fiscaux dans les pays donateurs dans le calcul des dboursements au titrede l'APD. La NOUVELLE ZELANDE fit ressortir le rle catalyseur de l'APD, enfournissant une orientation l'investissement du secteur priv.

L'EGYPTE suggra d'utiliser une partie de l'APD pour la mobilisation des flux dusecteur priv en faveur des agendas sociaux et avana une proposition appelant les ONG exercer leurs pressions sur les gouvernements pour l'accroissement de l'APD. LaREPUBLIQUE de COREE ritra que l'IED tait ingalement rparti et qu'il nerespectait pas les besoins des pays en dveloppement. L'INDONESIE nota que l'IED estsouvent peru comme tant la meilleure alternative compte tenu du dcrot des niveauxde l'APD mais, assujetti aux forces du march, il nglige les facteurs sociaux.L'EGYPTE appela la ralisation d'une tude d'impact de l'IED sur le dveloppementconomique et social et plaida par ailleurs pour un programme de formation par lesNations Unies pour amliorer la capacit des pays en dveloppement susciter l'intrtde l'IED. Le reprsentant des G-77/CHINE dclara qu'il y avait peu de chance que l'IEDpuisse s'intresser l'infrastructure, la recherche et au dveloppement.

L'INDE appela une vue dsagrge des flux de l'IED et plaida pour l'tablissementd'un forum intergouvernemental sur le financement du Plan d'Action 21. Le CANADAappela la CDD examiner les dynamiques des flux de l'IED vers les pays endveloppement. Le BRESIL suggra d'utiliser l'APD pour la promotion de l'effetmultiplicateur de l'IED, et proposa de se servir des programmes d'ajustement structurelpour attirer l'IED. L'UE nota que la rationalisation des cadres de la macro-conomie etdes droits de proprit reste importante si on veut bnficier de l'IED. Le dlgu desEtats-Unis dclara que c'est la mise en oeuvre de politiques macro-conomiquesrationnelles, les mesures rgulatoires et la bonne gouvernance qui encourageront, dans lespays en dveloppement, le secteur priv investir dans les projets d'intrtenvironnemental et social, et non les mesures d'encouragement fiscal.

La MALAISIE appela des efforts permettant l'obtention d'un financement internationalpour les questions environnementales et au renforcement des liens avec les institutions deBretton Woods. L'EGYPTE dclara qu'un fonds mondial pour le dveloppement durablepourrait tre financ par des subventions et des taxes internationales. Le dlgu desEtats-Unis s'opposa l'ide d'une taxation internationale, la qualifiant de violation de lasouverainet des Etats.

Le BRESIL nota la forte rsistance l'ide d'instaurer une taxation et des mesuresjuridiques internationales et appela l'exploration de nouveaux mcanismes du secteurpriv.

Le dlgu des PHILIPPINES dclara que le secteur priv a un rle important jouermais que la responsabilit de la conduite du dveloppement durable ne doit pas treentirement passe des gouvernements au secteur priv. La POLOGNE appela mettredavantage l'accent sur les mesures financires novatrices, telles que l'change de la dette.La GUYANE appela l'exploration des mcanismes novateurs et l'engagement dusecteur priv. La REPUBLIQUE de COREE dclara que le cofinancement provenant dessources financires officielles est susceptible d'encourager le secteur investir dans despays o les considrations commerciales ne justifient pas l'investissement. LaNORVEGE nota qu'avec le cofinancement public et priv, les modalits lies auxconditions environnementales et sociales pourraient tre appliques. Le MEXIQUEproposa d'instaurer des crdits et des garanties et de fournir une assistance technique pourl'tablissement, dans les pays en dveloppement, de banques vertes ou alternativescharges de financer les petits projets impact conomique, social et environnementalpositif.

Concernant le FEM, l'UE souligna l'importance d'un rapprovisionnement adquat.L'EGYPTE appela une augmentation annuelle de 10% dans les ressources du FEM. LaGUYANE nota l'inadquation des ressource et la complexit des procdures de demande.Le NIGER exprima sa proccupation quant aux difficults rencontres pour l'obtentiondes fonds pour l'laboration des communications nationales. La THAILANDE, laGUYANE et les PHILIPPINES appelrent l'augmentation des contributions. LeBRESIL proposa des mesures au niveau des institutions financires internationales etdans les pays en dveloppement pour contrecarrer la dstabilisation provoque par lesflux financiers mondiaux.

TRANSFERT TECHNOLOGIQUE: L'EGYPTE souligna la ncessit derenforcer la capacit des pays rcipiendaires absorber les technologies cologiquementrationnelles (TER). Le ZIMBAWE nota que le transfert des TER n'est pas en train des'effectuer. Le BRESIL appela : une focalisation sur les TER disponibles sur le march;la cration de centres de dploiement des TER; la prise de mesures d'encouragementfiscal; et l'instauration de lignes de crdit vert.

La SUISSE, laborant sur la proposition concernant les lignes de crdit vert, dclara queles nouvelles technologies permettront des conomies d'argent aux entreprises et uneristourne l'investissement et au financement. L'INDONESIE dclara que bon nombrede technologies brevetes appartiennent au domaine public et pourraient par consquenttre mises disposition. La REPUBLQUE de COREE proposa de financer une tude defaisabilit des TER du domaine public et d'accueillir une runion d'expertsintergouvernementale. Le ROYAUME-UNI dclara que l'APD doit soutenir les projetspilotes de dmonstration des technologies novatrices et subventionner les projets et lesactivits pertinentes lorsque les marchs du capital sont dfavorables l'investissementdans les TER.

L'INDE appela une attention particulire aux accords disponibles en matire detransfert technologique non commercial. La POLOGNE plaida pour une focalisation desefforts sur la promotion de la diffusion des technologies. Le CANADA affirma que lesmcanismes bass sur le march sont le moyen le plus efficace pour le transferttechnologique. Le dlgu des PHILIPPINES appela l'tablissement d'une task forceinternationale intgrant les acteurs cls du secteur priv pour le traitement des questionsde transfert technologique.

Le PNUE mentionna le problme du transfert des technologies dangereuses ou prime etannona qu'il tait en train de prparer les lignes directrices de l'information que lesexportateurs de technologies devront fournir aux pays rcipiendaires. Le reprsentant desG-77/CHINE appela la mise en place d'un mcanisme spcial pour le transferttechnologique aux pays en dveloppement et la protection contre le dumping. Le JAPONsuggra une politique de dialogue entre les pays en dveloppement et les paysindustrialiss permettant de faciliter les transferts, de collaborer avec les experts locaux etde mettre la formation au service de la coopration Sud-Sud.

COMMERCE: Le ZIMBABWE plaida en faveur d'un climat commercialinternational ouvert et non discriminatoire pour complter la libralisation intrieure. LaGUYANE nota la disparition des termes commerciaux favorables dont bnficiaient lesproduits de la rgion des Carabes. GREENPEACE INTERNATIONAL, au nom desONG, appela les gouvernements soutenir la participation des groupes majeurs dans lesfora du commerce, en particulier dans les travaux de la Commission de l'OMC sur leCommerce et l'Environnement, et proposa la tenue d'un panel intergouvernemental sur lecommerce sous les auspices de la CDD.

RENFORCEMENT DES CAPACITES: Le MALAWI appela au renforcementdes potentialits humaines en matire d'ducation, de conscientisation publique et deformation pour permettre aux pays en dveloppement ainsi qu' toutes les partiesprenantes d'tre des partenaires efficaces dans la mise en oeuvre du dveloppementdurable. La GUYANE nota que plusieurs pays en dveloppement n'ont pas t en mesurede parachever leurs rapports nationaux.

PAUVRETE: La THAILANDE souligna l'importance de l'allgement de lapauvret. Le PAKISTAN dclara que dans les pays en dveloppement, la pauvretconstitue le plus srieux ennemi de l'environnement. Le ZIMBABWE appela un accordinternational sur l'allgement de la pauvret. La GUYANE affirma qu'il est ncessaireplus que jamais d'instaurer un environnement international favorable l'allgement de lapauvret. La COLOMBIE proposa que les grandes entreprises qui tirent profit des effetsde la mondialisation dans les pays en dveloppement, en consacrent une partie cesmmes pays pour aider y radiquer la pauvret et y crer des emplois.

MODELES DE CONSOMMATION: L'EGYPTE suggra de fixer un plafondpour la consommation nergtique par habitant et de demander ceux qui dpassent leniveau requis de s'aligner en l'espace de dix ans. La POLOGNE souligna l'importanced'amliorer l'ducation des consommateurs. Le CANADA dclara que les modles deconsommation du nord exercent une forte pression sur l'environnement mais que ladmographie galopante et l'industrialisation sont en train d'aggraver le fardeau. CUBAnota que 25% de la population mondiale consomment 75% des ressources. LaREPUBLIQUE de COREE proposa la publication d'un rapport concernant les effets desmodles de consommation sur la sant.

GROUPES MAJEURS: Le NIGER appela l'implication de la socit civiledans les politiques de dveloppement, tous les niveaux, et mit l'accent sur latransparence, l'amlioration de l'information et la participation effective. La MALAISIEplaida en faveur d'un meilleur accs des ONG au systme des Nations Unies et pourl'implication du secteur priv. Le CANADA dclara que les ONG devraient pouvoir treimpliques dans la SSAGNU, et appela la CDD : travailler sur les mthodes dedveloppement intgrant l'analyse du rle de la femme; procder l'valuation del'incidence des politiques adoptes dans le cadre du dveloppement durable sur lesfemmes; et encourager la participation des femmes dans les processus dcisionnels tousles niveaux. L'UNESCO appela la reconnaissance de la communaut ducationnelle entant que groupe majeur d'habilitation et une accroissement des investissements destins la science.

DANS LES COULOIRS

Suite la dclaration faite lundi par le Directeur Excutif du PNUE, ElizabethDOWDESWELL, o elle annona que le Conseil d'Administration se runira de nouveaule 1er Avril 1997 pour rsoudre les diffrends concernant la "gouvernance," les expertsgouvernementaux auprs du PNUE ont men plusieurs consultations hors de l'enceinteofficielle et semblent optimistes qu'un accord consensuel sera ralis d'ici fin Mars.Certains observateurs ont not que la runion du 1er Avril prcdera immdiatement laCDD-5 et se tiendra juste avant l'puisement des ressources du PNUE compte tenu desmenaces faites par les USA, le Royaume-Uni, l'Espagne et d'autres de suspendre leurscontributions en attendant la rsolution du problme. L'une des propositions avances,prconise l'tablissement d'un nouvel organe intrimaire form des ministres del'environnement, pour la fourniture des orientations stratgiques, tandis que le Comitdes Reprsentants Permanents, bas Nairobi, continuera assurer le suivi de l'excutiondu programme.

Certains s'interrogent cependant sur l'opportunit d'un nouvel organe et posent laquestion de savoir si l'adhsion y sera immuable, ouverte ou lective. On croit savoir queles consultations ont galement port sur la meilleure manire de structurer et des'entendre sur les nouvelles reformes soumettre la considration de la 52me sessionde l'Assemble Gnrale de l'ONU et la 20me session du Conseil d'Administration duPNUE.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

PLENIERE: Les dlgus parachveront de 10h00 11h00 leur dbat sur lesquestions intersectorielles (Salle de Confrence 4). Ils passeront ensuite aux questionsqu'a fait circuler le Prsident OSBORN et qui portent sur cinq sujets identifis commeprioritaires: l'eau douce, les ocans, la protection de l'atmosphre, l'nergie et les forts.La discussion des questions institutionnelles et de la forme du produit de la SessionSpciale aura lieu probablement de 15h00 18h00.

LES TRANSPORTS AU 21me SIECLE: Le Co-Prsident de la CDD, DerekOSBORN, accueillera un dialogue sur ce sujet, de 18h30 19h30 dans la Salle deConfrence C. La runion est organise par l'UNED-UK en association avec l'UnionInternationale des Transports Publics.

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