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Daily report for 5 February 2002

Les dlgus se sont runis en Plnire tout au long de la journe et dans la soire pour poursuivre leurs dbats autour de la Liste des Questions et Propositions pour Discussion du Prsident, parvenant terminer l'examen de quatre "sections officieuses" sur les 11 contenues dans le document.

LA DISCUSSION INTERACTIVE

Les sances consacres l'examen des "sections officieuses" intressant les thmes de sant et d'nergie taient coprsides par les Vice-prsidents du PrepCom Ihab Gamaleldin (Egypte) et Richard Ballhorn (Canada), relays l'aprs-midi, par les Vice-prsidents Kiyotaka Akasaka (Japon) et Maria Luiza Viotti (Brsil) qui coprsidrent les travaux le reste de la journe et dans la soire.

LA SANTE: Le Zimbabwe, au nom du G-77/CHINE, appela une assistance technique pour les pays en dveloppement dans l'amlioration de la qualit de l'air ambiant dans les espaces intrieurs. La HONGRIE mit en exergue les initiatives de l'OMS et les programmes rgionaux intressant ce thme. Le reprsentant de l'OMS appela des solutions efficaces du point de vue des cots, aux problmes de sant de dimension mondiale. L'OIT nota que la fourniture des services sociaux de base pouvait tre source de cration d'emplois et d'amlioration des revenus. Le GROUPE CONSULTATIF SUR LA RECHERCHE AGRICOLE INTERNATIONALE appela l'insertion d'une rfrence l'amlioration de la sant travers la bonne nutrition.

La TURQUIE dclara que l'horizon 2012 fix par la CDD pour la fourniture de l'accs l'eau salubre et abordable tait peu raliste. Le dlgu des ETATS-UNIS appela un traitement spar des questions de qualit de l'air ambiant dans les espaces intrieurs et extrieurs, et l'insertion d'un libell concernant les implications sanitaires du mercure. L'INDONESIE proposa l'adjonction d'une rfrence au maintien de la qualit de l'air et des ressources en eau aux niveaux national et local. La TANZANIE attira l'attention sur le lien entre les zones subissant l'impact d'un flux de rfugis et l'environnement. La REPUBLIQUE DE COREE proposa l'insertion d'un libell sur la pollution atmosphrique et marine transfrontalire et sur les questions de sant et de scurit professionnelles. La NORVEGE plaida pour des approches dcentralises permettant de s'assurer de l'habilitation des communauts et de la promotion de la bonne gouvernance.

La FAO suggra l'insertion d'un libell sur l'accs des populations vulnrables une alimentation saine, adquate du point de vue nutritionnel et approprie du point de vue culturel. Le FIDA appela l'adjonction de libells sur les Peuples Indignes et les pratiques traditionnelles et sur le rle des femmes dans la scurit alimentaire des foyers. L'ESPAGNE, au nom de l'UE, appuya l'insertion d'une rfrence, entre autres, l'utilisation des indicateurs de sant de l'OMS et aux efforts nationaux en matire de prvention, de surveillance et de traitement des maladies.

Le GHANA, avec TUVALU et les PHILIPPINES, proposa un nouveau libell sur le rle des connaissances traditionnelles utilises dans les systmes de sant bass sur les plantes mdicinales, y compris sur la ncessit d'une protection plus efficace des droits de proprit. Le CANADA plaida pour la conduite d'une valuation sanitaire et environnementale globale pour la promotion d'un consensus sur les priorits d'action. L'ILE MAURICE appela un libell sur la mise disposition de ressources financires et techniques pour le dveloppement des infrastructure de traitement des eaux uses dans les pays en dveloppement. L'AFRIQUE DU SUD, avec TRINITE ET TOBAGO, appela au soutien d'un programme d'action mondiale de lutte contre le HIV/SIDA, et l'adjonction d'une rfrence des objectifs de rduction des taux d'infection HIV.

La JAMAQUE requit la mention de la sant mentale et du problme sanitaire pos par l'entreposage des dchets mdicaux. Le CHILI proposa une rfrence aux objectifs de rduction des taux de mortalit infantile et maternelle. Le BANGLADESH appuya l'insertion d'une rfrence l'attnuation de la contamination des eaux souterraines l'arsenic et, avec l'INDE, s'opposa la proposition de remplacer le libell sur le charbon et les combustibles de biomasse traditionnels. L'ALGERIE, avec le BOTSWANA, souligna l'accs l'eau salubre en tant que condition pralable basique la sant, en particulier dans les pays enclins la scheresse et la dsertification. L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE requit la mention des contributions technologiques apportes la recherche dans le domaine des maladies.

L'ENERGIE: Le NIGERIA proposa la mise en place d'un mcanisme mondial pour l'limination des signalisations au gaz. La NORVEGE suggra des programmes rgionaux de lutte contre la pollution transfrontalire de longue porte. La SUISSE appela l'insertion de rfrences aux moyens de transport non-motoriss et au principe pollueurs payeurs. La HONGRIE suggra l'adjonctions de la "section officieuse" industrie et atmosphre, et mit en exergue les amliorations devant tre apportes dans le secteur des transports publics. Le dlgu des ETATS-UNIS appela l'intgration du thme de l'nergie dans le dveloppement conomique, et remit en question la ncessit de nouveaux programmes. L'ONUDI donna des dtails sur ses travaux en cours tablissant un lien entre les problmes de pauvret et d'nergie.

Le JAPON mit en relief la mise au point de vhicules cologiques et la lutte contre la pollution atmosphrique transfrontalire. Le ZIMBAWE, pour le G-77/CHINE, indiqua que le Groupe appuyait l'nergie renouvelable et l'lectrification rurale. SAMOA mit l'accent sur la mise disposition d'une assistance aux pays vulnrables dans les stratgies d'adaptation climatique. Le KENYA attira l'attention sur l'ordre du jour d'Habitat. L'ISLANDE mit en relief l'nergie renouvelable conventionnelle propre. Le CANADA se dclara peu l'aise avec des "initiatives et des objectifs pas clairs" et parla contre le double-emploi. L'IRAN se focalisa sur la technologie des combustibles fossiles propres.

Notant que l'nergie occupait la seconde place, aprs l'agriculture, sur la liste des secteurs les plus fausss, la NOUVELLE ZELANDE apporta son appui l'accs des pauvres l'nergie, aux technologies d'nergie propre, des objectifs efficaces et des alliances internationales incluant le secteur priv. La TURQUIE proposa une rfrence des systmes de transit de masse "multi-modles." Le PEROU mit l'accent sur le facteur humain influenant les modes de production et de consommation. L'ARABIE SAOUDITE s'opposa l'ide d'avoir une section spare pour l'nergie, prfrant l'approche intersectorielle utilise la CDD-9. Le BRESIL proposa l'insertion de rfrences l'nergie hydrolectrique, la diversification de l'approvisionnement nergtique, et au soutien de l'nergie renouvelable par les institutions financires sur la base des besoins des pays. L'INDONESIE mit en exergue le renforcement des capacits dans le domaine de l'efficience technologique, ainsi que l'entreprise d'une initiative mondiale pour la promotion de l'utilisation du gaz naturel. Le YEMEN ajouta qu'une telle initiative devait inclure galement une aide financire et technique.

LA GESTION DES RESSOURCES NATURELLES: L'ESPAGNE, au nom de l'UE, parla de l'amlioration de la coopration avec les agences des Nations Unies et l'ensemble des parties prenantes et de l'acclration de la mise en uvre des accords. La CHINE, au nom du G-77/CHINE, mentionna les difficults conceptuelles poses par la notion de gouvernance mondiale, et proposa de placer le savoir traditionnel dans le contexte des droits de proprit intellectuelle. Le JAPON mit en exergue l'cotourisme, l'exploitation illicite des forts, et le suivi des incendies forestiers, faisant rfrence son initiative dans le domaine de la surveillance satellitaire. Le KAZAKHSTAN suggra une meilleure coordination des aides.

L'INDONESIE proposa l'adjonction d'une rfrence la gestion communautaire des ressources et l'cotourisme, et l'tablissement d'un lien entre les activits minires et la proprit foncire et, avec le GHANA et les ILES COOK, mit en relief les droits de proprit intellectuelle des populations locales et des ppiniristes. Le GHANA et les ILES COOK soulignrent l'largissement de la dfinition des catastrophes naturelles. La HONGRIE proposa, entre autres: l'intgration de la gestion des cosystmes dans toutes les conventions et programmes pertinents et avec la science; le regroupement des questions des dchets chimiques et des dchets dangereux dans la section officieuse rserve l'industrie; et la coopration avec le Forum des Nations Unies sur les Forts en vue de faire du SMDD un sommet mondial sur les forts. La FEDERATION DE RUSSIE mit l'accent sur l'utilisation des institutions et rgimes existants, ainsi que sur le besoin d'accorder une attention au cadre juridique rgissant les forts. L'EQUATEUR proposa la rduction de la vulnrabilit des communauts aux catastrophes naturelles. La REPUBLIQUE DE COREE encouragea l'insertion de rfrences la Convention sur la Lutte contre la Dsertification et la gestion approprie des dchets radioactifs. La SUISSE, avec le KAZAKHSTAN, appela une section spare consacre aux cosystmes montagneux comme c'est le cas dans le Plan d'Action 21, et appuye par le JAPON et le CANADA, encouragea la non-duplication des efforts.

La FAO mit en relief: une mise en application suivie des indicateurs; la dgradation des sols dans les zones arides; et la rduction des effets polluants potentiels de l'agriculture intensive. Le CANADA appuya l'ouverture d'un dialogue mondial sur les bonnes pratiques dans le secteur des mines et l'insertion d'une rfrence la rgulation du transit transfrontalier des dchets dangereux. La REPUBLIQUE TCHEQUE, avec la HONGRIE, appela l'adjonction d'une rfrence au travail en cours men dans le cadre de l'Etude Ecosystmique du Millnaire. Le dlgu des ETATS-UNIS dclara que le texte ne doit pas rpter ce qui est couvert dans d'autres AEM, nota qu'il n'y a pas de modle unique de partage des avantages, appropri pour tous les pays, et recommanda la tenue de registres de suivi pour la mise en circulation et le transfert des polluants chimiques.

La TANZANIE proposa l'insertion de libells sur la prvention de la perte du savoir traditionnel, des partenariats mondiaux dans les domaines miniers et de la gestion des ressources, et sur l'impact des rfugis sur les ressources naturelles et, avec le GHANA, une rfrence aux catastrophes naturelles lies au changement climatique. Le G-77/CHINA souhaita la mention des zones humides en tant que ressource naturelles. L'EGYPTE proposa une rfrence l'amlioration des capacits des pays en dveloppement faire face aux dangers poss par les OGM.

Faisant part de ses proccupations concernant le transit transfrontalier des dchets dangereux et des dchets radioactifs, La NOUVELLE ZELANDE, avec SAMOA et TRINITE ET TOBAGO, appela la mise en place d'un rgime de responsabilit multilatrale de compensation et l'laboration et l'application des indices de vulnrabilit. L'ALGERIE souligna l'interconnexion entre les changements climatiques et la dsertification. L'UKRAINE, avec TUVALU, suggra une sparation des libells portant sur les catastrophes naturelles et celles provoques par l'Homme.

Le BRESIL s'opposa aux rfrences une gouvernance mondiale et un instrument juridique contraignant sur les forts, et suggra l'insertion d'un libell sur les sanctuaires des baleiniers. L'UNIVERSITE DES NATIONS UNIES appela des valuations scientifiques intgres et la promotion des bonnes pratiques en matire de gestion agricole. La PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE, avec TUVALU, suggra un libell sur "les vnements climatiques extrmes." Le NIGERIA proposa "tourisme pour le dveloppement durable," en remplacement de "tourisme durable." L'ARABIE SAOUDITE proposa l'inclusion de la question de l'atmosphre et d'une rfrence aux aspects de la pollution lis la gestion des puits de fixation de carbone et l'utilisation des terres.

L'EAU DOUCE: La CHINE, au nom du G-77/CHINE, fit objection une adoption en gros des recommandations de la Confrence Internationale sur l'Eau (CIE), et proposa l'insertion de nouveaux paragraphes sur la gestion des cours d'eau et sur le renforcement des capacits. L'UE, entre autres, appuya les recommandations de la CIE. Le TADJIKISTAN appela une rfrence l'Anne Internationale de l'Eau en 2003. Le MAROC proposa un nouveau libell sur la protection des ressources en eau contre la pollution industrielle. L'EGYPTE, appuye par la TURQUIE, mit en exergue la mise en uvre des objectifs de la Dclaration du Millnaire concernant l'accs l'eau douce et l'adoption d'une approche rgionale dans la gestion des ressources en eau.

Le MEXIQUE appela des objectifs spcifiques et des calendriers prcis pour les programmes et un rgime international pour le secteur de l'eau. L'AZERBAIDJAN souligna la fourniture de l'eau propre aux dfavoriss. Le dlgu du JAPON souhaita davantage d'attention au rle des forts dans la conservation de l'eau, et fit rfrence la proposition avance par son pays pour un observatoire international du cycle des eaux et des prvisions de la mousson. La SUISSE appela une meilleure coordination des vnements internationaux autour du thme de l'eau et la cration d'un mcanisme pour le dveloppement des politiques appliques dans ce domaine, de la responsabilit, de l'information et de la participation dans les projets locaux.

Le CANADA encouragea une certaine prudence quant la fixation d'objectifs inscrits dans des calendriers prcis dans les plans de gestion intgre des ressources en eau. Le GHANA, avec la REPUBLIQUE DE COREE, proposa d'avancer l'horizon fix pour la gestion des ressources en eau 2010, jug plus raliste. L'INDONESIE souhaita l'insertion d'une rfrence aux ressources en eau " la fois dans les implantations humaines urbaines et rurales," et l'laboration d'une base de donnes pour ce secteur.

L'UICN appela des mesures concrtes en matire de gestion de l'eau, telles que des plans d'action locaux et nationaux. La SYRIE appela la minimisation des effets environnementaux ngatifs potentiels des grands projets d'infrastructure aquatique. L'ALGERIE encouragea la promotion des technologies de traitement sanitaire de l'eau et le lancement de programmes de dessalement de l'eau.

DANS LES COULOIRS

Le Groupe Consultatif du Secrtariat Gnral s'est runi pas loin de la Salle de Confrence 1, mardi: Le bruit qui a couru dans les couloirs est que le groupe doit travailler sur les questions de l'thique et de partenariat de Johannesburg, et qu'il y a des chances de voir engendrer une contribution utile au PrepCom IV.

En attendant, certains dlgus ont fait remarquer que le dbat autour de la Liste du Prsident a bien dmarr et que l'ambiance est plus organise et moins motionnelle que durant les jours prcdents. Comme pour se rattraper des critiques quelque peu acerbes faites la Liste, les dlgus ont fait l'loge du dur labeur fourni par le Secrtariat. On a fait observer que la sance du matin a dmarr de manire efficace, sous la conduite du Vice-prsident Ihab Gamaleldin (Egypte), tout absorb qu'il tait, par l'implication des agences des Nations Unies et des acteurs sociaux, dans la mle.

La perspective rgionale a t mentionne de manire rcurrente, plusieurs dlgus se dclarant consterns de constater que la runion semblait luder le bon travail accompli par les confrences prparatoire rgionales. Les conclusions de ces dernires sont encore perues comme tant l'expos soigneusement ngoci des attentes rgionales, du Sommet de 2002.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

DEBAT INTERACTIF: Les dlgus se runiront dans la Salle de Confrence 1 de 11h 13h pour poursuivre le Dbat Interactif autour de la Liste des Questions et Proposition pour Discussion. Les consultations informelles sur la Liste se poursuivront dans la Salle de Confrence 4, de 15h 18h en vue de parachever les travaux.

PANEL: Un groupe de discussion sur le rle des media dans l'amlioration de la prise de conscience, concernant le dveloppement durable et le Sommet, est prvu dans la Salle de Confrence 1, de 15h 18h.

EN MARGE DE LA REUNION: une prsentation sur la logistique du Sommet sera donne par l'Afrique du Sud de 13h15 14h45, dans la Salle de Confrence 4.

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