Report of main proceedings for 13 January 2005

Le matin, la Runion de Haut Niveau de la RI s'est ouverte par des dclarations du Premier Ministre Mauricien, du Secrtaire Gnral de l'ONU et du Prsident de la 59e session de l'Assemble Gnrale des Nations Unies, ce, aprs quoi, les dlgus ont, tout le long de la journe, entendu des dclarations autour de l'valuation exhaustive de la mise en application du PAB. L'aprs-midi, une Table Ronde de Haut Niveau a planch sur la mobilisation des ressources pour la suite de la mise en uvre du PAB, et la Grande Commission s'est runie pour procder l'approbation du document de la Stratgie, dcidant de le transmettre la plnire, pour adoption. Le groupe de contact sur les changements climatiques a achev ses dlibrations, jeudi matin, aprs des consultations qui ont dur toute la nuit.

REUNION DE HAUT NIVEAU

EVALUATION EXHAUSTIVE DE L'APPLICATION DU PROGRAMME D'ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PEID: Dbat gnral: La runion de Haut Niveau a commenc par la remise, Maurice, de la conservation du processus des PEID, qui tait confi la Barbade.

Paul Brenger, Premier Ministre Mauricien, a appel la cration d'un fonds fiduciaire spcial pour l'opration des systmes d'alerte prcoce, et a encourag la prise en considration des questions particulires des PEID dans le rsultat de la Confrence Mondiale sur la Rduction des Catastrophes (CMRC) et le principal vnement des Nations Unies de 2005.

Kofi Annan, Secrtaire Gnral de l'ONU, a appel la mise en place d'un systme mondial d'alerte prcoce et a soulign que l'ONU uvrera s'assurer que les PEID soient prsents de manire prominente, l'ordre du jour international, affirmant que le rglement des questions des PEID est indispensable pour la scurit collective mondiale.

Jean Ping, Prsident de la 59e session de l'Assemble Gnrale des Nations Unies, a dclar que l'ONU a besoin de davantage de machineries d'alerte prcoce, de prvention des risques et de gestion des consquences des catastrophes naturelles. Il a exprim l'espoir de voir la CMRC parvenir un consensus global autour de ces questions.

Les orateurs ont fait part de leurs condolances concernant le tremblement de terre et le tsunami survenus dans les rgions Sud et Sud-Est Asiatique et de l'Ocan Indien. Plusieurs PEID ont dcrit leurs plans nationaux de dveloppement durable, et ont identifi les dfis nouveaux et mergeants auxquels les PIED se trouvent confronts.

Au sujet du dclassement, les dlgus des SEYCHELLES et de SAINT VINCENT ET GRENADINES, ont appel des critres d'ligibilit plus ralistes et un rexamen des critres de dclassement. Le dlgu de SAINT KITTS ET NEVIS a appel l'utilisation d'indices de vulnrabilit et la reconnaissance de la responsabilit partage l'gard de la rduction de la dette. De nombreux pays ont appel un traitement particulier pour les PEID, dans les ngociations sur le commerce international. Le CAP VERT a accueilli avec satisfaction la rsolution de l'ECOSOC concernant la transition douce et a encourag les Nations Unies garantir l'implication et l'imputabilit de la communaut internationale dans ces processus. La BANQUE MONDIALE s'est engage s'assurer qu'aucun Etat ne sera prmaturment dclass de l'ligibilit aux prts accords par la Banque.

Au sujet du commerce et de la mondialisation, la BARBADE a dclar que l'rosion des termes commerciaux prfrentiels et la libralisation du commerce ont eu des incidences dfavorables sur les PEID. Le SURINAM a soulign la ncessit d'amliorer l'accs au march, et une voix plus importante pour les PEID, dans les institutions financires internationales. FIDJI a dclar que les cots de l'intgration des PEID dans les systmes du commerce international, affectent la progression vers les objectifs de dveloppement agrs.

L'INDONESIE a exprim sa gratitude pour les condolances reues propos de la catastrophe du tsunami, et a soulign le besoin d'une collaboration transnationale et multisectorielle dans le traitement de ses consquences, ainsi que d'une prparation collective rpondre rapidement et efficacement aux crises futures. Les dlgus des COMORES et des SEYCHELLES ont apport leur appui aux appels l'tablissement d'un systme d'alerte prcoce ax sur l'Ocan Indien. La THAILANDE a dclar que le tsunami a remis l'ordre du jour l'importance des rseaux de coopration dans la mise en uvre effective des systmes d'alerte prcoce, des stratgies de rduction des risques et des efforts visant attnuer les effets des catastrophes. Le dlgu a ajout que la runion ministrielle rgionale qui se tiendra les 28 et 29 janvier, Phuket, laborera le plan de mise en place du systme d'alerte prcoce de l'Ocan Indien. Le dlgu des SEYCHELLES a appel l'tablissement d'un fonds spcial catastrophes, pour aider au rtablissement long terme des PEID et des Etats ctiers de la rgion. Le Qatar, au nom du G-77/CHINE, a soulign la ncessit d'un soutien international en faveur des systmes d'alerte prcoce, de la prparation aux catastrophes, des stratgies de rduction des risques, et de l'aide financire aux projets de rhabilitation et de reconstruction. La GUINEE EQUATORIALE, HAITI, l'AUSTRALIE et d'autres ont appel la mise en place de systmes rgionaux d'alerte prcoce. Le SURINAM, appuy par l'ITALIE, a appel l'tablissement d'un systme mondial d'alerte prcoce, et la REPUBLIQUE DOMINICAINE a appel la cration d'un Fonds Mondial pour les Catastrophes. L'AFRIQUE DU SUD a appel l'tablissement d'un Fonds International pour les Catastrophes, gr par les Nations Unies, pour permettre l'ONU de rpondre aux besoins immdiats des pays touchs, dans les 24 heures qui suivent une catastrophe, pendant la mobilisation de l'aide ncessaire. BAHRAIN a appel un moratoire sur les remboursements de la dette bilatrale des pays frapps par le tsunami. MADAGASCAR a soulign le rle central des Nations Unies dans les domaines de l'assistance, de la reconstruction et de l'alerte prcoce. La JAMAIQUE a appel des arrangements de rassurance particuliers pour les PEID. L'UNESCO a annonc la tenue d'une runion technique d'experts, Paris, consacre l'harmonisation des initiatives d'alerte prcoce, et d'une confrence rgionale avec l'OMM, consacre au tsunami de l'Ocan Indien. Le PNUD a annonc le lancement du Fonds pour le Renforcement des Capacits de Rsistance des PEID, dans l'objectif d'aider les PEID renforcer leurs capacits dans le domaine de la formulation et de la mise en uvre des initiatives visant rduire les vulnrabilits.

Au sujet de la CMRC, TONGA a soulign que la RI devrait fournir la confrence, la dynamique ncessaire aux travaux sur la prparation aux catastrophes. Le dlgu des ILES SALOMON a indiqu que son pays prsentera la CMRC, le projet du Plan d'Action Rgional du Pacifique pour la rduction des catastrophes. La CHINE a annonc un projet de rsolution sur les mcanismes rgionaux de surveillance, de prvention et d'valuation des catastrophes naturelles, qui sera prsent la CMRC. Le ROYAUME-UNI a dclar que la CMRC est une occasion opportune pour l'examen des voies et moyens de concrtiser le systme d'alerte prcoce de l'Ocan Indien et de rpondre aux divers besoins de la rgion. L'ALLEMAGNE a annonc qu'elle accueillera la troisime confrence internationale sur l'alerte prcoce, en 2005.

Au sujet du financement, le G-77/CHINE a appel des investissements internationaux dans le renforcement des capacits et dans les programmes d'nergie, une aide directe pour l'radication de la pauvret, et au transfert des technologies cologiquement rationnelles et des technologies appropries. L'INDE a donn un aperu sur ces contributions financires en faveur des PEID. La CHINE a encourag les partenariats axs sur le soutien de la mobilisation des capacits financires, technologiques et intellectuelles des PEID. Le dlgu des ILES SALOMON a encourag la mobilisation et la coordination des ressources aux chelons national et international, pour le traitement des VIH/SIDA. KIRIBATI a soulign la ncessit de sources d'investissement additionnelles et innovantes. La REPUBLIQUE DE COREE a encourag le FEM embrasser les besoins financiers des PEID, comme exprim dans le document de la a Stratgie. La GRENADE a demand des ressources internationales pour le renforcement des capacits de rsistance des PEID.

Au sujet des changements climatiques, plusieurs orateurs ont appel la ratification du Protocole de Kyoto et la mise en uvre des, et la mobilisation de ressources pour, les mesures d'attnuation et d'adaptation. Le G-77/CHINE a dclar que l'adaptation aux changements climatiques est une priorit pour de nombreux PEID et que les PEID attendent avec impatience un soutien de la part de la communaut internationale, en faveur du renforcement des capacits d'adaptation aux changements climatiques. L'UE a dclar qu'il est crucial de renforcer la rponse internationale aux changements climatiques. NAURU a fait part de ses rserves que nombre de pays industrialiss et de pays producteurs de ptrole persistent dans leur dni du fait que les changements survenant dans le climat sont induits par les activits humaines. KIRIBATI a appel une action immdiate et exhaustive pour la rduction des missions de gaz effet de serre, et les pays industrialiss faire preuve de plus d'engagement en faveur de la concrtisation de leurs engagements relevant de l'UNFCCC. Le ROYAUME-UNI a dclar qu'il se focalisera sur les effets des changements climatiques dcoulant de l'activit humaine, qui menacent de dstabiliser les efforts internationaux visant promouvoir le dveloppement durable, durant sa Prsidence du G-8. L'ALLEMAGNE a encourag l'octroi d'une priorit aux nergies renouvelables et l'efficience nergtique, et a exhort les Etats-Unis ratifier le Protocole de Kyoto. Le SECRETARIAT de l'UNFCCC a dclar que le cas des PEID est un exemple clair prouvant que sans action internationale approprie face aux changements climatiques, le dveloppement durable des PEID ne saurait tre ralis.

Au sujet du principal vnement des Nations Unies de 2005, NAURU a souhait voir les rsultats de la RI, figurer dans le rapport du Secrtaire Gnral concernant la mise en uvre de la Dclaration du Millnaire. L'UE, l'IRLANDE et l'ITALIE ont encourag les PEID participer dans le principal vnement. Le dlgu des ILES SALOMON, appuy par la CHINE, a appel l'intgration des proccupations des PEID dans le dbat de la prochaine Assemble Gnral de l'ONU sur les reformes des Nations Unies. Au sujet de la reforme de l'ONU, l'ITALIE a soulign la pertinence des principes d'intgration et de participation dmocratique des PEID, en particulier concernant l'adhsion au Conseil de Scurit.

Au sujet de l'ducation, du renforcement des capacits, de la participation et de la culture, SAMOA et TRINIDAD ET TOBAGO ont accueilli avec satisfaction la proposition du Commonwealth d'tablir une Universit Virtuelle des PEID. Le dlgu des ILES COOK a soulign l'importance de promouvoir la culture des PEID en matire de dveloppement durable et d'cotourisme. KIRIBATI a appel la communaut internationale soutenir les efforts des PEID visant accrotre leurs capacits dans les domaines de la gestion des ressources marines, de la protection contre la surexploitation et de l'tablissement d'aires marines protges. Les dlgus d'ANTIGUA ET BARBUDA et de NIUE ont soulign la ncessit de rles plus importants pour les femmes, les jeunes et la socit civile, dans la suite de la mise en application du PAB. MADAGASCAR a apport son appui la protection de la diversit culturelle. La JAMAIQUE a fait part de son soutien en faveur d'une convention sur la diversit culturelle. L'UNESCO a annonc la mise en place d'un programme spcial visant fournir aux PEID une aide pour la prparation de leurs dsignations pour la Liste du Patrimoine Mondial.

CUBA a rejet les mesures unilatrales et extraterritoriales qui entravent et limitent la concrtisation des plans de dveloppement, y compris les objectifs adopts par les confrences et les sommets des Nations Unies. Le dlgu de TIMOR-LESTE a dclar que l'radication de la pauvret et le dveloppement humain, sont essentiels pour la rduction des conflits.

Au sujet des mesures d'accompagnement et de suivi de la RI, le dlgu des SEYCHELLES a encourag le renforcement de la CARICOM, du l'Instance des Iles du Pacifique et de la Commission de l'Ocan Indien, et a appel le Secrtaire Gnral de l'ONU considrer la possibilit d'tendre et de renforcer les capacits de l'Unit charge des PEID, NAURU proposant l'appropriation des ressources qui lui sont disponibles dans le budget rgulier de l'ONU, de manire lui permettre de fonctionner en tant qu'unit distincte au sein de la DAES. BELIZE a soulign la ncessit pour les Etats de travailler ensemble pour le traitement des problmes des PEID, et de trouver des solutions communes aux problmes communs. La BANQUE MONDIALE a dclar qu'elle continuera accueillir le Forum Annuel des Petits Etats, l'occasion des Runions Annuelles de la Banque Mondiale/FMI.

TABLE RONDE SUR LA VOIE A SUIVRE: Mobiliser les ressources pour la suite de l'application du PAB: La table ronde a t modre par Jos Antonio Ocampo, Sous-secrtaire Gnral charg des Affaires Economiques et Sociales, et coprside par Owen Arthur, Premier Ministre et Ministre des Finances et des Affaires Economiques de la Barbade, et Louis Michel, Commissaire Europen charg du Dveloppement et les Affaires Humanitaires.

La discussion a port sur les voies et moyens de mobiliser les ressources, compte tenu du foss existant entre ce dont a besoin le dveloppement durable des PEID et ce qui est disponible travers l'APD. Quelques dlgus ont identifi l'obtention de financements de la part des marchs des capitaux internationaux, et d'autres ont appel un accroissement de l'APD. Les ETATS-UNIS et l'UE ont mis en exergue leurs contributions respectives l'APD, le dlgu amricain soulignant qu'en dpit de l'importance de l'APD, c'est aux pays eux-mmes qu'incombe la principale responsabilit de leur dveloppement durable. Ce point de vue a t contr par de nombreux participants, dont le Coprsident Arthur et Cuba, qui ont tous deux prcis que les pays en dveloppement, d'une manire gnrale, partent d'une position dfavorable, compare celle des pays industrialiss.

Les dlgus ont galement dbattu de la coordination des donateurs et des critres encadrant l'APD et les autres aides. TUVALU a fait part de ses rserves concernant le fait qu'il n'ait pas tir beaucoup d'avantages de son statut de PMA, ceci n'tant qu'une dsignation au sein des Nations Unies, qui n'est pas utilise par les pays donateurs individuels.

Plusieurs participants se sont accords pour dire que le rle appropri de l'Etat dans le dveloppement conomique consiste tablir et nourrir un climat favorable l'investissement qui permet l'entreprenariat du secteur priv de s'panouir.

Les participants ont galement dbattu de l'importance du commerce international pour le dveloppement des PEID, et a appel un statut particulier pour les PIED, compte tenu de leur vulnrabilit.

L'importance du renforcement du capital social et en particulier des capacits des ressources humaines, a galement largement dbattu, la CARICOM appuyant la proposition du Coprsident Michel de mettre en place des centres d'excellence rgionaux pour l'ducation/les ressources humaines, qui renforceraient les capacits et aideraient arrter la fuite des cerveaux. La FINLANDE a soulign qu'une attention doit tre galement accorde la ncessit de s'assurer de l'galit des sexes dans tous les domaines des ressources humaines.

GRANDE COMMISSION

Les dlgus se sont runis titre informel, pour procder l'approbation du chapitre consacr aux changements climatiques et l'lvation du niveau des mers, tel qu'agr dans le groupe de contact. Au cours de l'examen du document de la Stratgie par la Grande Commission, le JAPON a soulign que le libell consacr au transport des matriels radioactifs ne devrait pas tre considr comme un prcdent, dans d'autres instances internationales. NAURU a suggr, et les dlgus ont accept, d'amender le titre du document en 'Stratgie de Maurice pour la Suite de l'Application du PAB.' Les dlgus ont adopt la Stratgie de Maurice, telle qu'amende, ainsi que le report de la Grande Commission.

DANS LES COULOIRS

Le matin, dans les couloirs, s'est bruite la nouvelle que le groupe de contact sur les changements climatiques, qui a travaill toute la nuit, s'est accord sur le texte en suspens. De nombreux dlgus taient enthousiastes quant la priorit accorde l'nergie renouvelable, l'interprtant comme tant une avance pour l'ordre du jour mondial consacr l'nergie. Le moral tait bloc au moment o la Grande Commission achevait ses travaux sur le document de la Stratgie, suite quoi les dlgus ont t chaleureusement accueillis la rception de la State House pour une clbration bien mrite. Bien que personne d'entre eux n'ait obtenu entirement ce qu'il voulait, les dlgus la fois des PEID et des pays donateurs ont exprim leur satisfaction quant au rsultat ngoci.

Further information

Participants

Tags