Report of main proceedings for 17 November 2014

Les participants ont assisté tout au long de la journée aux sessions de courant sur les huit thèmes, soit la gouvernance, les changements climatiques, la santé et le bien-être, la vie humaine, les objectifs de conservation, la culture autochtone, le développement durable et la nouvelle génération. Dans la soirée, une session des Dialogues avec les leaders mondiaux intitulée « La nature du crime: L'étendue et l'impact du commerce illégal d’espèces sauvages » s’est tenue avec les leaders de la conservation, des organisations non gouvernementales, du milieu universitaire et des gouvernements pour partager leurs points de vue sur l'équité sociale.

SESSIONS DE COURANT

COURANT UN: Horizon du patrimoine mondial de l'UICN: Le défi de la Décennie pour la Convention pour la protection du patrimoine mondial: Cyril Kormos, de la Fondation WILD, a facilité la séance, déclarant que l’Horizon du patrimoine mondial fournit la première évaluation globale de Sites naturels du patrimoine mondial. Elena Osipova, du Programme du patrimoine mondial de l'UICN, a déclaré que les Évaluations des perspectives de conservation sont utilisées pour classer les sites du patrimoine en s’appuyant sur leurs valeurs, les menaces auxquelles ils font face et l'état de leur protection.

  Marc Hockings, de l’Université du Queensland, a discuté de la Liste verte de l'UICN des aires protégées bien gérées développée avant l’Horizon, pour partager les réussites dans l’atteinte des standards de gestion des AP. Il a également mentionné le projet « Améliorer notre patrimoine », développé par l'UICN et l'UNESCO pour mesurer le succès des Sites du patrimoine mondial. Susan Lieberman, de la WCS, a déclaré que son organisation a contribué à l’Horizon en fournissant des données scientifiques et techniques sur 32 sites.

Julia Miranda Londoño, des Parcs nationaux naturels de la Colombie, a déclaré que l’Horizon permettra le partage des réussites, et que les données de base sur les sites constituent un fondement pour la recherche scientifique et la gestion des AP. Stephen Morris, du Service des parcs nationaux des États-Unis, a salué le développement de l’Horizon, soulignant sa valeur en ce qu’il centre davantage l’accent sur les questions de conservation et de durabilité de la gestion des sites du patrimoine mondial. Feng Jing, du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, a déclaré que l'outil permettra un engagement avec plusieurs partenaires, notamment la société civile et les peuples autochtones, sur le programme du patrimoine mondial, et renforcera davantage le travail du Comité du patrimoine mondial.

Barbara Engels, de l’Agence fédérale allemande pour la conservation de la nature, a modéré la séance de discussion. Les participants ont souligné la nécessité d'assurer que des commentaires soient formulés par d'autres parties prenantes. Ils ont convenu que les effets des changements climatiques ou des guerres ne doivent pas être utilisés comme indicateurs de la performance du site, car ils sont en dehors du contrôle des gestionnaires de ces sites, et que l'exclusion de l'information culturelle compromet l'évaluation des sites mixtes.

COURANT DEUX: Restaurer les systèmes naturels pour assurer la résilience aux changements climatiques: La session a été modérée par Fernando Camacho, de la Commission nationale des aires protégées (CONAP), du Mexique. Mike Wong, de Parcs Canada, a souligné que la restauration écologique bien gérée dans les AP est essentielle pour aider les écosystèmes et les populations à s’adapter aux changements climatiques et pour renforcer les capacités locales à répondre aux défis associés.

Chu Van Cuong, de l’Université du Queensland, a présenté la restauration des zones humides dans la Réserve de biosphère de Kien Giang au Vietnam. Il a décrit une zone menacée par la fragmentation des milieux humides et la conversion à la culture du riz et à l'aquaculture, où les efforts de restauration précédents ont connu un succès limité.

Joyce Loza, de la Ezemvelo KZN Wildlife, a décrit la coopération transfrontalière entre l'Afrique du Sud et le Lesotho pour assurer l’approvisionnement en eau et le renforcement des institutions à travers le projet transfrontière Maloti Drakensberg. Elle a souligné la planification participative dans la réhabilitation réussie des zones humides et des pâturages, et la façon dont ceci a entrainé un soutien accru de la communauté au zonage des différentes utilisations des terres et au pâturage en rotation.

Rajendra Khanal, de l'UICN, a discuté de la Forêt protégée Panchase au Népal, en notant que le succès de sa gestion a augmenté grâce à la promotion des partenariats entre le public, le privé et les communautés et au développement d'un système de paiement basé sur le taux de survie des plants plutôt que sur le nombre brut planté. Il a également souligné le rôle du suivi indépendant fondé sur des évidences.

Erustus Kanga, du Kenya Wildlife Service, a souligné que les réseaux d’AP fonctionnant bien et bien connectés constituent une partie essentielle de la réponse mondiale aux changements climatiques. Il a expliqué la façon dont la restauration de l'habitat dans les AP ou dans leur proximité renforce les capacités de stockage d'eau, réduit les conflits homme-faune, et fournit des services écosystémiques.

Edna María Carolina Jarro, des Parcs nationaux naturels de la Colombie, a expliqué la façon dont la restauration est suivie grâce à un réseau de parcelles permanentes distribuées à travers l’AP, et la façon dont la Colombie élargit la portée des efforts de restauration pour inclure les récifs coralliens.

Carlos Sifuentes Lugo, de la CONAP, a souligné la valeur des ateliers communautaires dans les efforts pour: sensibiliser les propriétaires fonciers; autonomiser les communautés dans l’identification de leurs préoccupations; et cibler les zones prioritaires pour la restauration et le contrôle des espèces envahissantes.

COURANT TROIS: Pourquoi les parcs urbains sont importants pour la création de villes saines et vivables (Partie 1): Le modérateur Guillermo Penalosa, de 8-80 Cities, a indiqué que d'ici 2045, 80 % des personnes vivront dans les villes, et a indiqué que les décisions prises aujourd'hui concernant la planification des villes auront un impact sur des milliards de personnes pour les décennies à venir. Il a instamment demandé une large participation à la « défense » des parcs dans les zones urbaines.

Tobias Volbert, de Playscape Creations, a fait une présentation sur la « Fondation 7 sens » qui vise à créer des quartiers et des collectivités plus sains, et à inclure les personnes handicapées. Il a appelé à: améliorer la conception et la planification des espaces publics; modifier les règlements et politiques visant à étendre l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite; et une meilleure prise en compte de la neurodiversité et des handicaps dans la conception des espaces ouverts.

Ambre Bill, du Conseil municipal de Wellington, a expliqué les avantages de la biophilia, ou le besoin humain d’établir des liens avec la nature et d'autres formes de vie. Elle a fait état d’un rétablissement de la biodiversité, de l’amélioration de la qualité de vie, et d’une croissance économique due à l’augmentation de la valeur des propriétés en raison du développement de ceintures vertes dans les villes.

Lee Yi Ling, de la Singapour Health Promotion Board, a décrit le rôle des parcs dans l'amélioration de la santé, à travers des « points de contact » de la communauté où les gens se connectent les uns aux autres, et dans la promotion d’habitudes de vie saines. Elle a cité des exemples d'initiatives de santé liées aux parcs dans sa ville, y compris: les « Dimanches au parc » où des groupes font de l’exercice et les familles participer à des jeux; la « Communauté en fleurs », où les résidents créent de petits jardins pour cultiver des légumes et des fleurs; et « l’Exercice au service de la médecine », consistant en des endroits aménagés pour la remise en forme dans les parcs de la ville.

Vance Martin, de la WILD Foundation, a présenté la vision de son organisation consistant à « rendre les villes plus rustiques » ou à les rendre écologiquement perméable et résiliente. Il a indiqué que la mission de l'organisation est de créer un groupe de défenseurs pour faciliter l'échange de stratégies et les partenariats entre 12 villes pour augmenter leurs espaces naturels.

Fran Horsley, de Parcs Victoria, a partagé des informations sur les parcs-nature de Melbourne, indiquant que les personnes vivant à proximité d'espace ouvert, ont, de façon consistante, des profils plus sains. Elle a cité l'amélioration du développement cognitif des enfants et des élèves ayant des troubles d'apprentissage par le contact avec des espaces en plein air comme des avantages reliés aux parcs.

COURANT TROIS: Pourquoi les parcs urbains sont importants pour la création de villes saines et vivables (Partie 2): Emily Munroe, de 8-80 Cities, a modéré la séance. Bing Wen Low, de la National Parks Board de Singapour, a discuté des projets d'amélioration de l'habitat du Parc Bishan et des trottoirs de la ville visant à augmenter les paysages riches en biodiversité. Il a rapporté une augmentation de la richesse des espèces, une amélioration esthétique et l'engagement de la communauté dans la conservation de la nature et la science citoyenne.

Noel Corkery, de la Corkery Consulting, et Suellen Fitzgerald, de la Western Sydney Parklands Trust, ont souligné la nécessité d'une approche multi-disciplinaire pour intégrer le développement durable et la conservation de la biodiversité dans les parcs urbains, et pour créer des plates-formes pour renforcer la cohésion sociale des communautés multiculturelles.

Myron Floyd, de la North Carolina State University, a présenté la campagne « Lève toi, sort et va » (GGG) dans le Parc national de Cuyahoga Valley, qui cible les communautés défavorisées, et vise à créer des activités récréatives et physiques saines dans le cadre de visites du parc. Il a souligné la nécessité d’idées novatrices et de possibilités de participation afin que les parcs demeurent pertinents par rapport aux besoins de la communauté.

Richard Fuller, de l'Université de Queensland, a noté que les enfants de Brisbane passent plus de temps à l'intérieur que les détenus de prisons de sécurité maximale. Il a présenté les résultats d'une étude conjointe entre écologistes et scientifiques de la santé, et a souligné que la compréhension des obstacles à l'interaction avec la nature est plus importante que la construction de nouveaux parcs à Brisbane, en déclarant que, pour les personnes à faible revenu, la phobie de la nature est un obstacle majeur.

Robert Moseley, de l’organisation The Nature Conservancy, a présenté les succès obtenus par l'organisation Wilderness Chicago dans leurs efforts pour connecter les gens avec la nature, présentant les programmes qui reconnectent les enfants à la nature. Il a souligné le développement du « Plan d'action climatique pour la nature de Chicago Wilderness » pour conseiller la ville sur l'intégration de la conservation de la nature et des gens.

Vanessa Trowell, de l’Institut australien des architectes paysagistes, a déclaré que les parcs urbains sont en train d'évoluer d’un usage simple à des fonctions multiples, et que l'architecture du paysage fournit des possibilités novatrices pour un usage multiple des espaces publics, y compris des aires de jeux, des aires de promenade de chiens et d’autres services récréatifs.

COURANT QUATRE: Restauration des écosystèmes et Aires protégées: Assurer des avantages socio-économiques et écologiques: Kyran Thelen, de l'UICN, a présenté la session.

Se référant au « Défi de Bonn » consistant à restaurer 150 millions d'hectares de terres dégradées et déboisées dans le monde entier, Gretchen Walters, de l'UICN, a souligné les possibilités d’obtenir des bénéfices rapides des efforts de restauration des paysages et des écosystèmes. Elle a indiqué que dans les pays densément peuplés, la restauration peut englober les corridors de biodiversité, les forêts riveraines assurant une connectivité.

Concernant le redressement après les catastrophes naturelles, Nicholas Hill, de la Société zoologique de Londres, a présenté une recherche montrant que les efforts de replantation de mangroves visant à accroître la résilience ont souvent été inefficaces, en raison d’un implantation et d’une sélection de plantes inappropriées, et de l'augmentation continue des étangs pour l'aquaculture. Il a recommandé de prioriser la protection des mangroves en cours de récupération et naturelles; la restauration d'anciens habitats de mangroves convertis en étangs; et l'application des meilleures normes scientifiques disponibles pour toute replantation.

Mark Webb, de Kings Park and Botanic Gardens, de l’Australie occidentale, a présenté un projet de restauration dans les terres arides de la zone naturelle Al Hisseya au nord de Riyad, en Arabie Saoudite. Il a décrit les « vergers à graines » comme une approche à la restauration des paysages.

Agus Utomo, de Burung Indonésie (BirdLife), a présenté les accords de gestion villageoise des ressources par les communautés locales. Il a noté que la gestion de sites sur le terrain fait souvent défaut en Indonésie, et que le travail avec les groupes communautaires tel que les coopératives et les syndicats d'agriculteurs est essentiel pour le succès des efforts de conservation.

Roel Posthoorn, de la Natuurmonumenten, des Pays-Bas, a présenté un projet de récupération de sol pour créer une réserve insulaire, Marker Wadden, dans le Markermeer, l’un des plus grands lacs d'eau douce d'Europe. Il a décrit l'aménagement paysager sous-marin utilisant le limon dans le processus de remblaiement, notant que les bénéfices éventuels consisteront en la restauration de la pêche et des oiseaux, et des possibilités pour les loisirs.

Les participants sont convenus qu'il est nécessaire de changer le focus des récits racontant la capacité humaine à modifier l'environnement, et ont plaidé pour des « récits de terrain inspirants sur des restaurations écologiques de grande échelle ».

COURANT CINQ: Bon pour les affaires: Offrir des solutions grâce à un approvisionnement et à des chaînes d'approvisionnement durables: Cette session a présenté des exemples d'initiatives et de pratiques relatives à aux chaînes d'approvisionnement durables à travers le monde, et leur relation avec la conservation de la biodiversité et les AP.

Le modérateur de la session, Joshua Bishop, du WWF-Australie, a présenté les travaux de l'organisation pour protéger la Grande Barrière de Corail en encourageant la production durable de la canne à sucre, notamment par des conseils techniques aux agriculteurs et le partenariat avec les entreprises. Il a déploré que, après cinq ans, les charges d'azote dans la zone n’aient diminué que de 10 %, par rapport au niveau requis estimé à 80 %.

Petrus Gunarso, de l’Asie Pacific Resources International Limited, a présenté les politiques de gestion forestière durable de son entreprise en Indonésie, qui incluent l’objectif d'un hectare de terres conservées par hectare planté.

Helen Crowley, du Groupe Kering, a suggéré que la comptabilisation du capital naturel: aide les entreprises à mesurer et à localiser les impacts environnementaux; permet la comparabilité entre les types d'impacts; et fournit « un contexte commun » à différents groupes de parties prenantes pour la recherche de solutions.

Présentant une initiative dans la vallée de Luangwa, en Zambie, James Deutsch, de l’organisation Community Markets for Conservation, a expliqué comment un modèle combinant l'agriculture de conservation et l'accès aux marchés a augmenté le revenu moyen, amélioré la sécurité alimentaire, à fournit des emplois alternatifs aux braconniers et a abouti à une « renaissance » des espèces sauvages dans la vallée.

Brian Jones, de Blue Ventures, a partagé ses expériences de travail avec les communautés côtières de Madagascar pour restaurer les stocks de poissons, y compris par la création d'aires marines gérées localement et la création de sources alternatives de revenus.

Adriana Moreira, de la Banque mondiale, a décrit les facteurs qui ont soutenu la réduction de la déforestation en Amazonie brésilienne, y compris la gestion intégrée des ressources, l'application de la loi, et les interventions dans les chaînes d'approvisionnement. Elle a indiqué qu’une amélioration simultanée de l'efficacité dans le domaine de l'agriculture a conduit à la croissance économique dans la région.

Au cours d'une discussion de groupe et tout au long de la session, les intervenants ont mis en évidence quelques outils et facteurs de succès utiles concernant les chaînes de valeur durables, y compris: les partenariats multipartites; les évaluations permettant de démontrer les impacts; les certifications; les normes de marché volontaires; les signaux du marché; une vision interne au sein des entreprises de parvenir à la durabilité; et la hiérarchisation des besoins locaux.

COURANT SEPT: Évaluer et certifier les connaissances autochtones en matière de suivi de la conservation et des aires protégées en Afrique: Le modérateur Nigel Crawhall, du Comité de coordination des peuples autochtones de l'Afrique, a présenté Alfred Chedau, aîné Khwe et pisteur, et Thaddeus Chadau, tous deux issus du peuple Bwabwata de la Namibie. Ils ont présenté leurs expériences avec les méthodes traditionnelles de pistage d’animaux sauvages, en insistant sur l'importance du transfert des connaissances traditionnelles entre les générations, tout en déplorant que cette connaissance ne soit pas considérée comme une qualification sérieuse par le gouvernement, et que les jeunes ne sont donc pas intéressés à acquérir l’ensemble de ces compétences.

Friedrich Alpers, de l’organisation Integrated Rural Development and Nature Conservation, de la Namibie, a présenté ses expériences de travail avec les pisteurs autochtones pour éduquer la nouvelle génération dans les connaissances traditionnelles et accréditer les pisteurs expérimentés. Il a souligné l'efficacité du projet à restaurer la dignité de l'ancienne génération et à aborder la fragmentation sociale et l'alcoolisme.

Concernant l'acceptation par la Namibie de la chasse commerciale, Crawhall a noté que si une partie du produit est dirigée vers les infrastructures communautaires telles que les écoles et les cliniques, il n'y a pas eu d'efforts équivalents pour créer des moyens de subsistance alternatifs, liés à la chasse commerciale. Il a noté que les compagnies de safari plaident pour l'évaluation et l'accréditation des pisteurs qualifiés, tandis que de nombreux détenteurs de savoirs traditionnels sont exclus de parcs, et ceux qui sont dotés d’une éducation formelle et qui obtiennent les emplois « ne peuvent distinguer un arbre d’un autre ».

Un participant a demandé si la scolarisation des jeunes autochtones est recommandée, car elle érode les connaissances autochtones. Chadau a déclaré que tant l'éducation formelle que les savoirs autochtones sont nécessaires. Crawhall a indiqué qu'un dictionnaire Khwe a été développé, et que les connaissances traditionnelles pourraient faire partie du programme scolaire.

STREAM HUIT: La passerelle urbaine: Susciter un intérêt pour la nature parmi les citadins du monde: David Ainsworth, du Secrétariat de la CDB a modéré la session. Après de brèves interventions, chaque présentateur a conduit des tables rondes individuelles ou les participants on fait part de leurs expériences sur chacun des huit thèmes.

Kathy Eyles, de la Australian National University, et Jasmine Foxlee, des Australian Capital Territory Parks and Conservation Service, se sont penchées sur: l'engagement des bénévoles dans le cadre du Programme ParkCare; le recrutement de jeunes bénévoles; et la façon dont le bénévolat crée un sentiment de communauté.

Marcia Pradines, du US Fish and Wildlife Service (FWS), a donné une présentation sur les refuges fauniques urbains, y compris la façon dont le FWS met en œuvre: huit normes d'excellence; des mesures d'évaluation; et des partenariats avec les municipalités pour attirer de nouveaux publics et développer des « circonscriptions de conservation ».

Ellen Bertrand, de Parcs Canada, a parlé de la création du Parc national urbain de la Rouge, accessible en une heure par 20 % de la population du Canada, en déclarant qu'il est prévu comme une passerelle pour inspirer les nouvelles générations à se connecter avec la nature et le système élargi d’AP. Elle a dirigé une table ronde conjointe avec Daniel Raven-Ellison, de la National Geographic, qui s’est penchée sur « Libérer le potentiel des villes à travers le monde ». Raven-Ellison a expliqué que 80 organisations se sont réunies pour développer le Parc national Greater London pour capitaliser sur la « trame verte » de la ville et trouver des façons créatives de développer des relations avec la nature « à la portée des populations »

Alexander MacDonald, de Nature Canada, a mené une discussion sur: la façon de surmonter les obstacles des visiteurs à s’aventurer dans les parcs; mettre l'accent sur la gestion responsable à l'échelle du quartier; la programmation multilingue; et l'utilisation de zones importantes pour les oiseaux pour éduquer les jeunes et promouvoir la science citoyenne sur les espèces migratrices.

Collin O'Mara-Green, de la Mountains Recreation and Conservation Authority, s’est penché sur les efforts de sensibilisation déployés par les musées d'histoire naturelle et les moyens créatifs pour « créer un premier contact » avec la population et la jeunesse urbaines.

Mark Graham, du Musée canadien de la nature, a présenté l’évènement festif populaire du musée « Nature nocturne » qui cible les 19-35 ans pour découvrir le musée et partager cette expérience sur les médias sociaux. Il a dirigé une table ronde sur le potentiel de grandes cartes au sol pour orienter les personnes par rapport à leurs espaces verts environnants.

Tiago Pinto-Pereira, de l'Association mondiale des zoos et aquariums, a mené une discussion sur la façon de sensibiliser pour produire des changements dans les choix de consommation et de comportements.

DIALOGUE AVEC LES LEADERS MONDIAUX »

La nature du crime: L'étendue et l'impact du commerce illégal d’espèces sauvages: Ouvrant l'évènement, Paul Rose, Vice-Président de la Royal Geographical Society, a décrit les crimes contre les espèces sauvages comme « une bataille sur tous les fronts ».

Prenant acte de la dimension internationale du crime organisé entourant les espèces sauvages, et soulignant qu'il n’y a « pas de solution miracle », le Directeur général du WWF, Marco Lambertini a décrit les moyens d'arrêter l'achat, le trafic et le braconnage.

Lee White, Directeur du Service des parcs nationaux du Gabon, a décrit comment le changement du braconnage aux groupes criminels organisés a transformé la criminalité envers les espèces sauvages en une question de priorité politique nationale, en raison des impacts liés à la sécurité et aux impacts économiques.

Greg Hunt, ministre de l'Environnement de l'Australie, a décrit le travail de son pays pour enrayer le braconnage au niveau national, et pour soutenir les efforts internationaux, y compris par la surveillance par satellite.

Edna Molewa, Ministre de l'environnement de l'Afrique du Sud, a souligné l'importance que les communautés considèrent « qu’un animal a plus de valeur vivant que mort », et a souligné l'importance des stratégies intégrées qui combinent les forces de l'ordre et l'engagement communautaire.

Mary Rice, Chef, de la Environmental Investigation Agency, a souligné la nécessité d'une coopération entre les ministères et les agences fondée sur une compréhension commune que la criminalité de la faune est un problème national.

Sean Willmore, Président de la Fédération internationale des gardes forestiers, a appelé à une formation adéquate et à la fourniture d'équipements pour les gardes-parcs, et a souligné la nécessité de protéger les gardes-parcs et d'accroître leur auto-respect, y compris en tant que stratégie de lutte contre la corruption.

Concernant la lutte contre la corruption, Widodo Ramono, Directeur exécutif de la Fondation Rhino of Indonesia, a suggéré de travailler avec les communautés locales, et d’utiliser la presse comme moyen de communiquer sur les poursuites.

John Scanlon, Secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), a souligné la nécessité d'appliquer des techniques et des technologies similaires à celles utilisées pour lutter contre d'autres formes de criminalité, telles que la méthode de « livraison surveillée » et d’utiliser les outils de la criminalistique moderne.

Rosie Cooney, Présidente du Groupe de spécialistes de l'UICN sur l’utilisation durable et les moyens de subsistance, a mis en exergue l'évolution des droits des peuples autochtones et le rôle des communautés locales dans la protection et la gestion responsable des ressources naturelles. Concernant le commerce légal, elle a noté que « le marché noir saigne l’Afrique de son ivoire » pour satisfaire la demande stimulée par les marchés nationaux règlementés.

Nadya Hutagalung, Co-fondatrice de l’organisation Let Elephants Be Elephants, et Lambertini ont souligné la nécessité de messages ciblés, notamment destinés aux « personnes non converties » et à des auditoires spécifiques de consommateurs, et de travailler sur l'acceptabilité sociale.

Concernant les commentaires sur la « Promesse de Sydney », les panélistes ont mentionné, entre autres: l'importance du soutien politique au plus haut niveau; la gouvernance; l’application des lois et la mise en œuvre des politiques; la défense et le soutien des gardes-parcs; la mobilisation des ressources pour la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages; la coordination à tous les niveaux, du niveau sous-national au niveau international; l'accent sur l'engagement communautaire et le fait de positionner les espèces sauvages comme un mode d’utilisation des terres importants; le soutien et des fonds pour l'éducation dans les pays moteurs de la demande, en particulier en Asie; et le travail à travers les Nations Unies.

Le Bulletin du Congrès mondial des parcs de l’UICN 2014 est une publication de l’Institut international du développement durable (IIDD) <[email protected]>, éditeurs du Bulletin des négociations de la Terre © <[email protected]>. Ce numéro a été rédigé et édité par Camellia Ibrahim, Mari Luomi, Ph.D., Suzi Malan, Dorothy Wanja Nyingi, Ph.D., et Delia Paul. Édition numérique: Brad Vincelette. Traduction française par Sandra Gagnon, Ph.D. L’éditeur est Brett Wertz <[email protected]>. Le Directeur du Service de l’information de l’IIDD est Langston James « Kimo » Goree VI <[email protected]>. Ce bulletin est publié avec le soutien de l’UICN, Union internationale pour la conservation de la nature, ainsi que celui de ses partenaires français: les ministères des affaires étrangères et du dévéloppement international; de l’écologie, du dévéloppement durable et de l’énergie; des outre-mer; l’AFD et le FFEM. L’IIDD peut être contactée au 161 Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada; tel: +1-204-958-7700; fax: +1-204-958-7710. Les opinions exprimées dans le Bulletin appartiennent à leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement les vues de l’IIDD. Des extraits du Bulletin peuvent être utilisés dans d’autres publications moyennant une citation appropriée. Les versions électroniques du Bulletin sont transmises aux listes de distribution courriel (en format HTML et PDF) et peuvent être consultées sur le serveur internet Linkages à l’adresse </>. Pour plus de renseignements sur le Bulletin, y compris pour toute demande de couverture d’évènements par nos services, contacter le Directeur du Service de l’information à l’adresse <[email protected]>, +1-646-536-7556 ou 300 East 56th St., 11D, New York, New York 10022, USA. L’équipe de l’IIDD au Congrès mondial des parcs 2014 peut être contactée par courriel à <[email protected]>.

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