Read in: English

Report of main proceedings for 22 June 1999

MARDI 22 JUIN 1999

Les dlgus prs du SBSTTA-4 se sont rpartis en deux groupes de travail. Martin Uppenbrink (Allemagne) a prsid les dbats sur les cosystmes des zones arides et sur les espces intruses. Zipangani Vokhiwa (Malawi) a prsid les discussions sur les nouvelles technologies vgtales et sur l'utilisation durable, y compris le tourisme.

LE GROUPE DE TRAVAIL I

LES ZONES ARIDES: Plusieurs intervenants identifirent les points susceptibles d'tre amliors dans document du Secrtariat (UNEP/CBD/SBSTTA/4/7). Le CANADA dclara que l'ventail des techniques de conservation ncessaire appliquer est plus large que mentionn dans le document. Le COSTA RICA souhaita voir le chapitre consacr la rhabilitation et la restauration, labor davantage. Le MEXIQUE, le CHILI et d'autres suggrrent que la focalisation sur les zones protges y est trop limite. La NAMIBIE suggra d'examiner l'impact de l'utilisation des terres. AFRICA RESOURCES TRUST ajouta les options d'utilisation viable. Le BRESIL et l'ETHIOPIE dclara que le document ne prtait pas assez d'attention la question des ressources gntiques.

Parmi les questions additionnelles proposes l'examen: l'appel du CANADA reconnatre l'Arctique comme un cosystme de zone aride. Le PERU souhaita voir les zones sub-humides prises en considration. La CE dclara que les zones hyper-arides doivent tre examines. Le BRESIL souligna l'importance des cosystmes de savane. Le dlgu des PAYS-BAS ajouta l'utilisation de la faune et de la flore sauvages et appuya la proposition du BRESIL d'inclure la considration du contrle et de la gestion des incendies. Le BURKINA FASO attira l'attention sur le problme de la scheresse. L'ARGENTINE suggra de traiter du partage des avantages dans le cadre de ce thme. L'INDE mit l'accent sur le renforcement des capacits et l'change d'information. L'INDONESIE dclara que l'une et l'autre des conservations in situ et ex situ sont aussi importantes. Le SAINT SIEGE apporta son appui diffrentes interventions appelant se focaliser sur les aspects socioconomiques et accorder une priorit aux communauts locales et aux peuplades indignes. Le ZIMBABWE attira l'attention sur les liens entre la dgradation de la biodiversit et la pauvret. Le KENYA suggra d'identifier l'impact des guerres civiles et des flux de rfugis. La CHINE et le CENTRE ARABE DES ETUDES DE ZONES ARIDES ET DE TERRES SECHES proposrent respectivement, une rgion en Chine et le Moyen-orient, pour les tudes de cas. Plusieurs orateurs, dont le CANADA, la SUISSE, la SUEDE, l'ALLEMAGNE, le MALI et le BRESIL, mirent en relief la ncessit de complter et non de reproduire le travail accompli par d'autres conventions et organisations.

Concernant les tapes venir, l'AFRIQUE DU SUD, ANTIGUA ET BARBUDA, l'ALGERIE et d'autres appuyrent l'laboration d'un programme de travail spar pour la question des zones arides. Le JAPON appela clairement identifier les rsultats attendus. L'ETHIOPIE appuya l'tablissement d'un groupe d'experts techniques. Le CANADA, appuy par le COSTA RICA, le ROYAUME-UNI, la SUISSE et d'autres, suggra l'tablissement d'un groupe de liaison pour aider l'laboration des recommandations sur le programme de travail. L'AUSTRALIE dclara que le groupe de liaison devrait tre charg de l'identification des priorits et des lacunes. La NORVEGE dclara qu'il doit avoir des termes de rfrence clairs pour viter l'tablissement d'un pseudo groupe d'experts.

LES ESPECES INTRUSES: Harold Mooney, au nom du 'Global Invasive Species Programme (GISP)', ouvrit le dbat par une prsentation des activits du GISP. L'orateur parla de la situation dans les Iles Galapagos pour illustrer les problmes cologiques et les cots du contrle des espces intruses, et souligna l'importance du renforcement des capacits. Les dlgus examinrent ensuite le papier du Secrtaire Excutif sur l'laboration des principes devant rgir la prvention des effets des espces intruses et la poursuite du dveloppement du GISP (UNEP/CBD/SBSTTA/4/8).

Plusieurs intervenants devaient appuyer la mise en place d'une base de donnes sur les stratgies de contrle et de prvention, et sa mise disposition travers le MEI. Le dlgu des ETATS-UNIS dclara que le programme de travail doit se focaliser sur les domaines o la CDB peut ajouter de la valeur et sur la standardisation de la terminologie et le dveloppement des ressources techniques et financires pour un rseau d'information distributif. L'ALLEMAGNE requit du Secrtariat la compilation davantage d'tudes de cas sur les espces intruses et leur mise disposition travers le MEI. Le Royaume-Uni, l'AFRIQUE DU SUD et d'autres apportrent leur soutien au papier informel de la Nouvelle Zlande sur les principes prventifs de l'introduction des espces intruses, et notrent la difficult de prdire la probabilit d'intrusion d'une espce donne. La MICRONESIE souligna l'importance de cette question pour les pays insulaires du Pacifique et suggra d'utiliser sa rgion comme site d'essai pour la mise en œuvre des recommandations.

L'AFRIQUE DU SUD et le PORTUGAL notrent la ncessit d'un contrle transfrontires. La HONGRIE, l'AUSTRALIE et la NAMIBIE dclarrent que les initiatives rgionales doivent tre examines. L'AFRIQUE DU SUD, les ETATS-UNIS, le TOGO et l'INDONESIE soulignrent l'impratif de mettre en place des programmes de sensibilisation du public. La FRANCE, la REPUBLIQUE DE COREE et d'autres soutinrent plaidrent pour l'utilisation du principe de prcaution.

Plusieurs intervenant notrent relevant les travaux pertinents en cours mens par d'autres conventions et organisations. Le CANADA appuya le travail accompli par le GISP et mit en relief le travail men dans le cadre de la CITES. La CE, la FAO et l'INTERNATIONAL CENTER OF INSECT PHYSIOLOGY AND ECOLOGY notrent les domaines de coopration avec la Convention Internationale sur la Protection des Vgtaux. L'UICN attira l'attention sur ses directives pour la rduction des pertes biologiques causes par les invasions d'espces intruses, qui seront paracheves l'anne prochaine. La CONVENTION de RAMSAR nota que la CdP-7 a adopt une rsolution spcifiant que le Groupe d'Evaluation Scientifique et Technique de Ramsar doit collaborer avec le SBSTTA, le GISP et l'UICN sur la question des espces intruses.

Concernant le point de savoir s'il faut tablir un groupe d'experts, le JAPON dclara que les implications budgtaires doivent tre clarifies avant de dcider de son tablissement. L'INDE dclara qu'un nouveau groupe d'experts viendrait dupliquer les efforts. La SUEDE s'opposa l'tablissement d'un nouveau groupe. La NOUVELLE ZELANDE, appuye par l'AFRIQUE DU SUD, les PAYS-BAS, la COTE D'IVOIRE et d'autres, recommanda de demander au GISP d'laborer les principes et de les soumettre la considration de la CdP-5. Plusieurs intervenants, dont la SUISSE et la NORVEGE, appuyrent l'tablissement d'un groupe de liaison charg de coordonner l'action sur cette recommandation.

LE GROUPE DE TRAVAIL II

CONSEQUENCES DES NOUVELLES TECHNOLOGIES VEGETALES: Richard Jefferson, de l'Universit Nationale Australienne, prsenta un expos sur l'utilisation des technologies gntiques restrictives (GURTs), y compris celles varitales ou V-GURTs et celles bases sur des traits spcifiques ou T-GURTs. L'orateur suggra que les V-GURTs commercialement viables pourraient avoir quelques mrites dans la baisse de la frquence des propagations trans-gniques, prcisant toutefois qu'un certain nombre de questions restaient en suspens, telles que: la toxicit des composantes induites et des toxines cellulaires; la propagation des V-GURTs dans l'environnement; et les brevets en tant que moyens de contrle des V-GURTs. L'intervenant nota que la technologie GURT ne sera pas commercialise avant 5 ans.

La BOLIVIE s'enquit de la recherche en matire d'vitement de la propagation des traits inconnus dans les organismes sauvages. Jefferson indiqua qu'il n'y avait pas d'essais sur terrain des GURTs. Le dlgu des PAYS-BAS souhaita en savoir davantage sur l'tendue de l'application de cette technologie sur les gnes des animaux et des humains. Jefferson rpondit ne pas tre au courant d'un quelconque intrt pour une recherche dans ce domaine. Le SALVADORE demanda si les flux gntiques GURT risquaient d'aggraver le dclin des parents sauvages. Jefferson indiqua que des transferts de pollen pouvaient arriver et que cela ncessitait la mise en place de politiques rgissant la plantation. La HONGRIE demanda si les GURTs pouvaient tre utilises pour stopper la propagation des organismes gntiquement modifis (OGM). Jefferson rpondit que les contraintes commerciales sont telles que cela sera improbable. Le PEROU souhaita connatre les effets potentiels sur les varits de pommes de terre. Jefferson suggra que les agriculteurs pourraient prfrer les GURTs. La NORVEGE demanda si les problmes dcoulaient de la localisation imprcise des gnomes. Jefferson indiqua que la culture classique des vgtaux posait des problmes similaires. L'INDE demanda comment la technologie pourrait affecter la scurit alimentaire.

Le Secrtariat introduisit la documentation sur les consquences de l'utilisation des nouvelles technologies de contrle de l'expression gntique des vgtaux sur la biodiversit (UNEP/CBD/SBSTTA/4/9/Rev.1 et UNEP/CBD/ SBSTTA/4/9/Inf.3). L'ALLEMAGNE et d'autres requirent des tudes sur les effets des nouvelles technologies vgtales. Plusieurs dlgations dsapprouvrent les parallles entres les hybrides et les GURTs. La NOUVELLE ZELANDE et le CANADA recommandrent la conduite d'une tude sur les facteurs affectant l'rosion gntique. La REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, avec d'autres, mit en exergue l'importance du Protocole de Bioscurit. La Rural Advancement Foundation International (RAFI) fit objection la recommandation du CANADA de confier la question des nouvelles technologies vgtales la Commission de la FAO sur les Ressources Phyto-gntiques pour l'Alimentation et l'Agriculture. Le dlgu des PAYS-BAS indiqua que le PNUE pourrait tre charg de la coordination des futures valuations scientifiques. Le PNUE dclara qu'il prtera main forte aux futures valuations.

La BOLIVIE fit part de ses rserves concernant le fait que les GURTs ne seraient pas utilises pour arrter la propagation des OGM dans la nature. Le dlgu des PAYS-BAS exprima ses proccupations quant aux effets ngatifs des GURTs sur les plantations vgtales traditionnelles. L'INDONESIE, appuye par la CE et le CAMEROUN, mit l'accent sur le renforcement des capacits dans les pays en dveloppement. Le SURINAM plaida pour le transfert de la biotechnologie. Le dlgu des ETATS-UNIS dclara que le SBSTTA doit se focaliser sur d'autres menaces pntrantes poses la biodiversit. Appuy par la RUSSIE et les Organisations Mondiales de l'Industrie des Semences, il mit en exergue leurs aspects positifs. Le CANADA souligna que les rgulations nationales doivent se focaliser sur les produits. L'INTERNATIONAL CENTER FOR GENETIC ENGINEERING BIOTECHNOLOGY dclara qu'on ne disposait pas actuellement de connaissances sur la fuite des gnes sauvages. L'INDE appuya la prvention des flux de GURT. La NORVEGE et la RAFI recommandrent un moratoire en attendant que leur utilisation soit garantie comme tant sans risques. La HONGRIE, avec le MEXIQUE, le TOGO, la CE et l'Autriche, appela l'utilisation du principe de prcaution.

UTILISATION VIABLE/TOURISME: Le Secrtariat introduisit la dbat sur l'laboration d'approches et de pratiques d'utilisation viable de la diversit biologique, y compris dans le tourisme (UNEP/ CBD/SBSTTA/4/11). La CE souligna l'importance d'une approche intgre pour maximiser les avantages pour l'ensemble des parties concernes. Le reprsentant ajouta que les populations locales doivent bnficier d'une part des avantages la fois financiers et sociaux offerts par le tourisme. Le dlgu des PAYS-BAS, avec le ROYAUME-UNI, les ETATS-UNIS, la NOUVELLE ZELANDE et la SUISSE, mit en relief les interconnections entre le tourisme et l'utilisation viable de la biodiversit, et suggra d'inclure une grande partie du rapport du Secrtaire Excutif dans une annexe pour adoption par la CdP et de la transmettre la CDD. La CE dclara que les propositions transmettre la CDD doivent maner de la CdP et non du SBSTTA. L'INDE dclara que le SBSTTA doit collaborer avec la CDD. Le CANADA souligna l'importance des liens avec d'autres fora pour viter les duplications. Le dlgu des PAYS-BAS, avec le CANADA, le ZIMBABWE, le SURINAM, TONGA, la COTE D'IVOIRE et le Royaume-Uni, mit l'accent sur les implications au niveau des communauts locales et indignes. Le PEROU appela l'utilisation du terme co-tourisme viable et encouragea la gestion locale travers le renforcement des capacits. L'ALLEMAGNE nota l'importance de l'implication de l'ensemble des concerns, de la sensibilisation du public et de l'application d'outils de planification, tels que l'valuation de l'impact environnemental (EIAs), les incitations conomiques, et l'audit environnemental. La FRANCE mit en exergue les EIAs, les indicateurs de l'adoption des processus touristiques et l'utilisation des bonnes pratiques en matire de gestion des espaces ouverts.

Le GROUPE NATIONAL DE SOUTIEN DU TOURISME VIABLE appela la mise en place de lgislations rendant obligatoire les EIA pour les projets touristiques. La GUYANE, appuye par la BOLIVIE, appela l'laboration de lignes directrices, de protocoles et de codes de conduite pour le tourisme viable. L'AUSTRALIE appela une planification rgionale et nota que des directives internationales concernant le tourisme viable existait dj. Le MEXIQUE suggra la prise en compte la gestion de l'utilisation des terres. CUBA souligna le besoin d'une rgulation stricte du tourisme aux fins de s'assurer de la gestion durable des ressources. L'EQUATEUR dclara que le tourisme pourrait tre un outil efficace au service de la conservation de la biodiversit. Le PORTUGAL appela viser l'quilibre entre la conservation et le revenu conomique. La SUISSE dclara que les prix, dans le tourisme, doivent reflter les cots des prjudices environnementaux et suggra d'accorder une attention particulire la biodiversit du milieu montagneux.

La NORVEGE, avec CUBA, l'AUSTRALIE, la BOLIVIE, l'ARGENTINE, le PEROU, la COLOMBIE, la NOUVELLE ZELANDE et la CE, exprima des rserves concernant l'absence de toute rfrence aux autres aspects de l'utilisation viable dans le papier du Secrtariat. Les Pays-Bas prsideront le groupe de contact charg de l'laboration des recommandations.

DANS LES COULOIRS

Plusieurs dlgus ont accueilli favorablement la dcision d'inviter des experts introduire certains thmes du SBSTTA par des exposs scientifiques mais quelques participants du GTII se sont dclars dus par la prsentation sur les GURTs, estimant qu'elle a t plutt impartiale. Le dbat sur les thmes d'utilisation viable et de tourisme a donn lieu galement une grande anxit chez certains d'entre eux. Ces derniers devaient faire part de leur proccupation de voir la domination excessive du thme du tourisme lors de la dernire CdP de la CDB, s'tendre au SBSTTA. Quelques dlgus ont suggr que cela tait d l'intervention directe d'un pays prominent du Nord qui croit avoir beaucoup donner sur ce sujet. Les rserves notent que dans l'intervalle, les autres aspects de l'utilisation viable attendent dans la cour arrire.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

GROUPE DE TRAVAIL I: Le GTI se penchera probablement sur l'Initiative Mondiale de Taxonomie au cours de la sance du matin. Les projets de texte du Prsident sur les zones arides et sur les espces intruses seront distribus le matin et examins dans le courant de l'aprs-midi.

GROUPE DE TRAVAIL II: Le GTII procdera probablement l'examen des valuations de l'impact environnemental, le matin, et poursuivra son dbat sur les nouvelles technologies vgtales, l'aprs-midi.

Further information

Participants

Tags