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Report of main proceedings for 6 May 1998

CONCLUSIONS DE LA TABLE RONDE MINISTERIELLE: Jozef ZLOCHA, Prsident de la CdP-4, prsenta un rsum des discussions de la Table Ronde Ministrielle tenue les 4 et 5 mai 1998. Le rsum est bas sur les rsultats de deux groupes de travail: le groupe de travail sur les aspects de l'intgration des proccupations de la biodiversit dans le tourisme, prsid par Angela MERKEL (Allemagne), et le groupe de travail sur l'implication et le rle du secteur priv dans la mise en œuvre de la CDB, prsid par Shri Suresh PRAOHU (Inde).

BIOSECURITE: La Plnire devait poursuivre la discussion des questions entourant le parachvement du protocole de bioscurit, y compris du calendrier des runions, des moyens de financement des runions et de la participation des dlgations des pays en dveloppement et des pays en transition conomique.

HATI, l'IRAK, les PHILIPPINES, la SLOVENIE, au nom de l'Europe Centrale et de l'Est (ECE), la CHINE, le BURKINA FASO, la COREE, MADACASCAR, l'OUGANDA, la MAURITANIE, le ZIMBABWE, l'EGYPTE et l'AFRIQUE DU SUD apportrent leur appui la recommandation du GTSB-4 prconisant la tenue de deux runions supplmentaires suivies d'une CdP extraordinaire pour l'adoption, mme si leurs opinions taient diffrentes sur le point de savoir si la runion finale et la CdP extraordinaire devaient se tenir en dcembre 1998 ou fvrier 1999. La CHINE, le SENEGAL, l'IRAK, les PHILIPPINES, l'OUGANDA et l'AFRIQUE DU SUD souhaitrent voir Veit KOESTER continuer prsider le GTSB.

L'OUGANDA souligna que la mise en œuvre du protocole devait s'accompagner par un renforcement des capacits dans les pays en dveloppement. Le MALAWI appela l'tablissement de partenariats la fois Nord/Sud et Sud/Sud pour la facilitation de la mise en application du protocole. L'UE reconnut la ncessit de supporter les cots des runions et de la participation, et s'engagea contribuer au financement.

L'INDONESIE recommanda au SBSTTA de formuler un plan de mise en œuvre du protocole et appela au renforcement des capacits nationales et la mise en place des mcanismes nationaux appropris pour la mise en application du protocole.

Le CENTRE INTERNATIONAL DE GENIE GENETIQUE ET DE BIOTECHNOLOGIE (ICGEB) mit en exergue: son rseau spcialis charg du suivi des rgulations appliques au domaine de la biotechnologie; l'harmonisation des procdures de bioscurit; et l'importance des ateliers annuels.

L'INDONESIE prsenta une dclaration gnrale au nom des G-77/CHINE, notant: l'envergure des dfis relever dans la ralisation des objectifs de la Convention; la difficult de parvenir un consensus; et le manque d'attention l'objectif de la CDB du partage quitable des ressources.

Le RESEAU PEUPLES INDIGENES ET BIODIVERSITE appela la CDB prendre des dispositions pour l'intgration des peuples indignes dans les programmes de gestion de l'information financs par le FEM.

QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET BUDGETAIRES: Le Secrtaire Excutif de la CDB, JUMA, introduisit les documents UNEP/CBD/COP/4/INF/12, UNEP/CBD/COP/4/24, UNEP/CBD/COP/4/25 et UNEP/CBD/COP/4/25/Add.1. Ils portent, entre autres, sur les activits menes par le Secrtariat et sur les questions ayant trait au personnel et la finance. L'orateur nota que le budget de la CDB tait dsormais diffrent dans ses structure et contenu par rapport au pass et qu'il incluait des provisions pour les frais de transport des Parties devant assister aux runions.

La SUISSE nota que le budget tait ambitieux et "audacieux," et que les liens entre le Secrtariat et le PNUE et leurs rles respectifs doivent tre clarifis et redfinis, et qu' la lueur de cette analyse, une dcision budgtaire consolide soit rserve la CdP-5.

L'UE, avec l'AUSTRALIE et MONACO, nota l'importance de l'augmentation budgtaire. L'UE, appuye par le PEROU, dclara que l'augmentation doit tre troitement en rapport avec des activits approuves.

Les ILES MARSHALL, au nom des Etats Insulaires du Pacifique, mit l'accent sur: les problmes rencontrs au niveau de l'obtention des visas et des rservations; le cot lev de l'organisation du voyage travers le PNUE; et le cot prohibitif des htels. L'orateur exprima son espoir de voir ces "carts " de prix tre vit l'avenir.

Le KENYA souligna que la Convention pourrait tirer profit de la coopration avec le FEM et dclara que le PNUE, s'il est dans un partenariat avec la CDB, devait faire une dclaration sur la proposition de budget. Notant la tendance la baisse de l'APD, il plaida pour de nouvelles mesures permettant de fournir des incitations au secteur priv.

La TUNISIE, MONACO, la FRANCE, HATI, le MAROC et le SOUDAN notrent que plusieurs documents importants n'taient pas disponibles dans toutes les langues officielles des Nations Unies et demandrent au Secrtariat de les mettre disposition dans les dlais les plus brefs possibles.

GROUPE DE TRAVAIL I

Mercredi aprs-midi, le Groupe de Travail I, prsid par Marcel VERNOOY (Pays-Bas), entama l'examen de l'tat des lieux et tendances de la diversit biologique dans les cosystmes aquatiques intrieurs et des options en matire de conservation et dveloppement durable (UNEP/CBD/COP/4/4). Conformment la dcision III/13 de la CdP, le SBSTTA-3 considra ce sujet ainsi que les questions en rapport souleves dans la dcision III/10 de la CdP, laboration des rapports nationaux des pays viss l'Annexe I de la Convention et revue des mthodes d'valuation de la biodiversit.

La Convention sur les Zones Humides (RAMSAR) mit en exergue le Mmorandum de Coopration sign entre les deux Secrtariats ainsi que la dcision III/21 de la CdP invitant RAMSAR cooprer dans la mise en œuvre des activits de la CDB ayant rapport avec les zones humides. L'orateur souhaita voir la coopration ne pas tre limite aux cosystmes aquatiques intrieurs.

Le GT-I apporta un large soutien la recommandation III/1 du SBSTTA (l'eau) en tant que programme de travail. Le GT-1 appuya en particulier la poursuite de la coopration de la CDB avec RAMSAR et la CDD, et endossa les conclusions de la CDD-6.

Les dlgus soulignrent l'importance des valuations d'impact, des mcanismes de suivi, des mesures concernant les espces non autochtones et de la taxinomie. Plusieurs dlgations dont, la CTE d'IVOIRE, l'ARGENTINE et le BURKINA FASO, devaient souligner le besoin de cadres mthodologiques permettant la cration d'une synergie entre la CDB et d'autres conventions.

Le CANADA suggra aux Parties d'inclure l'information sur la mise en œuvre du programme de travail dans leurs rapports nationaux. L'UE et d'autres dlgations soulignrent l'importance de l'approche base sur les cosystmes pour a gestion des eaux intrieures et dclara qu'il est ncessaire d'tendre cette approche aux bassins versants, la planification de l'occupation des terres et la gestion intgre des ressources naturelles, en tenant compte des considrations conomiques et sociales. L'UE souligna le besoin d'intgrer les proccupations de la biodiversit dans tous les aspects pertinents de la gestion des eaux travers le recours des mesures d'incitation et l'valuation conomique.

L'INDE dclara que des moyens autres que le Fonds Fiduciaire devraient tre explors pour la mise en œuvre du programme de travail dans les pays en dveloppement, et, avec l'ETHIOPIE, endossa la mise disposition d'un soutien adquat de la part du FEM en faveur des Parties pays en dveloppement.

L'AUSTRALIE dclara que les recommandations et le programme de travail doivent tre amends pour inclure des dispositions pour une approche intgre plus focalise et suggra une srie d'amendements.

FIDJI, les SEYCHELLES et les BAHAMAS, intervenant au nom des Petits Etats Insulaires en Dveloppement (PEID), appelrent l'tablissement de liens entre la question des eaux intrieures et les questions de la biodiversit marine et ctire. Les PEID sont particulirement concerns par les infiltrations d'eau de mer dans les eaux douces, dues l'lvation du niveau des mers causes par l'volution climatique. Les dlgus appelrent des actions permettant le traitement des proccupations des PEID, lesquelles ne se trouvent pas mentionnes dans le document.

Le dlgu des ETATS-UNIS mit en relief les ralisations au niveau de la gestion intrieure des bassins versants ainsi qu'au niveau de l'aide bilatrale accorde par son pays. L'IRAN souligna l'importance des orientations en matire de gestion des zones humides communes. Le reprsentant de l'ESPAGNE dclara que son pays est en train d'laborer des plans stratgiques d'intgration des zones humides.

Le KENYA souligna, entre autres: l'importance du renforcement des capacits dans les pays en dveloppement; des mthodologies permettant de cerner les menaces et d'apporter une assistance au niveau de la rhabilitation; de la participation des communauts locales; de la planification et gestion des cosystmes aquatiques intrieurs partags; et du gaspillage au niveau de la rgion.

L'EQUATEUR souligna le besoin pressant quant la taxinomie, en particulier dans le bassin amazonien. Le BURKINA FASO mit en relief: la valeur socioculturelle de la biodiversit; l'importance des zones aquatiques intrieures pour les communauts locales; et les menaces que font peser les scheresses.

L'ISLANDE souligna l'importance du travail men au niveau de la rgion; La COLOMBIE indiqua que les recommandations doivent englober des donnes concernant les poissons et que la CDB devrait rserver des fonds pour la tenue d'ateliers sur les questions de dimension rgionale.

BIRDLIFE INTERNATIONAL, intervenant au nom de quatre ONG "partenaires de Ramsar," affirma que l'tablissement d'un partenariat formel entre les Conventions, les gouvernements et les ONG augmentera l'efficacit des mesures prises dans le cadre de la CDB. Le GROUPE CONSULTATIF SUR LA RECHERCHE AGRICOLE INTERNATIONALE (CGIAR) donna un aperu sur ses activits et appela l'ducation et l'amlioration de la prise de conscience du public et la conservation in situ des ressources gntiques aquatiques.

GROUPE DE TRAVAIL II

Le Groupe de Travail II (GT-II), prsid par Bernaditas MILLER (Philippines), traita des rapports nationaux sur la mise en œuvre de la Convention. A ce jour, 103 pays ont soumis leurs rapports nationaux au Secrtariat. Le Secrtariat prsenta les lments saillants du document UNEP/CBD/COP/4/11/Rev.1 qui englobe la synthse des donnes fournies dans les rapports nationaux, les enseignements tirs du processus d'laboration des rapports, les dfis et les priorits en perspective et les recommandations pour les rapports futurs.

L'UE dressa la liste des leons apprises, telles que: l'importance de la large consultation de l'ensemble des concerns; l'amlioration de la prise de conscience au sein des dpartements chargs de la mise en application de la CDB; et la valeur des rapports nationaux en tant que plates-formes pour l'action future.

Les ILES MARSHALL, au nom des Etats Insulaires du Pacifique, insista sur la ncessit de tenir compte des difficults rencontres par certaines Parties dans l'laboration de leurs rapports et souligna l'importance de s'assurer de la mise disposition des ressources pour l'laboration et l'excution des programmes nationaux. La FINLANDE, l'ALLEMAGNE et la FRANCE soulignrent l'importance de la transparence dans la production des rapports nationaux.

Le MALI, au nom du Groupe Africain, dclara que les capacits nationales en matire d'laboration des rapports devaient tre accrues et nota que l'tablissement de dates butoirs trop serres risquait de compromettre la qualit des rapports. L'AUSTRALIE, la CHINE, les COMMORES, l'ALLEMAGNE et l'INDONESIE prfrrent un prolongement de l'intervalle entre les cycles de rapport.

La SYRIE, le KENYA, le SENEGAL, HATI et le CONGO soulignrent l'importance du financement permettant d'aider les pays en dveloppement produire leurs rapports et mettre en application les rsultats. Les ILES MARSHALL, la REPUBLIQUE TCHEQUE et la SLOVENIE appelrent une synthse rgionale des rapports nationaux.

L'UE, la BELGIQUE et le PEROU s'accordrent pour dire que le point focal du prochain cycle des rapports nationaux devrait tre l'Article 7 (l'identification et le suivi). L'INDE, HATI, la COLOMBIE, le KENYA et l'AUSTRALIE recommandrent que le SBSTTA se charge d'laborer les lignes directrices des prochains rapports nationaux.

La FINLANDE, l'UE et l'AFRIQUE DU SUD recommandrent que les rapports nationaux soient plus quantifiables travers l'utilisation d'indicateurs. La FINLANDE, la NORVEGE, la FRANCE et la SLOVENIE apportrent leur appui l'harmonisation de la collecte et de la gestion des donnes pour les conventions ayant rapport avec la biodiversit aux fins d'viter la duplication des efforts.

La SUEDE et l'ALLEMAGNE dclarrent que l'laboration des rapports doit tre lie au programme de travail de la CdP. Le CONGO appuya la proposition avance par le PNUE sur un projet de gestion des donnes de la biodiversit. L'ITALIE s'opposa l'ide de produire un nouveau rapport pour chaque CdP et recommanda plutt la soumission d'un rapport sur l'tat d'avancement.

DANS LES COULOIRS

Les ractions la dclaration donne, mardi, par Klaus TPFER se poursuivent. Certains dlgus ont lou sa vision axe sur un rajeunissement du PNUE, mais la majeure partie d'entre eux continuent de dplorer cette approche. Des dlgus ont fait part de leurs proccupations concernant le budget bourgeonnant ainsi que sur la manire dont il pourrait tre affect suite la dclaration de TPFER. Certains ont exprim leur mcontentement quant la mthode comptable utilise, tandis que d'autres admettaient que compte tenu de l'ventail des domaines programmatiques que le budget doit couvrir, le format a ncessit une identification des priorits. Reste savoir si la suspicion interne autour de la personnalit qui sera appele prsider la commission du budget forcera l'tablissement d'un groupe fractionnaire.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

GT-I: Le GT-1 se runira dans le Hall C partir de 10h pour entamer sa revue du Mandat de Jakarta sur la diversit biologique marine et ctire.

GT-II: Le GT-II se runira dans le Hall A partir de 10h pour complter la discussion sur les rapports nationaux et traiter des rsultats de la session extraordinaire de l'Assemble Gnrale consacre l'valuation de la mise en œuvre du Plan d'Action21.

 

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