Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 22 No. 11
Mercredi 30 Janvier 2002

LES FAITS MARQUANTS DU PREPCOM II DU SMDD:
MARDI 29 JANVIER 2002

Les délégués se sont réunis en Plénière pour poursuivre l'examen du point de l'ordre du jour consacré à l'évaluation des progrès réalisés dans la mise en application du Plan d'Action 21. Au cours de la séance du matin, les délégués ont entendu les contributions des chefs exécutifs des agences des Nations Unies, des institutions financières et des secrétariats des conventions. L'après-midi vit le démarrage du dialogue avec les acteurs sociaux.

LES CONTRIBUTIONS DES CHEFS DES AGENCES DES NATIONS UNIES, DES INSTITUTIONS FINANCIERES ET DES SECRETARIATS DES CONVENTIONS

Le Président du PrepCom, Emil Salim (Indonésie) ouvrit la session et requit des agences des Nations Unies, de brèves présentations sur leurs contributions aux préparatifs du Sommet. Anna Tibaijuka, du Centre des Nations Unies pour les Etablissements Humains, parla de l'urbanisation durable et des besoins des pauvres des milieux urbains, et appela à la mise en place de stratégies adaptatives et au renforcement des capacités locales. L'oratrice identifia les contributions apportées à travers les partenariats établis, en particulier, avec les collectivités locales. Mark Malloch Brown, du PNUD, souligna la nécessité de parvenir à des résultats et le besoin de renforcer les capacités intersectorielles. L'orateur mit en relief le programme Capacité 21, nota le financement accordé aux initiatives de développement, et fit part de son espoir de voir "ce qui a commencé à Monterrey, être finalisé à Johannesburg."

G.O.P. Obasi, de l'Organisation Météorologique Mondiale, se focalisa sur: les questions climatiques mondiales; l'impératif de protéger les systèmes essentiels à la vie, l'accès à l'eau potable et aux systèmes sanitaires; et les menaces posées aux littoraux et aux PEID par l'élévation du niveau de la mer. L'orateur mit l'accent sur l'importance des sciences de durabilité, de l'évaluation de l'impact du changement climatique et de l'amélioration des efforts de suivi pour la réduction des effets des catastrophes naturelles.

Klaus Töpfer, du PNUE, appela à un Sommet caractérisé par une action concrète et une mise en application basée sur les partenariats, des objectifs pour le Millénaire, et une prospérité responsable permettant de vaincre la pauvreté et de réduire la consommation. L'orateur mit en exergue des contributions possibles du PNUE, notamment dans les domaines: des systèmes d'évaluation, de suivi et d'alerte précoce; du transfert des technologies; des liens entre la santé, l'environnement et la sécurité alimentaire; et du renforcement des capacités ayant rapport avec le commerce international. Il appela à la mise en place d'un réseau de centres d'énergie renouvelable, compte tenu en particulier du fait que le Sommet qui se tient bientôt en Afrique, aura à traiter de questions touchant à l'activité minière.

Au cours du débat initial, les délégations souhaitèrent avoir des éclaircissements sur nombre de sujets, notamment: la créativité en matière de mobilisation de ressources; la coopération entre les agences des Nations Unies dans les préparatifs du Sommet; les pratiques en matière de gestion; la gouvernance; la baisse des ressources du PNUE; et l'inadéquation de l'attention accordée par le PNUE aux politiques macroéconomiques. En réponse, les représentants des agences des Nations Unies déclarèrent leur appui à la coopération institutionnelle au sein des Nations Unies et notèrent le besoin de ressources financières, de renforcement des capacités, et de méthodes pour la lutte contre la pauvreté et contre la désertification. Töpfer souhaita que le Sommet de Johannesburg soit un "sommet de l'intégration." Nitin Desai, Secrétaire Général du SMDD, assura les délégués que le processus de Johannesburg est un effort de collaboration, tant au niveau des questions de fond qu'à celui de la logistique.

Thoraya Obaid, du FNUAP, nota que dix ans après le Plan d'Action 21, des défis élémentaires restent à relever, en particulier, ceux de la pauvreté et de l'inégalité des sexes. Elle énuméra les principaux problèmes posés, notamment, le manque d'accès à l'eau salubre, aux soins sanitaires et à l'éducation, y compris à l'information et aux services de santé reproductive, et appela à l'établissement de liens interdisciplinaires intégrés entre population et droits de l'individu.

Hama Arba Diallo, de la Convention sur la Lutte Contre la Désertification (CCD), retraça l'historique et les objectifs de la Convention, dont ceux de la promotion du développement durable des zones arides du monde entier et de traiter les problèmes de pauvreté rurale et de sécurité alimentaire. Il expliqua que 50 pays ont élaboré des programmes d'action nationaux et appela à la poursuite de la mise en application de la Convention, à travers des processus participatifs et allant de bas en haut, ainsi qu'à des financements additionnels et au soutien du renforcement des capacités. Hamdallah Zedan, de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), expliqua les objectifs de la Convention et souligna que la biodiversité est à la base même du développement durable. L'orateur nota la nécessité d'une coopération et d'un partenariat intersectoriels, ainsi que d'une coordination entre la gouvernance au niveau national et la mise en application des accords en rapport. Il appela à des efforts en matière de renforcement des capacités, à l'amélioration de la prise de conscience du grand public quant aux menaces de perte de la biodiversité, à l'élaboration et à la mise en œuvre d'une approche basée sur les écosystèmes, et à un forum des communautés indigènes et locales.

Ian Johnson, de la Banque Mondiale, appela à une croissance économique soutenue assortie d'une inclusion sociale et d'une responsabilité environnementale, et apporta son appui aux objectifs d'éradication de la pauvreté retenus dans la Déclaration du Millénaire. L'orateur fit état des plans de la Banque Mondiale concernant l'expansion de la coopération avec l'Afrique, l'élaboration d'un rapport sur les financements innovants du développement durable, et la poursuite du travail sur la mondialisation pour s'assurer que les profits soient distribués de manière plus équitable.

Mohammed El-Ashry, du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), appela à un Sommet tourné vers l'avenir et basé sur des actions concrètes, et à des partenariats et des programmes susceptibles d'être reproduits. L'orateur identifia comme point focal important des discussions de Johannesburg, la question des financements et la nécessité de trouver des moyens innovants pratiques de financer le développement durable. John Westley, du Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA), déclara que le principal défi pour le Sommet consiste à parvenir à donner une priorité à de nouveaux investissements en faveur des pauvres des milieux ruraux, et que le FIDA entendait continuer d'investir dans l'agriculture et dans le développement rural.

András Szöllosi-Nagy, de l'UNESCO, rappela aux délégués que la science et l'éducation devaient bénéficier d'une considération proéminente, au Sommet. L'orateur nota la dimension humaine de la ligne de démarcation numérique et affirma que la diversité culturelle est aussi importante pour les êtres humains que l'est la biodiversité pour la nature. Jacques Paul Eckebil, de la FAO, souligna le rôle de l'agriculture dans le développement durable, ainsi que ses liens avec la pauvreté et l'insécurité alimentaire. L'orateur rappela les objectifs du Sommet Alimentaire Mondial et mit en relief les contraintes objectives tels que le manque de volonté politique et la faiblesse des ressources du secteur rural.

Le débat qui suivit se focalisa sur: la lutte contre la désertification à travers la mise en application et le financement de la CCD; la gouvernance; les partenariats possibles en matière de renforcement des capacités; et l'utilisation de la science et de la technologie au profit du développement durable. En réponse, Diallo et El-Ashry exprimèrent leur scepticisme quant à l'établissement de nouvelles bureaucraties, et El-Ashry confirma que de nouveaux domaines allaient être désignés pour le financement du FEM, à l'exception de la Convention de Stockholm et de la désertification.

LE DIALOGUE AVEC LES ACTEURS SOCIAUX

Retraçant l'historique du Dialogue avec les Acteurs Sociaux, le Président Salim ouvrit la session et invita les gouvernements à répondre après les exposés des représentants des principaux groupes sociaux.

LES EXPOSES: La représentante des FEMMES donna un aperçu sur un certain nombre d'accomplissements tels que la mise en place de systèmes bancaires pour les femmes, et appela à des actions permettant d'asseoir la justice économique et des mécanismes pratiques encourageant l'émergence des voix des femmes à tous les niveaux des processus décisionnels.

Le représentant des JEUNES appela: l'ensemble des gouvernements à se doter de ministères de jeunesse; à consacrer 20% de l'APD à l'éducation en matière de développement durable; à la reconnaissance des enfants, comme groupe social, par la CDD; et à l'octroi de deux heures de temps de parole aux jeunes et aux enfants, durant le Sommet. Le représentant des PEUPLES INDIGENES mit l'accent sur leurs droits à l'autodétermination, expliqua comment leur domination a donné lieu à l'adoption de moyens de subsistance non viables, à des crises sociales et à la pauvret�, et appela � des politiques et � des lois favorisant la protection de leurs droits.

Le repr�sentant des ONG parla des progr�s r�alis�s depuis Rio, ainsi que de leur vision concernant les propositions concr�tes devant �tre faites pour le futur, y compris la n�cessit�: de raviver la coop�ration Nord-Sud; de ma�triser les forces de la mondialisation; de proc�der � une �valuation de la gouvernance mondiale; et de rendre op�rationnels les principes de pr�caution et de responsabilit�s communes mais diff�renci�es. La repr�sentante des COLLECTIVITES LOCALES souligna que les administrations locales fournisse le d�veloppement durable � travers le traitement de probl�mes tels que ceux des �missions de gaz � effet de serre, de la gestion de l'eau, de la gestion des d�chets, et de la pauvret�. L'oratrice proposa, entre autres, l'encouragement d'une culture de durabilit� et l'acc�l�ration de la transition vers des communaut�s et des villes durables.

Le repr�sentant des SYNDICATS mit en relief l'importance de l'�tablissement de normes, du suivi et de la mise en application du d�veloppement durable dans les lieux de travail. L'orateur indiqua que les principales normes de travail pouvaient �tre appliqu�es de mani�re � ne pas entraver le commerce international, et que des approches volontaires devaient venir en compl�ment, et non remplacer, l'activit� de r�gulation. Le repr�sentant du COMMERCE ET DE L' INDUSTRIE pr�senta un rapport sur les pr�paratifs du SMDD, exprima son int�r�t pour des partenariats en anticipation du SMDD et, qualifiant l'�radication de la pauvret� de point principal � l'ordre du jour du Sommet, �labora sur le r�le du secteur et des conditions requises � l'action. Le repr�sentant de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE mit l'accent sur le r�le de cette derni�re dans: la r�solution des difficult�s d'ordre environnemental et d'ordre social; les processus d�cisionnels; le renforcement des capacit�s; et l'�ducation. Mettant en exergue les d�veloppements positifs enregistr�s, le repr�sentant des AGRICULTEURS identifia: la d�centralisation des prises de d�cisions; la reconnaissance du r�le des agriculteurs dans la sauvegarde de l'environnement; et la promotion des pratiques agricoles durables. L'orateur appela � une priorit� pour l'agriculture dans les politiques et � un renforcement du pouvoir des agriculteurs sur les march�s.

Remerciant les groupes sociaux, le Secr�taire G�n�ral du SMDD, Desai, mit en relief l'impact des ONG sur le processus pr�paratoire et encouragea les dirigeants des groupes sociaux � assister au SMDD.

LE DEBAT: Au cours du dialogue qui suivit, l'EGYPTE exprima son soutien � la d�claration des ONG, souhaitant voir intervenir sans d�lai la mise en application des Objectifs de D�veloppement du Mill�naire, et appela l'OMC � donner des indications sur sa contribution au d�veloppement durable. L'Espagne, au nom de l'UE, appuya l'id�e de gouvernance ax�e sur le d�veloppement durable, fit part de son int�r�t pour la tenue d'un forum scientifique parall�le � Johannesburg, et nota: les int�r�ts des divers acteurs; la n�cessit� de trouver des solutions aux probl�mes des agriculteurs; et le r�le leader du commerce et de l'industrie. R�pondant � l'intervention des Syndicats, l'Organisation Internationale du Travail (OIT), exprima son engagement et son attachement aux normes de travail �tablies.

Le JAPON et le BANGLADESH soulign�rent l'implication de l'ensemble des acteurs tout au long du processus du SMDD. La HONGRIE souhaita des �claircissements sur les questions de l'utilisation des ressources naturelles et sur le changement des modes de production et de consommation, et proposa d'ajouter les enseignants et les journalistes � la liste des groupes sociaux.

En r�ponse, les ONG et le Commerce et l'Industrie firent part de leur int�r�t pour l'ouverture d'un dialogue sur la responsabilit� du monde de l'entreprise. Notant le d�clin de l'investissement gouvernemental, le repr�sentant des Agriculteurs indiqua que leurs vis-�-vis des pays en d�veloppement sont n�glig�s et confront�s � de contraintes au dans le domaine des capacit�s. L'orateur appela � une implication des consommateurs dans le SMDD. Le repr�sentant du Commerce et de l'Industrie appela � un d�bat sur la durabilit� dans les discussions au sein de l'OMC, � l'�galit� des ONG dans l'action, et � des projets fondateurs de partenariats.

La repr�sentante des Femmes appela � une plus grande responsabilisation du monde de l'entreprise dans la r�alisation de la justice �conomique. Le repr�sentant des Jeunes parla des divers indicateurs illustrant les progr�s r�alis�s dans les initiatives ayant trait � la jeunesse. Le repr�sentant des Peuples Indig�nes parla de l'in�galit� des liens entre les Peuples Indig�nes et le monde des affaires. Le repr�sentant de la Communaut� Scientifique et Technologique appela � un renforcement des capacit�s dans les pays en d�veloppement pour permettre le traitement des probl�mes pos�s � l'�chelle locale.

Le repr�sentant des Collectivit�s Locales pr�sentant un rapport sur l'�tude mondiale men�e sur les Plans d'Action 21 Locaux qui a conclu que dans les milieux urbains, l'eau est un probl�me prioritaire dans toutes les r�gions du monde. Le repr�sentative des Syndicats pr�senta la liste de leurs besoins sexo-sp�cifiques, �voquant notamment les questions de sant� et de s�curit� sur les lieux de travail.

DANS LES COULOIRS

Bien que les d�l�gu�s aient �t� bouche cousue toute la journ�e, des rumeurs ont circul� dans la soir�e indiquant que des consultations anticip�es autour du th�me de la gouvernance ax�e sur le d�veloppement durable commenceraient mercredi 30 janvier. Rappelons qu'� l'issue de la session de r�flexion tenue � New York les 16 et 17 janvier 2002, deux membres du Bureau, Ositadinma Anaedu (Nigeria) et Lars-G�ran Engfeldt (Su�de), avaient �t� charg�s de mener des consultations informelles-informelles avec les groupes r�gionaux en vue d'�laborer un projet de texte pouvant servir de plate-forme � la discussion officieuse pr�vue sur ce th�me le mardi 6 f�vrier.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

GROUPE DE DISCUSSION I: Ce groupe se r�unira de 10h � 13h dans la Salle de Conf�rence 1 pour poursuivre le Dialogue avec les Acteurs Sociaux. Il discutera �galement des progr�s r�alis�s dans la mise en application des approches int�gr�es aux objectifs sectoriels du d�veloppement durable. Le groupe abordera l'application des approches int�gr�es aux objectifs intersectoriels du d�veloppement durable, de 15h � 18h.

GROUPE DE DISCUSSION II: Ce groupe se r�unira de 10h � 13h dans la Salle de Conf�rence 4 pour poursuivre, de m�me, le Dialogue avec les Acteurs Sociaux. Il se penchera sur les progr�s r�alis�s dans l'habilitation de la participation des acteurs sociaux dans les institutions et les m�canismes de d�veloppement durable.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � [email protected] a �t� r�dig� par Wendy Jackson [email protected], Wagaki Mwangi [email protected], Alison Ormsby [email protected] et Andrey Vavilov [email protected]. Edition Num�rique: Andrei Henry [email protected] et Leila Mead [email protected]. Editrice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. [email protected]. Version Fran�aise: Mongi Gadhoum: [email protected]. Directeur du Service Information: Langston James Goree VI [email protected]. Logistique: Marcela Rojo [email protected] . Assistant en Ligne: Diego Noguera [email protected]. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Minist�re N�erlandais des affaires Etrang�res, le Gouvernement du Canada (� travers l'ACDI), les Etats-Unis (� travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des For�ts et du Paysage (SAEFL), le Royaume-Uni (� travers le DFID et l'OAEC), la Commission Europ�enne (DG-ENV), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res et le Gouvernement Allemand ( � travers les Minist�res de l'Environnement (BMU) et de la Coop�ration pour le D�veloppement (BMZ)). Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin au titre de l'exercice 2002, par: les Minist�res Finlandais des Affaires Etrang�res et de l'Environnement, le Gouvernement Australien, les Minist�res Su�dois de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, le Minist�re N�o-Z�landais des Affaires Etrang�res et du Commerce Ext�rieur, les Minist�res Norv�giens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, Swan International et l'Agence Nippone de l'Environnement (� travers l'IGES). La version Fran�aise est financ�e par le Minist�re Fran�ais des Affaires Etrang�res. Le Bulletin est joignable � [email protected] et au tel: +1-212-644-0204; fax: +1-212-644-0206. L'IIDD peut �tre contact� par � [email protected] et par courrier au 320 E 46th St., APT 32A, New York, NY�10017-3037, USA. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Les versions �lectroniques du Bulletin sont diffus�es par courriel et sont disponibles � travers le serveur WWW Linkages �: http://enb.iisd.org/.

Cette page a �t� t�l�charg�e le 01/30/2002