Daily report for 3 September 2016

2016 International Union for Conservation of Nature (IUCN) World Conservation Congress Planet at the Crossroads

Samedi, le Forum a continué d'amener les participants à la recherche de solutions à certains des problèmes de conservation et de durabilité les plus urgents de la planète, notamment, à travers: la réalisation des impératifs de la conservation nécessaires au développement durable; la participation des jeunes de la région du Pacifique en leur qualité de futurs leaders environnementaux et culturels futurs; et la prise d'engagements pour la relève du Défi de Bonn.

LE CHEMINEMENT VERS LES ODD: ATTEINDRE L'IMPÉRATIF DE CONSERVATION POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Inger Andersen, UICN, a déclaré que les objectifs de développement durable (ODD) devraient servir à promouvoir la collaboration entre les mondes du développement et de la conservation. Jeffrey Sachs, Institut de la Terre, a appelé à une "rationalité sociale" impliquant la rupture d'avec l'indifférence mondialisée, puis à la prise de décisions rationnelles pour la planification à long terme.

James Watson, Wildlife Conservation Society, a souligné la nécessité: d'objectifs écologiquement sensibles pour la protection et la restauration; d'une amélioration des objectifs actuels de la Convention sur la diversité biologique (CDB); et d'une protection des derniers écosystèmes mondiaux encore intacts. Celeste Conners, Croissance verte de Hawaii, a déclaré que les meilleures solutions sont "celles du juste milieu" – qui sont partagées entre: le secteur public et le secteur privé; les communautés et l'industrie; et les personnes individuelles et l'ensemble de la communauté.

Nestor Batio Bassiere, Ministre de l'environnement, du changement climatique et l'économie verte du Burkina Faso, a souligné l'importance du leadership politique pour la réalisation des ODD. Xavier Sticker, Ambassadeur français pour l'environnement, a souligné que la résilience concerne à la fois les communautés et l'environnement. Hugh Possingham, Université du Queensland, a souligné la nécessité de meilleurs moyens de mesure et d'objectifs plus spécifiques pour la conservation.

Pour promouvoir l'investissement dans la conservation, Catherine Novelli, sous-secrétaire d'Etat américaine pour la croissance économique, l'énergie et l'environnement, a souligné la nécessité de passer des efforts de profit à haut risque à des efforts de profit à faible risque. Julie Ann Wrigley, Wrigley Investments, a cité trois domaines sur lesquelles le secteur de l'entreprise devrait se concentrer: les ODD pertinentes pour leur travail; les partenariats; et l'intensification des projets réussis. Jan Olsson, Ambassadeur de Suède pour l'environnement et les Océans, a souligné l'importance de la parité hommes-femmes pour la réussite des projets de conservation et de la concrétisation des ODD.

ETRE A L'ECOUTE DES VOIX DES JEUNES: ENGAGER LES JEUNES DE LA REGION DU PACIFIQUE EN LEUR QUALITE DE FUTURS LEADERS ENVIRONNEMENTAUX ET CULTURELS, A TRAVERS L'EXPRESSION CREATIVE

Takiora Ingram, Pacific Writers’ Connection, a modéré cet atelier qui a exploré des outils créatifs pour la communication des questions et préoccupations touchant à l'environnement. Les intervenants ont parlé des programmes d'écriture créative, de poésie et de musique, menés dans les îles du Pacifique, Ingram soulignant que l'avenir de la conservation et du leadership environnemental est fermement entre les mains des générations futures. Ingram a décrit le concours 'Mon histoire de Hawaii', un concours annuel d'écriture sur l'environnement pour les élèves des écoles intermédiaires du pays. Robert Pennybacker, Public Broadcasting Service Hawaii, a présenté son émission estudiantine hebdomadaire, HIKI NŌ, qui encadre les étudiants hawaïens dans le domaine du journalisme professionnel et la stylistique narrative. Hoku Subiono, diplômé HIKI NŌ, a présenté, projections à l'appui, son exposé sur la pêche durable dans un village de Kona du Sud sur l'île de Hawaii.

Joni Mae Makuakāne-Jarrell, Parc national des volcans d'Hawaii, a souligné l'importance de relier la culture et la science dans son travail, faisant noter que "les Hawaïens étaient là bien avant le parc national". A travers l'écriture et l'exécution musicale participative, Kenneth Makuakāne, musicien, a illustré la façon dont l'échange doit être pertinent et dynamique.

Craig Santos Perez, Université de Hawaii, donné un récital de ses poèmes sur l'alimentation, la mondialisation, les réfugiés, les éléphants, les arbres et les océans. Il a illustré comment la littérature des îles du Pacifique peut nous aider à apprendre à écouter, et à promouvoir l'alphabétisation environnementale. Le débat qui a suivi a porté sur les voies et moyens d'habiliter les jeunes à raconter leur histoire dans la langue qui est la leur et à leur manière propre.

PARTENARIAT POUR LA DETERMINATION DES ZONES CLES DE LA BIODIVERSITÉ (ZCB)

Au cours d'une conférence de presse annonçant le partenariat de onze organismes pour la détermination de zones clés pour la conservation de la biodiversité, Patricia Zurita, BirdLife International, a déclaré que les normes ZCB sont de nature à aider les secteurs public et privé à minimiser les impacts du développement sur la nature. Marco Lambertini, Fonds mondial pour la nature (WWF) International, a ajouté que les normes ZCB facilitent également les politiques de planification des mesures de protection. Jane Smart, UICN, a déclaré que les normes ZCB aideraient la réalisation de l'Objectif d'Aichi 11 (zones protégées), en fournissant des données sur les habitats reconnus comme ZCB.

Dans la débat qui a suivi, Smart a noté que l'engagement de l'expertise et du niveau local permettrait l'intégration de tous les taxons. Tim Stowe, Société royale pour la protection des oiseaux (RSPB), a déclaré que le principal défi à relever est celui des lacunes en matière de connaissances de la biodiversité marine. Gustavo Fonseca, FEM, a parlé de la hiérarchisation des projets au niveau national. M. Sanjayan, Université de la Colombie-Britannique, a déclaré que même si tous les endroits de la planète sont importants, les normes ZCB donnent la priorité aux zones nécessitant une intervention dans les cinq à dix prochaines années.

FAIRE EN SORTE QUE L'ADAPTATION FONDEE SUR LES ÉCOSYSTEMES (AFE) SOIT EFFICACE: DES PREUVES DU TERRAIN POUR AMÉLIORER LES POLITIQUE ET PRATIQUE

Ali Raza Rizvi, UICN, a déclaré que l'objectif de cet atelier était d'apprendre les uns des autres sur les voies et moyens de rendre l'AFE efficace.

Au sujet des critères et principes applicables aux avantages multiples de l'AFE, Shaun Martin, WWF, a souligné que les critères de l'AFE sont le changement climatique, les gens et la nature. Angela Andrade, Conservation International, a décrit les principes clés de l'initiative AFE, y compris, entre autres: la promotion de la résilience des sociétés et des écosystèmes; l'adoption d'approches multisectorielles; l'intervention à diverses échelles géographiques; des structures de management souples permettent une gestion adaptative; et des décisions fondées sur les meilleures données scientifiques et savoirs locaux disponibles. Sakhile Koketso, Secrétariat de la CDB, a souligné que la coopération entre les écosystèmes, l'adaptation, le développement et les communautés de la réduction des risques de catastrophes permettent des interventions qui offrent des avantages multiples.

Au sujet des outils, Ed Barrow, UICN, a présenté la Liste rouge des écosystèmes de l'UICN comme étant un outil qui évalue les écosystèmes et les facteurs de changement. Il a souligné son pouvoir d'éclairer l'action en faveur de la conservation, de la restauration et de l'évaluation. Présentant la Théorie du passage à un outil de conservation à base communautaire, Kate Mannle, Rare, a indiqué que la dite théorie vise à aider les praticiens à comprendre comment changer les connaissances, attitudes et comportements des gens pour réduire les menaces et atteindre un résultat de conservation profitable aux populations et à la nature. Adam Whelchel, The Nature Conservancy, a présenté une enveloppe d'outils de résilience et de solutions naturelles pour les littoraux. Il a indiqué que des outils innovants de cartographie électronique peuvent soutenir la prise de décision dans la détermination de solutions naturelles d'adaptation et d'atténuation des risques.

Au sujet de l'AFE, Xiaoting Hou Jones, Institut international pour l'environnement et le développement (IIED), a présenté le rapport intitulé Approches fondées sur les écosystèmes pour l'adaptation: Renforcement des politiques d'Information et d'argumentation, précisant que le document vise à recueillir les arguments sur l'efficacité de la zone choisie pour l'AFE. Au sujet de l'évaluation de l'efficacité de l'AFE pour la sécurité alimentaire et de l'eau, Carlos Flores, Unité écologique salvadorien (UNES), a présenté une étude de cas d'AFE menée au Salvador. Marta Perez, UICN, a donné un aperçu des enseignements tirés de l'évaluation de l'efficacité, tels que la nécessité d'une caractérisation et descriptif approfondis des projets d'AFE. Au sujet des mesures "qu'on n'aura pas à regretter", Jorge Recharte, Institut de la montagne, a dit que s'ils sont bien conçus, les projets d'AFE devraient avoir un impact positif dans n'importe quel scénario climatique futur.

Les participants devaient ensuite prendre part, en petits groupes, à plusieurs sessions tenues tout au long de l'atelier.

NOUVELLES PROMESSES SUR LE DEFI DE BONN - DEPASSER LA BORNE DES 100 MILLIONS D'HECTARES

Stewart Maginnis, UICN, Bianca Jagger, Ambassadrice internationale de l'UICN pour le Défi de Bonn, Clément Chilima, Département des forêts, Malawi, et Martin Keller, Alliance latino-américaine des réserves privées, Guatemala, ont parlé des progrès accomplis dans le cadre du Défi de Bonn - une initiative mondiale visant à restaurer 150 millions d'hectares de terres déboisées et dégradées dans le monde, d'ici 2020, et 350 millions d'hectares d'ici 2030. Maginnis a souligné la complémentarité entre l'initiative et les efforts visant à réduire la déforestation des terres et la restauration des forêts. Chilima a annoncé l'engagement du Malawi à restaurer 4,5 millions d'hectares de terres d'ici 2030. Keller a annoncé un engagement pris par des propriétaires fonciers privés à restaurer 40 mille hectares dans une réserve naturelle au Guatemala. Qualifiant l'initiative d'outil important pour la lutte contre le changement climatique, Jagger a applaudi les promesses de mise en valeur de 113 millions d'hectares tenues à ce jour, y compris par les pouvoirs publics aux niveaux national et infranational, et par les entreprises et autres propriétaires fonciers privés

CONSERVATION 2.0: AUTONOMISER LES PROCHAINES GÉNÉRATIONS

Au sujet des nouvelles approches visant à promouvoir la conservation de la nature, Justin Bogardus, cinéaste, producteur, réalisateur et monteur, a partagé une vidéo montrant que la nature peut être "commercialisée" pour créer des messages autonomisant sa valeur. Hindou Oumarou Ibrahim, Association Femmes et Peuples autochtones du Tchad, a partagé les expériences en matière d'autonomisation des jeunes à travers la création de liens entre les savoirs traditionnels et les connaissances scientifiques. Bruno Monteferri, fondateur et directeur de Conservamos por Naturaleza, Pérou, a présenté une vidéo montrant la manière de relever les défis par le biais de récits personnels et de la collaboration. Alison Sudol, Musicienne, Actrice, Ambassadrice de bonne volonté de l'UICN, a partagé les efforts fournis pour l'utilisation de son «spot» pour attirer l'attention sur la conservation et les Jeunes.

Dans un groupe de discussion sur les approches intégrées de l'autonomisation, Jane Goodall, Messagère de la paix de l'ONU, a parlé de son mouvement, Roots & Shoots, visant à surmonter l'apathie et la dépression, en encourageant chaque personne dans les 150.000 groupes participants à savoir que son choix a un impact. Anne Walton, International Marine Protected Area Management Capacity Building Program, a partagé des approches verticales et horizontales adoptées pour institutionnaliser le renforcement des capacités en matière de leadership, décrivant l'interconnexion entre les forces, les passions et les connaissances individuelles pour un leadership collaboratif. Jon Jarvis, Directeur, National Park Service, États-Unis, a parlé des résultats positifs de stratégies visant à engager des intéressés et à former une génération de défenseurs de la conservation.

COMITÉ CONSULTATIF SUR LA BALEINE GRISE OCCIDENTALE (WGWAP)

Présidant la conférence de presse, Giulia Carbone, UICN, a expliqué que le WGWAP conseille, depuis 2004, Sakhalin Energy sur les opérations pétrolières et gazières au large de l'île de Sakhaline, dans le domaine de la réduction de l'impact de ces activités sur les baleines grises occidentales menacées d'extinction. Stewart Maginnis, UICN, a rapporté que la population a augmenté de 115 à 174 baleines depuis la création du groupe d'experts, et a mis en exergue les principes d'indépendance, de transparence, de responsabilité et l'engagement du groupe spécial. Douglas Nowacek, Duke University, a souligné la nécessité d'observateurs indépendants dans les relevés sismiques, et a exprimé sa préoccupation au sujet des effets cumulatifs. Deric Quaile, Shell Global Solutions, a déclaré que le WGWAP a contribué à faire progresser les bonnes pratiques dans les activités critiques. Azzedine Downes, Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), a salué le WGWAP comme exemple émergent d'acteurs engagés à travailler ensemble. Wendy Elliott, WWF, a souligné le rôle des institutions financières et a appelé Exxon à se joindre au groupe, pour répondre aux préoccupations relatives à leurs opérations. Des intervenants ont souligné la nécessité d'un financement à long terme, l'importance du renforcement de la confiance et de protocoles de partage des données sur la propriété et sur l'exploitation.

INTERGRER L'ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE DANS LA PLANIFICATION AU NIVEAU INSTITUTIONNEL DANS LA REGION DES ILES DU PACIFIQUE

Laura Brewington, East-West Center, a modéré la session.

Sam Lemmo, ministère des Terres et des Ressources naturelles, Hawaii, et Chip Fletcher, Université de Hawaii (UH), ont présenté un rapport sur les activités du Comité interinstitutionnel sur l'adaptation au changement climatique, qui publiera bientôt un rapport sur la vulnérabilité à l'élévation du niveau de la mer et l'adaptation.

Rick Camp, UH, a présenté des travaux de recherche à l'appui des gestionnaires des ressources, menés au Parc national des volcans d'Hawaii. Il a expliqué comment la modélisation du climat en combinaison avec des modèles de répartition des espèces de plantes peut être utilisée pour prévoir le choix d'habitats convenables dans les conditions climatiques futures. Clay Trauernicht, UH, a partagé ses expériences en matière de sensibilisation du public au problème des feux sauvages, en vue de réduire les coûts de gestion des incendies. Il a souligné que les sécheresses induites par le changement climatique augmentent la probabilité d'incendies de forêt, qui menacent les écosystèmes et les communautés dans la région du Pacifique.

Christin Reynolds, Croissance verte de Hawaii, a expliqué que l'adaptation au climat à Hawaii bénéficierait de "l'action de mise en œuvre diversifiée, permettant aux politiciens de haut niveau et aux planteurs d'arbres sur le terrain de faire partie de l'histoire". Comme clé de la réussite, elle a énuméré: les partenariats public-privé assortis d'un soutien politique de haut niveau; la transparence des progrès réalisés et leur placement sur des tableaux de bord publics; et des impacts collectifs permettant de résoudre des problèmes complexes, tels que la sécurité de l'eau douce. La session a conclu ses travaux par une introduction au site des îles du Pacifique sur l'évaluation du climat régional, qui fournit aux intervenants des ressources englobant des rapports d'évaluation de l'impact du changement climatique, des études de cas, des données et divers autres outils climatiques.

LE PATRIMOINE NATUREL MONDIAL – SOLUTIONS POUR UNE PLANETE SURPEUPLEE

Cette session, présentée par Naoko Ishii, FEM, a été axée sur le patrimoine naturel mondial, avec la présentation d'exposés sur: l'argumentaire justifiant le besoin de changements radicaux, transformationnels pour éviter la transgression des seuils de basculement de la planète; les conditions nécessaires à la transformation; et les changements à grande échelle et généralisés qui sont déjà en cours.

Définissant le patrimoine mondial en tant que systèmes de biomes, de biodiversité et de bio-géo-chimie, Nebojsa Nakicenovic, Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués, a présenté des graphiques montrant une détérioration exponentielle du patrimoine naturel mondial, par des phénomènes tels que, entre autres, les émissions de carbone, l'utilisation de l'eau, la consommation d'énergie, l'acidification des océans, la domestication des terres et la déforestation.

Penny Langhammer, UICN, a démontré l'impact réel des mesures de conservation dans la relation alimentation-eau-énergie. Elle a indiqué que les méta-évaluations des résultats de la conservation montrent des effets positifs sur la nature, concluant que la conservation contribue au maintien du capital naturel nécessaire pour fournir des solutions de développement durable.

Andrew Steer, président, World Resources Institute, a présenté un exposé sur des seuils de basculement positifs émergents potentiels pour le patrimoine naturel mondial. Il a souligné que les conditions nécessaires à un tel changement transformationnel sont: la preuve de l'existence du problème, qui soit bien communiquée; des coalitions multipartites; le leadership; l'action citoyenne; la démonstration que des solutions sont possibles; et des opportunités politiques, sociales et technologiques.

Gustavo Fonseca, FEM, a modéré une table ronde sur l'élaboration du programme politique et scientifique permettant de catalyser le changement transformationnel. Peter Bakker, Conseil mondial des entreprises pour le développement durable, a appelé à une formulation qui engage l'entreprise. Aroha Mead, UICN, a signalé que les mesures de conservation, telles que les zones protégées, excluent souvent les communautés autochtones et locales.

Le débat qui a suivi a souligné: la manière de rendre la formulation concernant le patrimoine naturel mondial peut être plus inclusive; que le changement climatique est un facteur des déplacements humains; et que la valeur de la nature ne doit pas être économique tout court.

L'AFFAIRE DE TOUS: EN FINIR AVEC LE TRAFIC DE LA FAUNE SAUVAGE

Inger Andersen, directeur général (DG), UICN, a fait remarquer que le commerce illégal d'espèces sauvages est une menace sérieuse pour la biodiversité à l'échelle mondiale, mais que des progrès sont réalisés par le biais des résolutions et des recommandations des Nations Unies.

La modératrice Patricia Zurita, CEO, BirdLife International, a encadré des discussions de groupe, et a rapporté que le commerce illicite se produit à une échelle industrielle et porte sur 20 milliards de dollars par an.

Cristián Samper, président directeur général, Wildlife Conservation Society, a expliqué que la sensibilisation, la volonté politique et le financement sont en train de s'améliorer et qu'ils peuvent mettre fin au commerce illicite en arrêtant et le trafic et la demande.

Catherine Novelli, sous-secrétaire pour la croissance économique, l'énergie et l'environnement, États-Unis, a établi un lien entre la conservation et la sécurité, décrivant l'approche globale des États-Unis consistant à travailler de façon à mettre en œuvre des mesures solidaires visant à faire cesser le braconnage, le transit et la demande, par le biais d'une collaboration internationale efficace.

Jesca Eriyo, Secrétaire général adjoint de la Communauté d'Afrique de l'Est, a partagé des expériences vécues et les progrès accomplis dans l'élaboration de stratégies régionales de lutte contre le braconnage et le commerce illégal, à travers l'application de la loi et le renforcement des capacités.

Nyi Nyi Kyaw, DG, Direction des forêts, ministère des ressources naturelles et de la conservation environnementale, Myanmar, a réitéré l'importance de la sensibilisation et de l'éducation des communautés locales, ainsi que du renforcement des capacités en matière douanière et d'application de la loi.

Marco Lambertini, DG, WWF International, a parlé de la puissance du marketing social orienté vers les consommateurs pour la réduction de la demande et la mobilisation du grand public.

John Scanlon, Secrétaire général, CITES, a souligné la nécessité d'œuvrer dans un consortium international, les institutions spécialisées travaillant contre la criminalité et la corruption, afin que le crime contre la faune soit tenu pour un crime grave.

Au cours du débat qui a suivi, les intervenants ont parlé de la nécessité, entre autres: de partager les bonnes pratiques; de lutter contre la corruption; de réduire la demande; et d'engager les communautés locales.

PRIX DES HÉROS DU PATRIMOINE

Bibhuti Lahkar, nominé au Prix du Héro du Patrimoine, a présenté son travail sur la réserve des tigres de Manas et ses efforts dans le domaine du renforcement des capacités des jeunes, des ONG et d'ex-braconniers de la région. Yulia Naberezhnaya, nominée au Prix du Héro du Patrimoine, a présenté son travail sur le Caucaus occidental et a parlé de la mission qui occupe toute sa vie, en faveur de la sauvegarde du patrimoine commun de l'humanité. Bantu Lukambo, nominé au Prix du Héro du Patrimoine, a présenté son travail au profit du Parc national des Virunga. Il a parlé des défis posés par les réseaux de trafic de la faune sauvage et par les compagnies pétrolières, et le fait que de nombreux militants et travailleurs d'ONG sont victimes d'enlèvements, de torture et de menaces de mort qui les mènent à l'exil, tout en soulignant également leur engagement à protéger les espèces sauvages, quels que soient les risques encourus. Il a appelé à l'ONU à prendre des mesures permettant de traiter les crimes environnementaux comme autant de crimes contre l'humanité. Les organisateurs ont, au terme d'un vote électronique, proclamé Bibhuti Lahkar, gagnant du Prix des héros du patrimoine.

Participants

Non-state coalitions
NGOs