Daily report for 20 June 2025
Bonn Climate Change Conference - June 2025
Les négociations autour de l’élaboration du nouveau plan d’action sur le genre ont révélé l’ampleur des divergences entre les Parties, les délégués ayant débattu de la notion même de « genre ». Les Parties ont également exprimé des points de vue différents concernant l’espace à allouer aux discussions, prévues pour 2025, sur les mesures commerciales unilatérales et les Contributions déterminées au niveau national (CDN).
Adaptation
Objectif mondial d’adaptation (OMA) : Lors des consultations informelles de l’Organe subsidiaire (SB), la Co-modératrice Tina Kobilšek (Slovénie) a invité les Parties à exprimer leurs points de vue sur le projet de texte. Commentant les éléments pour le développement ultérieur des indicateurs de l’OMA, les opinions des Parties ont divergé sur une série de questions, y compris :
- spécifier ou non un nombre souhaité d’indicateurs ;
- s’il convient de mentionner explicitement des indicateurs pour le suivi des moyens de mise en œuvre ;
- Comment et dans quelle mesure fournir des conseils sur le travail des experts pour affiner les indicateurs, certains pays mettant en garde contre une « microgestion » ; et
- les calendriers des activités et ateliers ultérieurs.
Les discussions se sont poursuivies dans la soirée.
Réunion spéciale du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : Cette réunion mandatée a donné lieu à un exposé du calendrier et des grandes lignes de la contribution du Groupe de travail II du GIEC au septième rapport d’évaluation. Elle a mis l’accent sur, entre autres :
- l’inclusion d’un chapitre consacré au financement, qui couvrira des questions telles que l’adéquation, l’accès et l’efficacité du financement de l’adaptation et le financement des réponses aux pertes et préjudices ;
- les thèmes émergents, tels que les risques et l’éthique de la gestion du rayonnement solaire ; et
- la mise à jour prévue des directives techniques de 1994 pour l’évaluation des incidences du changement climatique et des mesures adaptation.
Orientations relatives aux communications sur l’adaptation : Lors des consultations informelles du SBI, les co-modérateurs Thomas Lerenten Lelekoiten (Kenya) et Marie Wien Fjell (Norvège) ont invité à réfléchir sur le projet de texte. Les Parties ont généralement accepté de prolonger l’appel à soumissions sur leurs expériences dans l’application des directives et de reporter l’examen des orientations jusqu’à la dixième réunion de la Conférence des Parties agissant comme Réunion des Parties à l’Accord de Paris (CMA 10) en 2028. L’UNION EUROPÉENNE (UE) a demandé plus de temps pour réfléchir à ces délais. Alors que de nombreux pays se sont prononcés en faveur d’une date limite de soumission au début de 2028, le GRUPO SUR a préféré 2027. Le GRUPO SUR a également proposé d’insérer un nouveau paragraphe demandant au Fonds vert pour le climat de rendre compte de son soutien à l’élaboration et à la soumission des communications sur l’adaptation.
Le GROUPE ARABE, soutenu par les PAYS EN DÉVELOPPEMENT ANIMÉS DU MÊME ESPRIT (LDMC), a suggéré de supprimer les références au cadre de l’OMA, qu’il a jugé « prématuré » compte tenu du processus en cours d’élaboration des indicateurs de l’OMA. L’UE, soutenue par le CANADA et l’AUSTRALIE, a exprimé son désaccord, appelant à ce que les réflexions sur l’OMA soient incluses dans le prochain cycle de soumissions. À titre de compromis, le GROUPE ARABE a proposé d’inclure une référence générique à l’OMA, mais pas au cadre de l’OMA.
Questions relatives aux Pays les moins avancés (PMA) : Dans les consultations informelles du SBI, les co-modérateurs Ephraim Shitima (Zambie) et Rik den Hoedt (Pays-Bas) ont invité les Parties à exprimer leurs points de vue sur le projet de texte. Les Parties ont débattu de la formulation du travail du Groupe d’experts des PMA (LEG) sur les directives relatives aux Plans nationaux d’adaptation (PNA), cherchant à clarifier l’objectif des directives, en particulier le point de savoir si elles se rapportent au processus des PNA en général, à la formulation des PNA, ou à leur mise en œuvre.
En ce qui concerne l’encouragement à une collaboration renforcée du Groupe d’experts avec d’autres organes constitués, le GROUPE ARABE a suggéré que cette collaboration porte plutôt sur des « activités liées à l’adaptation » que sur des activités liées aux PNA, au Programme de travail des PMA, à l’égalité hommess-femmes et à la réponse aux mandats de la Conférence des Parties (COP), de la CMA et de l’Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI).
Les co-modérateurs doivent réviser le projet de texte.
Atténuation
Programme de travail sur l’atténuation (PTA) : Lors des consultations informelles du SB co-modérées par Ursula Fuentes Hutfilter (Allemagne) et Maesela John Kekana (Afrique du Sud), les discussions se sont concentrées sur le développement d’une plateforme numérique pour faciliter la mise en œuvre des mesures d’atténuation.
L’ALLIANCE DES PETITS ÉTATS INSULAIRES (AOSIS) et l’ALLIANCE INDÉPENDANTE D’AMÉRIQUE LATINE ET DES CARAÏBES (AILAC) ont mis en garde contre le fait que la création de la plateforme ne devrait pas détourner l’attention de l’objectif principal du PTA, qui est d’accroître les ambitions en matière d’atténuation, soulignant qu’à elle seule, la plateforme ne permettra pas d’atteindre cet objectif. L’AOSIS a fait référence à des plateformes similaires telles que le Registre des mesures d’atténuation appropriées au niveau national et a souligné que le défi pour les petits États insulaires en développement n’est pas l’incapacité à identifier des projets, mais le manque d’intérêt des investisseurs pour de tels projets. L’UE, le ROYAUME-UNI et le CANADA ont mis en garde contre la duplication des efforts et ont appelé à des évaluations des outils et des plateformes existants afin d’identifier les lacunes et de déterminer si ces outils peuvent être adaptés pour atteindre les objectifs souhaités.
Le BRÉSIL a présenté sa proposition pour la plateforme, notant qu’elle relierait les plateformes existantes de la CCNUCC et les plateformes hors CCNUCC, et comprendrait une base de données de base tout en élargissant et en tirant mutuellement parti des outils existants. Le GROUPE AFRICAIN a déclaré que la plateforme devrait : se concentrer sur le déblocage des fonds ; faciliter l’atténuation conformément au principe de responsabilités communes mais différenciées et aux capacités respectives ; et respecter les protocoles de souveraineté nationale. Les PMA ont souligné que la plateforme devrait être facilitatrice et ne pas inclure de fonctions de suivi ou d’évaluation.
Pertes et préjudices
Révision du Mécanisme international de Varsovie de 2024 : Les consultations informelles du SB ont été co-modérées par Pasha Carruthers (Îles Cook). Les Parties ont mandaté les co-modérateurs pour réviser leur projet de texte afin de saisir la convergence atteinte lors des consultations informelles, y compris sur : l’intégration des travaux sur les pertes et préjidices dans les CDN ; la création d’un pipeline pour les demandes d’assistance technique ; la reconnaissance des avancées accomplies dans l’opérationnalisation du réseau de Santiago et l’adéquation des réponses à ce jour ; la rationalisation et la simplification de l’accès à l’assistance technique ; et la relation avec le Fonds pour la réponse aux pertes et préjudices.
Parmi les domaines nécessitant un engagement plus poussé lors des réunions informelles, les Parties ont identifié : les directives pour les plans nationaux de pertes et préjudices et les CDN ; le soutien à l’estimation des besoins ; l’idée d’un rapport sur l’état des pertes et préjudices ; le soutien financier et l’augmentation du financement ; et les informations sur les pertes et préjudices dans le Bilan mondial (BM).
Le GROUPE AFRICAIN a suggéré que les réunions informelles soient ouvertes aux observateurs. Les co-modérateurs ont rappelé que la tradition veut que ces réunions soient fermées. Le CANADA a proposé d’utiliser le temps restant dans la session pour entendre les interventions des observateurs. Les observateurs ont souligné, entre autres : l’importance de considérer les pertes et préjudices non économiques ; l’augmentation du financement ; l’accès direct ; l’alignement sur les obligations en matière de droits humains ; et le fait que les négociations doivent rester ouvertes aux observateurs.
Finances
Questions relatives au Fonds d’adaptation (FA) : Lors des consultations informelles du SBI, la co-modératrice Isatou Camara (Gambie) a présenté une note informelle couvrant : les dispositions pour que le FA serve exclusivement l’Accord de Paris ; la composition du Conseil du FA ; et le cinquième examen du FA. Il y a eu convergence sur le report de la révision du FA et de l’examen de la composition du Conseil du FA à la fin de la transition.
En ce qui concerne les dispositions de services, l’AOSIS, soutenue par la plupart des Parties, a proposé d’amender le texte pour s’assurer que les nouveaux arrangements avec la Banque mondiale, en tant que fiduciaire du FA au service de l’Accord de Paris, entre en vigueur avant de mettre fin aux anciens arrangements avec la Banque mondiale en tant que fiduciaire intérimaire. L’UE a souligné la nécessité de s’assurer que les services du Secrétariat peuvent continuer lorsque la transition est terminée, le GROUPE AFRICAIN suggérant que le Conseil du FA aborde cette question après la transition. Les Parties ont demandé un avis juridique au Secrétariat pour clarifier les questions relatives aux dispositions concernant l’administrateur et le Secrétariat.
Les co-modérateurs doivent élaborer une note informelle révisée couvrant les accords de services.
Troisième atelier biennal en session sur les informations à fournir conformément à l’Article 9.5 de l’Accord de Paris : Dans cet événement mandaté, les co-modérateurs Elena Pereira (Honduras) et Solomon Schonfield (Royaume-Uni) ont rappelé que les pays développés doivent, et que les autres Parties sont invitées à, soumettre des informations sur les niveaux projetés de financement climatique. Ils ont rappelé que la CMA a décidé d’envisager la mise à jour, lors de la CMA 7, du type d’informations à fournir dans le cadre des rapports relatifs à l’Article 9.5 (annexe à la décision 12/CMA.1).
Le Secrétariat a donné un aperçu du troisième cycle de ces communications (FCCC/CP/2025/2-FCCC/PA/CMA/2025/3). L’intervenant a souligné, entre autres, que deux Parties soumettaient des communications pour la première fois, que cinq soumettaient des communications sur une base volontaire, que trois Parties soulignaient leur engagement à, au moins, tripler leurs contributions en matière d’adaptation et que quatre Parties indiquaient avoir presque atteint un équilibre entre l’atténuation et l’adaptation.
Les pays développés et les pays en développement ont partagé leurs expériences en matière df’élaboration et d’utilisation des rapports financiers ex ante. Ils ont fait part de leurs réflexions, entre autres, sur la prévisibilité à travers les cycles électoraux, sur l’amélioration de la cohérence des rapports au titre de l’article 9.5 sans perdre les détails spécifiques au contexte, sur le renforcement de la granularité des données, aux défis posés par l’agrégation des données provenant de différentes entités gouvernementales, sur l’amélioration de la clarté des points de contact pour accéder au soutien bilatéral, en notant les changements fréquents dans les structures gouvernementales, sur une meilleure prise en compte des domaines identifiés comme devant être améliorés, sur les liens avec les rapports biennaux sur la transparence et sur l’information concernant le prochain BM.
Parmi les éléments qui nécessitent une orientation politique, les Parties ont cité, entre autres :
- Les éléments liés au nouvel objectif collectif quantifié en matière de financement de la lutte contre le changement climatique, en particulier en ce qui concerne l’accès ;
- La comparabilité entre les rapports ex ante et ex post sur le financement climatique (articles 9.5 et 9.7 de l’accord de Paris) ; et
- L’encouragement des soumissions volontaires.
Questions diverses
Dialogue sur la mise en œuvre des résultats du Bilan mondial, mentionné au paragraphe 97 de la décision 1/CMA.5 : Dans les consultations informelles du SBI, co-facilitées par Patrick Spicer (Canada), les Parties ont continué à exprimer leurs points de vue sur le champ d’application, les modalités et les résultats du dialogue.
En ce qui concerne le champ d’application, les LMDC ont souligné que l’accent devrait être mis sur le renforcement des éléments facilitateurs et l’identification des éléments dissuasifs tels que les mesures unilatérales qui réorientent les flux financiers au détriment des pays en développement. L’AOSIS et les PMA, contrés par l’INDE, ont appelé à un suivi de tous les résultats du BM, ainsi qu’à un échange de connaissances. Concernant les résultats, l’AOSIS, contrée par l’INDE et la CHINE, a appelé à un rapport de synthèse annuel qui résume les discussions, pour examen par la CMA lors de ses sessions annuelles. L’UE et le GROUPE AFRICAIN ont soutenu l’idée d’un rapport de synthèse de chaque dialogue et un rapport de synthèse de tous les rapports de synthèse.
Les co-modérateurs doivent élaborer un projet de texte.
Programme de mise en œuvre de la technologie (TIP): Dans les consultations informelles du SBI, co-facilitées par Elfriede More (Autriche) et Omar Alcock (Jamaïque), les Parties ont présenté diverses éditions à un projet de décision CMA révisé.
La CHINE, contrée par plusieurs Parties, s’est opposée à la formulation faisant référence au BM. Le GROUPE ARABE, avec le CHILI, a préféré ne pas rappeler des paragraphes spécifiques de la décision relative au BM. La CHINE a proposé d’insérer un nouveau paragraphe sur l’élaboration d’un objectif technologique « stratégique et ambitieux ».
Le GROUPE ARABE a présenté un nouveau paragraphe faisant référence à diverses technologies nouvelles et émergentes telles que le captage, l’utilisation et le stockage du carbone. Le BRÉSIL, soutenu par l’UE, a préféré que le TIP soit « technologiquement agnostique ». Le BURKINA FASO et le BRÉSIL ont souligné le rôle des technologies des communautés locales.
L’UE a demandé au Secrétariat de préciser les implications budgétaires des différentes suggestions.
Les discussions se poursuivront de manière informelle.
Termes, composition et mandat du Groupe consultatif d’experts (GCE) : Lors de consultations informelles, les co-modérateurs Xiang Gao (Chine) et Hans Kolshus (Norvège) ont sollicité des avis sur le projet de texte, notant qu’il contient : un projet de décision de la COP sur le terme, la composition et le mandat du GCE ; un libellé qui pourrait être reflété dans une décision de la CMA ; et des TdR.
Le GROUPE DES 77 ET LA CHINE (G-77/CHINE) a souligné que l’existence du GCE ne devrait pas être compromise par l’absence d’un accord sur une éventuelle révision de son mandat. Le JAPON et le ROYAUME-UNI ont appuyé une prorogation du GCE jusqu’en 2029, tandis que le GROUPE ARABE, les LMDC et les PMA ont appelé à la prorogation de son mandat jusqu’à ce que la COP en décide autrement, faisant de lui un organe constitué de manière permanente. L’UE a soutenu une prolongation jusqu’en 2032. L’AOSIS, l’UE, l’AUSTRALIE et le CANADA, contrés par le GROUPE ARABE et les LMDC, ont appelé à la mise à jour de la composition du GCE. L’UE a souligné l’importance pour les membres du GCE de rester en fonction jusqu’à ce que leurs successeurs soient élus.
Le GROUPE ARABE et les LMDC ont demandé que le texte relatif à une décision de la CMA soit placé entre crochets, le GROUPE ARABE faisant observer que le fait que le GCE soit au service de la CMA ne signifie pas qu’il existe un mandat pour une décision de la CMA.
Le G-77/CHINE a souligné, entre autres, l’importance d’un soutien continu pour l’élaboration des rapports d’actualisation bisannuels et pour le GCE de soutenir l’augmentation du pool d’experts des pays en développement à travers des initiatives ciblées de sensibilisation et de formation. Le GROUPE AFRICAIN a proposé que le GCE : encourage également le développement d’équipes nationales de fonctionnaires dans les pays en développement, structurées selon les éléments clés de la composante du Cadre de transparence renforcé (CTR) afin de préserver la mémoire institutionnelle ; et soutienne la mise en place de systèmes nationaux de mesure, de notification et de vérification (MRV) robustes et durables.
Les co-modérateurs réviseront leur projet de texte.
Programme de travail pour une transition juste (PTTJ) : Au cours du groupe de contact du SB co-présidé par Federica Fricano (Italie) et Joseph Teo (Singapour), les Parties ont continué à fournir des contributions sur les groupes de questions affichées à l’écran. Concernant les synergies au sein de la CCNUCC, les Parties ont identifié des liens avec les discussions sur l’adaptation, ainsi qu’avec le PTA et le dialogue sur la mise en œuvre des résultats du BM, soulignant le besoin de cohérence et de coopération internationale. Le JAPON a proposé d’inviter le Comité d’experts de Katowice sur les impacts de la mise en œuvre des mesures de riposte (KCI) à intégrer des éléments du PTTJ dans ses travaux. La FÉDÉRATION DE RUSSIE a noté qu’il n’y a pas de définition convenue de la « transition juste » et a demandé comment la transition juste sera intégrée dans les programmes de travail ou les chantiers existants.
En ce qui concerne les synergies au sein du système des Nations unies et au-delà, la CHINE a suggéré la tenue d’une réunion conjointe avec l’Organisation mondiale du commerce sur l’impact des mesures transfrontalières unilatérales. Le JAPON a suggéré de travailler sur la mise en œuvre de voies de transition équitables en collaboration avec l’Organisation internationale du travail.
Mesures de riposte : Lors des consultations informelles du SB, le co-modérateur Xolisa Ngwadla (Botswana) a sollicité des avis sur une note informelle.
Le G-77/CHINE, contré par l’AUSTRALIE, le CANADA et le ROYAUME-UNI, a proposé de consacrer deux heures à la discussion sur les mesures commerciales unilatérales. Le GROUPE AFRICAIN, contré par l’UE, a proposé d’inclure les mesures commerciales unilatérales dans le Programme de travail du Forum. L’UE a souligné le libellé de la décision 16/CP.29 (Mesures de riposte) concernant les impacts transfrontaliers des mesures prises pour lutter contre le changement climatique, et s’est opposée à l’idée d’aller au-delà de ce libellé convenu. Le JAPON a identifié l’Organisation mondiale du commerce comme étant le forum approprié pour discuter des mesures commerciales unilatérales. Le G-77/CHINE et la FÉDÉRATION DE RUSSIE ont demandé de renvoyer la question du lieu de discussion des mesures commerciales unilatérales aux présidents des SB si elle ne peut pas être résolue par le groupe.
En ce qui concerne la proposition du G-77/CHINE de commencer à travailler sur un projet de texte de décision concernant le dialogue mondial, le ROYAUME-UNI s’y est opposé, notant qu’il n’y a pas de mandat pour commencer à rédiger un texte de décision lors de la SB 62.
Genre : Dans les consultations informelles du SBI, co-modérées par Carol Franco (République dominicaine) et Jared Huntley (Australie), les Parties ont échangé des points de vue sur l’élaborationt d’un nouveau Plan d’action sur le genre (PAG). Elles ont souligné que le PAG devrait être : pragmatique et réalisable ; ambitieux et tourné vers l’action ; doté de ressources suffisantes ; intersectionnel ; respectant les valeurs culturelles et les circonstances et priorités nationales ; et aligné sur les étapes clés du processus de la CCNUCC. Le G-77/CHINE a mis l’accent sur les moyens de mise en œuvre, y compris pour l’élaboration des PAG nationaux, les PMA soulignant le soutien aux correspondants nationaux pour l’égalité des sexes.
Le BRÉSIL a souligné la nécessité de préserver la formulation convenue précédemment. L’intervenant a mis l’accent sur la reconnaissance des femmes et des filles d’ascendance africaine en tant que priorité, soutenu par la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, et a souligné l’interrelation entre la discrimination raciale et la vulnérabilité socio-économique. L’UE et l’AUSTRALIE ont soutenu l’importance d’une perspective intersectionnelle. Le CANADA a fait référence aux femmes, aux filles et aux personnes de sexe différent.
L’ARGENTINE a rappelé l’article 7.3 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, selon lequel le terme « genre » désigne « les deux sexes, masculin et féminin, dans le contexte de la société ». Mettant en garde contre le risque de négliger les enfants et les personnes âgées, ils ont plaidé en faveur d’une perspective de vulnérabilité plus large et ont suggéré que le Programme de travail de Lima sur le genre soit remplacé par un « nouveau document qui s’adapte aux nouvelles réalités et au consensus ».
Les PMA, le CANADA, le KENYA et l’ISLANDE ont souligné le rôle des hommes et des garçons dans l’action climatique sensible au genre. Les Parties ont également identifié des domaines d’intérêt possibles pour le PAG. Le BRÉSIL et l’UE ont mis l’accent sur le secteur des soins. L’AOSIS et l’UE ont mis l’accent sur la santé sexuelle et reproductive et sur la violence fondée sur le genre.
Les Co-modérateurs élaboreront un projet de texte.
Recherche et observation systématique : Lors des consultations informelles du SBSTA, co-modérées par Patricia Nying’uro (Kenya) et Frank McGovern (Irlande), les Parties ont proposé des modifications au projet de conclusions révisé. L’UE a proposé de signaler les « limites et les risques » des technologies d’élimination et de réduction du dioxyde de carbone, et d’ajouter des références à l’objectif de 1,5°C. Le GUATEMALA, soutenu par l’AUSTRALIE, a souligné l’importance de faire la distinction entre les valeurs et les systèmes de savoirs autochtones, et les connaissances locales. Le GRUPO SUR a suggéré de faire référence aux cadres de comptabilisation du carbone.
Le CHILI a souligné le rôle de la modélisation endogène et a développé la proposition de demander au SBSTA d’examiner dans quelle mesure les rapports du GIEC comblent les lacunes identifiées en matière de recherche.
En ce qui concerne l’état du climat, l’INDE, soutenue par l’ARABIE SAOUDITE, a proposé d’utiliser le libellé des décisions précédentes liant les relevés de température au réchauffement à long terme causé par les émissions historiques.
Dispositions relatives aux réunions intergouvernementales : Dans le groupe de contact coprésidé par Laurence Ahoussou (Canada) et Kristina Stege (Îles Marshall), l’AUSTRALIE et la TURQUIE ont réitéré leurs offres d’accueillir la COP 31. La région Afrique a indiqué que le Nigeria s’est déclaré comme hôte possible de la COP 32 et que des consultations sont toujours en cours. La région Asie-Pacifique a indiqué qu’un pays s’est déclaré comme hôte possible de la COP 33 et que les consultations sont toujours en cours.
Concernant les éléments des ordres du jour provisoires de la COP 30, de la CMP 20 et de la CMA 7, les LMDC, soutenus par le GROUPE ARABE, ont rappelé qu’ils ont proposé deux points pour les ordres du jour et ont demandé au Secrétariat d’inclure leurs propositions conformément au règlement intérieur. La CHINE a précisé que sa concession à la SB 62 ne s’étend pas aux ordres du jour provisoires de Belém. La NOUVELLE ZÉLANDE, le JAPON et d’autres ont exprimé leur préoccupation concernant les ajouts proposés à l’ordre du jour qui pourraient retarder le travail des Parties à Belém. Le GROUPE AFRICAIN a fait part de son intention de proposer un point de l’ordre du jour sur les circonstances et les besoins particuliers de l’Afrique.
L’UE, soutenue par la NOUVELLE ZÉLANDE et le JAPON, mais contrée par les LMDC, a demandé un espace dans l’ordre du jour de la CMA pour examiner le rapport de synthèse sur les CDN et les rapports bisannuels sur la transparence. L’UE, soutenue par le ROYAUME-UNI, l’AUSTRALIE, le CANADA et le JAPON, mais contrée par le GROUPE ARABE et les LMDC, a demandé que le dialogue sur la mise en œuvre du BM soit placé sous les questions relatives au BM dans l’ordre du jour de la CMA.
En ce qui concerne l’organisation de la COP 30, l’UE, soutenue par le RÉSEAU ACTION CLIMAT (CAN) et les ONG de jeunes (YOUNGOs), a demandé que les pays hôtes concluent des accords pour :
- Inclure des dispositions garantissant les droits de l’homme de tous les participants, y compris leur liberté d’expression et de réunion ;
- Fournir des garanties concernant la disponibilité et le caractère abordable de l’hébergement et des espaces logistiques pour tous les participants ; et
- Être accessible au public sur le site web de la CCNUCC.
Le CAN et les YOUNGO ont en outre demandé que les visas soient délivrés par voie électronique dans un délai d’une semaine pour tous les participants accrédités. Ils ont également demandé que des mesures soient prises pour empêcher la « mainmise des entreprises » en exigeant la divulgation des conflits d’intérêts, YOUNGO rappelant les mesures adoptées dans le cadre du protocole visant à éliminer le commerce illicite des produits du tabac. Les YOUNGO ont en outre demandé l’élaboration d’une politique de sauvegarde des enfants dans le cadre de la CCNUCC.
Dans les couloirs
Avec un appétit croissant pour la réforme, les délégués se tournent de plus en plus vers d’autres accords multilatéraux pour s’en inspirer. Les discussions de la journée ont montré que cela peut être une arme à double tranchant. De nombreux observateurs ont applaudi les efforts déployés par les pays pour adopter des exigences de transparence strictes et rigoureuses, telles que celles contenues dans le régime de lutte antitabac. À l’inverse, une délégation a fait référence à la définition très controversée du genre dans le statut de 1998 de la Cour pénale internationale pour plaider en faveur de l’assimilation du genre et du sexe. « Ils ont sorti cette définition de la poubelle de la coopération internationale », s’est indigné un observateur, qui a souligné que cette définition avait évolué de manière significative dans la pratique judiciaire depuis lors.
Dans l’après-midi, les cinq derniers jours de négociations intenses ont commencé à se faire sentir. La fatigue générale a été aggravée par l’absence de progrès sur des points clés de l’ordre du jour tels que l’égalité entre les hommes et les femmes, les Mesures de riposte et le Programme de travail pour une transition juste. Comme l’a fait remarquer un délégué chevronné : « Il y a eu une heure de réunion par-ci, une heure par-là, et peu de progrès entre les deux ». Un autre a proposé en plaisantant de déplacer les discussions de samedi à l’extérieur, sur les rives ensoleillées du Rhin, ajoutant qu’un « changement de décor nous ferait du bien ».