Report of main proceedings for 2 December 2018

Katowice Climate Change Conference - December 2018

Ce dimanche, la Conférence de Katowice sur les changements climatiques a ouvert les réunions de tous les organes de la Convention : la CdP 24, la CMP 14, la CMA 1-3, la SBSTA 49, la SBI 49, et l’APA 1-7. L’APA s’est également réuni au sein d’un groupe de contact. Dans la soirée, une plénière conjointe s’est réunie pour entendre les déclarations d’ouverture. 

CDP

Le Président de la CdP 23, le Premier ministre Frank Bainimarama, des îles Fidji, a ouvert la session.

Questions d’organisation: Élection du Président de la CdP 24: Les Parties ont élu par acclamation Michał Kurtyka, Secrétaire d’État au Ministère de l’énergie de Pologne, Président de la CdP 24, de la CMP 14 et de la CMA 1-3.

Adoption du règlement intérieur: Les Parties sont convenues d’appliquer le projet de règlement intérieur (FCCC/CP/1996/2), excepté le projet de règle 42 relative au vote. La présidence de la CdP va organiser des consultations.

Adoption de l’ordre du jour: Le Président Kurtyka a présenté un supplément à l’ordre du jour provisoire (FCCC/CP/2018/1/Add.1), comprenant une proposition de nouveau point à l’ordre du jour sur les besoins et les circonstances spéciaux de l’Afrique au regard de l’Accord de Paris. Il a expliqué par ailleurs que, depuis la publication de ce document, le Honduras, au nom de l’Association indépendante des pays d’Amérique latine et des Caraïbes (AILAC), l’Iran, au nom des États d’Asie-Pacifique, et l’Arabie saoudite, pour le Groupe arabe, ont proposé de nouveaux points, chacun relatif aux besoins spéciaux et circonstances spéciales des pays en développement dans leurs groupes ou régions respectifs. Il a proposé que la CdP adopté le supplément à l’ordre du jour provisoire sans le sous-point relatif à une proposition visant à enlever la Turquie de la liste de l’Annexe I de la Convention, et les quatre points proposés sur les besoins et circonstances spéciaux. La CdP a adopté l’ordre du jour tel que proposé.

La CdP est convenue de laisser en suspens les sous-points relatifs aux propositions émanant de la Fédération de Russie et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Mexique, ainsi qu’un point concernant le deuxième examen de l’adéquation de l’Article 4.2 de la Convention (politiques et mesures d’atténuation prises par les pays de l’Annexe I).

Élection des membres du Bureau autres que le Président: Les Parties sont convenues que le Vice-Président de la CdP Majid Shafiepour, Iran, poursuivrait les consultations jusqu’à la finalisation des nominations.

Admission d’organisations en qualité d’observateurs: La CdP a admis les nouveaux observateurs proposés (FCCC/CP/2018/2).

Organisation des travaux: La CdP a adopté son organisation des travaux.

Dates et lieux des futures sessions: La Présidence de la CdP conduira des consultations auprès des groupes régionaux concernés pour ce qui est de la CdP 25 et de la CdP 26.

Préparatifs de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et de la CMA 1: La CdP reviendra sur ce point au cours de la deuxième semaine, une fois que les organes subsidiaires auront conclu leurs travaux. 

Mécanisme international de Varsovie relatif aux pertes et préjudices (WIM): L’Australie, au nom du GROUPE DE COORDINATION, et les Maldives, au nom de l’ALLIANCE DES PETITS ÉTATS INSULAIRES (AOSIS), ont fait observer que les consultations examineront le rapport et les recommandations du Comité exécutif (ComEx), et non l’autorité de la CdP sur le WIM ni les éventuelles orientations qu’elle devrait lui donner. Des consultations informelles vont être organisées.

Les points et sous-points suivants vont être abordés en consultations informelles:

  • Relations entre le Mécanisme technologique et le mécanisme financier de la Convention; et
  • Prise de décisions dans le cadre du processus découlant de la CCNUCC.

Tous les sous-points correspondants à des questions relatives au financement de la CdP ont été transmis à des groupes de contact.

CMP

Questions d’organisation: Adoption de l’ordre du jour: Les Parties ont adopté l’ordre du jour (FCCC/KP/CMP/2018/1) et sont convenues de transmettre plusieurs sous-points au SBSTA et au SBI.

Élection de membres supplémentaires au Bureau: Le Président de la CMP Kurtyka a indiqué que les consultations allaient se poursuivre.

État de la ratification de l’Amendement de Doha: Le Président de la CMP Kurtyka a rapporté qu’au 20 novembre 2018, 122 Parties avaient transmis leurs instruments d’acceptation.

Notification et examen des informations communiquées par les Parties visées à l’annexe I: La CMP a pris note de l’information contenue dans le rapport annuel de compilation et comptabilisation pour les Parties visées à l’Annexe B (FCCC/KP/CMP/2018/5 et Add.1).

CMA

Questions d’organisation: Adoption de l’ordre du jour: Le Président de la CMA Kurtyka a rappelé que l’ordre du jour a été adopté à la CMA 1 à Marrakech.

Élection de membres supplémentaires au Bureau: Le Vice-Président de la CMA Shafiepour va poursuivre les consultations. Concernant l’élection des membres du ComEx du WIM, les Maldives, au nom de l’AOSIS, et les États-Unis ont rappelé les déclarations faites en plénière de la CdP, et l’AOSIS a fait valoir que la note de pied de page faisant référence à l’élection du Bureau du WIM ne reflète pas pleinement leur point de vue concernant la gouvernance de la CMA sur le WIM.

Organisation des travaux: La CMA a adopté son organisation des travaux.

État de la ratification de l’Accord de Paris: Le Président de la CMA Kurtyka a rapporté qu’au 1er décembre 2018, 184 Parties à la Convention avaient ratifié l’Accord de Paris, et a invité les Parties à expédier dans les plus brefs délais le dépôt de leurs instruments de ratification, acceptation, approbation ou accession. La CMA a pris note de l’information.

Questions se rapportant à la mise en œuvre de l’Accord de Paris: Les Parties sont convenues de revenir sur ce point au cours de la deuxième semaine, une fois que les organes subsidiaires auront conclu leurs travaux.

SBSTA

Le Président du SBSTA Paul Watkinson, France, a ouvert la session.

Questions d’organisation: Le SBSTA a adopté l’ordre du jour (FCCC/SBSTA/2018/7) et est convenu de l’organisation des travaux pour la session..

Combustibles utilisés dans les transports aériens et maritimes internationaux: L’ARABIE SAOUDITE a rappelé que les Parties ont été dans l’incapacité d’atteindre un consensus sur cette question à la SBSTA 48 et a soutenu que les Parties n’ont donc pas invité l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ni l’Organisation maritime internationale (OMI) à faire rapport de leurs activités à la SBSTA 49. Le Président du SBSTA Watkinson a mis en exergue que, si aucune conclusion n’a été adoptée à la dernière réunion, les Parties avaient adressé à l’OACI et à l’OMI une invitation permanente lors de réunions précédentes, afin que ces organisations puissent informer le SBSTA lors de ses réunions futures. Des consultations informelles vont être organisées.

Rapports sur d’autres activités: Le SBSTA a pris note des Rapports sur d’autres activités (FCCC/SBSTA/2018/INF.3, INF.4, et INF.5).

Le GIEC a mis en exergue son Rapport spécial sur le réchauffement global de 1,5ºC, en soulignant que « chaque portion de réchauffement compte ».

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a fait l’état des lieux des indicateurs climatiques, notamment les concentrations de GES, la température moyenne mondiale, et l’étendue de la glace maritime.

L’OACI a informé que son Plan de réduction et de compensation du carbone émis par l’aviation internationale (CORSIA) est devenu opérationnel en octobre 2018.

L’OMI a fait rapport des activités et engagements pour la réduction des émissions découlant du transport maritime international, y compris l’adoption de sa Stratégie initiale de l’OMI en avril 2018 et les travaux sur la coopération technologique et le renforcement des capacités.

L’ARABIE SAOUDITE a réitéré ses inquiétudes concernant le fait d’inviter l’OACI et l’OMI à prononcer des déclarations à cette session.

Les points et sous-points suivants vont être abordés en consultations informelles:

  • Rapport du Comité de l’adaptation (conjointement avec le SBI);
  • Rapport du Comité exécutif du WIM (conjointement avec le SBI);
  • Cadre technologique créé en vertu du paragraphe 4 de l’article 10 de l’Accord;
  • Rapport annuel commun du Comité exécutif de la technologie (CET) et du Centre-Réseau des technologies climatiques (CRTC) (conjointement avec le SBI);
  • Recherche et observation systématique;
  • Plateforme des communautés locales et des peuples autochtones;
  • Action commune de Koronivia pour l’agriculture (conjointement avec le SBI); et
  • Impact des mesures de riposte mises en œuvre: questions relatives au paragraphe 3 de l’article 2 du Protocole de Kyoto (consultations suivant les besoins).

Des groupes de contact ont été mis en place pour les points et sous-points suivants:

  • Impact des mesures de riposte mises en œuvre (conjointement avec le SBI);
  • Questions relatives à l’article 6 de l’Accord (démarches concertées); et
  • Modalités de comptabilisation des ressources financières fournies et mobilisées par des interventions publiques, conformément au paragraphe 7 de l’article 9 de l’Accord (transparence des financements ex post).

SBI

Le Président du SBI Emmanuel Dlamini, eSwatini, a ouvert la session.

Questions d’organisation: Le SBI a adopté son ordre du jour (FCCC/SBI/2018/12) et son organisation des travaux, étant entendu que certains points non relatifs à l’Accord de Paris devront peut-être être conclu à la SBI 50.

Évaluation multilatérale: Le SBI a pris note de l’information fournie.

Échange de points de vue axé sur la facilitation: Le SBI a pris note de l’information fournie.

Autres activités prescrites: Le SBI a pris note des activités prescrites qui se dérouleront à la SBI 49.

Élection des membres du Bureau autres que le Président: Le Président du SBI Dlamini a inviter les Parties à émettre leurs nominations.

Notification et examen concernant les Parties visées à l’annexe I de la Convention: État de la situation concernant la soumission et l’examen des septièmes communications nationales et des troisièmes rapports biennaux: Le SBI a pris note de l’état de soumission et d’examen (FCCC/SBI/2018/INF.14).

L’UKRAINE a évoqué sa préoccupation concernant le fait que la Fédération de Russie ait inclus des données relatives aux territoire de la République autonome de Crimée et à la ville de Sébastopol dans sa notification, et a demandé à la CCNUCC de ne pas prendre en compte ces données.

Les ÉTATS-UNIS et le CANADA ont signifié leur soutien à la souveraineté ukrainienne.

La FÉDÉRATION DE RUSSIE a expliqué que sa notification vise la mise en œuvre de ses obligations dans le cadre de la CCNUCC. Le SBI examinera cette question à sa prochaine session.

Compilation-synthèse des deuxièmes et troisièmes rapports biennaux: Rapport sur les données présentées dans les inventaires nationaux de GES: Le SBI a pris note de l’état de soumission et d’examen des deuxièmes et troisièmes rapports biennaux des Parties visées à l’annexe I (FCCC/SBI/2018/INF.8/Add.1) ainsi que du rapport sur les données présentées dans les inventaires nationaux de GES des Parties visées à l’annexe I de la Convention pour la période 1990-2016 (FCCC/SBI/2018/17). Des consultations informelles vont être organisées sur ces deux sous-points.

Notification par les Parties non visées à l’annexe I: Travaux du Groupe consultatif d’experts (GCE) des communications nationales: Le Groupe consultatif d’experts (GCE) a présenté son rapport d’avancement (FCCC/SBI/2018/20) et ses activités visant à accroître les capacités techniques des experts nationaux des pays en développement. Le délégué a mis en lumière les principales réussites du GCE, notamment l’élaboration de matériel de formation, la formation de plus de 1000 experts nationaux, et la tenue de 23 ateliers régionaux ainsi que de 25 webinaires. Des consultations informelles vont être organisées.

Apport d’un appui financier et technique: Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a présenté ses activités relatives à la préparation des communications nationales et des rapports biennaux de mise à jour (FCCC/SBI/2018/INF.9). La déléguée a noté qu’au 3 septembre 2018, le FEM avait approuvé le soutien pour 20 communications nationales et 22 rapports biennaux de mise à jour.

Le SBI a pris note du rapport synthétique sur l’analyse technique des rapports biennaux de mise à jour pour les Parties non visées à l’annexe I.

Questions relatives aux mécanismes prévus par le Protocole de Kyoto: Le SBI a pris note du rapport de l’administrateur du registre de transactions internationales du Protocole de Kyoto (FCCC/SBI/2018/INF.10). Le Président du SBI Dlamini a rapporté que le SBI va poursuivre son examen des modalités et procédures pour un Mécanisme de développement propre à la SBI50.

Rapport du ComEx du WIM: Le SBI a pris note du rapport (FCCC/SB/2018/1). Des consultations informelles vont être organisées.

Rapport du Comité de l’adaptation: Questions relatives aux PMA: Le Comité de l’adaptation a décrit son rapport en signalant que celui-ci : comprend des information sur des questions d’ordre organisationnel et procédural ; met en lumière les progrès accomplis dans la mise en œuvre de son plan de travail flexible : et contient le plan de travail flexible pour la période 2019-2021, ainsi qu’une recommandation à l’attention du SBSTA.

Le Groupe d’experts sur les PMA (GEP) a expliqué avoir avancé ses travaux dédiés à fournir des orientations sur les Plans nationaux d’adaptation (PNA) et à consulter les Parties afin de connaître leurs besoins.

Mise au point et transfert de technologies: Rapport annuel commun du CET et du CRTC: Le CET et le CRTC ont fait rapport de leurs activités, en décrivant particulièrement les travaux relatifs à la recherche, au développement et à la démonstration d’innovations, ainsi que ceux dédiés à la coopération Sud-Sud et triangulaire sur les technologies d’adaptation et d’atténuation.

Des consultations informelles vont être organisées.

Programme stratégique de Poznan sur le transfert de technologies: Le SBI poursuivre l’examen de ce point à la SBI 50.

Questions relatives au renforcement des capacités: Renforcement des capacités au titre de la Convention: Rapport technique annuel d’activité sur les travaux du Comité de Paris sur le renforcement des capacités (CPRC): Le SBI a entendu une introduction orale au rapport technique annuel du CPRC (FCCC/SBI/2018/15) et a transmis les deux sous-points à des consultations informelles.

Renforcement des capacités au titre du Protocole de Kyoto: Le SBI a pris note du rapport synthétique du 7e Forum de Durban sur le renforcement des capacités (FCCC/SBI/2018/13).

Rapport sur les activités relatives à l’Action pour l’autonomisation climatique: Le SBI a pris note du rapport du 6e Dialogue sur l’Action pour l’autonomisation climatique (FCCC/SBI/2018/19).

Questions administratives, financières et institutionnelles: Le Secrétariat a présenté ce point et les sous-points correspondants (FCCC/SBI/2018/16, Add.1, et Add.2). Le SBI a par ailleurs entendu un rapport oral du Conseil d’auditeurs des Nations Unies. Ce point sera examiné plus avant dans un groupe de contact.

Les points et sous-points suivants vont être abordés en consultations informelles:

  • Plans nationaux d’adaptation (PNA);
  • Mise au point et transfert de technologies: Portée et modalités de l’évaluation périodique du Mécanisme technologique pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris;
  • Rapport du Comité de l’adaptation et questions relatives aux PMA mentionnées aux paragraphes 41, 42 et 45 du document final de Paris;
  • Calendriers communs;
  • Établissement de modalités et de procédures pour le fonctionnement et l’utilisation du registre public mentionné au paragraphe 12 de l’article 7 de l’Accord (registre des communications de l’adaptation);
  • Établissement de modalités et de procédures pour le fonctionnement et l’utilisation du registre public mentionné au paragraphe 12 de l’article 4 de l’Accord (registre des CDN);
  • Action commune de Koronivia pour l’agriculture;
  • Questions relatives au financement de l’action climatique:recensement des informations que doivent communiquer les Parties conformément au paragraphe 5 de l’article 9 de l’Accord (transparence des financements ex ante);
  • Impact des mesures de riposte mises en œuvre: Questions relatives au paragraphe 14 de l’article 3 du Protocole (minimisation des effets adverses) (consultations suivant les besoins); et
  • Questions de genre et changements climatiques.

Les points relatifs à l’impact du Forum amélioré et programme de travail pour les mesures de riposte, et aux modalités de fonctionnement, programme de travail et fonctions du forum sur l’impact des mesures de riposte mises en œuvre, visés par l’Accord de Paris, ont été déférés à un groupe de contact.

APA

La Co-Présidente de l’APA Sarah Baashan, Arabie saoudite, a ouvert la session et exhorté les Parties à achever les travaux samedi 8 décembre. Elle a signalé que lundi 3 décembre les Parties seront libres de s’engager dans des consultations auto-organisées parallèlement au Segment de haut niveau.

Questions d’organisation: Élection du bureau: Aucune action n’a été entreprise dans le cadre de ce sous-point du fait que le mandat des membres en poste n’est pas encore achevé.

Adoption de l’ordre du jour: Les Parties sont convenues d’appliquer l’ordre du jour adopté à l’APA 1 en mai 2016 (FCCC/APA/2018/5) excepté un sous-point qui a déjà été conclu à Marrakech en novembre 2016.

Organisation des travaux: Les Parties ont approuvé l’organisations de travaux proposée, y compris le travail dans un seul groupe de contact qui se réunira au moins trois fois, et la conduite de travaux techniques dans les consultations informelles. La Co-Président Baashan a demandé aux Parties de livrer une première version du projet de texte au plus tard mercredi 5 décembre.

Groupe de contact de l’APA

La Co-Présidente Jo Tyndall, Nouvelle-Zélande, a rappelé l’organisation des travaux et les échéances de l’APA, et a encouragé les Parties à se focaliser sur les éléments essentiels et les options clés de chaque point, et à identifier des « terrains d’atterrissage ».

Elle a décrit les perspectives pour chacun des points à l’ordre du jour, en signalant que des consultations informelles vont être organisées pour chacun d’entre eux:

Section relative à l’atténuation dans la Décision 1/CP.21: Tyndall a souligné le besoin de trouver un accord sur la façon dont il conviendrait d’appliquer les orientations relatives à l’information requise pour faciliter la clarté, la transparence et la compréhension des CDN, et à qui ces orientations s’appliquent-elles.

Communication de l’adaptation: exhortant les Parties à examiner les liens, notamment avec le point 5 (transparence), Tyndall  a souligné le besoin d’assurer la cohérence entre les divers éléments de l’APA.

Transparence: Citant les progrès accomplis à Bangkok, Tyndall a mis en exergue que les options et sous-options doivent encore être peaufinées.

Bilan mondial: Tyndall a exhorté les Parties à aborder les liens non résolus et les options multiples.

Comité de la mise en œuvre et du respect des dispositions: Signalant les progrès accomplis à l’APA 1-6, Tyndall a appelé les Parties à aborder les superpositions restantes.

Questions diverses: Concernant le Fonds pour l’adaptation, Tyndall a souligné le besoin pour les Parties de se focaliser sur les questions essentielles. Concernant les éventuelles questions additionnelles, elle a exhorté les Parties à convenir d’une méthodologie pour faire avancer chacun des sous-points.

Plénière conjointe CdP, CMP, CMA, SBSTA, SBI et APA

L’Égypte, au nom du G-77/CHINE, a souligné le besoin d’équilibrer l’action et le soutien, et a instamment demandé une comparabilité raisonnable entre les diverses questions, « de façon à ne laisser aucune question pour compte ». Le délégué a signalé que le financement pourrait « déverrouiller » d’autres questions, et a appelé à entériner le principe de responsabilités communes mais différentiées et capacités respectives (RCMD-CR) dans le document final.

L’Union européenne (UE) a souligné que le résultat de Katowice doit correspondre à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Paris, en tenant compte des capacités et circonstances nationales, et en assurant le plus haut niveau d’ambition possible au fil du temps. Concernant le dialogue Talanoa, le délégué a exhorté les Parties à réfléchir sur les niveaux d’ambition à l’aune des dernières avancées de la science climatique.

La République de Corée, au nom du GROUPE POUR L’INTÉGRITÉ DE L’ENVIRONNEMENT (GIE), a appelé à tenir les promesses faites à Paris et a souligné que reporter les travaux au-delà de la CdP 24 n’est pas une option. Le délégué a également évoqué le dialogue Talanoa, en priant instamment les Parties de chercher des occasions pour combler le fossé du niveau d’ambition.

L’Australie, pour le GROUPE DE COORDINATION, a indiqué que le groupe travaillera de la façon la plus intense et la plus constructive possible dans le but d’établir des orientations complètes et solides pour l’Accord de Paris.

Décrivant l’Accord de Paris comme une régime renforcé guidé par l’équité et les RCMD, le Gabon, au nom du GROUPE AFRICAIN, a mis en relief les principaux éléments du résultat, notamment, le financement, y compris la pleine opérationnalisation du paragraphe 5 de l’Article 9 de l’Accord de Paris (transparence du financement ex ante). Le délégué a salué le supplément présenté par la présidence, mais a indiqué que le groupe s’apprête à soumettre des éléments qui ont été omis.

L’Arabie saoudite, au nom du GROUPE ARABE, a souligné le besoin : de préserver l’équilibre entre les diverses questions abordées dans l’Accord de Paris ; d’établir un paquet cohérent qui soit le reflet des textes soumis par les Parties ; et de garder en tête les circonstances nationales.

Les Maldives, au nom de l’AOSIS, ont signalé le Rapport spécial du GIEC sur les impacts d’un réchauffement global de 1,5ºC, en soulignant qu’il est urgent de restaurer un esprit de coopération multilatérale placé au-dessus des étroits intérêts nationaux. Le délégué a plaidé, entre autres, pour une décision de la CdP sur le résultat du dialogue Talanoa.

L’Éthiopie, au nom des PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA), a souligné le besoin d’améliorer la prévisibilité des flux de financement à travers l’information ex ante, et a mis en exergue que la question des pertes et préjudices est une composante critique de la riposte mondiale aux changements climatiques.

Soulignant l’équité comme principe directeur, l’Iran, au nom des PAYS EN DÉVELOPPEMENT ANIMÉS DU MÊME ESPRIT (LMDC), a appelé à : traiter de façon équilibrée tous les éléments pour établir une décision générale unique et obtenir l’engagement constructif des pays développés sur les questions de financement et de transfert de technologies.

Soulignant la vulnérabilité de sa région, la déléguée de Colombie, au nom de l’AILAC, a souligné que la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris requiert la prise en compte des circonstances spéciales des pays. Elle a instamment plaidé pour des résultats tangibles dans les activités prescrites, notamment le dialogue Talanoa.

L’Inde, au nom du GROUPE BRÉSIL, AFRIQUE DU SUD, INDE et CHINE (BASIC), a souligné que le Programme de travail de l’Accord de Paris (PTAP) doit soutenir un niveau d’ambition plus élevé sans « faire marche-arrière » sur les règles. Le délégué a souligné que le financement public est « au cœur » de l’action climatique des pays en développement.

L’Argentine, au nom de l’ARGENTINE, du BRÉSIL et de l’URUGUAY, a appelé à élever le niveau d’ambition et à établir un équilibre entre l’atténuation, l’adaptation et les moyens de mise en œuvre. La déléguée a souligné le besoin d’éviter les distractions qui compromettraient l’accord sur le PTAP.

Le Venezuela, au nom de l’ALLIANCE BOLIVARIENNE POUR LES PEUPLES DE NOTRE AMERIQUE (ALBA), a indiqué que l’Accord de Paris et sa mise en œuvre doivent être gouvernés par les principes et objectifs de la Convention, et a instamment souhaité que les RCMD-CR ne fassent l’objet d’aucun recadrage. La déléguée s’est dite inquiète du manque de progrès concernant l’objectifs de financement pour 2020.

Le groupe des ENTREPRISES ET INDUSTRIES (BINGO) a estimé qu’achever le manuel de l’Accord de Paris enverra au monde un signal fort de volonté politique ininterrompue et que tous les marchés devraient être enrôlés pour soutenir l’Accord de Paris.

L’organisation CLIMATE ACTION NETWORK (CAN) a estimé que le rapport du GIEC sur la hausse de 1,5ºC est une « sonnette d’alarme avertissant à l’humanité de la crise climatique » et a appelé les Parties à s’engager pour renforcer leurs CDN d’ici 2020, de façon à les rendre compatibles avec la marche à suivre pour des émissions limitées à 1,5ºC, et à tenir leurs engagements en termes de financement de l’action climatique.

Les PEUPLES AUTOCHTONES ont déploré que les émissions de GES aient augmenté en 2017, et ont appelé à renforcer l’opérationnalisation de la Plateforme des peuples autochtones et des communautés locales.

Soulignant leur responsabilité historique, l’organisation CLIMATE JUSTICE NOW! (CJN!) a exhorté les pays développés à augmenter le financement de l’action climatique.

Les ADMINISTRATIONS LOCALES ET AUTORITÉS MUNICIPALES (ALAM) ont fait valoir l’engagement des villes et des régions dans l’élévation du niveau d’ambition de l’action climatique.

Les ONG DE RECHERCHE ET INDEPENDANTES (RINGO) ont offert leur expertise aux Parties, en plaidant pour un processus fondé sur des preuves scientifiques capable d’accueillir différentes perspectives.

Les SYNDICATS (TUNGO) ont souligné le défi qui consiste à « gagner sa vie » dans une économie sans émissions, et a appelé les Parties à adopter la « Déclaration de Silésie pour la solidarité et la transition juste ».

Le groupe FEMMES ET GENRE a mis en garde contre la perception des obligations en matière de financement climatique comme des opportunités d’investissement, et a rappelé le besoin d’aborder le financement des pertes et préjudices.

Les ONG DE LA JEUNESSE (YOUNGO) ont appelé à intégrer les points de vue de la base populaire dans la mise en œuvre des politiques relatives à l’adaptation et à l’agriculture, et ont plaidé pour le respect des droits humains en toutes circonstances.

Dans les couloirs

La Conférence de Katowice sur les changements climatiques a démarré un jour à l’avance, mais avec plus de trois heures de retard, car les délégués ont dû se rassembler pour résoudre, en privé et en petit comité, l’ordre du jour de la CdP, afin d’éviter un désaccord public. Parmi les points controversés à l’ordre du jour de la CdP, la demande de la Turquie pour que soient reconnues ses circonstances spéciales, qui en a conduit d’autres à signaler leurs propres vulnérabilités climatiques et l’unicité de leurs difficultés. Si un compromis a bien été trouvé, quelques délégués supputent que ces problèmes vont sans doute refaire surface dans les années à venir. Après ce contretemps, les travaux ont été lancés promptement au sein de chacun des organes, au son de nombreux rappels sur l’urgence qu’il y a à s’occuper des solutions pour les questions les plus centrales du PTAP, dont celui de la Co-Présidente de l’APA Sarah Baashan : « notre parcours jusqu’ici a pris la forme d’un marathon ; nous devons maintenant piquer un sprint jusqu’à la ligne d’arrivée ».

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