Report of main proceedings for 11 January 2005

MARDI 11 JANVIER 2005

Trois groupes de discussion plniers interactifs se sont runis mardi pour plancher sur les questions concernant: les difficults particulires poses aux PEID dans les domaines du commerce et du dveloppement conomique; le rle de la culture dans le dveloppement durable des PEID; et les volutions mergeantes et les dfis particuliers poss au dveloppement durable des PEID. La Grande Commission et des groupes de contact sur les changements climatiques, le transport des matriels radioactifs, la gouvernance, et le commerce, se sont runis tout le long de la journe pour poursuivre leurs dlibrations autour du document de la Stratgie.

GROUPES DE DISCUSSION

LES DIFFICULTES PARTICULIERES DES PEID DANS LES DOMAINES DU COMMERCE ET DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE: Cette session a t prside par Jaya Krishna Cuttaree, Ministre Mauricien des Affaires Etrangres et du Commerce International, et modre par Habib Ouane, Directeur du Programme Spcial de la CNUCED pour les PMA, PFND et les PEID.

Le Ministre Cuttaree a soulign que seul un systme commercial multilatral bas sur des rgles sera mme de prendre en ligne de compte les besoins particuliers des conomies petites et faibles, tels que les PEID. Il a indiqu que la RI devrait mener une action concrte quant au traitement spcial et prfrentiel en faveur des PEID.

Anthony Severin, Ambassadeur de Sainte Lucie auprs de la CARICOM, a dclar que la mondialisation et la libralisation du commerce ont marginalis les PEID et les ont laisss incapables de participer de manire significative dans le systme commercial multilatral. Il a appel les Nations Unies re-dterminer les critres permettant de dfinir les PEID.

Mohamed Latheef, Ambassadeur des Maldives auprs des Nations Unies, a soulign la question de la vulnrabilit des les la lueur des effets exercs par le tsunami sur les Maldives. Abordant la question du dclassement des PEID du traitement concessionnel, il a remis en question le caractre appropri des critres rgissant le dclassement, soulignant que les indices utiliss ne refltent pas les inconvnients conomiques particuliers aux PEID.

Hans-Peter Werner, Conseiller auprs de la Division de l'OMC charge du Dveloppement, a donn un aperu sur l'tat actuel du programme de travail de Doha concernant les conomies petites et vulnrables, mettant en relief l'accord ministriel qui reconnat la ncessit de traiter les proccupations des petites conomies sans crer une nouvelle sous-catgorie de membres de l'OMC.

Abordant les propositions de crer un sous-groupe particulier pour les PEID, Sivaramen Palayathan, Conseiller Commercial Mauricien auprs de l'OMC, a dclar que la RI devrait engendrer une dynamique en faveur d'une plus grande reconnaissance des PEID dans le systme commercial multilatral. Il a propos que les PEID travaillent s'assurer que l'ECOSOC s'accorde sur une nouvelle dfinition et avalise une nouvelle sous-catgorie consacre aux PEID, au sein des Nations Unies, laquelle, a-t-il ajoute, pourrait servir exercer une influence sur l'OMC.

Deep Forde, Premier Conseiller Commercial de la FAO, a parl des dfis poss aux PEID dans les rgimes commerciaux en volution des principales matires premires, comme le sucre et les bananes.

Le Dbat: Les participants ont voqu, entre autres, les questions touchant: l'claircissement de la dfinition des PEID; au traitement particulier de la part partenaires du dveloppement dans les domaines du commerce international et du financement du dveloppement; au renforcement des capacits; l'intgration rgionale et aux alliances stratgiques; au dclassement du statut de PMA; aux stratgies visant viter la marginalisation; et l'accroissement des capacits des PEID dans le domaine de la ngociation, au sein de l'OMC.

ROLE DE LA CULTURE DANS LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PEID: Ce groupe a t prsid par Rahmat Witoelar, Ministre Indonsien de l'Environnement, et modr par Dame Pearlette Louisy, Gouverneur Gnral de Sainte Lucie.

Philippe la Hausse Lalouvire, du Fonds National Mauricien pour la Sauvegarde du Patrimoine, a dclar que les PEID ont besoin d'avoir une vision bien dfinie de la culture et le patrimoine culturel, et a dcrit une srie de mesures pouvant tre prises pour la protection et le partage des cultures des PEID.

Intervenant du point de vue de la rgion du Pacifique, Meretui Ratunabuabua, du Dpartement de la Culture et du Patrimoine, de Fidji, a soulign l'importance des communauts insulaires dans la participation dans les mesures visant protger, amliorer et promouvoir leurs cultures.

Ralph Regenvanu, du Centre Culturel de Vanuatu, a dclar que les traditions des les du Pacifique offrent des occasions uniques de dmontrer le rle que la culture peut jouer dans le dveloppement durable.

Citant des exemples culturels tirs de la rgion des Carabes, Keith Nurse, de l'Universit des West Indies, a retrac les principaux dfis poss et les principales opportunits offertes aux PEID dans le cadre de l'conomie mondiale.

Sidney Bartley, Ministre Jamacain de l'Education, de la Jeunesse et de la Culture, a mis l'accent sur les cas de russite dans le domaine de l'exportation de la culture des PEID, incarns dans la musique de Bob Marley, et a encourag l'intgration de la culture des PEID dans la programmation des mdias et dans les programmes d'ducation.

Le Dbat: Les participants ont qualifi la culture de quatrime pilier du dveloppement durable et ont fait part de leur appui au projet de convention de l'UNESCO sur la diversit culturelle. Les participants ont galement voqu le besoin: de protger et de promouvoir le patrimoine et les changes culturels; de prserver les langues et les traditions autochtones; de mettre en place des politiques culturelles naturelles; et d'amliorer le renforcement des capacits des institutions et des industries culturelles nationales.

TRAITEMENT DES EVOLUTIONS EMERGENTES ET DES DEFIS PARTICULIERS POSES AU DEVELOPPEMENT DURABLE DES PEID: Ce groupe de discussion a t coprsid par Marcus Bethel, Ministre de la Sant et de l'Environnement, des Bahamas, et Bruce Billson, Secrtaire Parlementaire Australien pour les Affaires Etrangres et le Commerce Extrieur. Le Modrateur du Groupe de Discussion tait Len Ishmael, Directeur Gnral de l'Organisation des Etats de l'Est des Carabes, a encourag les PEID considrer la manire d'assurer le maintien de leur croissance, la sret des investissements dans l'infrastructure sociale, et la conception et la protection des filets de scurit sociale.

Soulignant la pertinence du PAB pour la rgion Pacifique, Greg Urwin, Secrtaire Gnral du Secrtariat du Forum des Iles du Pacifique, a mis en exergue les dfis poss dans les domaines: de l'urbanisation; de la rduction de la pauvret; de la lutte contre le VIH/SIDA et des maladies lies au mode de vie; de l'ingalit des relations homme-femme; de la scurit; et de la raret des ressources financires et humaines.

Sonia Elliott, de l'UNAIDS, a dclar que les PEID n'ont pas t pargns par l'pidmie du VIH/SIDA, et a appel la RI la reconnatre comme tant le principal dfi pos au dveloppement durable des PEID.

Curtis Ward a parl des rcentes mesures de scurit requises par le Conseil de Scurit de l'ONU, et a mis en relief l'impact des menaces scuritaires qui psent sur les secteurs du tourisme des PEID, et la rorientation de l'APD vers le renforcement des capacits en matire de scurit.

Rex Nettleford, de l'Universit des West Indies, a dclar que la transformation sociale dans le contexte du dveloppement durable est de trs grande importance pour les PEID. Il a mis en relief le besoin d'investissements long terme pour le dveloppement, la place et lieu des donations court terme.

Aprs les exposs, les reprsentatives des Principaux Groupes ont donn leurs points de vue sur l'application du PAB et sur les volutions et les difficults mergeantes, y compris sur la ncessit:

  • pour les gouvernements, d'honorer leur engagement en faveur du PAB, concernant l'valuation des effets par rapport au genre, et de renouveler leur engagement en faveur des accords conclus lors des confrences internationales prcdentes, sur les femmes, et sur la population et le dveloppement (les Femmes);
     

  • de traiter les volutions mergeantes de glorification de la violence (Les Enfants et les Jeunes);
     

  • de traiter les questions de VIH/SIDA et de scurit, et pour les gouvernements des PEID, d'adopter les Directives des Nations unies pour la Protection des Consommateurs (Les ONGs);
     

  • de salaires dcents, de cration d'emplois, d'une rpartition quitable des revenus et de prvention de la pauvret (Les Syndicats);
     

  • d'une meilleure administration, d'un investissement local, d'un dveloppement des crneaux commerciaux, de capacits institutionnelles fortes et de l'application du principe des responsabilits communes mais diffrencies par les PEID et les partenaires du dveloppement (Commerce et Industrie);
     

  • d'un plan d'action clair et applicable issu de la RI (Communaut Scientifique et Technologique); et
     

  • d'un traitement de la grande dpendance des PEID, des matires premires importes et des cots levs des entrants (Agriculteurs).

Dans le dbat qui a suivi, les participants ont abord: les questions de pauvret et de fminisation de la pauvret; le rle de la coopration sud-sud et PEID-PEID; le terrorisme; l'investissement dans les communauts dfavorises; la ncessit de l'engagement de la socit civile; et, l'importance de la culture.

GRANDE COMMISSION

EXAMEN DES CONCLUSIONS FINALES DE LA RI: Les dlgus ont procd l'examen des questions restes en suspens dans le document de la Stratgie, parvenant un accord sur le document, l'exception des libells consacrs: aux mesures unilatrales; aux changements climatiques ; aux navires couls; au transport des matriels radioactifs; et la gouvernance.

Introduction: Dans le paragraphe douverture, les dlgus ont approuv, moyennant un amendement mineur, la proposition du G-77/Chine d'intgrer des mesures visant traiter la vulnrabilit et le renforcement des capacits de rsistance, dans les stratgies nationales de dveloppement durable des PEID. Le dlgu des ETATS-UNIS, contr par le G-77/CHINE, a suggr de supprimer le libell consacr aux mesures unilatrales, soulignant que les rfrences aux droits de l'Homme pouvaient tre ajoutes au libell consacr au respect des droits de l'Homme et des liberts fondamentales.

Ressources en biodiversit: Au sujet de l'amlioration des efforts nationaux fournis dans le cadre de l'application du programme d'action de la CDB ax sur les aires protges, le G-77/CHINE a propos, et les dlgus ont accept, de supprimer la rfrence particulire aux aires protges marines. Au sujet de la participation des PEID dans les ngociations du rgime international rgissant l'accs le partages des avantages, le Prsident MacKay a prsent, et les dlgus ont approuv, un texte de compromis soulignant, entre autres, la question de l'accs non autoris et de l'appropriation illgitime des ressources gntiques et des savoirs traditionnels.

Environnements nationaux et rgionaux favorables: Les dlgus ont dcid de retenir le libell existant concernant l'implication des jeunes.

Application: Science et dveloppement et transfert des technologies: Les dlgus ont dcid de retenir le libell concernant la considration de l'tablissement d'un fonds pour le transfert des technologies et le dveloppement, consacr aux PEID.

Renforcement des Capacits: Au sujet des engagements de la communaut internationale en faveur du soutien des efforts des PEID visant renforcer les capacits dans le domaine du suivi d'tat de leur environnement, de leurs conomies et de leurs institutions sociales et culturelles, l'UE a propos, et les dlgus ont accept, que le suivi devrait se focaliser sur la dtermination et l'laboration des priorits nationales et la concrtisation des obligations internationales.

Rle des Nations Unies: Au sujet de la mobilisation et de la coordination des agences, des fonds et des programmes des Nations Unies, le dlgu des ETATS-UNIS a fait part de ses rserves concernant le risque de voir le libell impliquer la ncessit de financements supplmentaires. Les dlgus ont galement approuv une proposition du G-77/Chine concernant le rle et les mandats des Units des PEID et des "OHRLLS" dans la suite de la mise en uvre du PAB.

Les libells consacrs la question du commerce: Les dlgus ont approuv, sans discussion, le libell prsent par le groupe de contact traitant des paragraphes consacrs la question du commerce dans le document de la Stratgie. Dans le chapitre consacr la mondialisation et au commerce, les libells qui ont t approuvs portent sur: la reconnaissance de la ncessit de traiter les limites et les vulnrabilits propres aux PEID et sur le besoin de s'assurer des avantages potentiels de la libralisation du commerce et de la mondialisation; et, la reconnaissance de l'importance d'intensifier les efforts visant faciliter la participation pleine et effective des PEID dans le processus dcisionnel de l'OMC. Les dlgus ont galement approuv une liste de proccupations particulires aux PEID, dont: l'accession l'OMC; le dclassement et la transition douce du statut de PMA; les contraintes dans le domaine des capacits; l'assistance technique; les handicaps structurels et la vulnrabilit des PEID; l'rosion des termes prfrentiels; l'ajustement structurel; le lien entre le commerce, l'environnement et le dveloppement; le commerce et la scurit alimentaire; et, l'absence de reprsentation adquate, Genve.

Au sujet du renforcement des capacits, les dlgus ont approuv un libell appelant l'amlioration de la livraison de l'assistance technique et des programmes de renforcement des capacits dans le domaine du commerce, aux PEID, l'examen du lien entre le commerce, l'environnement et le dveloppement, et la facilitation du renforcement des capacits des ressources humaines et institutionnelles des PEID dans le domaine de l'application des AEM.

Au sujet de la gouvernance, les dlgus ont approuv un libell focalisant l'attention sur les besoins et des proccupations des PEID lis aux domaines du commerce et du dveloppement, pour leur permettre d'intgrer pleinement le systme commercial multilatral conformment au mandat de Doha concernant l'accession des petites conomies. Les dlgus ont galement approuv les libells dterminant comme grandes priorits pour les PEID, entre autres: la facilitation de l'accession des PEID l'OMC; la ncessit de mesures pour le traitement de l'rosion des termes prfrentiels; des mcanismes long terme pour la facilitation de l'ajustement des PEID la libralisation du commerce, post-Doha; la prise en considration des circonstances des PEID lors de la dtermination de la durabilit de la dette long terme; la mise en uvre de programmes pour la facilitation des dboursements et pour l'encouragement de l'investissement extrieur; le renforcement des capacits des PEID dans le domaine du traitement des questions commerciales; le soutien de la reprsentation rgionale au sein de l'OMC; et une prise en compte approprie des PEID dans le Programme de Travail de l'OMC consacr aux Petites Economies. Les dlgus ont approuv aussi un libell demandant au Secrtaire Gnral de l'ONU, de considrer la possibilit d'amliorer les programmes de travail des agences des Nations Unies pertinentes, de manire ce qu'elles puissent mieux aider les PEID accder et tirer profit de l'conomie mondiale.

DANS LES COULOIRS

Le groupe de discussion plnier du matin a avanc un ventail d'options ambitieuses pour l'intgration des PEID dans le systme commercial multilatral, mais certains dlgus ont fait observer que, le groupe de contact sur la question du commerce ayant achev ses travaux, les ngociateurs y ont adopt une approche conservatrice dans le traitement des proccupations des PEID, touchant au commerce. Un dlgu a comment que les appels passionns lancs au cours de la matine pour un remaniement de la liste des PEID et pour la cration, au sein de l'ECOSOC, d'une nouvelle sous-catgorie rserve aux PEID, n'ont pas t en mesure de dpasser les frontires des discussions de groupes. En dpit du bourbier dans lequel s'est retrouv le groupe de contact sur la question des changements climatiques, qui s'est runi jusqu' une heure tardive, mardi soir, les dlgus ont dclar tre satisfaits de l'tat d'avancement des ngociations. Plusieurs d'entre eux sont maintenant curieux de voir si les hauts reprsentants des PEID vont adopter une position forte, au Sommet de l'AOSIS, qui se tient mercredi aprs-midi.

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