Report of main proceedings for 3 September 2007

La huitime session de la Confrence des Parties (CdP 8) la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la dsertification (CLD) s’est ouverte au Palais des Congrs Madrid, Espagne, lundi 3 septembre 2007. Aprs une crmonie de bienvenue organise sous l’gide des Prince et Princesse hritiers d’Espagne, la premire runion plnire de cette session de deux semaines a entendu les dclarations liminaires des reprsentants des groupes rgionaux, des agences et organismes des Nations Unies et des organisations non gouvernementales.

LA CEREMONIE D’OUVERTURE

La CdP 8 a t dclare ouverte 12 h 03. Dans son allocution d’ouverture, Grgoire de Kalbermatten, le responsable en charge du secrtariat de la Convention, a souhait la bienvenue au Prince et la Princesse des Asturies, a rendu hommage l’Ex-Secrtaire excutif de la CLD, Hama Arba Diallo et a dclar que la CdP 8 est un moment important de l’volution de la CLD, compte tenu des rcents vnements climatiques et des progrs accomplis dans l’laboration de la stratgie de mise en œuvre de la CLD.

David Mwiraria (Kenya), prsident de la CdP 7, a rendu hommage Diallo. Il a ensuite mis en exergue le plan stratgique dcennal et les programme et budget au titre de 2008-2009 comme tant deux des points les plus importants devant tre traits la CdP 8.

Alberto Ruiz Gallardn, maire de Madrid, a souhait aux participants la bienvenue Madrid et a parl du modle de ville adapt la lutte contre la dsertification, qui vise amliorer la qualit de vie, impulser l’utilisation efficace de l’eau et accrotre les espaces verts de Madrid.

Cristina Narbona, ministre espagnole de l’environnement, a indiqu que son pays a doubl son APD et a accru son soutien en faveur de l’Afrique, et qu’il s’est engag soutenir davantage les pays touchs, dans leurs efforts de lutte contre la dsertification. Elle a appel l’exploration de nouveaux instruments financiers et de nouvelles initiatives permettant d’impulser la mise en œuvre de la Convention, la CdP 8.

Felipe de Borbn, Prince des Asturies, a souhait aux participants la bienvenue en Espagne, a parl des efforts fournis, de longue date, par l’Espagne pour combattre l’rosion des sols, et a dcrit les liens locaux et mondiaux quant aux causes l’origine du problme de la dsertification et aux solutions devant lui tre apportes.

LA PLENIERE D’OUVERTURE

Le prsident de la CdP 7, Mwiraria, a dclar ouverte la CdP 8. Les dlgus ont lu par acclamation le ministre Narbona comme prsident de la CdP 8. Le responsable du secrtariat, Kalbermatten, a donn un aperu du travail accompli par le secrtariat depuis la CdP 7. Il a fait tat du rle du prsident Moore dans la russite de la cinquime session du CRIC et a dclar que le secrtariat aspire un renforcement de la coopration avec le Mcanisme mondial (MM).

ADOPTION DE L’ORDRE DU JOUR ET DE L’ORGANISATION DES TRAVAUX: Le prsident de la CdP 8, Narbona, a invit les dlgus examiner le document concernant l’Adoption de l’ordre du jour et de l’organisation des travaux (ICCD/COP(8)/1 et Corr.1) et a fait tat de deux modifications proposes par le Bureau: un nouveau sous-article ajouter au point 14 de l’ordre du jour (AIDD) concernant la dcennie des dserts et de la lutte contre la dsertification (2010-2020); et un point 10 de l’ordre du jour rebaptis (units de coordination rgionales, UCR). L’ordre du jour a t adopt comme rvis oralement.

ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU AUTRES QUE LE PRESIDENT: Le prsident Narbona a invit les dlgus lire neuf vice-prsidents et le prsident du Comit sur la science et la technologie (CST). La CdP a lu Sem Shikongo (Namibie), Siddarth Behura (Inde), Khaled al-Sharaa (Syrie), Jii Hlavacek (Rpublique tchque), Yurie Kolmaz (Ukraine) et Mary Rowen (Etats-Unis d’Amrique). Le secrtariat a signal que le Groupe des pays d’Amrique Latine et des Carabes avait nomin Trinit et Tobago et l’Uruguay, mais que les noms des reprsentants n’ont pas t encore fournis au Bureau. L’Ouganda a indiqu que la Tunisie prsenterait le nom du second reprsentant africain. Les dlgus ont lu William Dar (Philippines) comme prsident du CST et ont not que Franklin Moore (tats-Unis) a t lu prsident des CRIC 5 et 6.

Les dlgus ont ensuite tabli une Grande commission (GC). Le prsident Narbona a indiqu que le Bureau avait modifi le programme de travail de la GC pour donner davantage de temps la discussion du point 9 de l’ordre du jour (suivi de l’UIM et de l’laboration de la stratgie). La discussion de ce point et du point 6 de l’ordre du jour (UCR) commencera mardi matin 4 septembre et la discussion des programme et budget commencera vendredi 7 septembre.

VERIFICATIONS DES POUVOIRS DES ORGANISATIONS ET ADMISSION DES OBSERVATEURS: Les dlgus ont adopt le document concernant la vrification des pouvoirs des organisations intergouvernementales et non gouvernementales et  l’admission des observateurs (ICCD/COP(8)14 et Add.1), sans observations.

DECLARATIONS DES PARTIES, DES AGENCES ET DES OBSERVATEURS: Dans leurs allocutions liminaires, les dlgations ont rendu hommage au travail accompli par l’Ex- Secrtaire excutif Diallo. Plusieurs d’entre elles ont galement fait part de leur volont de travailler ensemble de manire cordiale et constructive durant la CdP 8.

Le PAKISTAN, au nom du G-77/Chine, a indiqu que le Groupe est satisfait des progrs accomplis par la CLD. Le dlgu a accueilli favorablement le travail accompli par le Groupe de travail intergouvernemental intersession (GTII), a fait part de son appui en faveur du MM en tant qu’instrument utile et a exprim sa croyance qu’un Secrtariat amlior amliorera la mise en œuvre de la CLD. Il a appel les pays industrialiss honorer les obligations qui sont les leurs en fournissant des ressources financires adquates aux pays en dveloppement et a invit le FEM renforcer son domaine de mobilisation relatif l’rosion des terres et lui affecter davantage de ressources dans la prochaine reconstitution des fonds. Il a galement appel les parties adopter les programme et budget du secrtariat au titre de 2008-2009. Il a soulign l’importance de l’intgration de la mise en œuvre de la CLD dans les programmes d’adaptation aux changements climatiques. Il a dclar tre d’avis qu’avec la mise en place du plan stratgique dcennal, la CdP 8 sera une confrence historique.

Le PORTUGAL, au nom de l’Union europenne, de la Turquie et de la Croatie, a soulign l’importance de la dsertification et de la scheresse en Europe. Il a affirm que le soutien politique en faveur de la CLD requiert une approche plus rationalise et plus stratgique, ce qui ne pourrait tre ralis que si le plan stratgique dcennal tait adopt. Il a not que la CdP est une phase dcisive et que son cadre institutionnel doit tre dtermin. Il a appel une interaction plus forte avec d’autres Conventions de Rio.

La BIELORUSSIE, au nom du Groupe des pays d’Europe centrale et orientale, a affirm l’appui de sa rgion en faveur du plan stratgique et a soulign le besoin de ressources financires importantes. Il a appel un renforcement des activits du FEM et une amlioration du rle du MM dans la mobilisation des ressources. Il a exprim l’espoir de voir le CRIC tre retenu comme une institution au sein de la CLD et prsenter des recommandations claires et prcises la CdP. Il a appel des reformes permettant d’accrotre l’importance du travail scientifique men par le CST.

L’OUGANDA, au nom du Groupe africain, a dclare que la CdP 8 devrait se concentrer sur les stratgies pour l’amlioration de la mise en œuvre de la Convention et qu’elle devrait accrotre, de manire importante, les ressources destines au secrtariat. Le dlgu a accueilli avec satisfaction les conclusions du GTII et du Groupe de travail spcial sur l’laboration des rapports nationaux, et a suggr que la CdP 8 mandate le secrtariat de faciliter la production de directives concernant la communication des donnes, en vue de les mettre disposition d’ici la CdP 9. Il a galement soulign l’importance du programme de travail du CST et des dispositions relatives aux UCR.

Le PARAGUAY, au nom du Groupe Amrique Latine et Carabes, s’est flicit du travail accompli par le GTII, et a soulign la ncessit de financer la mise en application du plan stratgique dcennal. Il a apport son appui aux modalits suggres dans le projet de plan, notamment le renforcement du CST et du CRIC ainsi que le renforcement des programmes rgionaux. Il a soulign la ncessit d’un budget suffisant pour le secrtariat et a appel l’ensemble des parties adopter des mesures ayant rapport avec l’adaptation aux changements climatiques.

MYANMAR, au nom de l’Asie et du Pacifique, a affirm que le plan stratgique dcennal “ouvre la voie un engagement renouvel des parties prenantes.” Le dlgu a encourag les parties: dterminer des objectifs permettant d’optimiser la communication des donnes et le processus de surveillance et d’identifier les goulots; tablir un mcanisme d’change d’information au sein de la Convention; et donner un statut permanent au CRIC. Il a appel une collaboration largie entre le secrtariat et le MM et a fait part de l’intrt de son pays dans le suivi de la question d’une gestion fonde sur des rsultats ainsi que de son appui en faveur d’un cycle quadriennal pour la soumission des rapports, dans lequel toutes les parties soumettent leurs rapports de manire simultane.

Le CANADA a implor les parties raliser des rsultats et des progrs la CdP 8. Le dlgu a soulign que la CdP 8 est une session pivot qui reprsente une occasion de travailler ensemble pour mettre la CLD sur la voie des progrs mesurables, ce qui, a-t-il prcis, ne sera possible que si nous “mettons le pass derrire nous et regardons vers l’avenir.” Il a mis en exergue “la qualit avant la quantit” et a dclar que le passage une approche fonde sur les rsultats sera la cl. Il a indiqu que le soutien du plan stratgique dcennal et l’engagement en faveur de son adoption seront une mesure critique de la russite de cette CdP et un facteur dterminant dans la dtermination, par son pays, de la valeur de sa participation future.

Le reprsentant du Programme des Nations Unies pour l’environnement a dcrit les activits de son organisation pour le soutien de la mise en œuvre de la CLD, y compris: la clbration de l’dition 2006 de la Journe mondiale de l’environnement avec le thme des dserts et de la dsertification; l’laboration et la mise en œuvre des projets; et l’laboration d’indicateurs applicables l’rosion des sols et la dsertification. Il a soulign l’importance de la comprhension, de l’attnuation et de l’adaptation aux changements climatiques et les liens avec la lutte contre la dsertification. L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture a suggr des mesures permettant d’amliorer l’intgration les activits des programmes d’action nationaux avec les programmes de dveloppement gouvernementaux, et a encourag la promotion des partenariats pour un financement grande chelle.

L’Organisation mtorologique mondiale (OMM) a prsent un rapport sur la runion organise par l’OMM en 2006 sur le climat et la dsertification, durant laquelle les participants ont mis des recommandations pour une utilisation efficace des donnes climatiques aux fins de mieux comprendre la manire dont le climat influence et induit l’rosion des sols. Le reprsentant de la Stratgie internationale pour la rduction des catastrophes a indiqu que le Cadre d’action Hyogo de  2005 cherche btir des capacits de rsistance des communauts et des pays aux risques, tels que la scheresse, qui peuvent affaiblir les moyens d’existence et le dveloppement durable.

La Fundacin IPADE, Espagne, au nom des ONG, a not que la dsertification est en train de causer pauvret et conflits dans les pays. La reprsentante a appel les donateurs contribuer par des ressources financires nouvelles et supplmentaires et a affirm que la mise en application du plan stratgique dcennal tait la “dernire chance.”  L’UICN, Union internationale pour la conservation de la nature, a soulign le besoin de mieux comprendre les approches de gestion communautaire et a exprim l’espoir de voir la CdP 8 accorder une “meilleure attention” l’implication de la socit civile.

DANS LES COULOIRS

Dans leurs runions du matin, les groupes rgionaux ont examin la nomination par le Secrtaire Gnral Ban Ki-Moon, de Luc-Marie Gnacadja du Benin, comme nouveau  secrtaire excutif de la CLD. Plusieurs dlgations ont reconnu qu’il est bien qualifi, ayant servi comme ministre de l’environnement, ayant tudi la Harvard’s Kennedy School of Government, et ayant acquis une exprience managriale importante dans le secteur priv. Toutefois, ils taient intrigus quant au processus de slection, dclarant qu’une plus grande transparence aurait t souhaitable et ont fait part de leur surprise quant la hte avec laquelle on s’est attel trouver un nouveau secrtaire excutif. Peu de dlgations avaient entendu parler de Gnacadja ou savaient qu’il tait en lice avant que Ban Ki-Moon annonce sa nomination. Certains ont not que la dsignation d’un africain tait probablement invitable, aprs l’annonce par Ban Ki-Moon, en juillet, de son intention d’abolir le poste de Sous-secrtaire Gnral, conseiller particulier sur l’Afrique, ce qui a indispos la communaut diplomatique africaine New York. D’autres ont suggr qu’ils auraient prfr voir un quilibre rgional plus important, y compris au sein de l’Afrique, dans la dsignation. En dpit des failles procdurales, les dlgus ont fait remarquer que la dsignation de Gnacadja pourrait donner la Convention une deuxime chance de russite parce qu’il n’est pas un candidat controvers. Quelques-uns ont soulign que le premier dfi relever par Gnacadja sera de rebtir la confiance perdue entre le Secrtariat et les parties, en particulier la CdP 7, suite la controverse sur le budget du secrtariat.

En attendant, aprs la crmonie d’ouverture, les participants entichs de stars se sont dlect de la prsence du prince hritier et de la princesse durant la rception. Plusieurs d’entre eux sont rests en cercles concentriques autour du couple princier, se contentant de les admirer distance, tandis que quelques uns ont pris des photos subreptices ou ont mme t jusqu’ leur serrer la main. 

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