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Summary report, 5 February 1996

RESUME DE LA HUITIEME SESSION DU C.I.N. DE LA CONVENTION: SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION: 5-15 FEVRIER 1996

Le Comit Intergouvernemental de Ngociations sur la Lutte contre la Dsertification(CIND) s'est runi pour la huitime session, Genve, en Suisse, du 5 au 15 Fvrier 1996.Le CIND est actuellement dans sa phase intrimaire, entre la conclusion de la Conventionet son entre en vigueur, en pleine prparation de la premire Confrence des Parties(CdP).

Au cours de cette session, les dlgus devaient passer en revue l'tat des ratifications, lasituation des fonds extrabudgtaires et la mise en oeuvre de la rsolution sur l'actionurgente pour l'Afrique ainsi que les actions prvues dans les autres rgions. Les groupesde travail devaient, par ailleurs, traiter des prparatifs de la premire Confrence desParties prvue de se tenir dans dix-neuf mois. Les dlgus entamrent ainsi lesngociations sur des questions cruciales telles que le mcanisme mondial, la dsignationdu Secrtariat permanent et les arrangements de son fonctionnement, les rgles financireset le rglement interne. Bien qu'on ait critiqu le peu de progrs ralis sur le plandcisionnel, on s'accorde en gnral reconnatre que des pas importants ont t franchisquant l'organisation de la coopration scientifique et technique.

BREF HISTORIQUE DU CIND

La dsertification affecte prs du sixime de la population mondiale, 70% de l'ensembledes zones arides et un quart des terres merges du globe. Les effets les plus vidents de ladsertification, sont, outre la pauvret rpandue, la dgradation de 3.3 milliards d'hectaresde la surface totale des parcours, un dclin dans la fertilit et dans la structure des sols etla dgradation des primtres irrigus.

La Convention sur la Lutte contre la Dsertification (CLD) a t officiellement adopte le17 Juin 1994 et ouverte la signature lors d'une crmonie qui s'est droule Paris les14 et 15 Octobre 1994. Cette premire convention de dveloppement durable de l'aprsRio, s'est distingue par son approche innovante travers la reconnaissance: des aspectsphysiques, biologiques et socio-conomiques de la dsertification; de l'importance de larorientation du transfert technologique de sorte qu'il soit conduit par la demande; et, del'implication des populations locales dans l'laboration des programmes d'action l'chelle nationale. Le noyau de la Convention est le dveloppement de programmes delutte contre la dsertification aux chelons national, sous-rgional et rgional. Cesprogrammes d'action doivent tre labors par les gouvernements nationaux, en troitecoopration avec les donateurs, les populations locales et les ONG.

A ce jour, la Convention a reu 115 signatures et a t ratifie par 25 pays. La Conventionentrera en vigueur 90 jours aprs la rception du 50me instrument de ratification.

NEGOCIATION DE LA CONVENTION

Bien que l'ide d'une convention sur la lutte contre la dsertification ft discute durant leprocessus prparatoire de la CNUED, il a fallu attendre Rio pour que soit adopt un textedemandant l'Assemble Gnrale d'tablir un comit intergouvernemental de ngociationen vue d'une convention. Au cours de sa 47me session en 1992, l'Assemble Gnraledevait adopter la rsolution 47/188, appelant l'tablissement du CIND, dans l'objectif deparachever la Convention en Juin 1994.

La session organisationnelle du CIND se droula en Janvier 1993. Lors de cette runion,les dlgus y lirent Bo KJELLEN (Sude) Prsident du Comit. La premire session duCIND se tint Nairobi, Kenya, du 24 Mai au 3 Juin 1993. La premire semaine se focalisasur l'change d'informations et des tudes techniques concernant les divers aspects de lascheresse et de la dsertification. La deuxime semaine se focalisa sur la structure de laconvention et les lments qui doivent y figurer. Les dlgus partagrent, par ailleurs,leurs points de vue concernant la convention et ses objectifs.

La deuxime session du CIND se tint Genve du 13 au 24 Septembre 1993. Le Comitexamina le texte de compilation de la Convention prpar par le Secrtariat et se mitd'accord sur le programme de ses futurs travaux, incluant l'laboration d'instrumentsrgionaux pour l'Afrique, l'Asie et l'Amrique Latine.

La troisime session du CIND fut tenue New York du 17 au 28 Janvier 1994. Lors decette session, les deux groupes de travail se focalisrent sur le projet de texte dengociation de la Convention prpar par le Secrtariat. Des progrs taient raliss dansla mise en forme de la Convention et dans l'identification des points de divergence et deconvergence. Le CIND devait dbattre, par ailleurs, des lments introduire dansl'instrument rgional pour l'Afrique.

La quatrime session du CIND se droula Genve du 21 au 31 Mars 1994. Les deuxgroupes de travail poursuivirent les ngociations du projet de texte de la Convention.C'tait, par ailleurs, la premire fois que les dlgus abordaient, officieusement,l'Annexe Rgionale de Mise en Oeuvre pour l'Afrique. Les groupes rgionaux d'Asie etd'Amrique Latine y produisirent aussi leurs propres instruments de mise en oeuvrergionale. Il n'y eut pas de temps pour discuter de ces deux annexes, mais les premiresractions s'avrrent plutt positives.

La cinquime session du CIND se tint Paris du 6 au 17 Juin 1994. Au cours de la session,les dlgus travaillrent de longues nuits pour ngocier les libells encore crochets dansla Convention et finaliser quatre annexes rgionales de mise en oeuvre pour l'Afrique,l'Amrique Latine et Carabes, l'Asie et la Nord Mditerrane . La Convention futadopte le 17 Juin 1994, avec des rsolutions recommandant une action urgente pourl'Afrique et des arrangements intrimaires pour la priode qui s'tale entre l'adoption dela CLD et son entre en vigueur.

NEGOCIATIONS POST-ACCORD

SIXIEME SESSION: La sixime session du CIND eut lieu New York du 9 au 18Janvier 1995. Bien que cette session ait t davantage une session organisationnelle, ellefut utile deux choses. D'abord, le Comit parvint s'entendre sur un programme detravail pour la priode intrimaire ainsi que sur les mandats des deux groupes de travail etde la Plnire, qui auront mener les ngociations post-accord, qui feront avancer ledveloppement de la Convention et sa mise en oeuvre. Ensuite, Elle attira l'attention desdlgus, du Bureau et du Secrtariat Intrimaire, sur les difficults qui les attendent.Parmi les dfis relever: raffirmer la Convention un statut gal celui des autresconventions environnementales; mettre en application la rsolution sur l'Action d'Urgencepour l'Afrique; lancer des campagnes de conscientisation; s'assurer de la participationpopulaire; prparer la premire Confrence des Parties; tablir une cooprationscientifique et technique durant la priode intrimaire; et traiter la question du financement.

SEPTIEME SESSION: La septime session du CIND se droula Nairobi du 7 au17 Aot 1995. Les dlgus passrent en revue l'tat des ratifications et la mise en oeuvrede la rsolution concernant l'action urgente pour l'Afrique et celle prvue pour les autresrgions. Au cours de cette session, les dlgus produisirent les lments et la structure considrer dans le cadre des prparatifs de la premire CdP. De leur ct, les groupes detravail entamrent les travaux qui leur avaient t assigns. Le Groupe de Travail I,prsid par Mourad AHMIA (Algrie) aborda quatre sujets: l'identification d'uneorganisation pour l'accueil du Mcanisme Mondial; la dsignation d'un Secrtariatpermanent et la dtermination des arrangements de son fonctionnement; le projet des rglesfinancires de la CdP, de ses corps subsidiaires et du Secrtariat Permanent; et, lesprogramme et budget. Le Groupe de Travail II, prsid par Takao SHIBATA (Japon),aborda: l'organisation de la coopration scientifique et technique; le projet du rglementinterne de la CdP; et, les procdures de la communication des informations et de la revuede la mise en oeuvre. Il y eut, par ailleurs, quelques dbats sur la priodicit et la duredes futures sessions du CIND. Certains pays dvelopps dclarrent qu'il n'tait pasncessaire de runir le CIND durant deux semaines, deux fois par an. D'autres, l'oppos,estimaient qu'il le fallait pour ne pas perdre l'lan.

LES FAITS MARQUANTS DE LA PERIODE INTERIMAIRE

CINQUANTIEME SESSION DE L'ASSEMBLEE GENERALE: La CinquantimeAssemble Gnrale des Nations Unies commena l'examen du Point 96(a) de l'ordre dujour, "Environnement et Dveloppement Durable: Mise Oeuvre des Dcisions et desRecommandations de la Confrence des Nations Unies sur l'Environnement et leDveloppement", lundi 30 Octobre 1996. Concernant ce point, l'AG avait examiner uncertain nombre de documents comprenant le rapport du Secrtaire Gnral (SG) sur ladsertification et la scheresse (A/50/347), et sa note de transmission des rapports dessixime et septime sessions du CIND (A/50/74 et Add.1).

La rsolution adopte par l'AG stipule que: le CIND poursuivra la prparation de lapremire CdP et tiendra cet effet deux sessions en 1996, d'une dure maximum de deuxsemaines chacune. La rsolution fixe, par ailleurs, la tenue de la dixime session du CIND New York du 6 au 17 Janvier 1997, et en fonction de l'entre en vigueur de la CLD, larunion, si ncessaire, d'une session supplmentaire en 1997. A l'entre en vigueur de laConvention, la CdP se runira soit, les deuxime et troisime semaines de Juin 1997, soitles deuxime et troisime semaines d'Aot 1997.

Par ailleurs, la rsolution: demande aux gouvernements, aux organisations nongouvernementales et autres groupes concerns de prendre les mesures ncessaires laprompte mise en oeuvre de la CLD et de ses annexes rgionales, ds l'entre en vigueur;encourage tous les pays et l'ensemble des acteurs appropris entreprendre lesdispositions ncessaires la mise en oeuvre de la rsolution sur l'action urgente pourl'Afrique; dcide que les travaux du CIND et du Secrtariat intrimaire continueront trefinancs par les ressources budgtaires disponibles des Nations Unies; et, exhorte les Etatset les organismes intresss apporter leurs contributions au fonds fiduciaire pour leSecrtariat Intrimaire et au fonds volontaire spcial pour la participation des pays endveloppement. La Rsolution se flicite, par ailleurs, des accords conclus entre leSecrtariat Intrimaire et le Fonds International pour le Dveloppement Agricole (FIDA)et l'Organisation Mtorologique Mondiale (MMO) en vue de soutenir les activits dansles pays en dveloppement touchs, et enfin, invite le Secrtariat Intrimaire concluredes arrangements similaires avec d'autres organisations pertinentes telles que le PNUD, lePNUE, la FAO et l'UNESCO.

COMPTE-RENDU DE LA HUITIEME SESSION

La huitime session fut dclare ouverte par le Prsident du CIND (Bo KJELLEN),l'aprs-midi du 5 Fvrier 1996. KJELLEN introduisit l'ordre du jour provisoire etl'organisation des travaux (document A/AC.241/42) qui fut adopt. KJELLEN encourageales dlgus faire de leur mieux pour achever les travaux jeudi 15 Fvrier, plutt que le16, comme initialement prvu. Les dlgus devaient, par ailleurs, accorder leurapprobation cinq organisations non gouvernementales (ONG) supplmentaires,recommandes pour accrditation dans le document A/AC.241/9/Add.11.

Trois nouveaux membres du Bureau devaient tre lus au cours de la sance. A.K. AHUJA(Inde) remplaa T.T.P. SREENIVASAN (Inde) en tant que Vice-Prsident du Comit;

Mahmould Ould EL GAOUTH (Mauritanie) remplaa Mourad AHMIA (Algrie) enqualit de Prsident du Groupe de Travail I, ce dernier ne faisant plus partie de ladlgation Algrienne; et Franklin MOORE (USA) fut lu Vice-Prsident du Groupe deTravail II, poste rserv au Groupe de l'Europe Occidentale et Autres, et vacant depuisplus d'un an.

DECLARATIONS D'OUVERTURE: Le Prsident du CIND se dclara frapp parles thmes prvalants, savoir la coopration, le dsir d'impliquer les ONG etl'importance accorde l'action et la participation de l'chelon local. Cependant, endpit de la progression vers l'entre en vigueur, la Convention sur la Lutte contre laDsertification (CLD) est en train de peiner encore pour se faire mieux connatre et sefaire intgrer dans les stratgies de dveloppement.

Il voqua les actions entreprendre d'ici l'entre en vigueur et annona son intention detenir des consultations, durant cette session, au sujet de la runion de la CdP-1.

Le Directeur Excutif Adjoint du PNUE, Reuben OLEMBO, dclara que le PNUD et leFIDA sont les mieux quips pour accueillir le Mcanisme Mondial. Il ajouta que lePNUE, fort de ses vingt annes d'exprience et de sa qualit de partenaire du FEM, chargdu Panel Consultatif Scientifique et Technique (PCST), a apport son soutien aurenforcement de la coopration entre la Commission Scientifique et Technique (CST) et lePCST. Il ajouta enfin que le PNUE tait mme d'abriter le Secrtariat Permanent,suggrant qu'une troite synergie pouvait tre ralise travers les ressources du PNUE.

L'Administrateur du PNUD, James Gustave SPETH, dclara que le PNUD a accord US$1 milliard, aux pays touchs par la dsertification, sur une priode de quatre ans et qu'il setenait prt fournir un soutien technique et financier pour l'tablissement de fondsnationaux de dsertification. Le PNUD est tout aussi prt accueillir le MM, une foisclarifis son mode opratoire, ses fonctions et les dispositions propres son financement.Le CIND devrait envisager quelque accord pour le partage des responsabilits, en vertuduquel le PNUD oprerait le MM conjointement avec une autre institution, comme leFIDA.

Le Vice-Prsident du FIDA charg du Dpartement de la Politique Economique et desRessources Stratgiques, Shigeaki TOMITA, dclara que le FIDA cherchera tablir desfonds nationaux de dsertification pilotes, dans le cadre d'une coalition entre la socitcivile et les institutions financires.

La task force interdpartementale charge de la Convention aura pour objectif de s'assurerque son budget annuel d'environ US$ 150 200 millions, destin aux programmes deszones arides et des terres marginalises, contribue la ralisation des objectifs de la CLD.

Le Ministre de la Nature et de l'Environnement de Mongolie, Z. BATJARGAL, souligna lancessit de renforcer la collaboration Nord-Sud dans le domaine de la dsertification. LaMongolie a dj labor son programme d'Action National et se prpare ratifier laConvention, cette anne.

Le Secrtaire Excutif, Arba DIALLO, prsenta les documents soumis au Comit, ycompris celui de la situation des fonds extrabudgtaires, ainsi que de nouvelles brochuresintitules "Mise jour de la CLD" puis mit en relief les efforts fournis par le Secrtariaten matire de conscientisation. Il ajouta que la dynamique des processus de signature et deratification tmoignait du ferme engagement de la communaut internationale en faveur dela CLD.

RAPPORTS SPECIAUX: Le Dr. Gunilla BJORKLUND, de l'Institut del'Environnement de Stockholm, prsenta l'Etude sur l'Eau Douce, initie par la CDD en1994 pour prsentation la session extraordinaire de l'Assemble Gnrale, en 1977.L'Etude valuera la disponibilit, quantit, qualit et utilisation de l'eau dans le monde,ainsi que les besoins actuels et futurs, et se penchera sur les options politiques en matirede conservation des ressources en eau.

Robert HAMWEY, de l'Acadmie Internationale de l'Environnement, dclara qu'un rcentatelier sur l'Energie et la Dsertification recommanda l'laboration de stratgies pourl'utilisation de l'nergie alternative permettant de rduire la lourde dpendance l'garddu bois de chauffe, ainsi que le dboisement qui lui sert de corollaire.

ACTION URGENTE POUR L’AFRIQUE ET ACTION ENTREPRISE DANS LES AUTRES REGIONS

Les discussions concernant ce sujet se droulrent sur la base de deux rsolutions adoptesavec la Convention, lors du CIND-5. La rsolution concernant l'action d'urgence pourl'Afrique et celle concernant l'action intrimaire mener dans les autres rgions.

Les dbats se droulrent dans des sances plnires, avec prsentation de rapports pourchacune des rgions ou sous-rgions. Les pays touchs d'une sous-rgion donne voquentleurs expriences; les donateurs oprant dans la rgion donnent un aperu sur le soutienfourni; puis les ONG et les organisations internationales dcrivent leurs activits etcontributions. L'identification des rgions s'effectua sur la base des annexes de mise enoeuvre gnrale de la CLD.

ACTION D'URGENCE POUR L'AFRIQUE: Dans son introduction, KJELLENdclara que l'objectif tait d'avoir une discussion interactive capable d'difier lesparticipants sur ce qui a t fait pour concrtiser la rsolution et sur les enseignements tirer de ces activits. Les interventions se focalisrent principalement sur le travail djeffectu et sur celui programm.

Le Lesotho, au nom de la Communaut Sud Africaine en Dveloppement (CSAD), dclaraque la plupart des Etats membres auront ratifi la CLD, d'ici le mois de Juin de cetteanne. Leurs priorits sont: le dveloppement des potentialits humaines, le renforcementinstitutionnel, la formation et la conscientisation. La CSAD espre achever son programmed'action sous-rgional en 1996, mme si les programmes d'action nationaux (PAN) ne sontpas encore termins. Le reprsentant demanda aux donateurs de tenir leurs ambassadesinformes pour leur permettre de rpondre aux requtes lies la mise en oeuvre de laCLD. L'Afrique du Sud a trois objectifs: entreprendre un audit national, raliser uneconscientisation sur la dsertification et laborer un programme d'action national.

Le Danemark, en collaboration avec l'UNSO, a fourni US$ 1.8 million, pour soutenir lesactivits des pays de la CSAD, en particulier le Botswana, la Tanzanie et le Zimbabwe. Ila galement apport son soutien un processus consultatif pour l'Afrique de l'Est qui s'estdroul Asmara, en Erythre, en Aot 1995. L'IGADD dclara que ses pays membres ontentam le processus de ratification. Des ateliers de sensibilisation ont dmontr que ledegr de conscientisation est, la grande dception de tous, plutt peu lev au niveau desministres et des reprsentations des pays donateurs. Le dlgu se dclara favorable l'tablissement d'un fonds d'habilitation intrimaire qui pourrait devenir le FondsNational de la Dsertification (FND), lorsque la CDD entrera en vigueur.

L'Erythre est en train d'effectuer les procdures de ratification de la CLD et se trouve enpleine laboration d'un PAN de trois tapes. Le Soudan a besoin d'harmoniser sonprogramme quinquennal avec la CLD. Ses requtes d'assistance financire pour leprocessus de la CLD auprs des agences internationales n'ont obtenu aucune rponse.

Djibouti est en plein processus de ratification. L'Ethiopie dclara que sa stratgie actuelleen matire de conservation avait t labore de manire harmonieuse avec lesdispositions de la Convention.

Le Burundi dclara que les dcideurs prouvaient quelques difficults faire la distinctionentre les diffrentes conventions lies la dsertification, la diversit biologique et auchangement climatique. Il demanda un soutien pour des programmes de sensibilisation dansles pays o la dsertification n'est pas encore aigu. Le Rwanda dclara que bien que ladsertification ne soit pas encore perceptible dans le pays, les massacres puis lemouvement des rfugis ont acclr la consommation du bois de chauffe, la dforestationet la dgradation des sols. L'Ouganda a organis de nombreux ateliers aux niveaux local etdpartemental, et travaille mettre sur pied des comits excutifs au niveau desgouvernerats, avec l'administration et les ONG. Au Kenya, une tude a t entreprise surles arrangements institutionnels ncessaires la mise en oeuvre de la CLD et un sminairenational de conscientisation sera organis au mois de Mars.

L'Australie a fourni A$ 250.000 au Kenya et au Zimbabwe pour la prparation de leursPAN respectifs et se prpare fournir A$ 120.000 supplmentaires. On continuera financer les activits au Malawi, Zimbabwe, Tanzanie, Erythre, Mozambique et Namibie.Le dlgu affirma que le PNUD est l'organe appropri pour abriter le fonds fiduciaire etaccueillir le Mcanisme Mondial (MM) car il dispose de l'infrastructure et du personnelncessaires.

L'Union du Maghreb Arabe fit noter que sa runion rgionale, tenue Tunis du 8 au 11Novembre 1995, a recommand l'adoption d'un programme ax sur quatre lments: unebanque d'informations sur la dsertification, un rseau pour le suivi de l'cosystme, uncentre d'tudes et une unit de suivi de la dsertification dans les pays du Maghreb. LaTunisie a men des tudes sectorielles dans le domaine des ressources naturelles. UnGroupe de Travail charg de la dsertification y a t mis en place.

L'Espagne a soutenu des projets dans les domaines de: l'nergie renouvelable et laplanification nergtique au Maroc et en Algrie, avec un montant de US$ 700.000;l'amnagement intgr des terres en Mauritanie, Tunisie, Jordanie et Guine Equatoriale,s'levant US$ 1.1 million; et, l'amnagement de systmes d'assainissement et detraitement des dchets en Palestine, s'levant US$ 5.9 millions. L'Italie donna un aperusur deux projets qu'elle soutient en Tunisie et en Egypte, d'une valeur respective de US$12 millions et US$ 2.5 millions. Le Japon voqua son souhait d'avoir au moins un projeten Afrique du Nord, le dlgu dclara que son pays attend de recevoir une requted'assistance. La ligue des Etats Arabes donna des dtails sur les travaux de rechercheentrepris dans la rgion et cita en exemple une initiative Algrienne qui fait ses preuves etdans laquelle les leveurs prennent eux-mmes soin des sols, dmontrant ainsi la ncessitd'impliquer les populations touches, dans la mise en oeuvre de la CLD.

Le CILSS voqua les difficults rencontres au niveau de la sous-rgion, telles que lemanque de ressources financires et l'absence de coordination entre les partenaires.L'orateur voqua nombre d'activits lies aux stratgies de mobilisation de ressources. LeProgramme d'Action du CILSS permettra de dvelopper des outils de prise de dcision etd'apporter un soutien aux changes d'informations, l'laboration des PAN et laparticipation des ONG. Le Mali passa en revue les diffrentes phases de sa mthodologieet dclara qu'un forum national se penchera ds le mois de Mars sur les questions departenariat, de financement, de participation, de mcanismes institutionnels, de mesureslgislatives, d'amnagement du territoire, d'environnement urbain et de rapports desynthse des diffrents ateliers.

Le Sngal dclara que sa plus grande priorit consiste supprimer les entraves quiempchent le dialogue. Le reprsentant dcrivit quelques unes des mesures dedcentralisation entreprises pour renforcer la prparation aux situations d'urgence lies la dsertification. Un forum national est programm pour Juin 1996. Le Cap-Vert dclaraque les lections ont dmontr l'attachement des communauts locales aux programmes delutte contre la dsertification. La CLD a t vulgarise l'chelle nationale, dessminaires ont t organiss dans toutes les municipalits et diverses activits ont tmenes dans le cadre de la Journe Mondiale de la Dsertification. Les prochaines tapesen Guine et au Togo engloberont des campagnes de conscientisation. En Gambie, les task-forces charges des Conventions sur la Diversit Biologique et sur la Dsertification sontimpliques conjointement dans l'laboration des programmes d'action nationaux ayant trait la CLD.

La Cte d'Ivoire s'est fix pour objectifs: d'appuyer la conscientisation; d'tablir uncomit national de la dsertification; de crer un fonds national de la dsertification; et,d'viter les affectations budgtaires inappropries. Le Niger dclara que son plan nationalen matire d'environnement et de dveloppement durable comprend un PAN anti-dsertification, dfinissant les politiques, les stratgies et les priorits. Le Ghana dclaraque la CLD permit de raviver et de rtablir un comit national sur la dsertificationconstitu dans le cadre d'un prcdent projet de l'UNSO.

La France a sign avec le CILSS un accord portant sur FF 12 millions, accept de jouer unrle de chef de file au Cap-Vert et au Tchad, assur la poursuite de sa coopration avecl'OSS, financ un centre d'alerte prcoce Nairobi, d'une valeur de FF 1.6 million, etcontribu un projet dans le domaine du bois de chauffe au Mali. Dans le cadre de sacoopration avec la FAO, le Cap-Vert et le Sngal, le Portugal organisera une runion surla dsertification du 24 au 28 Juin 1996, Lisbonne. Les conclusions de cette runionseront transmises au Panel Intergouvernemental sur les Forts. Le Japon dclara qu'ilsoutenait un projet dans le bassin du fleuve Niger.

Dans la rgion d'Afrique Centrale, le Cameroun a ratifi la Convention en Aot 1995. Ledlgu ajouta que la rgion n'a pas d'organisation sous-rgionale et suggra de confierl'laboration du programme d'action sous-rgional une organisationintergouvernementale de la rgion. La Rpublique Centrafricaine dclara que sa dcisionconcernant la ratification sera prise au mois de Mars. L'OUA dclara qu'une unit decoordination rgionale a t tablie. Une coopration s'tablira avec l'IGADD, l'UMA, leCILSS et la CSAD. Au nom des ONG Africaines, Jacqueline NKOYOK, du CONGAC,dclara qu'une petite partie seulement des ressources destines la prvention de ladsertification parvient au niveau local, ce qui rend la tche des ONG difficile pours'acquitter de leurs responsabilits vis--vis de la CLD.

La Sude dclara que la plupart des nouvelles propositions soumises son assistance audveloppement englobent les approches intgres et impliquant la base, adoptes par laCLD. Plus de la moiti du US$ 1.2 milliard d'aide au dveloppement accords par laNorvge va l'Afrique Sub-Saharienne. La Commission Europenne est en train de menerune valuation quantitative et qualitative qui servira de rapport que la Communautprsentera la CdP-2. Le protocole financier li l'avenant de la Convention de Lom IV,porte sur un budget de 14.625 millions d'Ecus, pour la priode 1995-2000. Les paysd'Afrique, des Carabes et du Pacifique, signataires de la Convention de Lom, peuventadresser leurs demandes de soutien la Communaut.

A travers ses programmes d'aide bilatrale, le Royaume- Uni soutient 51 projets, dans 15pays, dont les objectifs correspondent la CLD et ce, pour une valeur de 22 millions.Des programmes multilatraux existent, mais chacun des pays Africains doit s'assurer queles objectifs de la CLD sont intgrs dans ses politiques pour bnficier d'un soutien. LesPays-Bas demandrent aux diffrents pays de prsenter, lors du CIND-9, des exposs surla manire de structurer la coordination entre un pays touch et la communaut desdonateurs. Le Canada affirma que la ratification de la CLD est une condition essentielle etdclara que l'Agence Canadienne du Dveloppement International (ACDI) transmettra ses reprsentants sur le terrain, l'occasion de leur runion annuelle, toutes lesinformations sur la CLD. En collaboration avec le FIDA, le Canada apportera son soutienau Sngal, au Mali, au Burkina Faso, au Niger, l'Ouganda et la Tanzanie.

Le Japon a rserv US$ 1.6 milliard pour des activits en Afrique et proposa un forumAfro-Asiatique sur la dsertification pour encourager les changes d'expriences entre lesrgions. Le Directeur de l'UNSO passa en revue les activits de l'organisation, avec unbudget de US$ 11 millions pour soutenir des travaux dans prs de 20 pays Africains et 10autres pays d'ailleurs et d'environ US$ 500.000 pour tablir des FND. Il dclara que labonne marche des PAN, l'tablissement de rels partenariats entre les gouvernements etles autres acteurs, et l'harmonisation des contributions apportes par les Partiesextrieures la ralisation des PAN, constituent de vrais challenges.

La Suisse souligna la ncessit des programmes d'information et de conscientisation et del'adaptation approprie des nouvelles technologies. Il est important d'y impliquer d'autresinstitutions que les gouvernements, notamment, celles appartenant au secteur priv.L'Allemagne annona qu'elle apportera un soutien l'IGADD et qu'elle a dj tabli desliens de coopration avec le CILSS et l'OSS. Elle a pris la responsabilit d'tre chef defile au Mali. Par ailleurs, DM 5.5 millions ont t consacrs au programme nationalNamibien de lutte contre la dsertification. DM 2 millions au Mali et DM 3 millions pourl'tablissement d'un fonds destin au renforcement des capacits de prvention en matirede dsertification. La reprsentante regretta qu'il n'y ait eu qu'un petit nombre de requtesde soutien des activits de soumis par d'autres pays.

L'Egypte proposa aux dlgations de soumettre des rapports d'excution par crit, bienavant les sessions du CIND pour permettre au Secrtariat de compiler une synthse sur lesactivits et les financements. Rsumant le dbat, le Prsident du CIND, KJELLEN, devaitconclure que l'tendue des actions tait impressionnante, tout autant que l'implication desdiffrents concerns. La coordination avec les donateurs reste une tche complique et ilest ncessaire de poursuivre les efforts cet effet. En dpit des indicateurs positifs, il restencessaire: d'amliorer la coordination; de poursuivre les changes fconds; d'inclure ladsertification dans les prparatifs du prochain Sommet Mondial sur l'Alimentation;d'adopter des approches intgres; et, de reconnatre le rle des femmes.

ACTIONS ENTREPRISES EN ASIE: L'Inde se proposa pour abriter lesconsultations sur l'Annexe Rgionale Asiatique. L'Inde coordonne actuellement un conceptpaper portant sur la mise en oeuvre de cette Annexe. L'ESCAP dclara qu'une runionrgionale tenue Myanmar discuta de la rponse de la rgion la CLD et permisd'laborer une tude analytique des PAN et des actions de suivi pour la priode 1995-2000.

La Chine parla de ses expriences dans le domaine de la prvention anti-dsertification.Le Desert Reclamation Association, une ONG fminine Chinoise, voqua certains succsdans la rhabilitation de terres arides.

L'Ouzbkistan prsenta un rapport sur ses activits dans le bassin de la Mer d'Aral.L'Ouzbkistan a accueilli une confrence onusienne sur le dveloppement durable de cebassin. Le Turkmnistan planifie l'ouverture d'un centre d'informations scientifiques et dedveloppement durable. Le Kazakhstan voqua un certain nombre de problmes lis laconscientisation et cita titre d'exemple, le fait que certaines autorits ne saisissent pasencore l'importance de la participation internationale, ou encore, le manque d'initiativeschez les populations formes sous le systme socialiste.

Le PNUD dclara tre prt collaborer avec les pays touchs du bord de la mer d'Aral et leur fournir le soutien technique permettant de rattraper le retard et de mobiliser desressources supplmentaires. La Fdration Russe suggra d'tablir un centre spcialisdans le domaine des terres arides. L'Armnie accorde une priorit l'laboration de sonPAN et la formation du personnel. Une coopration est tablie avec la FAO et la BanqueMondiale.

Le PNUD et le PNUE tiendront un atelier avec la participation des six pays du Conseil deCoopration du Golfe (CCG), ainsi que de la Jordanie, du Ymen, de l'Iran, de la Syrie etdu Liban. L'Arabie Saoudite prsenta un rapport sur la Confrence, portant sur la CLD, quia runi les pays du CCG, en Novembre 1995. L'Iran souligna la ncessit d'avoir unmcanisme rgional fort et de l'utilisation des expriences qui permettra l'amliorationdes partenariats. Isral a collabor avec la Jordanie et l'OLP dans ce domaine, ainsiqu'avec la Chine et l'Inde. On planifie d'tablir un institut international d'ducation enmatire de dsertification. La Palestine annona avoir entam les procdures deratification de la CLD.

Le Npal dclara que des ressources financires sont ncessaires pour la mise en oeuvrede son PAN. L'Organisation SCOPE, au nom des ONG Asiatiques, dclara qu' la suite deleur runion rgionale Islamabad, les ONG se sont employes organiser des forumsnationaux dans leur pays respectif, ainsi qu'une confrence de courrier lectronique et uncentre de ressources spcialis en dsertification.

ACTIONS ENTREPRISES DANS LA REGION D'AMERIQUE LATINE ET DESCARAIBES: L'Equateur se servira d'une analyse sur la dsertification et lascheresse comme ligne directrice dans l'laboration de son PAN qui sera produit travers toute une srie d'ateliers. La Bolivie prsenta son PAN qui a l'avantage d'tremultidisciplinaire, orient vers l'action, et bas sur les apports d'une centaine d'entits. LeMexique, premier pays avoir ratifi la CLD, dclara que la rpartition des ressourcesdevrait tre quilibre sur l'ensemble des rgions touches, tout en reconnaissant la gravitdes problmes auxquels l'Afrique est confronte.

Le Chili pensa que les problmes majeurs sont d'ordre socio-conomique, plutt quetechnologique. Son PAN sera lanc en Juin, la suite d'une srie d'ateliers. La RpubliqueDominicaine dclara qu'elle doit cooprer avec Hati pour l'laboration d'un programmecommun. Hati dclara que la lutte anti-dsertification tait comprise dans ses efforts deprotection environnementale. Des contraintes politiques ont entrav la ratification.

L'argentine mit en exergue la coopration horizontale qu'elle a , incluant un programmeavec l'Uruguay, portant sur des activits lies la fois la CLD et la Biodiversit, et desefforts de collaboration avec le Groupe Valdivia (Argentine, Australie, Chili, NouvelleZlande, Afrique du Sud et Uruguay). Le Panama dclara qu'en dpit de son climat chaudet humide, certaines zones prsentent une forte dgradation des sols, ncessitant uneprotection environnementale accrue. Cuba dclara que le MM doit, non seulement faire untravail de facilitation et de coordination, mais aussi grer et administrer son propre fonds.Les ONG d'Amrique Latine voqurent la large participation des ONG de la rgion larunion d'Ica, au Prou, o l'on dcida d'une action rgionale de l'utilisation des fondslocaux et nationaux et de l'adoption d'une approche participative. Franklin CARDY, duPNUE, dclara que l'institution tait en train d'oeuvrer pour l'intgration de plusieursinitiatives, incluant les rtentions d'eaux et d'autres activits anti-dsertification pourdmontrer les liens existant entre ces diffrents processus ainsi que leur interaction, sur lelong terme, avec le climat.

ACTIONS ENTREPRISES EN NORD-MEDITERRANEE: Le dbat concernantcette rgion fut bref: l'Espagne prsenta un rapport sur la runion rgionale de Fvrier etdclara que les pays de la rgion s'apprtaient dsigner des points focaux nationaux. Uneconfrence portant sur le dveloppement et la recherche en matire de dsertification, estprogramme pour cette anne.

ETAT DES SIGNATURES ET RATIFICATIONS DE LA CONVENTION

Le Secrtaire Excutif, Arba DIALLO, nota que 115 signatures avaient t reues avant ladate limite, et que depuis, un autre pays a accd la CLD. Il dclara que le rythme desratifications et des accessions s'acclrait, six nouveaux instruments de ratification ayantt reus en Janvier. A ce jour, 25 pays ont ratifi la Convention; il s'agit des payssuivants: Mexique, Cap-Vert, Pays-Bas, Egypte, Sngal, Equateur, Lesotho, Finlande,Togo, Tunisie, Guine-Bissau, Mali, Ouzbkistan, Afghanistan, Prou, Soudan, Canada,Sude, Danemark, Suisse, Niger, Ile Maurice, Bangladesh, Burkina-Faso et Espagne.L'orateur encouragea l'acclration des ratifications pour permettre la CLD d'entrer envigueur avant le CIND-9, en Septembre. Le Nigeria, la Bolivie, le Portugal, leMozambique, le Npal, Isral et le Ghana dclarrent esprer ratifier la CLD, d'ici la finde l'anne.

REVUE DE LA SITUATION DES FONDS EXTRABUDGETAIRES

Le dbat sur ce sujet tait programm pour la deuxime semaine mais KJELLEN dclaraqu'en rponse aux questions poses par diffrentes dlgations sur les fonds volontaires,DIALLO prsentera le document durant la premire semaine. Le dbat de fond devait sedrouler, cependant, durant la seconde semaine.

Dans son introduction du document A/AC.241/52, DIALLO dclara que le rapport rendaitcompte des contributions reues jusqu' la date du 30 Novembre 1995; le documentA/AC.241/52/Add.1 fait tat des pays ayant bnfici d'un soutien pour assister au CIND-8 et du volume de ces budgets. Certaines organisations avaient co-financ les activitsavec le Secrtariat Intrimaire, toutefois leurs contributions ne sont pas portes sur ledocument. L'Australie, le Canada, le Danemark, l'Allemagne, la Malaisie, la Norvge et laSuisse ont contribu au fonds volontaire spcial aprs la date limite du mois de Novembre.Les Pays-Bas s'engagrent pour environ US$ 600.000. Les fonds volontaires ont tutiliss pour soutenir la participation de 67 dlgations au CIND-8. En raison desrestrictions budgtaires des Nations Unies pour les exercices 1996-97, le Secrtariat doitconomiser prs de US$ 232,600. En rsultat de quoi, le recrutement prvu pour un postevacant est gel, avec une rduction de US$ 160,000 touchant l'ensemble des activits. LeCanada demanda au Secrtariat Intrimaire de donner des dtails dans son rapportfinancier, y compris la liste des diffrents postes et fonctions au sein du Secrtariat, et lesdispositions budgtaires correspondantes. Le Secrtaire Excutif dclara que la majeurepartie du financement provenait du systme des Nations Unies et que certaines activitstaient co-finances avec d'autres donateurs.

Les conclusions du Prsident du CIND rsument la revue de la situation des fondsextrabudgtaires, dans le document A/AC.241/CRP.18. Le document note les dbats sur lesfonds extrabudgtaires, fait tat de la promesse faite par les Pays Bas pour US$ 600.000,ainsi que des progrs raliss dans le transfert des sommes engages par l'Allemagne,rappelle la requte Canadienne concernant l'amlioration des rapports et invite lesdlgations contacter le Secrtariat pour obtenir les dtails qu'elles souhaitent. Ledocument remercie les membres du CIND pour leur gnrosit en retraant l'importancedes contributions.

GROUPE DE TRAVAIL I

Durant cette session de deux semaines, le Groupe de Travail I fut prsid par ErwinORTIZ (Bolivie), Mourad AHMIA ne faisant plus partie de la dlgation Algrienne.

Le Groupe devait se pencher sur quatre sujets: l'identification d'une organisation pourabriter le Mcanisme Mondial; la dsignation d'un Secrtariat Permanent et desarrangements de son fonctionnement; le projet des rgles financires pour la Confrencedes Parties, pour ses organes subsidiaires et pour le Secrtariat Permanent; et, lesprogramme et budget. Des projets de dcision furent adopts sur chacun de ces sujets.

IDENTIFICATION D'UNE ORGANISATION POUR ABRITER LE MECANISME MONDIAL

La discussion sur le Mcanisme Mondial se basa sur le document du SecrtariatA/AC.241/43. Le document comportait trois sections: les dclarations des dlgus auCIN-7 et les soumissions qui s'y rapportent; une analyse des articles pertinents de la CLD;et, un appendix regroupant les ventuelles fonctions du MM.

On se contenta d'abord de quelques remarques prliminaires sur les fonctions du MM etsur son institution d'accueil, car les groupes d'intrt et les groupes rgionaux avaientbesoin d'un peu de temps pour de nouvelles consultations. Plus tard, le Groupe OCDEprsenta ses prises de position concernant les fonctions du Mcanisme Mondial. LeGroupe Africain fit circuler un papier officieux sur ce sujet.

Au cours des discussions prliminaires, le dbat se focalisa sur le statut du document duSecrtariat, sur l'institution d'accueil et sur les fonctions proposes pour le MM. Lesdlgus demandrent s'il fallait considrer le document comme un texte de ngociation.Le Costa Rica, au nom du G-77/Chine percevait le document comme une simplecompilation de propositions de texte et annona son intention de former un comit derdaction pour prparer et prsenter ses points de vue. La France dclara que dans laprparation du document, une attention devait tre accorde aux besoins des diffrentesrgions.

La discussion ne fut pas longue sur l'institution d'accueil. Le Costa Rica, au nom du G-77et de la Chine, dclara que le PNUD et le FIDA devraient soumettre leur propositionconcernant l'accueil du MM et fournir des dtails sur la manire dont ils pensent l'oprerensemble. Le Soudan apporta son appui la notion d'accueil conjoint, en notant que lacombinaison des capacits du FIDA et du PNUD serait une concrtisation de l'approchepartenariale de la CLD. Concernant les fonctions du MM, les pays en dveloppement,incluant le Cameroun, au nom du Groupe Africain, l'Inde, la Chine et l'Argentine, devaientdclarer que le rle primordial du MM devrait consister mobiliser et canaliser lesressources. Le Costa Rica, au nom du G-77 et de la Chine, dclara qu'une analysedtaille concernant les rles, fonctions et mode opratoire du MM devait tre faite. LaColombie et l'Algrie dclarrent que les fonctions du MM pouvaient tre encore pluslargies.

Certains pays dvelopps, y compris la Suisse et le Canada, dclarrent que le rle duMM consiste "promouvoir la mobilisation" des ressources. La mobilisation desressources est le rle des Parties. Le Royaume-Uni suggra que le Groupe devait comparerles propositions du Secrtariat Intrimaire concernant les fonctions du MM, avec lesobjectifs dclars de ce dernier et stipuls dans l'Article 21 de la Convention. Celapermettrait de dterminer et les fonctions principales et les fonctions secondaires. LesUSA taient de cet avis, le dlgu dclara que certaines propositions faites par leSecrtariat concernant les fonctions officieuses et consultatives sont indiques dansl'Article 21, mais qu'il n'est pas sr que les fonctions de facilitation et de coordinationfassent partie des principales activits du MM. En dterminant les fonctions du MM,l'Allemagne dclara que les dlgus devraient galement prendre en considration lesbudgets potentiellement disponibles, les besoins financiers des rcipiendaires et lesintrts des donateurs.

Lors de la dernire runion du Groupe sur le MM, la Grce, au nom de l'OCDE, dclaraqu'un comit de rdaction, prsid par la France, prsentera les points de vue de l'OCDE.La France dclara que les fonctions du MM devraient inclure: une base de donnes sur lefinancement bilatral, multilatral et priv; l'encouragement du co-financement et d'autresmcanismes; l'information des ONG et des entits prives sur les fonds nationaux de ladsertification; et, ventuellement, un avis sur les mcanismes de canalisation desressources.

Au cours de la dernire journe du CIND-8, le Groupe Africain fit circuler officieusementun projet de proposition de six paragraphes sur les fonctions du MM. Le papier stipule quele principal objectif du MM consiste promouvoir la mobilisation des ressourcesfinancires et accrotre l'efficacit et l'efficience des mcanismes financiers existants.Ses fonctions devraient inclure par ailleurs les activits du financement des programmesd'action, la mise jour de l'inventaire des besoins des pays touchs, et la coordination desdiverses approches de financement. Le Groupe de Travail adopta un projet de dcisionprocdurale figurant dans le document A/AC.241/WG.1(8)/L.4, invitant les dlgations remettre leurs commentaires, par crit, avant le 1er Mai, et demandant au Secrtariat deprparer une compilation pour le CIND-9 et un texte de ngociation prliminaire sur lesfonctions du MM et sur les critres de slection de l'institution d'accueil.

DESIGNATION D’UN SECRETARIAT PERMANENT ET ARRANGEMENTS DE SON FONCTIONNEMENT

Le dbat sur la dsignation du Secrtariat Permanent (SP) et les arrangements de sonfonctionnement (A/AC.241/44) se focalisa sur les liens que le SP doit avoir avec leSecrtariat Gnral (SG) des Nations Unies ou avec d'autres agences. On s'exprima aussisur la question de savoir si le soutien financier du SG, tant donn la crise financire desNations Unies, pouvait tre assur.

Le Secrtariat Intrimaire expliqua que le sujet portait sur deux aspects: la question du lieude rsidence du SP qui sera traite travers les soumissions crites au CIND-9 et laquestion des dispositions administratives de son fonctionnement. La plupart des documentsrenferment la rponse du SG une requte du CIND-7 concernant un ventuel soutien pourle SP sans que ce dernier soit entirement intgr dans la structure d'un quelconqueprogramme onusien. Le paragraphe 21(a), rtributions du personnel fixe sur le budgetrgulier des Nations Unies, doit tre ignor en raison de l'actuelle conjoncture financiredes Nations Unies. Quelques dlgations, comme l'Argentine, dclarrent que le SPdevrait avoir des liens institutionnels sans tre intgr dans quelque dpartement desNations Unies. D'autres, comme le Sngal, dclarrent que la dcision pouvait tre unesorte de compromis entre le rattachement du SP au Secrtariat des Nations Unies ou uneautre institution. Le dlgu tait pour le rattachement du SP aux Nations Unies avec lesoutien des agences spcialises. La France dclara que la discussion ne devait pasempcher l'examen d'autres possibilits avec des organismes tels que le PNUE et quel'intgration du SP dans le PNUE ou le PNUD lui apporterait le soutien financier que leSG ne peut lui fournir. De nombreuses dlgations demandrent un supplmentd'informations des Nations Unies et des agences d'accueil potentielles.

L'Allemagne exprima son intrt quant l'accueil du Secrtariat Permanent Bonn, etannona son intention de soumettre sa candidature au CIND-9. Le projet de dcision sur leSecrtariat Permanent, tel que figurant dans le document A/AC.241/WG.I(8)/L.1: transmetau CIND-9 le projet de dcision soumis par le G-77 et la Chine; invite les dlgations faire parvenir leurs commentaires crits sur la note du SG, avant le 15 Avril; demande auxagences onusiennes et aux organisations internationales de soumettre d'ici le 15 Avril desdtails sur le soutien et les dispositions administratives qu'elles comptent mettre contribution; demande aux gouvernements de soumettre avant le 1er Juin leurs offresconcernant l'accueil du SP; et, sollicite l'laboration d'une compilation des soumissions soumettre pour examen au CIND-9.

PROJET DES REGLES FINANCIERES DEVANT REGIR LA CONFERENCE DES PARTIES, SES ORGANES SUBSIDIAIRES ET LE SECRETARIAT PERMANENT

Le Groupe de Travail devait galement se pencher sur les rgles financires telles quecontenues dans le document A/AC.241/45. Il ne put cependant que procder l'examendes dix premires dispositions couvrant la porte, la dure du financement, le budget et unepartie de la section concernant les financements. Trois accords seulement ont pu treconclus et certaines dlgations se dclarrent frustres quant l'incapacit du Groupe des'entendre sur la majeure partie des sujets.

En guise d'introduction, le Secrtariat souligna trois lments. Des modles de calcul desquotes-parts taient disponibles, mais comme les pourcentages variaient en fonction dunombre des Parties adhrant la Convention, on jugea plus convenable de s'adresser auxdlgations, titre individuel, pour leur demander de faire part des scnarios quicorrespondent le mieux leurs intrts. Ces modles indiquent que la diffrence desimplications administratives pour les grandes et petites contributions est insignifiante aupoint de s'interroger s'il ne fallait pas se passer des petites contributions. Le cotncessaire au traitement de n'importe quelle contribution financire est US$ 500.S'agissant de la gestion administrative des diffrents fonds fiduciaires les cots induits parles trois sont comparables mais, pour des raisons pratiques, les experts financiersprfrent l'option de trois comptes spars.

Les dlgus dbattirent, ensuite, de la question de la monnaie utiliser et de la questionde savoir si le budget devait tre examin dans les sessions extraordinaires, ainsi que desconditions ncessaires au Secrtariat pour les raffectations budgtaires, sans aboutir,pour autant, un accord. Les dlgus s'entendirent quand mme sur l'tablissement detrois comptes spars pour les fonds fiduciaires. On ajouta un libell entre crochets sur lancessit de focaliser le soutien financier sur la participation des pays les moins avancs.Les dlgus supprimrent "30 pour-cent" des lignes budgtaires de la liste des optionsdresse pour le capital de rserve, mais ne purent s'entendre sur la manire de dterminerson volume. Certains dlgus favorisaient l'option d'un capital de rserve reprsentant"un pourcentage" du budget "arrt par la CdP". L'une des dlgations dclara qu'il taitpeut tre prmatur d'essayer de dfinir des lignes budgtaires, car il faudrait que la CdPtte d'abord l'importance des flux de ressource. Une autre affirma qu'il fallait d'abordtraiter la question des programme et budget, avant de pouvoir finaliser ce sujet.

Le Groupe adopta le projet de dcision contenu dans le document A/AC.241/WG.I(8)/L.3,invitant le Secrtariat prparer une nouvelle version des rgles pour le CIND-9.

PROGRAMME ET BUDGET

La discussion de la question programme et budget, telle que figurant dans le documentA/AC.241/46, fut brve. Aprs l'introduction du Secrtariat, plusieurs dlgusprsentrent leurs commentaires sur le contenu du programme de travail, mais leSecrtariat rpondit qu'tant donn que des ngociations taient en cours sur les sujets enrapport, il ne pouvait fournir les dtails ncessaires. Les dlgus furent ainsi sollicits deconcentrer leurs commentaires sur la forme. Introduisant le document, le Secrtariatprcisa qu'il y a incorpor les suggestions prsentes par les dlgus, au CIND-7, sur laforme et sur les concepts. En raison du fait que les quelques premires annes serontexprimentales, le Secrtariat a limit les suggestions au programme de travail des deuxpremires annes. Le document retrace les progrs raliss dans les ngociations ayanttrait des sujets tels que les rgles financires et le SP. Certaines dlgations devaientensuite, demander des claircissements sur un certain nombre de points dans le programmede travail, y compris sur les critres suivre dans la mise en oeuvre du programme avantle dmarrage du MM, le cot de la mise en oeuvre de la CLD, une ventilation du budget duprogramme et les procdures d'approbation des dpenses qui seront imputes aux deuxfonds fiduciaires. Des dlgus demandrent tre difis sur les cots administratifs duSecrtariat Permanent.

Certains suggrrent que la structure et les responsabilits actuelles du SecrtariatIntrimaire pourraient tre utiliss pour calculer les estimations. Deux dlgationsdplorrent que la responsabilit doive passer d'un corps un autre. Une autre dlgationajouta que la relation entre ce sujet et le MM est plus importante qu'il n'y parait dans ledocument, en particulier pour ce qui est du rapport entre l'estimation des cots et lescontributions. Le Secrtariat rpta qu'il ne pourrait fournir qu'un aperu sur le format utiliser dans la prparation des prvisions budgtaires, en attendant l'achvement desautres ngociations en cours. Le Groupe devait ensuite adopter le projet de dcisionfigurant dans le document A/AC.241/WG.I(8)/L.2 qui demande au Secrtariat Intrimairede soumettre la dernire session du Comit prcdant la CdP-1, le projet de programmede travail et d'estimation budgtaire de la Convention, couvrant la premire priodefinancire qui suivra la premire session de la CdP. Ce document doit se baser sur ledocument A/AC.241/46 et prendre en ligne de compte les opinions exprimes sur ce sujetau CIND-8 et les dlibrations du Comit sur les rgles financires et sur le SecrtariatPermanent.

GROUPE DE TRAVAIL II

Le Groupe de Travail II, prsid par Takao SHIBATA (Japon), se pencha sur:l'organisation de la coopration scientifique et technique; le rglement interne de la CdP;les procdures de communication des informations et de la revue de la mise en oeuvre; lesprocdures de rsolution des problmes de mise en oeuvre; et, les procdures deconciliation et d'arbitrage.

ORGANISATION DE LA COOPERATION SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE

Le document du Secrtariat sur l'organisation de la coopration scientifique et technique(A/AC.241/47), est une compilation des discussions du CIND-7 sur ce sujet. La Section I,Projet des termes de rfrences de la Commission Scientifique et Technique (CST), est untexte de ngociation, mais la Section II qui concerne la liste des experts indpendants et lespanels ad hoc ne l'est pas.

PROJET DES TERMES DE REFERENCE DE LA COMMISSION SCIENTIFIQUEET TECHNIQUE: Bien que ce sujet ait provoqu une long dbat, le consensus futralis sur la plupart des sujets de la Section I, Projet des termes de rfrence de laCommission Scientifique et Technique (CST). La Commission doit tre un organesubsidiaire de la CdP susceptible de lui fournir informations et avis.

Une grande partie du dbat intressa la spcification des fonctions de la CST: avisconsultatifs, donnes et informations, recherches et valuations, et conseils techniques.Pour la fonction consultative, l'une des dlgations spcifia que des organes tels que lesOIG et les ONG pouvaient fournir des informations la CST. Cela ne fut pas accept ettoutes les rfrences ces institutions furent supprimes. Il tait soulign qu'il revenait laCdP d'tablir les panels ad hoc, mais que dans la pratique, c'est la CST qui tudiera lancessit de ces panels et qui fera des recommandations la CdP concernant leurtablissement. On tait galement d'accord qu'il tait important de garder l'esprit lareconnaissance du savoir et de l'expertise locaux, lorsqu'il s'agira de traiter de la questionlie la liste des experts indpendants. Les dlgus devaient rejeter, par ailleurs, uneproposition prnant le remplacement de tous les paragraphes portant sur les fonctions derecherche et d'valuation par un libell se rfrant l'Article 17 de la Convention. L'undes amendements prvoit des recommandations pour la promotion de la recherche sur lesavoir traditionnel et local pertinent. Concernant les fonctions d'valuation, les dlgusdiscutrent la question de savoir si l'valuation de la qualit de la recherche tait unetche approprie pour la CST. Ils prfrent que la CST s'occupe de l'valuation de lapertinence et de la faisabilit de la recherche.

La discussion sur la dsignation des experts porta sur la question de savoir s'il fallaitlimiter le nombre des reprsentants des Parties. L'une des dlgations souligna que leproblme est que chaque partie reprsente une voix. Ainsi, le paragraphe spcifiant lenombre des experts fut supprim. Les dlgus dbattirent aussi de la question de savoir sila CST devait tre organise en sous-comit, avec quatre vice-prsidents pour reprsenter,au sein du Bureau, les quatre annexes rgionales de la CLD. Certaines dlgationssoulignrent la ncessit d'avoir un bureau restreint. On se mit d'accord que la manired'lire les vice-prsidents et ce que ces derniers reprsenteront soient traits dans le cadredu rglement interne.

L'une des fonctions de la CST sur laquelle on ne parvint pas un accord est celle du suivides dveloppements de la coopration scientifique et technique. Les dlgus n'taient pasd'accord sur le point de savoir si le travail de suivi impliquait un travail d'valuation. Uneautre question en suspens concerne la mise disposition des rsultats de la CST. Mme sion tait tous d'accord que les rsultats devront appartenir au domaine public, certainesdlgations estimaient qu'un libell plus fort tait ncessaire pour assurer la transparence.Une dlgation s'inquita de voir qu'il n'y avait pas de libell sur les activits de la CSTentre les sessions et soumit une proposition de texte au Secrtariat Intrimaire, stipulantque le Prsident sera responsable de son travail entre les sessions.

LISTE DES EXPERTS ET DES PANELS AD HOC: La Section II du documentA/AC.241/47 traite de la liste des experts et des panels ad hoc. Il s'agit d'une compilationdes discussions tenues au CIND-7. On demanda aux dlgus de faire part de leurscommentaires pour permettre la prparation d'un document rvis au CIND-9. Il y avait engnral accord sur la plupart des paragraphes ayant trait la liste des experts, mme sicertains dtails avaient provoqu quelques polmiques. L'une des dlgations dclara queles Parties pouvaient recommander tel on tel expert, en particulier ceux issus des ONG, etque la question de la suppression de tel ou tel expert de la liste devait tre discute. Denombreux participants voulaient que les nominations pour la liste fussent dcides par laCdP et non assujetties l'examen de la CST. Certains dclarrent que la CST pourraitindiquer les lignes directrices rgissant la slection des experts, procder l'valuation dela liste et recommander d'ventuels changements. On souligna que la liste devait reflterune bonne rpartition gographique.

Le dsaccord sur la liste des experts tait li la question de savoir s'il tait ncessaire dedresser une liste dtaille des disciplines qui devaient y tre reprsentes et si tous sesmembres devaient bnficier d'un soutien financier ou seulement les experts des pays endveloppement. Une dlgation suggra le financement conjoint de ces cots.

On s'accorda gnralement sur le fait que les panels ad hoc devraient tre efficaces,pluridisciplinaires, reprsentatifs, pas trop largis, limits par un calendrier et tenircompte du savoir et de l'expertise locaux. La dtermination de leurs termes de rfrence etde leur modalit de fonctionnement est une tche qui doit revenir la CdP. Des dlgusdclarrent que la CST ne pourrait pas amender les conclusions auxquelles auront aboutiles panels. Concernant le financement, on s'accorda sur l'inclusion des dpenses despanels dans le budget de la CST pour s'assurer de leur indpendance. Le libell suggrantla restriction des panels douze membres donna lieu une controverse, tout comme laproposition donnant la CdP la permission d'en dsigner le coordinateur. On proposa auSecrtariat d'ajouter au document rvis un appendix sur les prcdents en matire deslection des experts pour les panels ad hoc. Certains rejetrent la proposition de choisirles membres du panel, partir de la liste des experts, cause du caractre restrictif d'unetelle procdure. Il n'y eut pas d'accord non plus sur le nombre maximum des panels.Certains participants suggrrent la suppression du libell proposant deux panels ad hoc.Le projet de disposition portant sur l'laboration des rapports fut galement supprim.

Le Groupe adopta enfin le document A/AC.241/WG II(8)/L.1 qui demande au Secrtariatd'laborer un projet de dcision rvis sur les termes de rfrence de la CST et unnouveau projet de dcision sur la liste des experts et les panels ad hoc, tenant compte descommentaires prsents au CIND-8 et des remarques crites qui seront soumises d'ici le15 Avril.

PROJET DE REGLEMENT INTERNE POUR LA CONFERENCE DES PARTIES

Le projet des rgles de procdure (A/AC.241/48) fut discut dans deux sessions spareso les dlgus parvinrent passer en revue 22 des 63 dispositions qu'il renferme. Lesdlgus s'accordrent sur les dispositions couvrant la gestion et la programmation desrunions et sur la dcision d'tablir des procdures pour quelques domaines spcifiques.

Un long dbat fut tenu sur les sessions ordinaires et extraordinaires et sur les notificationsqui les concernent. Les dlgus s'accordrent aussi sur la condition prnant qu'un tiersdes Parties devra soutenir toute requte de session extraordinaire dans la priode de 90jours qui suit la requte.

Une disposition concernant la possibilit d'avoir plus d'une institution pour l'accueil duMM fut ajoute entre crochets dans la section portant sur les observateurs.

On se mit d'accord pour que le SP, en accord avec le Prsident, soit charg de laprparation de l'ordre du jour des sessions, avec la latitude d'y ajouter des pointssupplmentaires. Les dlgus s'entendirent aussi pour ne pas spcifier que la CdP doitparvenir un accord par consensus, pour l'inclusion des points non achevs d'une sessionordinaire dans celui de la session suivante.

Le dbat sur la Rgle 22 portant sur l'lection des membres du Bureau, aboutit lasuppression de l'annotation qui dcrit la manire d'organiser la disposition. Le dbat sefocalisa sur trois aspects: taille du Bureau ; reprsentation gographique; et, participationet statut du Prsident de la CST. La plupart des dlgations taient en faveur d'unerpartition gographique quitable au sein du Bureau. Une majorit d'entre elles voulaitavoir neuf prsidents. Le Bnin appuya la proposition du Nigeria qui voulait un membresupplmentaire pour l'Afrique, mais le Royaume Uni s'y opposa. Les dlgus neparvinrent pas s'accorder sur la question de savoir si le Prsident de la CST devait avoirqualit de membre d'office au sein du Bureau ou y compter comme reprsentant rgional.Le Groupe de Travail conclut ses discussions sur le rglement interne par l'adoption dudocument A/AC.241/WG II(8)/L.2 demandant au Secrtariat de prparer une rvision detexte pour le CIND-9.

COMMUNICATION DES INFORMATIONS ET REVUE DE LA MISE EN OEUVRE

Le Prsident dclara que le document sur les Procdures de Communication desInformations et de Revue de la Mise en Oeuvre (A/AC.241/49) devait tre considrcomme un texte de ngociation. Le Secrtariat introduisit le document en mettant en reliefles sections sur le fond et la forme des rapports, le calendrier en vertu duquel les Partiestouches devront soumettre un rapport tous les quatre ans, et les mthodes et critresd'valuation des rapports, rgion par rgion.

Les ONG dclarrent que les dispositions ne traitaient pas suffisamment des mcanismesinstitutionnels, de l'implication des communauts locales et du dveloppement despotentialits humaines. A la suite d'une proposition avance par l'Iran, les dlgusdiscutrent la question de savoir si les procdures devaient avoir pour objectif "des'assurer que chacune des Parties a entrepris ses" obligations vis vis de la CLD.L'amendement ne fut pas approuv. L'Allemagne, appuye par l'Ouganda, dclara que lesParties avaient besoin d'un ensemble d'indicateurs pour la compilation des rapports. Sans indicateurs clairs et cohrents, les rapports risquent d'tre trop longs et trop encombrantspour le Secrtariat qui aura des difficults en faire l'analyse et l'tude comparative.L'orateur suggra au Secrtariat de compiler un rapport sur les indicateurs labors parl'UNSO et d'autres. Le Groupe de Travail dcida que les Parties devraient envoyer auSecrtariat les coordonnes des points focaux nationaux, sous-rgionaux et rgionaux etdes organes de coordination. Ils s'entendirent aussi que les pays les moins avancs doiventbnficier d'une assistance pour la prparation de leurs rapports.

Le Groupe de Travail II devait adopter la dcision A/AC.241/WG II(8)/L.3 sur lesprocdures de communication des informations et de revue de la mise en oeuvre, quidemande au Secrtariat de prparer un projet de dcision rvis pour le CIND-9, ainsiqu'un rapport concernant les normes et les indicateurs.

PLENIERE DE CLTURE

La plnire finale du CIND-8 se runit Jeudi 15 Fvrier. Aprs l'adoption des rapportsdes deux groupes de travail, et celui du Comit, KJELLEN donna un aperu sur leprogramme de travail provisoire du CIND-9.

GROUPE DE TRAVAIL I: Le Vice-Prsident, Erwin ORTIZ, rsuma les quatresujets discuts par le Groupe I. Il dclara que des progrs taient raliss sur lesdispositions financires, travers l'change des points de vue, mais que le Groupeattendait de plus amples informations pour prendre une dcision approprie. Aprsl'change des points de vue sur le programme et budget, les dlgus dcidrent qu'ils nedisposaient pas de suffisamment d'information et demandrent au Secrtariat de prparerles documents ncessaires pour le dernier CIND prcdant la CdP-1. De nouvellesconsultations entre les groupes rgionaux sont ncessaires sur le MM. L'orateur fitobserver que davantage d'information, de prparation et de travail tait ncessaire dansles groupes rgionaux et sous-rgionaux. Les dlgus demandrent au SecrtariatIntrimaire de leur fournir d'autres matriaux sur le MM. ORTIZ prsenta ensuite lesquatre projets de dcision, en soulignant les amendements approuvs par le Groupe et nonmentionns dans la documentation. Puis, le Comit adopta les dcisions suivantes:A/AC.241/WG II(8)/L.1 sur la dsignation du Secrtariat Permanent et les arrangements deson fonctionnement; A/AC.241/WG II(8)/L.2 sur les programme et budget; A/AC.241/WGII(8)/L.3 sur le projet des rgles financires; et, A/AC.241/WG II(8)/L.4 sur le McanismeMondial.

GROUPE DE TRAVAIL II: Le Prsident, Takao SHIBATA, prsenta le travail duGroupe. On supprima certains crochets dans les rgles de procdure, mais les dlgus neparvinrent pas traiter l'ensemble du document. La communication des informations et larevue de la mise en oeuvre furent discutes et on parvint y progresser considrablement.Grce l'excellent document et autres prparatifs du Secrtariat Intrimaire sur lacoopration scientifique et technique, les dlgus purent achever le projet des termes derfrence de la CST et raliser un large consensus sur la liste des experts et les panels adhoc. SHIBATA ajouta que le prochain CIND aura un projet de dcision pour ces deuxquestions sur lesquelles l'accord est dj substantiel. Les questions juridiques deconciliation et d'arbitrage et celles concernant les procdures de rsolution des problmesde mise en oeuvre seront confies la CdP.

Le Comit devait adopter ensuite les projets de dcision suivants: A/AC.241/WG II(8)/L.1sur la coopration scientifique et technique; A/AC.241/WG II(8)/L.2 sur le projet derglement interne ; et, A/AC.241/WG II(8)/L.3 sur la communication de l'information et larevue de la mise en oeuvre. Les projets de dcision A/AC.241/WG II(8)/L.4 sur laconciliation et l'arbitrage et, A/AC.241/WG II(8)/L.5 sur les procdures de rsolution desquestions de mise en oeuvre, devaient tre adopts tels qu'amends oralement.

KJELLEN dclara que le travail en cours dans d'autres conventions sur la conciliation etl'arbitrage, sur les procdures de rsolution des problmes de mise en oeuvre et sur lerglement interne servira de guide au CIND. Puis KJELLEN introduisit l'ordre du jourprovisoire du CIND-9 qui comprend les points suivants: adoption de l'ordre du jour et del'organisation des travaux; prparatifs de la CdP; actions spciales entreprises en Afriqueet dans les autres rgions; tat des signatures et ratifications; revue de la situation desfonds extrabudgtaires; adoption de l'ordre du jour du CIND-10; et, adoption du rapport duComit. Suite aux interventions du Costa Rica, au nom du GRULAC, et du Sngal,KJELLEN suggra de changer la formulation du point concernant les actions intrimairesentreprises dans les autres rgions par "actions entreprises dans les rgions d'AmriqueLatine, d'Asie et de la Nord Mditerrane." L'ordre du jour provisoire fut adopt, telqu'amend.

La Grce, au nom de l'OCDE, suggra qu'tant donn que le Groupe I allait tre occupavec le MM et que, par ailleurs, le Groupe II en avait termin avec deux points juridiquessur son agenda, il conviendrait d'examiner l'ensemble des points juridiques restants, ycompris le rglement interne et les rgles financires dans le Groupe II. Le Costa Rica, aunom du G-77 et de la Chine, dclara que l'ide tait intressante, mais que le Groupe avaitbesoin de temps pour se consulter. Le Cameroun, au nom du Groupe Africain, dclaraqu'une modification dans la distribution des tches des Groupes de Travail, causerait desdifficults pour les dlgations Africaines. Si les rgles financires passaient au Groupede Travail II, certaines dlgations auront des difficults suivre, car toutes n'ont pas despcialistes juridiques. Le Prsident dclara que la question sera examine au CIND-9.

ADOPTION DU RAPPORT: Le Rapporteur en exercice, Jos URRUTIA (Prou),prsenta son rapport provisoire et les additifs sur les tats des signatures et desratifications, tels que contenus dans les documents A/AC.241/L.29 etA/AC.241/L.29/Add.1. Il dclara que les changements intervenus au sein du Bureau serontports sur ces documents. Le rapport et les additifs furent adopts. Le Prsident du CIND,KJELLEN, prsenta ses trois rapports de synthse concernant les actions spciales tellesque figurant dans le document A/AC.241/CRP.16; les prparatifs de la Confrence desParties, contenus dans A/AC.241/CRP.17; et, la revue de la situation des fonds extra-budgtaires dans A/AC.241/CRP.18. Les documents ne sont pas des textes ngocis, maisserviront donner une ide sur les ngociations et les principaux points soulevs. LeComit autorisa le Rapporteur annexer ces papiers dans son rapport.

REMARQUES DE CONCLUSION: KJELLEN fit noter que l'tat de la ratificationindique que la CLD a toutes les chances d'entrer en vigueur cette anne. Par consquent, Ilpoursuivra ses consultations concernant le lieu de la tenue de la CdP-1. Il y a, toutefois,une certaine proccupation concernant le fait que la Convention ne soit pas encoresuffisamment connue. En dpit des progrs raliss durant cette session, il reste encorebeaucoup faire. La priorit du CIND-9, sera par consquent, accorde aux ngociationssur les prparatifs de la CdP. KJELLEN devait ensuite prsenter le plan de travailprovisoire du CIND-9 dont les travaux dbuteront mardi 3 Septembre 1996. Aprs unebrve plnire d'ouverture, les groupes rgionaux prendront le temps de se runir. Ladeuxime journe sera consacre une sance plnire dans la matine pour lesdclarations gnrales, puis pour l'action spciale entreprise dans les rgions, l'tat desratifications, la situation des fonds extrabudgtaires et l'accrditation des ONG. Lesgroupes de travail se runiront partir de mercredi aprs-midi, jusqu' vendredi aprs-midi; la Plnire se runira alors pour revoir l'avancement des travaux.

Une session de consultations rgionales sera organise. Les groupes de travail continueront se runir tout au long de la deuxime semaine. Des panels et des soumissions par critpourront tre organiss pour les rapports sur les activits dans les rgions et sur d'autressujets particuliers. Les rapports sur l'action spciale entreprise dans les rgions pourrontse faire une fois par an, comme pour les runions de la CdP. L'Italie, au nom de l'UE,dclara que les rapports sur les actions spciales ont rendu compte des efforts fournis avecles pays touchs et dmontr le travail qu'il reste faire. Le Costa Rica, au nom du G-77et de la Chine, dclara qu'en dpit de la lenteur des discussions sur le MM, ils ontmaintenant une position claire. La Grce, au nom des pays de l'OCDE, dclara que leurproposition concernant l'organisation des travaux tait motive par la crise financire desNations Unies.

L'Afrique du Sud dclara que le Valdivia Group, focalis sur les questionsenvironnementales et scientifiques, avait tabli une coopration entre les ONG et lesgouvernements. Le Gabon, au nom du Groupe Africain, fit part de sa bonne apprciationpour le soutien de la communaut internationale, et dclara que les contenus du MM sontimportants. La Chine dclara que cette session a t un encouragement pour la poursuitedes efforts nationaux en matire de prvention anti-dsertification. La Ligue des EtatsArabes souligna l'importance d'une reprsentation des Etats Arabes dans les institutionsrelevant de la CLD. Au nom des ONG, Ruth MUBIRU, de l'Uganda Women Tree PlantingMouvement, donna un aperu quant l'apport des ONG durant cette session, lequel atouch la CST, l'nergie, le rle des femmes dans la lutte contre la dsertification et lesprocdures de communication.

BREVE ANALYSE DU CIND-8

Lorsque le Prsident Bo KJELLEN annona par un coup de marteau l'ouverture de lahuitime session du CIND, 15h15, le 5 Fvrier 1996, peu de dlgus semblaientconvaincus de la ncessit de cette session. Plusieurs d'entre eux taient arrivs Genveavec des interrogations sur l'utilit de tenir une session six mois seulement aprs ladernire en date. Mais, au terme des deux semaines de travail, les modestesaccomplissements changrent quelque peu les avis. Les ngociateurs exprimentsn'avaient pas de grandes attentes au dpart et semblaient penser que l'absence de dcisionpouvait tre un ingrdient naturel dans les processus de ngociation. Certains, par contre,devaient repartir quelque peu dus, mme si d'autres avaient des sentiments plus positifs,estimant que le travail qui restait faire pouvait justifier la tenue d'une onzime session duCIND. La plupart des dlgus taient d'accord pour dire que les ngociations ont tlentes progresser, en voquant des motifs assez communs. Les progrs se produisirent lo les participants cls taient suffisamment prpars sur tel ou tel point des ngociations,comme ce fut le cas dans les discussions de la CST. Lorsque ce facteur faisait dfaut, enparticulier dans les discussions des questions financires sensibles, les ngociations s'entrouvaient freines pour laisser la voie des activits relativement limites, sous forme deconsultations au sein et entre les groupes rgionaux. Sans textes de ngociation et avec desdlgations ne souhaitant ou ne pouvant pas concourir la prsentation de textes dengociation, il ne se passa pas grand chose.

Certaines dlgations pensent que cette lenteur tait due l'organisation insuffisante ausein des groupes rgionaux. Lors de la dernire session, les pays en dveloppementdclarrent avoir prfr que cette session ft tenue New York o le G-77 est mieuxorganis. Une autre explication avance prtend que les documents ont t distribus troptard, empchant certains groupes rgionaux d'accomplir convenablement leur travail decoordination avant leur arrive Genve.

Les attentes taient nanmoins plus ambitieuses que lors du CIND-7 o les dlgus taientconvaincus que quelques changes de points de vue seraient suffisants ce stade duprocessus du CIND. Au CIND-8, l'absence de ngociations sur certains sujets amena l'undes dlgus dire que par rapport Nairobi, c'est la "passion" qui a fait dfaut Genve. La lenteur du rythme devint la motivation derrire les propositions avances parl'OCDE pour la restructuration et le raccourcissement des futures sessions du CIND.

Des proccupations financires lies la crise budgtaire des Nations Unies devaientgalement marquer plusieurs dbats du CIND-8. Ces proccupations jourent un rle cldans le raccourcissement des discussions sur le Secrtariat Permanent et, en partie, cellessur les programme et budget.

Les dlgus voqurent enfin les liens avec d'autres conventions, comme l'un des facteursayant limit les travaux du CIND-8. Les ngociations sur le rglement intrieur et sur lesrgles financires de la CLD ne pouvaient pas devancer les ngociations sur ces mmessujets, en cours dans le cadre des Conventions sur le Changement Climatique et sur laBiodiversit, en raison du fait que ces Conventions sont dj en vigueur. Certains dlgusestimaient que les questions de procdures devraient tre rgles au moyen de traits. Larcurrence des rfrences aux prcdents, amena certains dlgus douter del'quivalence du statut de la CLD avec ceux des deux conventions mentionnes.

Une autre source de proccupation durant cette session se rapporta aux dbats sur l'actiond'urgence en Afrique et les actions mener dans les autres rgions. Bien que le Prsidenteut dclar que l'objectif tait de fournir des informations sur ce qui se passe et de tirerdes enseignements pour le futur, plusieurs dlgations n'taient pas d'accord avec lamanire dont le dbat tait organis et dont les problmes taient prsents.

Le temps proportionnellement important consacr la rgion Africaine amena certainsdlgus s'interroger sur le niveau d'attention accord aux autres rgions. Certainsobservateurs pensaient que les nombreuses plaintes formules lors du CIND-7 par certainsdlgus d'autres rgions que l'Afrique, avaient sans doute, induit l'acclration desactivits dans ces rgions, depuis lors. L'ventuelle influence des rapports sur le cours dessances rserves la mise en oeuvre a pris, par la surenchre des propositions, uneampleur telle que ces sances ont perdu tout leur intrt.

Certains observateurs, tout comme certaines dlgations estiment que ces sessions sontimportantes, mais les pays touchs et les pays donateurs ont les uns et les autres exprimleurs frustrations l'gard des dclarations trop gnrales. Quelques dlgus ont dclarque les ngociations auraient d traiter de l'incapacit de certains gouvernementstravaillant dans les mmes rgions tablir des partenariats, au lieu de considrer larduction des sances consacres la lecture des rapports comme solution.

Officieusement, les pays en dveloppement estiment que les partenariats que les paysdonateurs souhaitent les voir tablir sont difficiles raliser. Ils disent que lesreprsentants des pays donateurs n'assistent jamais aux runions et ne sont souvent tenus aucourant ni de la CLD ni des procdures d'accs au financement. Les pays dveloppsrpondent que la dsertification n'est pas souvent voque comme une priorit, l'occasion des missions effectues dans les pays touchs; dans certains cas, mme, desfonds ont t rservs, mais aucune requte n'a jamais t reue. Tout cela indique descarences au niveau des flux d'information et un manque de volont politique, dans un cascomme dans l'autre, qui expliquent la lenteur du processus. Comme les processus deconsultations et de coordination ne sont pas encore bien compris, une attention doitgalement tre accorde aux ngociations sur le point de l'ordre du jour relatif lacommunication des informations et des rapports. Les informations que les donateurs jugentutiles et que les pays en dveloppement pensent ncessaires devraient servir de base ladfinition d'un ensemble de paramtres permettant de mesurer les progrs. Deux rgionsont permis de rvler l'existence de lacunes pouvant affecter la mise en oeuvre de la CLD.La rpartition de l'Afrique en sous-rgions laissa le Rwanda, le Burundi, la RpubliqueCentrafricaine et le Cameroun compltement isols. Ce qui encouragea le Cameroun proposer la dsignation d'un organe sous-rgional pour assister l'Afrique Centrale dans lamise en oeuvre de la CLD. Certaines dlgations n'ont pas manqu de faire remarquer quel'absence d'un corps sous-rgional pourrait signifier simplement que le problme n'existepas dans ces endroits. D'autres devaient noter que des efforts de coordination restent faire dans les pays d'Afrique Centrale, s'il faut que les problmes de scheresse et dedsertification soient traits efficacement en Afrique.

La Fdration Russe stupfia plus d'une dlgation en annonant qu'elle ne comptait pasratifier la Convention, en raison de l'omission des pays en transition conomique par laConvention. La sympathie de certains dlgus l'gard de cette situation ne les a pasempchs de confier qu'il aurait mieux valu insister par l'obtention d'une annexe rgionaledurant les ngociations de la Convention. Etant donn les circonstances actuelles, certainsdlgus pensent que des efforts dans ce sens au sein de l'Assemble Gnrale desNations Unies seraient dsormais plus prometteurs.

S'agissant des aspects positifs, les ngociations sur la coopration scientifique ettechnique semblent tre le domaine par excellence o les dlgus pourraients'enorgueillir d'avoir ralis des progrs. Le dbat dpassa la question de savoir si lesexperts de la Commission Scientifique et Technique (CST) devaient fournir des C.V, pointsoulev lors du CIND-7. Par ailleurs, Les dlgus cherchrent les moyens les plusefficaces permettant de lier la CST et les panels ad hoc la CdP, en soulignant bien que laCSTservira d'organe subsidiaire la CdP. Les dlgus ont souhait que la CST, sonBureau et les panels ad hoc soient restreints et efficaces mais les revendications pour desreprsentations tenant compte de la gographie, de la pluridisciplinarit, de l'lmentfminin, des ONG et des OIG, risquent de compliquer le travail de slection des membresdes panels ad hoc. De longues discussions devaient tre consacres la mise dispositionde l'information, avec insistance sur la reprsentation des ONG pour mieux disposer dessavoir et expertise locaux. L'ide que les rsultats des travaux de la CST "seront dudomaine public" risque de provoquer de longs dbats au CIND-9.

Les ONG devaient accueillir favorablement la priorit que les dlgus ont accorde auxsavoir et expertises locaux et la participation des ONG, ce qui signifie pour eux, quecette participation, qui constitue l'un des principes centraux de la Convention, sera inscritedans les structures de la mise en oeuvre. Les ONG avaient cibl avec succs lesdlibrations concernant la CST pendant le CIND-8, obtenant l'incorporation et l'adoptionpar les gouvernements de leurs propositions sur le rle des femmes, des populationslocales et des savoir et techniques traditionnels et locaux. Certains ont fait observer que cesont les initiatives de collaboration entre les gouvernements nationaux et les ONG qui ontprpar le terrain pour cette russite. D'autres confirent que la bonne organisation, lacoordination et les interventions cibles ont fait la diffrence.

Les sections o il y eut le moins de progression durant les ngociations sont celles quiconcernent le MM et les rgles financires, et pour les mmes raisons d'ailleurs. Desdlgus ont affirm que les documents du MM ont t distribus trop tard, ce qui limitales efforts de prparation. Par ailleurs, les documents discuts sur ce sujet, comme surd'autres, taient des compilations de textes plutt que des textes de ngociation, ce quidonna lieu des manoeuvres pour savoir lequel de ces documents de base tait susceptiblede servir de texte de ngociation. Contrairement ce qui s'est pass durant lesngociations de la CLD o le G-77/Chine, et en particulier l'Afrique, devaient marquer lerythme en fournissant l'avance le projet de texte et des positions consolides, au CIND-8ils ne russirent prsenter une position concerte sur le MM qu'au dernier jour de lasession. L'absence de certains profils a galement influ. Quelques dlgus notrent quedes ngociateurs importants, matrisant l'historique et capables de servir de guides sur lesquestions financires, taient absents avec leurs connaissances et leur capacit de faireavancer les ngociations. Deux visions du MM semblent merger: celle que soutiennent denombreuses dlgations de pays en dveloppement voudrait tablir un fonds central avecdes ressources propres; celle avance par les dlgations de l'OCDE, servirait de sourced'information et de motivation et laisserait les fonds bilatraux et multilatraux s'occuperdes financements. L'une et l'autre sont importantes pour l'avenir de la mise en oeuvre de laConvention et pour la dcision de certains pays sur la ratification, et les dlgus pensentqu'il ne faut dcider de rien avec prcipitation. Certains observateurs ont not, aussi, queles consultations extensives des groupes rgionaux sur le MM et la prcision apporte parKJELLEN disant qu'une priorit sera accorde au MM durant la priode intrimaire etlors des futures sessions, et enfin les divergences enregistres entre l'OCDE et les G-77/Chine, donnent une indication sur les challenges qu'il reste relever. Une progressionvers une plus grande coordination rgionale et dans l'laboration d'un texte de ngociationsera d'importance capitale dans la priode intrimaire.

En dpit de ces faiblesses, nombre de dlgus et d'observateurs pensent que le travailaccompli durant le CIND-8 contribuera la bonne marche de la prochaine session. Lesnouveaux renforts au sein du Bureau, les progrs raliss sur la CST et la consolidationdes positions rgionales sur le MM pourraient, en effet, permettre au CIND-9 de mener desngociations plus dtailles. Par ailleurs, si le processus de ratification se poursuivait son rythme actuel, les dlgus auront besoin d'accrotre le leur pour ne pas rester latrane. Cependant, des forces indpendantes de la volont du CIND risquent d'exercer desinfluences significatives: Les contraintes dues la crise budgtaire des Nations Uniespeuvent continuer retarder les dcisions. Les questions procdurales par contre,pourraient connatre une progression, si quelques avances taient enregistres dans lesautres ngociations. On en saura davantage sur l'impact de ces ventualits au CIND-9.

A SUIVRE DURANT LA PERIODE INTERIMAIRE

ACTIVITES REGIONALES AFRICAINES: Le CILSS organisera une runionsous-rgionale avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales, pour lacoordination de la mise en oeuvre de la CLD, les 23 et 24 Fvrier, Lom, au Togo.Contacter Id BANA ou Issa ABOUBACAR, CILSS, Ouagadougou, Burkina-Faso. Tel:+359 317896, fax: +359 317896.

L'IGADD, en collaboration avec l'ECA et l'OSS, organisera un atelier sur la tenurefoncire, Addis Abeba, en Ethiopie, au mois de Mars. Contacter: Dr. A. TRUX, 1 RueMiollis, F-75015, Paris, France. Tel: +33 1 45682876, Fax: +33 1 45672686.

L'IGADD et les ONG de la sous-rgion organiseront en Juin 1996, un atelier sur lacoopration dans la mise en oeuvre de la Convention sur la Lutte contre la Dsertification,probablement en Ouganda. Contacter: Roselyn AMADI, PO Box 2653, Djibouti. Tel: +253354050, Fax: +253 356284/353195.

ACTIVITES REGIONALES ASIATIQUES: Une runion rgionale estprogramme sur l'Annexe Asiatique, en Inde, avant le CIND-9. Contacter au MinistreIndien de l'Environnement et des Forts, le Directeur K.SETHURAMAN. Tel/Fax: +91 11436 2746 ou le Secrtaire Adjoint Alok JAIN, Tel: +91 11 436 0894, Fax: +91 11 4360678.

Une runion regroupant les dlgus des Etats Arabes et de l'Asie est prvue Abu Dhabi,aux E.A.U, durant la troisime semaine de Mai, pour discuter de l'Annexe Asiatique et desprogrammes de conscientisation. Il s'agit d'un projet conjoint du Secrtariat du CIND,avec l'UNEP, la Banque Islamique et le Conseil de Coopration du Golfe. Contacter G. deKALBERMATTEN, au Secrtariat du CIND, Tel: +41 22 979 9111, Fax: +41 22 9799030, e.mail: [email protected]

ACTIVITES REGIONALES EN AMERIQUE LATINE ET CARAIBES: Laseconde runion rgionale pour l'Amrique Latine et les Carabes se droulera Mexico,en Juin. Contacter lic. Diana PONCE NAVA, Unidad de Cooperacion International,Subsecretaria de Recursos Naturales, Secretaria de Medio Ambiende, Recursos Naturalesy Pesca (SEMARNAP) Av.Progresso 5, Col del Carmen, Coyoacan, 04100 Mexico, D.F.Tel: +52 658 4853, Fax: +52 658 6059.

La Rpublique Dominicaine organisera une runion sous-rgionale sur les cosystmes etla dsertification, du 18 au 20 Avril, l'Htel Hamaca Boca Chica, Santo Domingo.Contacter: Hilton N. CABRAL BURGOS, Secretariado Tcnico de la Presidencia OficinaNacional de Planificacin, Oficinas Gubernamentales, Anexas al Palacio Presidencial,Bloque A-B, 2da Planta, Av.Mxico, Santo Domingo, R.D. Tel: +1 809 221 5140, ext.214, Fax: 1 809 221 8627.

ACTIVITES DE L'OCDE: Le Groupe de l'OCDE se runira fin Juin pour laprparation de ses positions en vue du CIND-9. Contacter: Marilyn YAKOWITZ, l'OCDE, 2, Rue Andr Pascal, F-75116, Paris, France, Tel: + 33 1 4524 9058, Fax: +331 4524 9031.

SEMINAIRES DE L'OMM: L'Organisation Mtorologique Mondiale organiseraun sminaire sur les capacits de raction et de gestion de la scheresse, Rabat, Maroc,en Avril 1996. Contacter: Dr. Yeves RUIZ, du MMM, pour de plus amplesrenseignements.

Le MMM organisera, galement, un atelier sur la dsertification et la scheresse du 23 au28 Mai Bet Daga, Isral. Contacter N.G. KOVE, MMM, Tel: +41 22 730 8274, Fax: +4122 734 2326.

ACTIVITES DU SECRETARIAT: Le Prsident tiendra en Juillet, desconsultations avec le Bureau et le Secrtariat qui porteront notamment sur le McanismeMondial.

REUNIONS DES ONG: Les ONG du SADC tiendront un atelier rgional sur laprparation des programmes d'action sous-rgionaux, Harare, Zimbabwe, du 31 Juilletau 2 Aot. Contacter: Roben PENNY, Environment Monitoring Group, Wyecroft street, POBox 123, Observatory, Cape Town, South Africa. Tel: +27 21 448 3900, Fax: +27 21 479784. E-mail: [email protected]

Le Forum Rgional des ONG Sahliennes se tiendra Bamako, Mali. Contacter: FalayeDOUMBIA, CCA-ONG, 330, Porte 119 Hippodrome, Bp 1721, Bamako, Mali. Tel: +223230 414/222 112, Fax: +223 222 359.

La runion sous-rgionale des ONG/OCB Ouest Africaines se tiendra du 25 au 27 Avril1996, Lome, Togo. Contacter: Masse LO, ENDA-TM, 55 Rue Carnot, Bp 3330, Dakar,Sngal. Tel: +221 225983/222496, Fax: +221 235157/222695, e mail:[email protected]

CIND-9: La prochaine session du CIND est prvue du 3 au 13 Septembre 1996 New York, mais comme le Panel Intergouvernemental sur les Forts, relevant de la CDD, aprogramm ses runions durant la mme priode, les dates risquent d'tre changes.

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